Des fêtes idolâtres à Noël, en passant par Hanouka












Les fêtes idolâtres du solstice d'hiver
et leur descendance
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Abréviations employées : AEC : avant l’ère chrétienne ; EC : ère chrétienne.

Des célébrations idolâtres à Noël, en passant par la fête juive de "Hanouka" (orthographiée Hanouca, Hanoucca, Hanouccah, etc.). Ci-dessous un exposé dans l’ordre temporel, en espérant qu'il sera plus clair et compréhensible :

- Il y a environ 2600 ans (vers 590 AEC) était détruit le Temple de Salomon (appelé aussi "premier Temple"). Avec le Temple, c’est aussi une partie de Jérusalem qui fut détruite.
Jérusalem se trouve en Judée. La Judée est l’un des territoires d’Israël. Jérusalem fut détruite par Nabuchodonosor II, roi de l’empire néo-babylonien. La population de Judée fut déportée à Babylone. Cette déportation aurait duré 70 ans selon les textes bibliques.
Depuis la destruction du Temple, l’Arche d’Alliance est introuvable, la pensée prophétique n’est plus revenue, la présence divine ne s’est plus manifestée, l’ensemble jusqu'à nos jours.

- Au retour de cette déportation (donc vers 520 AEC, selon les textes bibliques) se constitua ce qui fut appelée la כנסת הגדולה "Grande-Assemblée".
Cette "assemblée" n’avait jamais existé auparavant, et n’a jamais été instituée sur injonction divine (contrairement à ce que Moïse institua sur injonctions divines, et qui est rapporté dans les écrits bibliques).
Avec cette "Grande-Assemblée", se formèrent les toutes premières racines du judaïsme (du nom de la Judée, lui-même tiré du nom de Juda, l’un des douze fils d’Israël). Le judaïsme n’existait pas encore, la "Grande-Assemblée" n’entrevoyait même pas qu’elle donnerait naissance à cette dérive de la religion d’Israël, soit le judaïsme (du nom du territoire et de la population déportée).

- Avec la "Grande-Assemblée" commença aussi une reconstruction matérielle de Jérusalem et d’un temple. Mais ce temple n’a jamais reçu l’Arche d’Alliance (qui est toujours perdue, cf. ce qui précède). De même qu’il n’a jamais accueilli l’Arche d’Alliance, ce temple n’a jamais accueilli la présence divine. Mais, ce temple fut appelé, et est encore appelé à tort, "second temple".

- Au fil des siècles, apparurent de nouveaux "guides spirituels", appelés רבנים rabbins, qui, comme la "Grande-Assemblée" n’ont jamais été institués par Moïse (qui instituait sur injonctions divines, Moïse était prophète).
Ce sont eux, les rabbins, qui donnèrent naissance au mouvement des פרושים "pérushim", les "Pharisiens", ancêtres du judaïsme de nos jours.
Les rabbins, comme les Pharisiens et leur descendant le judaïsme, se sont autoproclamés à la tête d’Israël. De nos jours, peu de personnes le savent encore.

- Vers l’an 170 AEC la Judée était occupée et soumise à des forces, des idéologies et des cultes étrangers. Cette occupation était celle des "Séleucides" (dynastie hellénisante). Mais, la population de Judée résista. Un mouvement insurrectionnel appelé "révolte des Maccabées", qui dura environ 30 à 40 ans, combattit les Séleucides.
Selon le judaïsme, la résistance de Judée aurait libéré le dit "second temple", et l’aurait "purifié". C’est l’histoire de la fête juive de Hanouka, la "victoire des Maccabées", telle que prétendue par le judaïsme. Mais, pour rappel, ce "second temple" n’en était pas un (cf. ce qui précède). L’appellation "second temple" est employée à tort. Ce temple n’était qu’une construction matérielle, sans présence divine.
Hanouka n’est pas une fête israélite, n’est pas biblique. Pour en savoir davantage sur Hanouka, cliquez ici .

- Vers l’an 60 AEC, la Judée fut encore occupée par les Romains. Cette occupation dura plus de quatre siècles, jusqu’aux environs de la fin du 4ème siècle EC.

