Translation תרגום
 


Israélisme : lois alimentaires de la Tora

 

Ces extraits sont issus d'un vaste travail, partiellement publié, qui est une étude des commandements (en plus du livre "La Bible Plus Justement" ).
L'étude n'est pas finalisée. Elle ne le pourrait sans les manuscrits originaux légués par Moïse, voire d'autres complétant les siens. L'humanité ne dispose aujourd'hui que de copies, toutes plus ou moins susceptibles d'erreurs.
Les buts recherchés sont le rétablissement d'une connaissance plus juste de la Foi d'Israël ou israélisme, et une mise en pratique plus juste de ce qu'elle demande.

En hébreu, un commandement se dit מצוה une mitsva. Des commandements מצות des mitsvot.

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Dernière mise à jour : 27 juin 2013.


Cet opuscule est GRATUIT.
Cliquez sur l'image pour le télécharger librement.
Il regroupe des sources de la Tora (Thora, Torah), des explications, la liste des additifs industriels alimentaires non conformes à la Tora, et ceux non conformes au judaïsme (religion à ne plus confondre avec la Foi d'Israël ou Israélisme). Certaines pratiques du judaïsme sans fondement dans la Tora sont commentées.

40 pages, © Hervé Taïeb 2013,
ISBN 2-9514742-8-8, EAN 9782951474284.
Ouvrage à but non lucratif, non destiné à la vente. Vente interdite.

Techniquement, ce livret a été prévu pour être d'abord un livre électronique. Cependant, il est imprimable par qui le voudrait.
Trois pages sont prévues pour la couverture, qui peuvent être imprimées séparément, éventuellement sur du papier plus épais (de type papier "couché", bristol blanc ou autre).
Pour vous simplifier la tâche, le format retenu est celui du papier ordinaire, format standard A4, 21 X 29,7 centimètres, bien connu en Europe et au meilleur prix.
Tout peut être imprimé, ou une seule partie, telle la liste des additifs non conformes à la Tora.
Pour n'imprimer qu'une partie, précisez la plage d'impression (numéro de page de début-numéro de page de fin).

Contrairement au judaïsme, qui fournit une liste de produits cachers (c'est à dire "conforme au judaïsme"), voire plusieurs listes (selon les branches rabbiniques), ce fascicule ou opuscule fournit des explications et une courte explication par additif. Ceci vous permet de choisir vos produits alimentaires dans toutes les marques, et pas seulement dans quelques unes retenues (comme le fait le judaïsme). Surtout, les explications cherchent à instruire, et non à conduire les consommateurs et fidèles à suivre sans savoir et/ou comprendre.

*
* *
En cette page internet vous trouverez :

- Un tableau récapitulatif des additifs alimentaires (ou adjuvants alimentaires) non conformes à la Tora

- Un autre tableau regroupant ceux non cachers (terme du judaïsme)

- Des extraits de l'opuscule (explications)

Rappel : © Copyright Hervé Taïeb 2013. Ce travail est une propriété intellectuelle protégée. Tous les droits sont réservés à l'auteur. La copie ou reproduction, la traduction, l'utilisation des idées, intégralement ou partiellement, sont interdites.
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Car, malheureusement, je suis régulièrement plagié, spolié de mon travail par des copier/coller et par des sites voyous qui exploitent mon site.
A ceux qui sont honnêtes : merci de votre compréhension.

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Additifs alimentaires non conformes à la Tora
classés par leur code (E...)

Ce qui suit est fait pour les Israélites et Israélistes, et peut aussi être utile aux (par ordre alphabétique) : Juifs, Musulmans, végans, végétaliens, végétariens.
Si vous avez une bonne raison d'ajouter ou supprimer un additif à ce tableau, merci de prendre contact .
Après ce tableau se trouve une liste résumée, plus facile à consulter et plus courte à imprimer.
Code
Nom de l'additif. Explication résumée.
Un code précédé de ** renvoie aux explications dans "les coagulants du lait"
Famille
E101
 
Vitamine B2 ou G. Riboflavine. Lactoflavine. Parfois issu d'animaux (espèces diverses ou indéterminées), œufs ou lait.
Colorant
 
E101i
 
Vitamine B2 ou G. Riboflavine. Lactoflavine. Parfois issu d'animaux (espèces diverses ou indéterminées), œufs ou lait.
Colorant
 
E101ii
Riboflavine 5' phosphate. Produite à partir de la riboflavine (voir E101)
Colorant
E101iii
Riboflavine de Bacillus subtilis. Parfois extrait de rein de porc
Colorant
E101a
Riboflavine. Vitamine B2. Parfois issue d'animaux, oeufs ou lait.
Colorant
E120
Rouge cochenille. Colorant rouge issu d'insectes (cochenilles)
Colorant
E161g
Canthaxanthine. Colorant parfois issu de crustacés.
Colorant
E161j
 
Astaxanthin. Color.douteux. Caroténoide parfois utilisé pour l'alim.humaine. Peut être issu de crustacés.
Colorant
 
E170
Carbonate (acide) de calcium. Douteux : parfois extraits d'os d'animaux
Colorant
E170i
Carbonate (acide) de calcium. Douteux : parfois extraits d'os d'animaux
Colorant
E170ii
Carbonate (acide) de calcium. Douteux : parfois extraits d'os d'animaux
Colorant
E304
Palmitate d'ascorbyle. Douteux : pas toujours d'origine végétale.
Antioxydant
E305
Stéarate d'ascorbyle. Composé de stéarate (voir E430/E431)
Antioxydant
E322
Lécithines. Parfois issu d'oeufs, parfois de graisses animales
Antioxydant
E322i
Lécithine. Parfois issu d'oeufs, parfois de graisses animales
Antioxydant
E322ii
Lécithine hydrolysée. Parfois issu d'oeufs, parfois de graisses animales.
Antioxydant
**E325
Lactate de sodium. Douteux : peut contenir de la rennine de porc.
Antioxydant
**E326
Lactate de potassium. Douteux : peut contenir de la rennine de porc.
Antioxydant
**E327
Lactate de calcium. Douteux : peut contenir de la rennine de porc.
Antioxydant
**E328
Lactate d'ammonium. Douteux : peut contenir de la rennine de porc.
Acidifiant
**E329
Lactate de magnésium. Douteux : peut contenir de la rennine de porc.
Acidifiant
E383
 
Glycérophosphate de calcium. Composé de glycérine, souvent d'origine animale.
Épaississant
 
E387
 
Oxystéarine. Mélange de glycérides et d'acide stéarique parfois fabriqués à base de porc.
Antioxydant
 
E390
 
Thiodipropionate de distéaryle. Douteux si composé de stéarates (E430/E431).
Antioxydant
 
E422
Glycérine/glycérol (souvent d'origine animale)
Divers
E428
Gélatine. Issu de porcs, volailles, bovins, etc.
Épaississant
E429
Peptone. Hydrolyse de protéines d'animaux ou du lait ou végétales.
Émulsifiant
E430
Stéarate (composant du savon) souvent d'origine animale
Émulsifiant
E431
Stéarate (composant du savon) souvent d'origine animale
Émulsifiant
E432
 
Polysorbate 20. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E433
 
Polysorbate 80. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E434
 
Polysorbate 40. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E435
 
Polysorbate 60. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E436
Tristéarate (stéarate : composant du savon) souvent d'origine animale
Émulsifiant
E441
 
Gelatine (ancien numéro) ou huile de colza superglycérinée hydrogénée. Composé de glycérine (voir E422)
Émulsifiant
 
E445
Esters glycériques/glycéroliques. Glycérine : souvent d'origine animale
Émulsifiant
E446
Succistéarine. Ester d'acides succinique et stéarique (voir E570).
Émulsifiant
E470
Acides gras d'origine indéterminée (parfois animale, parfois végétale)
Émulsifiant
E470i
 
Sels de sodium/potassium/calcium d'acides gras (parfois d'origine animale)
Émulsifiant
 
E470ii
Sels de magnésium d'acides gras (parfois d'origine animale)
Émulsifiant
E471
 
Monostéarine. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E472a
Acétoglycérides. Parfois fabriqué à partir de graisses animales.
Émulsifiant
E472b
Lactoglycérides. Parfois fabriqué à partir de graisses animales.
Émulsifiant
E472c
 
Citroglycérides. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E472d
 
Esters tartriques de mono et di-glycérides. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E472e
 
Diglycérides d'acides gras. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E472f
 
Esters mixtes de mono et di-glycérides. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E472g
 
Monoglycérides succinyles. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E473
 
Esters de saccharose d'acides gras. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E473a
 
Oligoesters de saccharose. Issu ou composé de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétales)
Émulsifiant
 
E474
 
Saccharoglycérides. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E475
 
Esters polyglycériques. Issu de matières grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E476
 
Polyricinoléate de polyglycérol. Douteux. A base d'huile de ricin, d'autres ingrédients d'origine animale (glycérine/glycérol) peuvent s'y trouver.
Émulsifiant
 
E477
Polyricinoléate de propylène glycol. Douteux, comme le E476.
Émulsifiant
E478
 
Esters glycéroliques. Mélange avec du E422 qui est souvent d'origine animale
Émulsifiant
 
E479
Huile de soja mélangée à des matières d'origine animale ou végétale.
Émulsifiant
E479b
 
Esters glycériques d'acides gras. Issu de mat. grasses animales ou végétales
Émulsifiant
 
E481
Stéaroyllactylate de sodium. Composé de stéarate (voir E430/E431)
Émulsifiant
E481i
Stéaryl de sodium lactylé. Composé de stéarate (voir E430/E431)
Émulsifiant
E481ii
Oléyl de sodium lactylé. Parfois fabriqué de graisses animales.
Émulsifiant
E482
Stéaroyllactate de calcium. Parfois fabriqué de graisses animales.
Émulsifiant
E482i
Stéaryl de calcium lactylé. Parfois fabriqué de graisses animales.
Émulsifiant
E482ii
Oléyl de calcium lactylé. Parfois fabriqué de graisses animales.
Émulsifiant
E483
Tartrate de stéaryle. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Divers
E484
Citrate de stéaryle. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Émulsifiant
E485
Stéaroylfumarate de sodium. Composé de stéarate (voir E430 E431).
Émulsifiant
E486
Stéaroylfumarate de calcium. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Émulsifiant
E487
 
Laurylsulfate de sodium. Issu de mat. grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E488
 
Mono- et di-glycérides éthoxyles. Composé de glycérine (voir E422), fusionné sur une base de saindoux
Émulsifiant
 