- Durant l’occupation romaine, des mouvements insurrectionnels résistèrent aussi aux Romains. Des épisodes dits de "révolte" sont connus. Par exemple, l’épisode dit "révolte de Bar Kochba", qui dura quelques années. Un autre exemple connu de la résistance est celui des "zélotes", qui dura quelques années aussi.
Mais, le judaïsme n’a pas glorifié ces résistances comme elle a glorifié et glorifie encore celle des "Maccabées". (Deux poids deux mesures, dirait la francophonie, expression tirée de la Bible).
Pour la fête juive de Hanouka des obligations, rituels et prières ont été inventés, mais pas pour les autres résistants qui ont pourtant combattu et payé de leurs vies (par exemple, ceux qui ont perdu la vie lors de la prise de la forteresse de מצדה Massada).
La différence est sans doute la "victoire des Maccabées", tandis que les autres résistants ont échoué.
Le judaïsme ne rend donc pas hommage à la résistance, mais célèbre seulement les vainqueurs, sans comprendre ou admettre que cette "victoire" des Maccabées, si toutefois elle est vraie, ne serait qu’un épisode singulier lors d’une tourmente qui dure depuis 2600 ans, jusqu’à nos jours (car, aucun Temple n’a été reconstruit, jusqu’à nos jours, l’Arche d’Alliance est toujours perdue, et la présence divine ne se manifeste toujours pas).
Selon certaines positions du judaïsme et ses adeptes, Hanouka serait célébrée parce que faisant partie de l’histoire. Ce serait une "commémoration". Mais, la résistance entière, de toutes les générations, fait partie de l’histoire. Pourtant, le judaïsme n’a pas fait de place aux résistants, mais seulement aux Maccabées.

- Durant l’occupation romaine des célébrations idolâtres se tenaient à Rome, bien-sûr, mais aussi dans toutes les provinces de son empire, y compris à Jérusalem.

- En Judée, depuis l’occupation Séleucides et durant l’occupation romaine, la résistance et l’espoir de voir apparaître un "libérateur" n’ont cessé d’exister, durant des siècles.

- Vers le premier siècle EC (et probablement avant) un libérateur élu de Dieu, un roi, était attendu, comme ont régné Saül, David, Salomon.
Les rois étaient du choix de Dieu, désignés par un prophète, et oints (ils recevaient une onction). Ainsi, ils étaient appelés משיח "machiah", en français "messie", signifiant "oint". Mais, un tel roi n’est jamais réapparu.
En ce temps, les rabbins professaient leurs affabulations, de même que débutait des amalgames mensongers et de perdition. C’est ainsi, dans ce contexte, que l’amalgame d’un "roi spirituel" pour un "royaume spirituel" fut prétendu, en se substituant au royaume concret et terrestre d’Israël (soit la Judée et les autres territoires israélites).
C’est ainsi qu’est né le mythe de Jésus, roi d’un royaume spirituel, tout en étant prétendu "messie", c’est à dire roi d’Israël, ce qui ne pouvait que déplaire à Rome et son empereur.
Le mythe ne porte pas sur l’existence de Jésus, qui n’est pas démentie, mais sur le royaume, devenu "spirituel", "dans les cieux", après la mort, etc. (entre autres caractéristiques imaginaires).
Résumé de l’amalgame (mythe et mythologie) : Jésus a été prétendu "messie", soit roi d’Israël, et son royaume n’était plus seulement en Judée, ni ailleurs en Israël, mais dans l’univers tout entier, dans les cieux, et éternellement, pour une vie de plaisir et de joie, sans travail, ni difficulté, ni peine, ni douleur, ni souffrance, en retrouvant aussi tous les morts de toutes les générations, ses ancêtres connus et inconnus, toutes ces personnes se trouvant dans ce qui fut prétendu et nommé "paradis", un royaume spirituel dont nul n’avait jamais entendu parler avant la propagation de ces produits de l’imagination humaine.
A cette époque, Jésus était prétendu "messie", "roi", mais, ni lui-même ni aucun autre n’aurait osé le prétendre être Dieu. C’est pourtant le cas de nos jours.

- Ces rabbins et leurs adeptes prêchaient, et convertissaient les crédules (jusqu’à nos jours). Ce sont les Chrétiens (appelés aussi "premiers Chrétiens").
D’autres rabbins n’acceptèrent cette supercherie, et continuèrent dans leur voie, tout en récupérant à leur profit certaines idées et idéologies telles que, par exemple, le "paradis éternel" (qui n’existe nulle part dans la Bible judaïque). Ce sont ces derniers, les rabbins non-chrétiens, qui donnèrent naissance au judaïsme, jusqu’à nos jours.
Dans l’exemple du "paradis", il est aussi possible que l’idée ait été imaginée par des rabbins non-chrétiens, mais récupérée et développée par les premiers Chrétiens, puis reprise ou conservée par les non-chrétiens. Car, les deux religions (judaïsme et christianisme) se sont toujours influencées. Il est très souvent difficile de savoir qui des deux a imaginé ou inventé ceci ou cela.

- D’autres encore, qui n’étaient ni adeptes du judaïsme, ni adeptes du christianisme, continuèrent leur résistance terrestre et réelle contre l’ennemi terrestre et réel : Rome et les Romains.
Certains de ces résistants parmi les plus connus sont les קנאים, "kinahim" signifiant les "jaloux", les "exclusifs", parce qu'ils "jalousaient" la terre d'Israël, ne voulant la partager ni la laisser au pouvoir de Rome ni aucun autre occupant. En français les קנאים, "kinahim" sont appelés "Zélotes".

- Dans ce contexte, à la fois politique, militaire, religieux, se célébraient donc les fêtes idolâtres romaines, auxquelles pouvaient s’ajouter des Judéens, qui pouvaient être des Juifs ou des Chrétiens.
De nombreux cultes ont célébré le solstice d’hiver, dans de nombreuses civilisations. Chez les Romains, ces fêtes pouvaient être "les saturnales", ou aussi le culte de "Mithra" (qui serait d’abord apparu en Perse), ou encore le culte de "sol invictus" qui toutefois serait apparu plus tard (vers le troisième siècle EC), mais dont les racines seraient plus anciennes. De plus ce culte reprendrait aussi, plus tard, certains traits du culte de "Mithra", ce qui laisse penser que les racines de "sol invictus" seraient plus anciennes que le troisième siècle EC. "Sol invictus" ou un devancier semblable aurait pu être célébré à Jérusalem sous un autre nom, une sorte de culte "ancêtre", un précurseur qui donna plus tard "sol invictus".
C’est peut-être ainsi, dès cette époque et pour cette raison, que la fête juive de Hanouka fut imaginée, afin de donner ce substitut aux Judéens qui s’adonnaient aux cultes idolâtres du solstice d’hiver (ceux dont les noms sont cités et/ou d’autres oubliés).
Mais, une autre théorie semble plus probable pour Hanouka (lire la suite).

- Durant cette occupation romaine, la date du 25 décembre (dans un calendrier différent de l’actuel) a été prétendue être la date de naissance de Jésus. Cette date coïncidait avec les célébrations idolâtres romaines du solstice d’hiver.
Cette date a peut-être été imaginée comme Hanouka, ou avant Hanouka, pour se substituer à la fête idolâtre du solstice d’hiver. Car, en réalité, nul ne savait quelle était la date de naissance de Jésus, de même que nul ne le sait de nos jours. Le choix de cette date ne pouvait être fortuit.
A cette époque, les anniversaires n’étaient pas fêtés (les pratiques de nos jours sont relativement récentes dans l’histoire). Les dates de naissance n’étaient pas toujours connues. Souvent, la période ou saison de naissance était connue, mais sans plus de précision. Même les âges des personnes n’étaient pas toujours connus, ni d’elles-mêmes, ni d’autres personnes.

- Vers le début du troisième siècle EC (vers l’an 200 EC), dans un commentaire du livre de Daniel, Hippolyte de Rome serait (selon le pape Benoît XVI) le premier à avoir écrit "avec clarté" que le 25 décembre est le jour de naissance de Jésus. Cependant, s’il fut le premier à l’avoir écrit, l’idée existait probablement déjà, voire répandue, voire célébrée. L’écrit de Hippolyte de Rome n’aurait fait qu’y adhérer, et la ratifier.

- A cette période (approximative) se terminait aussi l’écriture de la "Mishna" (mise en écrits de lois orales juives). Son écriture se serait étendue du premier siècle AEC jusqu’au second siècle EC (voire jusqu'au début du troisième siècle EC).
Il n’y a rien dans la Bible concernant Hanouka, mais il y en a une trace dans la Mishna, alors qu’à cette époque étaient célébrés les cultes du solstice d’hiver, et probablement déjà aussi le culte du 25 décembre (devenu Noël), ce dernier lui-même probable substitut aux cultes idolâtres du solstice d’hiver.
Ainsi, le judaïsme aurait eu à ce moment deux bonnes raisons d’inventer Hanouka : se substituer à son tour au culte du 25 décembre, et aussi aux cultes du solstice d’hiver.
Cette théorie semble plus probable que la précédente (ci-dessus).
Pour rappel, il est très souvent difficile de savoir qui du judaïsme ou du christianisme a été le "premier", et qui a imité l’autre.
De toute évidence, le culte du 25 décembre, qui est devenu Noël, a été institué pour se substituer aux célébrations idolâtres du solstice d’hiver. Rares sont ceux qui soutiennent le contraire, ou qui soutiennent que Jésus serait né le 25 décembre. Au contraire, des historiens et théologiens (chrétiens) pensent et affirment que les "saturnales" sont à l’origine de Noël (et pas "sol invictus").