E491
Monostéarate de sorbitane. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Émulsifiant
E492
Tristéarate de sorbitane. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Émulsifiant
E493
 
Monolaurate de sorbitane. Issu de mat. grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E494
 
Monooléate de sorbitane. Issu de mat. grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E495
 
Monopalmitate de sorbitane. Issu de mat. grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E496
 
Trioléate de sorbitane. Issu de mat. grasses d'origine indéterminée (animale ou végétale)
Émulsifiant
 
E500
 
Carbonates de sodium. Douteux : peut être produit avec du E170i (voir E509)
Acidifiant
 
E500i
 
Carbonate de soude (ancien nom). Douteux : peut être produit avec du E170i (voir E509)
Acidifiant
 
E509

 
Chlorure de calcium. Douteux : peut être produit avec du E170i (un procédé industriel utilise du sel+E170i+ammoniac donne du E500, E500i et du E509)
Épaississant

 
E542
Phosphate d'os. Résidu de la combustion d'os d'animaux divers.
Acidifiant
E550
 
Silicates de sodium. Douteux : peut être produit avec du carbonate de sodium douteux (voir E500i)
Divers
 
E550i
 
Silicate de sodium. Douteux : peut être produit avec du carbonate de sodium douteux (voir E500i)
Divers
 
E550ii
 
Métasilicate de sodium. Douteux : peut être produit avec du carbonate de sodium douteux (voir E500i)
Divers
 
E570
Acide gras ou stéarique. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Acidifiant
E572
Stéarate de magnésium. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Épaississant
E573
Stéarate d'aluminium. Composé de stéarate (voir E430/E431).
Émulsifiant
E620
 
Acide glutamique, glutamates. Douteux : parfois extraits de matières animales mal identifiées.
Exhausteur
 
E621
Glutamate monosodique. Composé du E620 qui est douteux.
Exhausteur
E622
Glutamate monopotassique. Composé du E620 qui est douteux.
Exhausteur
E623
Glutamate de calcium. Composé du E620 qui est douteux.
Exhausteur
E624
Glutamate d'ammonium . Composé du E620 qui est douteux.
Exhausteur
E625
Glutamate de magnésium. Composé du E620 qui est douteux.
Exhausteur
E626
 
Acide guanylique (guano=fiente). Douteux. Parfois issu de levures, sardines ou viandes
Exhausteur
 
E627
Guanylate de sodium. Composé du E626 qui est douteux.
Exhausteur
E628
Guanylate de potassium. Composé du E626 qui est douteux.
Exhausteur
E629
Guanylate de calcium. Composé du E626 qui est douteux.
Exhausteur
E630
Acide inosinique. Douteux. Parfois issu de sardines ou viandes.
Exhausteur
E631
Inosinate de sodium. Composé du E630 qui est douteux.
Exhausteur
E632
Inosinate de potassium. Composé du E630 qui est douteux.
Exhausteur
E633
Inosinate de calcium. Composé du E630 qui est douteux.
Exhausteur
E634
Ribonucléotides calcique. Mélange du E629 douteux et E633 douteux.
Exhausteur
E635
Ribonucléotides disodique. Mélange du E627 douteux et E631 douteux.
Exhausteur
E640
 
Glycine, glycinate de sodium. Douteux. Parfois issu de proteines animales mal identifiées ou gélatine.
Exhausteur
 
E904
Résine de shellac ou gomme-laque. Issu d'insectes.
Divers
E909
Spermaceti ou cire de blanc de baleine. Issu d'organes de cétacés.
Divers
E910
 
Ester de cires. Esters d'un acide gras pouvant provenir de poissons ou crustacés (copépodes).
Divers
 
E911
Esters méthyliques d'acides gras. Se reporter au commentaire du E910
Divers
E912
 
Ester de l'acide montanique. Douteux. Peut contenir du glycérol (E422). Extrait d'une cire extraite par solvants
Divers
 
E913
Lanoline. Produit issu d'animaux.
Divers
E914
 
Cire de polyéthylène oxydée. Douteux. Produit de synthèse issu du pétrole.
Divers
 
E915
Ester de colophane. Douteux. Peut contenir du glycérol.
Divers
E920
 
Cystéine. Lcystéine dérivés. Peut être produit depuis des plumes ou poils d'animaux, voire des cheveux humains.
Divers
 
E921
Cystine. Composé à partir de la cystéine (E920).
Divers
E1000
 
Acide cholique. Parfois synthétique, parfois issu de bovins ou d'autres vertébrés.
Émulsifiant
 
E1001
 
Sels et esters de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Émulsifiant
 
E1001i
Acétate de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Émulsifiant
E1001ii
Carbonate de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Émulsifiant
E1001iii
Chlorure de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Antioxydant
E1001iv
Citrate de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Émulsifiant
E1001v
Tartrate de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Émulsifiant
E1001vi
Lactate de choline. Douteux. Peut être composé du E1000 douteux.
Émulsifiant
**E1100
Amylases. Parfois issu de pancréas de porcs.
Divers
**E1104
Lipases. Parfois issu de pancréas de porcs.
Exhausteur
**E1405
 
Amidon traité aux enzymes, amidon modifié. Peut être modifié par traitement avec de l'amylase (E1100).
Épaississant
 
E1411
 
Glycérol de diamidon, diamidon glycériné, amidon, amidon modifié. Composé avec de la glycérine ou glycérol, voir E422.
Épaississant
 
E1423
 
Glycérol de diamidon acétylé, diamidon acétylé, amidon, amidon modifié. Composé avec de la glycérine ou glycérol, voir E422.
Épaississant
 

Les consommateurs israéliens ou voyageant en Israël ne doivent pas penser qu'en Israël tout est conforme à la Tora. Certains produits d'importation peuvent contenir un ou plusieurs de ces additifs. L'actuel état d'Israël est encore un état juif. Pour rappel : judaïsme et israélisme sont deux religions différentes.


Liste résumée des additifs non conformes à la Tora
Vous pouvez imprimer les quelques lignes qui suivent, et les conserver dans vos cabas à provisions ou avec votre liste de courses. (Pour n'imprimer que ce résumé : sélectionner la partie à imprimer en maintenant le clic gauche de la souris. Dans les paramètres pour l'impression, demandez l'impression de la sélection uniquement).
Cette liste résumée étant mise en ligne, si vous disposez d'un smartphone et d'un accès internet vous pouvez la consulter depuis un supermarché, par exemple.
Additifs non conformes à la Tora :
E101, 120, 161, 170, 304, 305, 322, **325 à **329, 383, 387, 390, 422, 428 à 436, 441, 445, 446, 470 à 479, 481 à 488, 491 à 496, 500, 509, 542, 550, 570, 572, 573, 620 à 635, 640, 904, 909, 910 à 915, 920, 921, 1000, 1001, 1100, 1104, 1405, 1411, 1423, 1443, 1517, 1518, 1520, 1521.
** = Compatibles avec la Tora. Des explications se trouvent dans "les coagulants du lait".

- Fin des additifs non conformes à la Tora -



*
* *


Additifs alimentaires non cachers לא כשר ("casher", "kasher", "kosher", "kacher", "kascher", "cascher", "kocher") c'est à dire "non conformes au judaïsme, selon les règles du judaïsme".

Ces additifs sont pourtant conformes à la Tora.

Certains ne figurent pas dans les listes officielles du judaïsme, bien qu'ils le devraient. Ils sont ajoutés dans celle ci-dessous, et sont repérés par **** devant le commentaire.

Code
Nom de l'additif. Explication résumée.
Famille
E161c
 
Cryptoxanthine. **** Colorant jaune parfois issu de végétaux, d'oeufs ou de bovins.
Colorant
 
E163
Anthocyan(es)(ines)(ins). Douteux s'il provient de l'industrie vinicole.
Colorant
E181
 
Tanins alimentaires. **** Peuvent provenir du vin ou de l'industrie vinicole.
Colorant
 
E334
Acide tartrique. Acide du raisin. Douteux : déchets de l'industrie vinicole.
Acidifiant
E335
Tartrates de sodium. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E335i
Tartrate monosodique. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E335ii
Tartrate disodique. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E336
Tartrate de potassium. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E336i
Tartrate monopotassique. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E336ii
Tartrate dipotassique. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E337
Tartrate de potassium sodium. Issu du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E353
Douteux. Acide métatartrique. Souvent extrait du vin ou de l'ind.vinicole.
Acidifiant
E354
Douteux.Tartrate de calcium. Sel de calcium du E334 qui est douteux.
Acidifiant
E399
 
Lactobionate de calcium. **** Composé d'acide lactobionique (produit d'oxydation du lactose).
Émulsifiant
 
E963
Tagatose. **** Produit à partir de lactose, lui-même issu du lait.
Édulcorant
E966
Lactitol. Produit à partir de lactose, lui-même issu du lait.
Édulcorant


Les additifs qui suivent sont déclarés "non cachers" sur les listes du judaïsme, sans expliquer pourquoi. Aucune raison apparente ne s'en détache. Ils sont conformes à la Tora.

Code
Nom de l'additif. Explication résumée.
Famille
E462
Ethylcellulose, cellulose + traitement chimique et/ou transgénique.
Émulsifiant
E480
Sulfosuccinate dioctylique de sodium
Émulsifiant



*
* *

Extraits de l'opuscule

Les commentaires qui suivent semblent fustiger le judaïsme. En réalité, ils cherchent le rétablissement de la Tora, que le judaïsme a longtemps prétendu représenter. Durant plus de deux millénaires le judaïsme a supplanté la Foi d'Israël et s'est imposé au peuple d'Israël en prétendant être sa religion. C'est pourquoi les positions du judaïsme sont démenties.
Ce qui est écrit est tourné vers un futur en lequel le peuple d'Israël aura compris que le judaïsme l'a égaré, et en lequel le peuple d'Israël aura abandonné le judaïsme pour revenir à la Tora. C'est pourquoi le passé est parfois employé à propos du judaïsme.
Deux mille ans de judaïsme, environ, n'ont apporté à Israël qu'exil, persécutions et tourments.
Lorsque Israël est fidèle à l'Éternel, Israël vit en paix et dans la prospérité. Toute l'histoire biblique l'indique.

*
* *

Dans l'ordre du Texte (la Tora), nous trouvons les principales lois alimentaires suivantes :

- Ne pas consommer de la viande avec son sang
(Genèse, IX, 04 ; répétition en Deutéronome, XII, 23).
C'est surtout le sang qui est interdit à la consommation (lire les références qui suivent).
Le judaïsme, à ne plus confondre avec la Foi d'Israël ou israélisme, pratique le salage de la viande. La Tora ne le demande pas. Ce ne doit pas être pratiqué.
Cette opération de salage est appelée par le judaïsme "cachérisation de la viande". Après salage la viande est lavée. Le sel est supposé avoir attiré et retenu le sang pour l'emporter lors du lavage. En fait, la viande conserve une partie du sel. Ce dernier retient en effet du sang au lieu de le laisser s'écouler naturellement de la viande. Cette pratique du judaïsme peut donc être contraire à la Tora qui, pour rappel, n'en demande rien. Il ne faut pas se livrer à cette pratique du judaïsme.
Avant cuisson, sans salage laissez le sang s'écouler naturellement de la viande sur une grille ou une planche à découper légèrement inclinée. Lorsque il n'y a plus d'écoulement de sang la viande est prête à cuire ou griller.

- Ne pas consommer de viande dite טרף "taréf" ou טרפה "tréfa"
("taréf" au masculin, "tréfa" au féminin ; de nos jours les deux termes sont employés, souvent à tort) (Exode XXII 30 ; pas de répétition)

Ce commandement demande de ne pas consommer la viande d'un animal qui a été la proie d'autres animaux. A l'époque biblique, une telle dépouille, celle d'une brebis par exemple, aurait peut-être été consommée pour ne pas être totalement perdue.

Ce commandement se rapproche de celui exprimé en Deutéronome, XIV, 21 qui interdit la consommation de tout "cadavre" (כל נבלה).

Une étude plus complète se trouve vers la fin de cet opuscule. Car, ce commandement a été très mal compris et appliqué par le judaïsme, qui a prétendu être la religion d'Israël durant des millénaires. Dans cette même étude se trouve aussi le sujet de l'abattage rituel juif, pratiqué à tort au nom de la Tora.
En outre, ce qui suit rappelle les pratiques du judaïsme en en parlant au passé. Car, l'avenir du peuple d'Israël ne peut se concevoir dans le judaïsme, mais dans la Tora. Le judaïsme appartient au passé.

- Ne pas faire cuire de viande de chevreau dans le lait de sa mère
(Exode, XXIII, 19 ; répétitions en Exode, XXXIV, 26 ; Deutéronome, XIV, 21).
Une étude plus complète de ce commandement se trouve à la fin de cet opuscule. Car, ce commandement a été appliqué de manière exagérée par le judaïsme.

- Ne pas consommer certaines graisses d'un animal
(Lévitique, III, 17, répété en Lévitique, VII, 23-25).
Ce serait les parties indiquées en versets 3-4 du même chapitre (III) pour les bovins, 9-10 pour les ovins, et 14-15 pour les caprins, soit : la graisse qui recouvre les intestins (ou plus globalement les "organes internes"), de même que la graisse qui adhère aux deux reins (parfois traduit par "rognons").

- Ne pas consommer de sang
(Lévitique, III, 17 ; répétitions en : Lévitique, VII, 26-27 ; Lévitique, XVII 10-14 ; Deutéronome, XII, 16 ; Deutéronome, XII, 23-25).

- Certains animaux seulement sont autorisés à la consommation.
Il est utile de souligner que les interdictions alimentaires portent sur le règne animal, uniquement. Car, le Lévitique, chapitre XI, en employant le terme חיה "animal" (littéralement "vivante", de נפש חיה "être vivant") désigne ce règne au sens de la Tora. Ne sont donc pas concernés par les interdits :
- Le règne végétal, qui n'est pas נפש חיה "être vivant" au sens de la Tora (se reporter à "La Bible Plus Justement" et au récit de la Création).
- Le règne minéral.
- Les micro-organismes. Ces derniers sont des organismes vivants pour la biologie, mais ils n'appartiennent pas aux "vivants" au sens de la Tora. De nos jours, la connaissance de micro-organismes tels que les bactéries, champignons, algues, etc. peut poser la question, surtout concernant les bactéries. Mais, il faut s'en tenir à ce qui est appelé נפש חיה "être vivant" dans la Tora. Les bactéries n'en font pas partie.
Ces remarques trouveront leur importance dans ce qui suit, car les micro-organismes sont abondamment employés dans l'industrie alimentaire.
Revenant aux animaux, sont conformes à la Tora :
- Parmi les animaux terrestres : ceux qui produisent un sabot divisé en plusieurs parties, et qui ruminent (Lévitique, XI, 2-8 ; répété en Deutéronome, XIV 4-6).
- Parmi les animaux qui vivent dans l'eau : ceux qui ont des nageoires et des écailles (Lévitique, XI, 9-11 ; répété en Deutéronome, XIV, 9).

Ne sont pas conformes à la Tora :
Concernant les volatiles, la Tora nous donne une liste d'espèces à ne pas consommer, en Lévitique, XI, 13-19 ; répété en Deutéronome, XIV, 12-18. Toutefois, la répétition comporte quelques différences parmi les espèces. Certaines ne sont plus identifiées avec certitude (la perte du langage en est la principale cause). Parmi celles identifiées, à ne pas consommer, figurent : les aigles, les corbeaux, les autruches, les mouettes, les chouettes, les hiboux, les cigognes, les hérons, et d'autres encore, tous ces volatiles incluant leurs diverses variétés.

Les insectes volants ne sont pas conformes à la Tora (Lévitique, XI, 20-23, répété en Deutéronome, XIV, 19). Il existe cependant quelques exceptions exprimées en Lévitique, XI, 21-22, mais il faut souligner que la perte du langage ne permet pas d'identifier avec certitude les espèces citées par le verset 22. De plus, la répétition en Deutéronome, XIV, 19 semble interdire tous les insectes volants, sans exception.

Les שרץ se prononce "shérets" soit les "rampants" ne sont pas conformes à la Tora (Lévitique, XI, 41-42). La Tora nomme ainsi, שרץ "rampants", tous les animaux qui se meuvent au ras du sol, sur des pattes ou sur le ventre. Ceci inclut des insectes de même que des mammifères et reptiles, indistinctement de leur classification zoologique (la Tora n'a pas les mêmes critères de classification que la zoologie). Des exemples sont donnés depuis le verset 29. Selon certaines traductions : taupes, rats, lézards, hérissons, salamandres, limaces, caméléons. Il est néanmoins rappelé que la perte du langage rend incertaines les traductions.

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L'attention est aussi attirée sur :
- L'additif E1503 est une huile végétale de ricin. Il est parfois encore nommé en anglais "castor oil" (soit "huile de castor" en français) d'un ancien nom anglais qui n'a plus lieu d'être. L'huile végétale a remplacé l'ancienne huile fabriquée à partir de glandes à graisse du castor. Une définition officielle (JECFA) de l'additif E1503 précise qu'il s'agit d'huile obtenue à partir des graines de ricin (semences de ricinus communis, famille des euphorbiacées). (JECFA : Joint Expert Committee on Food Additives). Il s'agit essentiellement de triglycéride de l'acide ricinoléique, une huile végétale donc.

- Les cosmétiques, sont souvent ignorés. Certes, ils ne sont pas faits pour être mangés. Cependant, les rouges à lèvres le sont plus ou moins. Certains ont été fabriqués avec des matières animales (de cétacés). Ce type de production est de moins en moins courant, mais il peut encore exister. De plus, certains pigments employés pourraient aussi se trouver dans la liste qui précède.

- Les dentifrices ne sont pas vraiment des produits alimentaires, cependant ils peuvent contenir de la glycérine et d'autres composants incompatibles avec la Tora.

- Vins : il est bien regrettable que leurs compositions soient encore si peu détaillées. Comme pour tout produit de consommation, l'ensemble de ce qui a été employé pour composer un vin devrait être listé sur l'étiquette. Malheureusement, ce n'est pas obligatoire, sauf pour certains allergènes, et en certains pays seulement.
Quelques allergènes ou additifs qu'il est possible de trouver dans le vin :
- Anhydride sulfureux (E220), ou "dioxyde de souffre" : sa présence est parfois indiquée sous la forme "contient des sulfites", ou en anglais "contains sulphits". Presque tous les vins et moutardes en contiennent. Ce composant est conforme à la Tora.
- Certains produits à base d’œuf : leur présence est parfois indiquée par "œuf" ou "protéine de l’œuf", "produit de l’œuf", "lysozyme de l’œuf", "albumine de l’œuf". Ces composants sont conformes à la Tora.
- Certains produits issus du lait et/ou à base de lait : leur présence est indiquée par "lait" ou "produit du lait", "caséine du lait", "protéine du lait". Ces composants sont conformes à la Tora.
Le sujet du lait et ses dérivés est plus détaillé ci-après.
Si un adjuvant au vin incompatible avec la Tora venait à être connu, cet opuscule en tiendra compte et sera mis à jour.
Malheureusement, vers la fin des années 1990, quelques producteurs de vin peu scrupuleux se sont tristement distingués en ajoutant du sang de bœuf dans du vin rouge. Cette pratique est interdite dans plus d'un pays. Il convient de ne pas suspecter tous les vins sans autre raison que "parce que c'est arrivé".
NB : le judaïsme a écarté tous les vins en dehors des siens sous son contrôle rabbinique. Les raisons du judaïsme sont expliquées plus loin dans la partie "<1> Concernant le judaïsme".

- Les coagulants du lait. Des dénominations ou mentions souvent incompréhensibles sont rencontrées sur les étiquettes des fromages, telles que "enzyme coagulante", par exemple, sans indiquer quelle enzyme. Il existe plusieurs enzymes coagulantes. C'est alors une vaste question sur les enzymes qui se pose, car certaines proviennent de porcs, et servent à la fabrication fromagère. Lors de cette fabrication est aussi obtenu le lactose, et de lui-même d'autres dérivés (le tagatose, par exemple). Le lactose est souvent présent dans un grand nombre de produits alimentaires (le chocolat, les confiseries, les aliments pour bébés, etc.). De nombreux produits alimentaires, et même pharmaceutiques, sont concernés (en pharmacie le lactose peut être employé comme excipient, et sert aussi à préparer le lactulose).
Devant cette problématique deux attitudes peuvent s'opposer :
- L'une dite "traditionnelle" qui repousserait tout ce qui est issu des porcs, parce que cet animal n'est pas autorisé à la consommation par la Tora.