- Au troisième siècle EC (en 274 EC), l’empereur romain Aurélien fixa au 25 décembre de son calendrier la fin des cultes du solstice d’hiver, avec au jour du 25 décembre la grande fête de "sol invictus". Dans son calendrier le 25 était la date du solstice d’hiver.
C’était un choix politique qui s’imposait d’évidence, dans le but d’unifier son empire, en faisant converger les cultes à la même période, avec une apogée le 25 décembre. Il contentait ainsi les Chrétiens qui avaient décidé que Jésus était né le 25 décembre, au solstice d’hiver, et il contentait aussi les adeptes des autres cultes idolâtres qui se célébraient à cette époque de l’année.
Néanmoins, la décision d’Aurélien mécontentait les détracteurs chrétiens opposés à la décision de faire naître Jésus le 25 décembre. L’un des détracteurs les plus connus était Origène (théologien, Chrétien d’Égypte qui vécut au second et troisième siècle EC). Le christianisme était alors divisé.
Avant la décision de l’empereur Aurélien, aucune église ne célébrait cette date du 25 décembre. Cependant, des cérémonies individuelles ou de petits groupes chrétiens, adeptes de célébrations en cette période de l’année, se sont probablement déroulées, bien qu’aucune église n’avait admis cette date ni sa célébration.
La décision de l’empereur Aurélien s’imposa aux Chrétiens. Noël est donc né, des "saturnales" et/ou d’autres fêtes idolâtres. La fête idolâtre de "sol invictus", "le soleil invaincu", porte aussi le nom de "natalis invicti" une allégorie signifiant que le soleil "naît" "invaincu". "Natalis", la "naissance" a donc évidemment donné la "nativité".
La fête de la "Nativité" a donc et ainsi été inventée, tirée d’un culte idolâtre. Les Chrétiens ont suivi les fêtes idolâtres, fait comme les idolâtres.
La date du 25 décembre fut conservée, et transposée ainsi dans les calendriers suivants. A l’origine, l’équivalent du mois de décembre du calendrier républicain romain comptait 29 jours. Les calendriers suivants n’ont pas fait de savant calcul pour transposer la date du 25 à son exacte correspondance. Elle a été conservée au 25 décembre.
Des Chrétiens avaient inventé et décidé que Jésus était né le 25 décembre, au solstice d’hiver. Puis, Aurélien a décrété à cette date la fin des festivités du solstice d’hiver, pour tout son empire. Néanmoins, quelques siècles plus tard, et contrairement à la décision d’Aurélien, ce ne fut pas la fin des festivités.
Vers la première moitié du sixième siècle EC, un moine chrétien prétendit encore que le 25 mars serait la date de la conception de Jésus, une affirmation comme s’il avait été témoin visuel de la conception, des siècles auparavant.
A cette date de "conception de Jésus", il ajouta aussi la date de sa circoncision, théoriquement au huitième jour de sa naissance, soit le 1er janvier du calendrier que ce moine connaissait (mais qui n’était pas le calendrier romain à l’époque de Jésus, ni le calendrier employé par la population de Judée). C’est cette dernière date, le 1er janvier, entre autres inventions, qui fut retenue pour être le début de l’an, et qui marque de nos jours la fin des festivités idolâtres du solstice d’hiver.
De nos jours, le monde entier célèbre cette date du 1er janvier, réunissant les adeptes de tous les cultes de la planète dans un délire mondial, sans qu’ils sachent vraiment ce qu’ils fêtent et pourquoi.
De nos jours, aucune église n’a retenu de fêter la date de "conception de Jésus" comme elles ont retenu de fêter sa "nativité". La date de "circoncision de Jésus" n’est pas non plus retenue (le christianisme ne pratique pas la circoncision, bien que Jésus ait certainement été circoncis).

- Avec ces festivités, une autre forme de "religion" n’a pas manqué d’en tirer grands profits, cette forme de "religion" c’est le commerce. Supprimer Hanouka, Noël et la "fête de la circoncision de Jésus" au 1er janvier serait aujourd'hui inadmissible pour le commerce mondial.

- De nos jours, la "nativité", soit Noël, est devenue une fête en laquelle des cadeaux sont offerts aux enfants. Les Juifs font de même depuis quelques décennies seulement (il semblerait qu’en cet exemple ce soit une imitation juive de la pratique chrétienne).

Des inventions telles que "Hanouka" et la "Nativité" ("Noël") ont voulu prendre la place d’autres inventions. Mais, en le faisant, elles ont fait vivre des inventions qui seraient tombées dans l’abandon et l’oubli. Sans toutes ces inventions judéo-chrétiennes, de nos jours rien ne serait fêté aux environs du solstice d’hiver.
Judaïsme et christianisme sont des religions pour certains, des sectes, voire idolâtres, pour d’autres, selon ce qui est exposé en cette page : cliquez ici .


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