- L'autre attitude (développée ci-dessous) est basée sur une observation biblique, et prendrait en compte les connaissances actuelles en distinguant des constituants, dont les enzymes.
Cependant, depuis l'époque de Galilée (voire avant), les sciences n'ont cessé de se montrer péremptoires pour se réviser et se contredire plus tard. Des connaissances scientifiques actuelles ont démenties des connaissances d'hier, et, en celles d'aujourd'hui, certaines seront vraisemblablement démenties demain. Les sciences doivent donc se montrer humbles, de même que ceux qui les mettent en exergue, ne croient qu'en elles, ne décident qu'avec elles en croyant tout savoir ou maîtriser. Les sciences et leurs connaissances ne doivent être mises sur un unique piédestal, ni être divinisées.
En l'état actuel des connaissances à propos des enzymes, le raisonnement dans cet opuscule se base sur une observation. Le miel est constitué d'une enzyme nommée "invertase". Elle est présente dans les sécrétions salivaires de l'abeille. Cette enzyme est ajoutée au nectar, dans le jabot de l'abeille, dès le retour vers la ruche. L'abeille régurgitera ce mélange à une autre abeille qui l'ingurgitera et fera de même en y mêlant elle aussi de la salive et des sucs digestifs. Les abeilles récoltent parfois aussi du "miellat", c'est à dire une excrétion produite par d'autres insectes comme le puceron ou la cochenille. Le miellat est utilisé par les abeilles comme le nectar des fleurs.
Le miel est souvent cité dans la Tora. Il n'est pas cité comme un aliment interdit, mais au contraire comme un aliment délectable. Or, l'abeille elle-même n'est pas un insecte autorisé à la consommation, ni ceux qui excrètent du miellat. L'interdit de la Tora porterait donc sur les insectes eux-mêmes (par exemple et de nos jours : les broyats d'insectes tel le E120, un colorant rouge obtenu des cochenilles), mais l'interdit de la Tora ne porterait pas sur leurs sécrétions ni leurs excrétions.
Ce constat à propos du miel est la base du raisonnement, conduisant à dire : ce qui est sécrété et/ou excrété par un être vivant pourrait être consommé, même si cet être n'est pas autorisé à la consommation. Ce raisonnement contredit celui qui a été fait par le judaïsme, qui se résume par : "est autorisé à la consommation ce qui est sécrété et/ou excrété par un animal autorisé à la consommation". Le raisonnement judaïque repoussait donc, par exemple, des laits tels que celui de jument, d’ânesse, de chamelle, etc. En principe, l'application du raisonnement judaïque aurait dû repousser aussi le miel, dès connaissance de l'invertase parmi les constituants du miel, mais ce ne fut fait par le judaïsme.
Revenant aux enzymes, le même raisonnement que pour le miel s'appliquerait. Il se résumerait ainsi : les enzymes sécrétées par les porcs ne seraient pas de la viande porc, mais des enzymes, de même que les enzymes des abeilles ne seraient pas "de l'abeille", mais des enzymes.
Ce raisonnement se confirmerait à la lecture du texte qui mentionne explicitement בשר "viande" "chair" (Lévitique, XI, 8 et 11 ; Deutéronome, XIV, 8). L'interdit porterait donc uniquement sur la viande (ou chair). Les sécrétions et excrétions, tel le lait par exemple, ne sont de la viande בשר au sens de la Tora.
L'enzyme tirée des porcs pour la fabrication fromagère est nommée "pepsine". Cette enzyme est aussi présente dans notre propre organisme. Elle est aussi sécrétée par certaines plantes comme les orties ou les figues vertes. Elle figure parmi les coagulants listés ci-après.
Sur la base de ce qui précède, il ne faudrait donc pas repousser tout ce qui provient de porcs sur la simple réaction de rejet que produit ce mot. Selon ces constats et raisonnement, les enzymes d'origine porcine (porc) employées dans l'industrie fromagère seraient compatibles avec la Tora.

Les deux positions ont été exposées afin d'éclairer, et laisser à chacun son libre arbitrage et libre choix. Dans le tableau des additifs, ceux qui seraient concernés par le second raisonnement, soit ceux qui seraient compatibles avec la Tora, ont été introduits parmi ceux "non conformes à la Tora". Ce n'est pas fait pour prendre position, mais pour les identifier. Ceux qui seraient compatibles avec la Tora, sont repérés par deux marques ** devant leur code (par exemple : **E325). Ces repères sont faits uniquement aux additifs concernés par des enzymes. La position de l'israélisme est : sur la base des observations faites à partir du miel, ces additifs sont compatibles avec la Tora, conformes à la Tora.

Différents coagulants sont employés par l'industrie fromagère.
- La "présure" est un coagulant d'origine animale. La présure est extraite du système digestif des jeunes ruminants (tiré de l'abomasum ou caillette, c'est le quatrième compartiment avant les intestins). Ce coagulant est composé d'une enzyme, ...
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Le judaïsme a écarté la présure (lire plus loin, concernant le judaïsme), mais la présure est conforme à la Tora.
A noter : la présure peut elle-même être additionnée d'autres composants ou additifs, pour sa conservation par exemple. Malheureusement pour le consommateur, ce n'est pas forcément reporté sur les étiquettes. La présure peut être additionnée de protéases (E1101 conforme à la Tora) ou d'acide benzoïque (E210 conforme à la Tora). Ceci signifie que sous l'appellation "présure" celle-ci peut contenir plusieurs composants. Si une information parvenait à propos d'un composant non conforme à la Tora, elle sera prise en compte dans cet opuscule. Sans information, il convient de ne pas inventer. En l'état actuel des informations recueillies, la présure reste conforme à la Tora.
Cette observation à propos d'additifs qu'il est possible d'apporter à la présure ne concerne pas seulement la présure. Il en de même pour nombre de produits alimentaires, tel que, par exemple, le sel. Il peut être additionné d'iode, de fluor, d'un anti-agglomérant (par exemple le E535 ou le E536, conformes à la Tora). Lorsqu'un produit fini a incorporé de ce sel dans sa composition, l'étiquette reporte rarement "sel fluoré" ou "sel iodé", pas plus que E535 ou E536, mais reporte simplement "sel". Les législations des pays industrialisés devraient obliger à tout reporter. Malheureusement, il n'est même pas obligatoire d'indiquer la présence d'un coagulant dans un fromage, alors que les coagulants sont toujours utilisés en fromagerie.

- L'appellation "présure chimique" est à la limite de la supercherie et/ou de la loi, selon les pays. Car, l'emploi du mot "présure" peut renvoyer à une définition officielle (cf. ce qui précède) qui exclut la manipulation "chimique". Selon les états, cette appellation "présure chimique" ne pourrait donc, en principe, être employée parce que les deux termes "présure" et "chimique" seraient incompatibles entre eux. La présure chimique est parfois nommée aussi "présure de synthèse". Dans d'autres cas, encore, l'appellation "présure de synthèse" fait référence à des bactéries génétiquement modifiées (OGM).
Dans ces deux cas d'appellation, "présure chimique" et "présure de synthèse", il s'agit en fait de coagulants. L'usage des mots "chimique" et "synthèse" peut être un choix pour dire qu'il ne s'agit pas de présure animale et/ou ne pas indiquer plus précisément de quoi il s'agit.
Certains pays et/ou producteurs de fromages garantissent que ces coagulants dits "présure chimique" proviennent de champignons, et qu'ils sont sans organismes génétiquement modifiés (OGM). Cette garantie n'engage que ceux qui le prétendent. Pour rappel, l'usage des appellations "présure chimique" et "présure de synthèse" est peu clair, voire douteux.

- La "pepsine" est un autre coagulant d'origine animale. C'est une enzyme qui peut être d'origine bovine ou porcine, voire tirée de poulets. Celle généralement commercialisée est la "pepsine A" qui est porcine. La pepsine peut être utilisée pour la fabrication du fromage et de certaines boissons gazeuses.
L'étiquetage "pepsine" sans autre précision ne peut permettre de savoir si elle est d'origine porcine. Les personnes qui souhaitent écarter les enzymes d'origine porcine doivent donc s'en abstenir.

- Certains coagulants sont d'origine végétale. Malheureusement, l'étiquetage ne mentionne pas clairement cette origine. Les enzymes actives s'appellent "cyprosine", "cardosine", "ficine", "bromeline".

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En outre :
- Certains fromages ou d'autres produits alimentaires mentionnent "protéines de lait". Cette appellation est parfois employée à propos de restes de l'industrie fromagère. Il peut s'agir, par exemple, de restes de fromage qui sont refondus et réintroduits dans une autre production. La composition de ces restes de fromages n'étant pas connue, il est préférable de le considérer comme non conforme à la Tora.
- Certains fromages peuvent être faits avec des matières animales telles que de la graisse de porc. C'est parfois le cas dans le Cheddar cheese, par exemple (en certaines régions, la graisse est ajoutée au lait). Dans un tel cas, il ne s'agit pas d'une enzyme coagulante, mais de בשר "chair". Ce n'est pas conforme à la Tora. Il est donc important de lire la composition de chaque fromage.


Les coagulants ne concernent pas tous les produits laitiers.
Le tableau qui suit reproduit le circuit laitier et les principales productions laitières.
- Le tableau est dans l'opuscule. N'hésitez pas à le télécharger -



<1> Concernant le judaïsme

Pour mieux comprendre pourquoi le judaïsme a écarté certains additifs, pourtant conformes à la Tora, il est nécessaire d'éclairer les points qui suivent. Ces éclaircissements permettent aussi de saisir les différences entre le judaïsme et la Tora, et donc les différences entre le judaïsme et l'israélisme.
Ces explications sont suivies d'un tableau des additifs alimentaires interdits par le judaïsme, bien qu'ils soient conformes à la Tora.

<> Le judaïsme est une religion qui a ses propres règles, considérations, décisions, etc. inexistantes dans la Tora. Elle a aussi un vocabulaire qui lui est propre. Ainsi, le judaïsme emploie le mot כשר "cacher" ("casher", "kasher", "kosher", "kacher", "kascher", "cascher", "kocher") sur les sujets alimentaires. כשר "cacher" signifie en résumé "conforme au judaïsme".
Ce mot, כשר "cacher", ne provient pas de la Tora.
Le motכשר "cacher" provient du livre d'Esther, chapitre VIII, verset 5. Esther, s'adressant au roi de Perse (אֲחַשְׁוֵרוֹשׁ Assuérus, peut-être Artaxerxès II ou Xerxès 1er), lui demanda d'accorder sa grâce aux Juifs alors menacés dans ses provinces. Dans les paroles d'Esther se trouvent les mots : וְכָשֵׁר הַדָּבָר לִפְנֵי הַמֶּלֶךְ "et que la chose est convenable devant le roi". Tiré de cette phrase, le mot כשר "cacher", traditionnellement compris et traduit par "convenable" ou "conforme", fut donc retenu par le judaïsme.
Ce sens de "convenable" ou "conforme" pourrait être en réalité différent. Ce mot, כשר "cacher", en cette phrase pourrait aussi avoir le sens de "honorable", "indulgent", "plaisant", "bienveillant", "agréable", "légitime", soit des sens bien différents, et d'autres encore pourraient y correspondre.
Il est difficile de comprendre pourquoi ce mot, …
- lire la suite -


<> Dans les considérations du judaïsme, la table d'un Juif est assimilée à l'autel des sacrifices. D'une manière générale les boissons et la nourriture sont assimilées aux offrandes faites sur l'autel des sacrifices. Or, s'alimenter n'est pas faire des offrandes à l'Éternel. Celles-ci étaient très codifiées, les repas ordinaires du peuple ne peuvent y correspondre. Certaines offrandes étaient destinées aux כהנים Prêtres exclusivement. Elles devaient être consommées selon des règles strictes (par exemple : le Prêtre devait être en état de "pureté", en lieu "pur", et/ou nul profane (autre personne qu'un Prêtre) ne pouvait en consommer). Ainsi, il est impossible d'assimiler ou transformer tous les repas du peuple en offrandes. Les offrandes étaient elles-mêmes variées, avec chacune ses règles propres, et selon certaines circonstances. Elles n'ont rien à voir avec ce qui est consommé par la population au quotidien.
La Tora n'établit pas cette corrélation entre les offrandes et les repas ordinaires du peuple. Seules des considérations humaines, rabbiniques, suivies de décisions humaines, s'y sont égarées.
- lire la suite -


<> Concernant les animaux, le judaïsme a développé un important rituel d'abattage que ne demande pas la Tora (lire, en ce qui suit, l'étude du commandement Exode, XXII, 30(b) en laquelle se trouve une partie concernant le judaïsme). Ainsi, tout animal (autorisé à la consommation par la Tora) tué en dehors du rituel juif est repoussé par le judaïsme. Tout ce qui en est issu, la chair et d'autres produits alimentaires dérivés, ne peut être consommé par les Juifs. C'est pourquoi le judaïsme a exclu certains composants ou additifs alimentaires, tels que :
- Ceux provenant de la fromagerie, parce qu'elle utilise de la présure, voire d'autres coagulants interdits par le judaïsme (cf. ci-dessus, coagulants du lait). Dans l'exemple de la présure, il s'agit pour le judaïsme d'un produit issu de tripaille animale. L'animal étant tué hors du rituel juif, la présure est donc repoussée par le judaïsme. De plus, la présure est considérée comme s'il s'agissait d'une viande ou d'un produit carné. Or, le judaïsme se garde de mélanger viande et lait (lire l'étude du commandement Exode, XXIII, 19(b), qui suit).
La Tora n'a pas institué de rituel ou mode d'abattage tel que l'a fait le judaïsme, et elle n'a pas interdit de "mélange lait-viande" tel qu'exagéré par le judaïsme (se reporter aux études citées).
Parmi ce qui provient de la fromagerie se trouve le lactose. Lorsque le lait est coagulé, une partie servira au fromage, une autre, plus liquide, est appelée "petit-lait" ou lactosérum, ou encore sérum. De cette partie liquide est extrait le lactose. Il est repoussé par le judaïsme pour les raisons exposées ci-dessus.
Bien que repoussé par le judaïsme, le lactose est conforme à la Tora.
Paradoxalement, le judaïsme n'a pas repoussé le tagatose, pourtant obtenu à partir du lactose. Le tagatose n'a pas été répertorié parmi les additifs non conformes au judaïsme, mais il le sera peut-être à la lecture de cet opuscule.
Le tagatose est ajouté dans la liste qui suit, concernant le judaïsme.

<2> Judaïsme (suite) : additifs alimentaires לא כשר non cachers

"Non cacher" signifie "non conforme au judaïsme, selon les règles du judaïsme". Ceci ne signifie pas forcément non conforme à la Tora.
- lire la suite -



<3> Judaïsme (suite)
- Le judaïsme a accordé une préférence aux œufs (de poules) à la coquille blanche. Il s'agit même parfois d'une "obligation", sans toutefois être "officielle". C'est une pratique réelle.
C'est une décision arbitraire du judaïsme, sans fondement dans la Tora. Les œufs ne doivent pas forcément être blancs pour être conformes à la Tora.

*
* *

Étude du commandement Exode, XXII, 30(b) : ne pas consommer de viande dite טרף "taréf" ou טרפה "tréfa"

Plusieurs définitions de mots sont nécessaires pour comprendre le sens de ce commandement, et aussi pour invalider et corriger ce qui fut prétendu et pratiqué par le judaïsme.
Le sujet du judaïsme se trouve après l'étude de ce commandement.
Les définitions sont abordées, reprises et complétées au fil des explications.

שדה (se prononce "sadé", certains prononcent "sdé") définition :
Le mot שדה "sadé" est un nom commun qui signifie souvent "champ", mais pas exclusivement. Car, il a aussi le sens de "nature" ou "campagne".
שדה "sadé" est utilisé dans le sens de "campagne" ou "nature" par opposition aux agglomérations, aux villes.
בשדה "bassadé", précisé par cette mitsva, peut donc être compris par "dans un champ", autant que par "en pleine nature" ou "en pleine campagne".
La présence de ce mot est importante pour comprendre ce commandement. Ce mot a longtemps été écarté, et l'attention a été focalisée sur le mot טרפה "tréfa" (dont le sens suit). Or, le commandement vise quelque chose de précis : une viande trouvée "dans la nature" (ou "en pleine nature").
On ne doit ignorer la présence de בשדה "bassadé" "dans la nature". L'ignorer est comme modifier l'énoncé, modifier le sens de ce que demande la Tora, ce commandement.
Avec טרפה "tréfa", c'est cet ensemble qui est interdit בשר בשדה טרפה "une viande "tréfa" (la définition suit) en pleine nature". L'interdit ne porte pas sur les seuls termes בשר טרפה "une viande tréfa" comme l'a retenu le judaïsme, en oubliant le mot בשדה "bassadé" "dans la nature".

טרפה (se prononce "tréfa", certains prononcent "taréfa") définition :
Dans le texte de cette mitsva, il est important de souligner que טרפה "tréfa" a souvent été traduit à tort par "déchirée" (viande "déchirée") comme si טרפה "tréfa" était un adjectif qualificatif se rapportant à בשר "bassar" "viande". Or, ce n'est pas le cas. Parce que טרפה "tréfa" "déchirée" serait alors un adjectif qualificatif accordé au féminin, alors que בשר "bassar" "viande" est un mot masculin. Ceci n'est pas possible en hébreu (comme en français). Un féminin ne peut se rapporter à בשר "viande" qui est un mot masculin en hébreu (se référer à Genèse, IX, 4 ; Genèse, VI, 12, 17 ; Lévitique, XIII, 10, 14, 15, 16 entre autres versets. Dans ces références l'accord se fait avec le masculin de בשר "viande", ce qui indique et valide le genre masculin de בשר "viande").
טרפה "tréfa" n'est donc pas un adjectif qualificatif. Si c'était le cas, le verset s'écrirait :
בשר בשדה טרף לא תאכלו. Or, le verset est בשר בשדה טרפה לא תאכלו.
Par conséquent, טרפה "tréfa" dans le cas occurrent est un nom commun, et il ne signifie pas "déchiré". Ce nom commun prend le sens de "dépouille", "cadavre", "charogne", avec la particularité d'être la dépouille, le cadavre ou la charogne d'un animal mort par prédation.
Traduire טרפה "tréfa" comme un adjectif qualificatif signifiant "déchirée" (viande "déchirée") a profondément induit en erreur (lire la suite, concernant le judaïsme).
טרפה "tréfa", "charogne" ou "dépouille", désigne essentiellement celle d'un animal tué par un ou des autres, par prédation. Lorsqu'il s'agit d'un adjectif qualificatif, טרף "tarèf" au masculin et טרפה "tréfa" au féminin, se traduiraient mieux par "prédaté(e)" plutôt que "déchiré(e)".
Les références sont nombreuses sur ce sens sans ambiguïté de prédation :
- Références mentionnant une espèce animale féroce, prédatrice, indiquant ou validant le sens de "prédaté(e)" ou "proie" à טרף ou טרפה : Genèse, XLIX, 9 et 27 ; Nombres, XXIII, 24 ; Deutéronome, XXXIII, 20 ; Isaïe, V, 29, ; Isaïe, XXXI, 4 ; Jérémie, V, 6 ; Ezéchiel, XIX, 3 et 6 ; XXII, 25 et 27 ; Osée, V, 14 ; Amos, III, IV ; Michée, V, 7 ; Nahoum, II, 13 et 14 ; Psaumes, VII, 3 ; XVII, 12 ; XXII, 14.
Autres références, ayant le même sens, mais sans mentionner explicitement une espèce prédatrice : Genèse, XXXI, 39 ; XXXVII, 33 ; XLIV, 28 ; Exode, XXII 13.
Grâce à ces références et au texte du commandement qui précise בשדה "bassadé" "en pleine nature" ou "en pleine campagne", il est clair que l'interdit vise un cas précis, celui de la prédation. L'interdit porte sur un type de viande particulier, soit la charogne ou dépouille d'un animal ayant été la proie d'un ou plusieurs autres animaux.
Ce commandement demande donc de ne pas consommer une charogne, ne pas se comporter en charognard (au sens propre, sans y donner de sens interprétatif ou allégorique).
A l'époque biblique, la dépouille d'une brebis tuée par un ou des autres animaux, par exemple, aurait peut-être été consommée pour ne pas être totalement perdue.

De nos jours, certaines personnes seraient tentées de dire que l'Homme est aussi un prédateur, et, donc, qu'un animal tué par l'Homme serait aussi טרפה "tréfa" "prédaté". Mais, ce serait alors une interprétation. Il ne faut se livrer à l'interprétation. Dans les références de la Tora et des autres écrits bibliques, seules des espèces prédatrices animales sont mentionnées.
De nos jours encore, certaines personnes rétorqueraient que l'Homme est aussi un animal. C'est à la fois vrai et faux au sens de la Tora. Car, les animaux et l'Homme sont appelés נפש חיה "être vivant" (se référer par exemple à : Genèse I, 24 et II, 7). Dans ces cas, חיה "vivant" est un adjectif qualificatif (littéralement "vivante" en hébreu, en accord avec נפש "être" qui est féminin en hébreu). Cependant, le même terme חיה "vivant" peut aussi être un nom commun signifiant "animal" (par exemple en Genèse, I, 27 à 30). Dans ces cas ce n'est plus un adjectif qualificatif signifiant "vivant", et dans ces cas l'Homme n'est pas cité parmi les "animaux". L'Homme est donc bien un "être vivant" de même que les animaux. Mais, l'Homme n'est pas un "animal", au sens de la Tora.
En outre, l'énoncé de ce commandement précise בשדה "bassadé" "en pleine nature", ce qui s'oppose au cas de l'activité humaine.

Ce commandement se rapproche de celui exprimé en Deutéronome, XIV, 21 qui interdit la consommation de tout "cadavre" (נבלה se prononce "névéla", la définition suit).
Ces deux cas, טרפה "tréfa" et נבלה "névéla" sont souvent cités ensemble à propos de mêmes interdits ou commandements. Les versets Lévitique, VII, 24 ; XVII, 15 ; XXII, 8 en fournissent des exemples.

נבלה ("névéla") définition :
Les versets cités ci-dessus, du Lévitique, chapitre VII, 24, XVII, 15, et XXII, 8, citent les deux mots טרפה "tréfa" et נבלה "névéla" comme deux cas différents, ce qui conduit à établir la différence entre ces deux mots. Il ne faut les prendre pour des synonymes.
Sachant que טרפה "tréfa" "dépouille" est celle d'un animal prédaté, נבלה "névéla" "cadavre" est donc celui d'un animal mort autrement que par prédation, soit d'une mort naturelle, du fait de l'âge ou par maladie. Ce sens est confirmé par le Lévitique, XI, 39 : ...וכי ימות מן הבהמה "et si un animal mourait...".
Le sens de נבלה "névéla" serait donc "cadavre", ou "dépouille" d'un animal mort autrement que par prédation et autrement que tué par l'Homme. Cette dernière précision est importante, sinon tout animal tué par l'Homme serait interdit à la consommation en vertu du commandement exprimé en Deutéronome, XIV, 21 qui interdit la consommation de "tout cadavre" (כל נבלה). Or, il n'est pas vraisemblable de conclure qu'un animal tué par l'Homme serait נבלה "névéla" "cadavre", et donc interdit à la consommation humaine.
Le mot נבלה "névéla" "cadavre" peut aussi désigner des animaux aquatiques (se référer au Lévitique, XI, 11 entre autres).
Comme טרפה "tréfa" "dépouille, par prédation", נבלה "névéla" "cadavre" est un nom commun.

L'actuelle mitsva interdit donc de consommer la viande d'un animal qui aurait été tué טרפה "tréfa" "prédaté", même si c'est une espèce autorisée à la consommation, et même s'il s'agit d'un de ses propres animaux domestiques (bétail).
De plus, tout animal mort טרפה "tréfa" "prédaté" serait vraisemblablement interdit à la consommation même s'il est ailleurs que בשדה "bassadé" "dans la nature", soit, par exemple, si la dépouille se trouve dans une ferme ou une agglomération. Car, la précision בשדה "bassadé" "dans la nature" ne serait pas là pour donner une limite spatiale (désigner ou délimiter un lieu ou un espace) qui exclurait les villes, les fermes, etc. Si c'était le cas, une dépouille טרפה "tréfa" "prédatée" se trouvant dans une ville serait alors autorisée à la consommation, ce qui n'est pas pensable, n'aurait aucun sens. La précision בשדה "bassadé" "dans la nature", employée avec טרפה "tréfa" "prédaté", serait là pour désigner la dépouille d'un animal mort par prédation, pour canaliser la compréhension vers la loi naturelle de prédation.

Respectant l'ensemble des termes du verset :
בשר בשדה טרפה לא תאכלו
"une viande en pleine nature, une charogne (morte par prédation), n'en mangez point"
L'interdit porterait sur toute viande d'un animal qui a été la proie d'autres animaux.
L'interdit s'appliquerait pour les animaux terrestres, pour les animaux dits עוף "volatiles", et aussi pour les animaux aquatiques. Car, le mot le mot בשר "viande" ou "chair" peut aussi désigner la chair d'un animal aquatique, se référer à ces versets : Lévitique, XI, 10-11, Nombres, XI, 21-22. En ces références, il est aussi question de בשר "chair", employé pour les animaux terrestres et les animaux aquatiques. Le mot בשר "chair" désigne donc autant la chair des animaux terrestres que la chair des animaux aquatiques. Ainsi, par exemple, la dépouille d'un poisson tué par un autre animal serait aussi concernée par cet interdit.
Pour rappel (cf. ce qui précède) : בשדה "bassadé" "dans la nature", "en pleine nature" ou encore "en pleine campagne", ne serait pas là pour donner une indication ou limite spatiale. Ce mot ne délimiterait pas le seul espace terrestre, mais désignerait la "nature" au sens large. Il désignerait avec טרפה "tréfa" la prédation, incluant le milieu aquatique puisque בשר "chair" s'emploie aussi pour les animaux aquatiques.
Pour rappel encore, נבלה "névéla" "cadavre" peut aussi désigner des animaux aquatiques (se référer au Lévitique, XI, 11 entre autres). Le commandement exprimé en Deutéronome, XIV, 21, qui interdit la consommation de tout "cadavre" נבלה "névéla" est proche de l'actuelle mitsva (cf. ce qui précède : les deux mots טרפה "tréfa" et נבלה "névéla" se retrouvent presque toujours dans les mêmes interdits et commandements).

Dans l'étude de l'actuel commandement, il est nécessaire de citer les versets Lévitique, XI, 40 et XVII, 15-16 en lesquels ce qui est interdit semble néanmoins toléré. Ces versets expriment eux-mêmes un commandement : celui de laver ses vêtements et se laver si la chair d'un animal טרפה "tréfa" "prédaté" ou נבלה "névéla" "cadavre" a été consommée.
En outre, le verset Lévitique, XVII, 15 comporterait une faute. Il devrait s'écrire נבלה או טרפה "prédaté ou cadavre" au lieu de נבלה וטרפה "prédaté et cadavre". La même faute serait aussi présente en Lévitique, XXII, 8.


<4> Concernant le judaïsme
D'autres sens de mots doivent être cernés ou définis avant d'aborder le sujet du judaïsme et son interprétation erronée.

זבח, (se prononce "zvah") définition :
Ce mot est un nom commun qui désigne exclusivement un sacrifice. Ce peut être
- un sacrifice à l’Éternel (par exemple le זבח פסח "sacrifice de Pessah" appelé aussi "sacrifice pascal", Exode, XII, 27),
- un sacrifice à une ou des (prétendues) divinités (se référer à l'Exode XXII, 20),
- un sacrifice à un ou des "démons" (se référer, sauf erreur de compréhension/traduction, au Lévitique XVII, 7).
Ce mot זבח "zvah" "sacrifice" se retrouve dans un autre nom commun composé de lui-même et précédé d'un préfixe : מזבח "mizbéhah" "autel". Ce second mot, מזבח "autel" confirme le caractère sacrificiel de זבח "zvah" "sacrifice". Il en est de même avec le verbe לזבח "lizbohah" qui signifie "sacrifier".
Malheureusement, ce verbe a eu d'autres sens et traductions, notamment "égorger", ce qui a contribué à l'égarement, et à des pratiques égarées.

שחיטה (se prononce "chéhita") et לשחט (se prononce "lichhot") définitions :
Une même racine réunit ces deux termes. Le premier est un nom commun, le second est un verbe.
Le mot שחיטה "chéhita" est un nom commun auquel le sens de "égorgement" a été donné (pour rappel : le même sens a été donné à זבח "zvah" "sacrifice"). Au mot שחיטה "chéhita" le sens de "égorgement sacrificatoire" et/ou "égorgement rituel" a également été attribué. Or, concernant cette racine, שחט, ces deux sens, celui de "égorgement" et le caractère "sacré", sont faux. Car, nous trouvons en Genèse, XL, 11 l'emploi d'un verbe conjugué composé de cette racine, ואשחט ("vahéchhot"), à propos de raisins pressés pour en exprimer le jus. Ce verset infirme le sens de "égorgement" qui a été donné par égarement. Nous trouvons encore, en Nombres, XIV, versets de 12 à 16, l'emploi du même verbe, conjugué aussi, employé (en verset 16) au sujet d'une mortalité par la peste (דבר, en verset 12). Cette référence aussi infirme le sens de "égorgement".
S'agissant d'êtres vivants, le verbe לשחט "lichhot" aurait le sens de "tuer". L'exemple cité à propos des raisins pourrait faire penser qu'il s'agirait de "saigner" (tuer en "saignant" l'être vivant). Mais, le second exemple, qui parle de peste, contredit ce sens de "saigner". Pour les êtres vivants il ne reste alors que le sens et la définition de "tuer", sans qu'il s'agisse de "saigner" (puisqu'il est employé pour une mort par la peste). Pour les végétaux le sens et la définition seraient "presser" (pour en exprimer le jus).
Pour rappel : le mot שחיטה "chéhita" est un nom commun auquel on a donné le faux sens de "égorgement". Malheureusement, il est difficile de lui donner un véritable sens biblique, parce que ce nom commun n'est pas dans la Bible. Le verbe לשחט "lichhot" et des adjectifs tirés de la même racine sont trouvés dans la Bible, mais pas le nom commun שחיטה "chéhita". Ce dernier n'est employé en aucun des livres. Il n'est pas trouvé non plus avec l'orthographe שחטה. Ce nom commun, essentiellement employé par le judaïsme, a vraisemblablement été introduit par cette religion pour nommer son mode d'abattage rituel et sacrificatoire.
Le sens de "égorger" n'est donc pas justifié. Des animaux étaient vraisemblablement tués par égorgement à l'époque biblique, mais on ne peut ainsi donner le sens de "égorgement" au verbe לשחט "lichhot" "tuer", ni à sa racine et aux autres mots qu'elle compose. On ne peut leur attribuer non plus de caractère "sacré" ou "sacrificatoire".

Dans le passé, le judaïsme n'a retenu qu'une partie de l'énoncé du commandement occurrent. Le mot בשדה "bassadé" "dans la nature" a été quasiment ignoré pour retenir surtout טרפה "tréfa" auquel on a donné le sens de "déchiré" (viande "déchirée"). Ignorer un mot est une première cause d'erreur, voire de faute : on ne doit délaisser, voire choisir de délaisser un mot de l'énoncé.
Une autre source ou cause se trouve dans le sens de "déchiré" donné à טרפה "tréfa" au lieu de "prédaté", ce qui est très différent. Avec le sens erroné, le judaïsme a déclaré qu'un animal devait être tué par une lame très tranchante, parfaitement lisse (sans ébréchure) pour ne pas "déchirer", et aussi dans le strict cadre et l'application du rituel juif, très codifié. En dehors de cet ensemble, la viande d'un animal n'était pas autorisée à la consommation pour les Juifs. L'animal entier comme sa viande en morceaux étaient déclarés טרפה "déchirés" et נבלה "cadavre", soit religieusement interdits, non consommables par les Juifs.
Tout ceci ne correspond pas du tout au commandement occurrent.
De plus, la Tora ne demande pas de rituel particulier excepté pour ce qui était réellement offert sur l'autel des sacrifices. Malheureusement, le judaïsme a rattaché, assimilé ou amalgamé les repas des Juifs aux offrandes sur l'autel (cf. explications précédentes), et a ainsi ritualisé l'abattage des animaux.
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Autre incohérence encore : le judaïsme a prétendu que les poissons n'étaient pas concernés par un abattage rituel. Pourtant, טרפה "tréfa" "déchiré" (faux sens donné par le judaïsme) et נבלה "névéla" "cadavre" s'emploient aussi pour les animaux aquatiques (cf. les références qui précèdent). Pour être cohérent, le raisonnement judaïque aurait dû être appliqué aux poissons aussi, soit, pour rester cohérent, tuer par שחיטה "chéhita" "égorgement" (faux sens judaïque) les poissons, et, ce, lors d'un abattage rituel, afin qu'ils ne soient טרפה "tréfa" "déchirés" (faux sens) ni נבלה "névéla" "cadavre".

En réalité, la Tora ne précise pas de mode d'abattage, ni pour les animaux terrestres, ni pour les volatiles, ni pour les animaux aquatiques.

Pour rappel, le rituel juif d'abattage des animaux a été justifié au nom de ce qui fut appelé la "tradition orale". Or, le judaïsme a montré ses dérives sur de nombreux points, des points prétendus transmis par "tradition orale", et, pire encore, des points pourtant écrits noir sur blanc dans la Tora.
Selon le judaïsme, le mode d'abattage et son détail auraient été aussi transmis par la "tradition orale", depuis Moïse. Puis, tout aurait été écrit. Malheureusement, ces écrits étaient exclusivement rabbiniques, et ils sont démentis à présent.
Selon la "tradition orale" du judaïsme, l'animal devait succomber par "égorgement" (ce qui est faux, cf. ce qui précède). Cet acte d'égorgement, selon le judaïsme, devait trancher la trachée artère et l’œsophage (conduit des aliments), ou la majeure partie des deux organes pour le bétail, ou la majeure partie de l'un des deux organes pour la volaille.
Rien dans la Tora ne permet de justifier ou valider ce mode d'abattage, ni de distinguer un mode d'abattage différent pour la volaille.
Le judaïsme s'est toujours justifié par sa "tradition orale", c'est à dire en fait ce qui a été transmis selon des règles rabbiniques. Mais, la Tora n'a jamais institué aucun rabbin comme guide spirituel ou religieux à la tête d'Israël. La Tora ne connaît même pas la notion de rabbin. Cette notion est apparue environ un millénaire après Moïse, qui, lui, institua la Tora sur injonctions divines.
Le judaïsme est une religion rabbinique qui s'est autoproclamée à la tête d'Israël, s'opposant ainsi à ce qui fut institué par l’Éternel.

Dans le mode d'abattage du judaïsme, une incision large et profonde devait donc être pratiquée. Les artères carotides (de chaque côté du cou) étaient implicitement tranchées, mais sans que ce soit le but de l'acte (pour rappel : le but était de trancher la trachée et l'œsophage). L'animal pouvait succomber par asphyxie, à cause du sang qui se répandait dans ses voies respiratoires, et par l'hémorragie sanguine. Une telle ouverture de la gorge nécessite beaucoup de gestes, de temps, et très probablement de douleur, de stress et de panique pour l'animal.
Selon certaines traditions orales (partagées par certains courants juifs), l'animal devait mourir couché, ce qui s'opposait aux boxes de contention modernes en lesquels l'animal se tient debout.
Selon la tradition orale aussi, l'animal devait mourir conscient, ce qui s'opposait à l'étourdissement des animaux avant abattage.
Rien dans la Tora ne permet de valider ce mode d'abattage, ni prétendre que l'animal doit être couché, ni prétendre que l'animal doit être conscient.

Concernant le verset par lequel le judaïsme se justifie :
Le Deutéronome, XII, 21 se traduirait comme suit :
...וזבחת...כאשר צויתך
"tu sacrifieras... ainsi que je te l'ai ordonné..."
La notion de "sacré" se trouve dans ce verset. Ce n'est pas une allusion à une tradition orale demandant ou transmettant un "égorgement". Ce sens d'égorgement est faux.
Ces mots parlent de sacrifice, c'est à dire de tuer un animal en le "consacrant" à l'Éternel, exclusivement. Il reste difficile de savoir précisément et avec certitude à quoi se rapporte "ainsi que je te l'ai ordonné", cependant une explication plausible suit (plus loin dans ces commentaires). Avant d'arriver à cette explication, quelques observations peuvent être faites. Ces mots, "ainsi que je te l'ai ordonné", peuvent se rapporter à des propos précédents du même chapitre, en versets 15 et 16. Car, il semble y avoir une répétition ou réécriture des versets 15 et 16 en versets 21 et 22, comme si un scribe avait voulu corriger sans supprimer ce qui est redondant. Néanmoins, il n'y a peut-être pas d'erreur ni de correction de scribe. Dans ce cas, ce que disent les versets 15-16 et 21-22 est : si le lieu de Résidence Divine est trop loin, tu (toi, Israël) pourras consommer de la viande, sacrifiée à l'Éternel, en tous les lieux de ton pays.
Explication plausible :
Les Israélites s'apprêtaient à entrer en leur pays après des années d'errance dans le désert. Moïse, auteur des propos du Deutéronome, XII, 21, faisait alors ses recommandations avant de mourir : "tu sacrifieras... ainsi que je te l'ai ordonné...".
A quoi peuvent se rapporter ces mots ("ainsi que je te l'ai ordonné") utilisés par le judaïsme pour justifier son mode et rituel d'abattage ?
Cette réponse se trouve probablement en livre du Lévitique, chapitre XVII (lire tout le chapitre). L'explication serait clairement exprimée en verset 7 :
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Certes, des sacrifices à l’Éternel étaient faits, mais sans véritable mode d'abattage codifié ou institué.
L'égorgement devait probablement être la pratique la plus courante pour tuer un animal, mais non la seule, ni un unique mode d'abattage obligatoire comme l'a prétendu le judaïsme.

Comment faire pour sacrifier à l'Éternel, ainsi que le rappelle Moïse ?
- Il est essentiel que l'animal ne soit voué, offert ou consacré à un (prétendu) dieu, démon, esprit, culte païen, etc. Car, le paganisme est à l'origine du commandement exprimé en Lévitique, XVII, 5.
- Obéir au commandement qui demande de répandre le sang, c'est à dire le rejeter comme de l'eau (Deutéronome, XII, 16 et 24), le recouvrir de terre s'il s'agit d'une chasse (Lévitique, XVII, 13), est aussi essentiel à cette consécration.
- En se référant au זבח פסח "zvah Pessah" "sacrifice de Pessah ou "sacrifice pascal", rien de particulier n'apparaît dans la Tora qui devrait être dit ou pratiqué sinon obéir à tout ce qui est ordonné pour ce sacrifice. Par exemple, pour ce cas précis du זבח פסח "sacrifice de Pessah", et entre autres points à respecter, obéir signifie : le consommer dans une même habitation, ne pas en sortir la viande à l'extérieur, n'en briser aucun os (Exode, XII, 46). Cet exemple est cité pour expliquer que c'est par le respect des règles, par l'obéissance à la Tora que l'animal est consacré ou sanctifié, mais pas par un mode d'abattage inventé ou une pratique rendue obligatoire, ni par une "prière" ou "bénédiction" prononcée (en réalité une "récitation"). Se référant encore au זבח פסח "sacrifice de Pessah", aucune trace d'une telle récitation n'est connue dans la Tora.
Un animal est sanctifié, consacré à l'Éternel si telle en est l'intention, et par l'obéissance à ce que la Tora demande, sans rien y ajouter, sans rien y soustraire. Des paroles récitées mécaniquement n'ont pas de valeur, ne permettent pas de consacrer un animal ou une offrande, ni quoi que ce soit.
Concernant les animaux qui devaient être présentés à la Résidence Divine pour y être consacrés, le Lévitique, XVII, 5, indique que ces animaux devenaient ainsi des זבחי שלמים "sacrifices rémunératoires". Le Lévitique, XIX, 5-6, indique qu'un sacrifice rémunératoire doit être consommé le jour même et le lendemain. Le consommer plus tard est une grave profanation.

Qu'en est-il depuis que Moïse a levé l'obligation de se rendre à la Résidence Divine ?
Selon le Lévitique, XVII, 6, le sang de l'animal devait être répandu sur l'autel, et certains organes y être déposés aussi, ce qui en faisait un זבח שלמים "sacrifice rémunératoire". En levant l'obligation de se rendre à la Résidence Divine, du fait des distances, il devenait impossible d'amener le sang et les organes sur l'autel. Sans cette partie, un tel sacrifice ne pouvait plus être un véritable זבח שלמים "sacrifice rémunératoire", parce que tout n'était plus fait pour le sanctifier ainsi, en tant que זבח שלמים "sacrifice rémunératoire". L'animal restait néanmoins un זבח "sacrifice", ainsi consacré par ce qui devait être observé (cf. ce qui précède). Dans ce cas, celui d'un animal consacré, mais qui n'est pas un זבח שלמים "sacrifice rémunératoire", la viande peut alors être consommée au delà du lendemain. Il en est de même de nos jours.
Une personne en état d'impureté n'aurait pas eu accès à un זבח שלמים "sacrifice rémunératoire" (Lévitique, VII, 19-20, en commentaire de la mitsva Lévitique, VII, 11-15). Mais, dans le cas d'un animal consacré qui n'est pas un זבח שלמים "sacrifice rémunératoire", la viande pouvait être consommée par toute personne, en état de pureté ou non, comme l'indique clairement le Deutéronome, XII, 22. Il en est également de même de nos jours.

La viande dite כשר "cachère", c'est à dire conforme au judaïsme, est-elle conforme à la Tora, consommable par les Israélites ?
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, son mode d'abattage n'est pas recommandé. Le judaïsme prétend être la religion d'Israël, mais, ce qui précède, entre autres sujets, démontre que non.
Cependant, la viande dite כשר "cachère" répondrait aux obligations essentielles : elle est bien consacrée à l'Éternel et non à un autre culte ou (prétendu) dieu ou démon, etc. Le sang n'est pas utilisé ni consommé, mais bien répandu, rejeté. La viande dite "cachère" est donc acceptable, consommable par les Israélites. Toutefois, elle n'est pas recommandée pour toutes les raisons qui sont exposées dans cet opuscule.
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Recommandations
- Contrairement à ce qui fut affirmé par le judaïsme rabbinique ou certains courants, rien ne permet d'affirmer que l'animal doit être conscient. Les méthodes actuelles d'étourdissement des animaux avant abattage ne sont pas contraires à la Tora.

- Contrairement à ce qui fut affirmé par le judaïsme rabbinique ou certains courants, l'animal ne doit pas obligatoirement être couché.

- Les boxes de contention ne sont pas en opposition à la Tora. Selon les cas, l'animal s'y tient parfois debout pour être étourdi, puis le box se renverse ou se tourne mécaniquement pour permettre d'autres opérations d'abattage. Ces méthodes ne sont pas contraires à la Tora.

L'animal peut être étourdi avant abattage. Il peut être abattu debout ou couché.

Les méthodes ou pratiques actuelles ne sont pas parfaites, mais certainement perfectibles. Par exemple, les volailles, pour être étourdies par un bain d'eau électrifié, doivent au préalable être suspendues par les pattes, tête en bas. Ceci constitue certainement un stress important pour les oiseaux, qui, en outre, sont aussi stressés par l'élevage intensif qui leur impose une croissance accélérée.


Pour rappel de ce qui précède : le mode d'abattage du judaïsme se faisait par une ouverture large et profonde de la gorge. Les artères carotides (de chaque côté du cou) étaient implicitement coupées. Mais, une telle ouverture de la gorge nécessite beaucoup de gestes, de temps, et très probablement de douleur, d'effroi ou panique pour l'animal.
Autre mode d'abattage proposé
S'il n'y a pas d'étourdissement ou s'il ne peut être convenablement fait :
Une autre méthode, peut-être pratiquée à l'époque biblique, consisterait à inciser seulement une artère carotide. Si cette artère est profonde, elle peut être atteinte et sectionnée par une lame fine à pointe pénétrante, et non par une lame extérieure coupant toutes les chairs sur son passage.
L'incision serait réduite et plus facile à faire qu'un large et profond égorgement. Cette méthode nécessiterait moins de gestes, moins de temps pour être pratiquée, et donc moins de stress et de douleur pour l'animal. L'incision devrait être faite à l'artère carotide qui conduit le sang du cœur vers la tête (l'équivalent de celle chez l'Homme appelée "artère carotide primitive gauche"), afin que le cerveau soit vite en situation ischémique, c'est à dire privé de sang et donc d'oxygène.
Si l'animal n'a pas été étourdi auparavant (car tous les animaux ne sont pas tués dans des abattoirs industriels pratiquant l'étourdissement) le manque d'oxygène au cerveau entraînera une perte de conscience de l'animal, du fait de l'hémorragie. Cette perte de conscience permettrait de ne pas prolonger le ressenti de la douleur, ni une éventuelle frayeur, nervosité ou panique.
Tout ce qui permet de limiter les émotions et la douleur est recommandé. Ainsi, couvrir les yeux de l'animal, par exemple, serait aussi recommandé.
Certains abattoirs diffusent de la musique afin de calmer les animaux avant abattage. Cet apaisement ne doit pas être saboté par des méthodes contraires lors de l'abattage.
Si l'étourdissement est possible, il est recommandé. Dans ce cas, la méthode ci-dessus, doit être remplacée par une autre permettant de saigner davantage l'animal, afin qu'il périsse au plus vite, avant de reprendre conscience. D'autres artères peuvent alors être sectionnées durant l'étourdissement, au cou et/ou au poitrail (selon les espèces).
Dans certains cas (selon les espèces), les animaux sont étourdis par l'impact d'un projectile à la tête avant d'être saignés pour être tués. Il serait peut-être préférable de les tuer directement ainsi, plutôt qu'en deux opérations, étourdissement et saignée ensuite.
S'il n'est pas possible de pratiquer l'étourdissement, ou s'il ne peut être pratiqué convenablement, il est préférable alors de s'en abstenir plutôt qu'affliger l'animal de ce qui serait dans ce cas un mauvais traitement.
Tout autre mode d'abattage, praticable actuellement ou dans l'avenir, qui serait meilleur que cette proposition, qui atténuerait davantage les souffrances émotionnelles et physiques de l'animal, peut, voire doit, être pratiqué. C'est peut-être pourquoi la Tora ne fixe pas de mode d'abattage, laissant ainsi la possibilité d'évoluer et s'améliorer.

*
* *

Étude du commandement Exode, XXIII, 19(b) : ne pas faire cuire de viande de chevreau dans le lait de sa mère.

Ce commandement indique un cas très précis qui regroupe quatre particularités :
- il s'agit d'un interdit de cuisson (לא תבשל)
- de viande d'un chevreau (גדי),
- dans du lait (בחלב),
- le lait de sa mère (אמו).
La précision de l'énoncé fait comprendre que cet interdit vise un cas spécifique, singulier. Ce pourrait être une antique coutume païenne pratiquée à l'époque biblique. Cette coutume pourrait avoir existé en Égypte, pays quitté par le peuple d'Israël lorsque ce commandement a été exprimé. Le peuple d'Israël aurait peut-être pratiqué cette antique coutume, d'où ce commandement pour contrecarrer cet usage, vraisemblablement cultuel et païen. Ce n'est pas le seul exemple d'interdit qui viserait de vraisemblables pratiques cultuelles païennes. Avec cet interdit, il y aurait aussi celui d'ensemencer un champ de graines mixtes (de différentes espèces, Lévitique, XIX, 19 et Deutéronome, XXII, 9), et celui de ne pas porter un vêtement "mixte" (tissé de laine et de lin, Lévitique, XIX 19 et Deutéronome, XXII, 11). Ces trois interdits viseraient trois cas de possibles coutumes païennes, afin que le peuple d'Israël ne s'y adonne pas, ou cesse de s'y adonner.

Dans le cas occurrent, l'interdit porte sur la situation précisément énoncée, soit ce qui rassemble ces quatre particularités : cuisson, chevreau, dans du lait, celui de sa mère. Toute autre situation, c'est à dire toute situation qui ne réunit pas ces quatre particularités, ne correspond pas à cet interdit, et n'est donc pas interdite.
Par exemple,
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<5> Concernant le judaïsme
Pour rappel : les pratiques du judaïsme sont évoquées au passé. Car, l'avenir du peuple d'Israël ne peut se concevoir dans le judaïsme, mais dans la Tora. Le judaïsme appartient au passé, à l'histoire d'Israël. Ce qui est rappelé l'est pour celles et ceux qui pratiquent encore selon le judaïsme, afin de distinguer ce que demande la Tora et ce qui vient judaïsme. Ce qui vient du judaïsme doit cesser.

Malheureusement, le judaïsme (religion rabbinique qui a supplanté la Foi d'Israël), a extrapolé ce commandement au point de ne jamais consommer dans un même repas des denrées carnées (viande) avec d'autres lactées (lait), même s'agissant de viande et de lait de bovin (alors que l'interdit porte sur les caprins), et même s'agissant de viande de volaille (les volailles ne sont pas mammifères : elles ne sécrètent pas de lait). Cette décision du judaïsme n'a aucun fondement dans la Tora.
Le judaïsme (religion née du rabbinisme, mouvement que la Tora ne connaît pas) déclara encore qu'un temps de plusieurs heures devait être attendu après toute consommation de viande, un temps pendant lequel toute denrée lactée est interdite à la consommation. Cette décision du judaïsme n'a aucun fondement dans la Tora.
Pour le judaïsme, encore, une vaisselle particulière devait aussi être utilisée pour les denrées laitières, et une autre vaisselle pour les produits carnés, les deux vaisselles ne devant jamais être employées l'une à la place de l'autre (un produit carné ne devant jamais toucher la vaisselle laitière, et inversement, et les deux vaisselles ne devant jamais entrer en contact l'une avec l'autre). Cette décision du judaïsme n'a aucun fondement dans la Tora.
Certains mouvements ou certaines personnes ont encore poussé l'exagération jusqu'à utiliser deux réfrigérateurs, l'un pour les produits laitiers, l'autre pour les produits carnés, et deux congélateurs aussi.
Pour le judaïsme, tout devait être séparé : les vaisselles, les éviers de cuisine, les endroits de conservation des denrées, les lieux de repas, les nappes, les repas, les restaurants, etc. (pour rappel : l'extrapolation est allée jusqu'à appliquer cette mitsva aux viandes de volatiles, alors que les oiseaux ne sont pas mammifères, ne sécrètent pas de lait).
L'excès de zèle rabbinique s'est toutefois arrêté au poisson, la chair de poisson pouvant être consommée avec des produits lactés, et les règles ci-dessus (vaisselle, évier, etc.) ne s'appliquant pas au poisson (selon le judaïsme).
Les décisions du judaïsme ne trouvent aucun fondement dans la Tora, mais relèvent de la mauvaise compréhension et de l'exagération. Les exemples fournis par le judaïsme montrent à quel point il est possible de s'éloigner d'un commandement et s'attacher à d'autres choses non demandées. Ce n'est pas le seul exemple d'écarts du judaïsme de la Tora.

Nul n'a le droit de se servir de la Tora, de la religion, pour imposer ses choix personnels, ses vues ou ses distorsions, aux autres.
La Tora a été écrite pour qu'on puisse s'y référer, et pour qu'elle ne soit pas déformée.

Deux mille ans de judaïsme, environ, n'ont apporté à Israël qu'exil, persécutions et tourments.
Lorsque Israël est fidèle à l'Éternel, Israël vit en paix et dans la prospérité. Toute l'histoire biblique l'indique.

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