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Le dit "monde artistique"
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Nous sommes en janvier 2026, et, comme depuis des lustres (hélas), j'entends encore une personnalité du dit "monde artistique" qui appelle à "se mobiliser". Cette personne s'élève contre le manque de réaction du "monde artistique" au sujet de l'Iran et ce qu'il s'y passe actuellement (de nombreuses personnes de la population auraient été tuées par le régime, qui est à la fois politique et religieux. Il y aurait des milliers de morts selon certains, des dizaines de milliers selon d'autres. Le nombre des morts annoncé varie entre dix mille et trente mille morts. La réelle situation n'est pas connue). C'est l'Iran qui fait l'actualité en ce début d'année 2026. Quelques décennies plus tôt c'était le Vietnam (un exemple entre autres). Voilà des décennies que le monde dit "artistique" se mêle de tout, et pas uniquement des conflits dans le monde. Ce n'est pas la première fois qu'un tel "appel" se fait entendre, et c'est à chaque fois de trop, autant que déplacé, inapproprié. Pourquoi le monde artistique devrait-il s'inviter, s'immiscer, s'ingérer dans les affaires du monde dans cet exemple, et d'autres sujets, domaines, etc. ? Ce sujet, un exemple parmi d'autres, n'a pas à être traité par le "monde artistique". Parce qu'il ne relève d'aucun art. Dans cet exemple, ce cas est dans les domaines de la politique et de l'information. Il concerne donc aussi les médias. Il relève éventuellement de la justice (mais, laquelle ? C'est encore une autre question, un autre sujet). Il relève du domaine dit "des affaires étrangères", de la politique internationale. Il relève éventuellement aussi du domaine militaire, de la défense. Pourquoi le monde artistique devrait t-il se saisir ou se mêler de tels sujets et d'autres ? Le monde artistique n'a rien à voir ou à faire dans ces domaines et sujets. Ce n'est plus de l'art. Qui a investi le monde "artistique", l'ensemble et chacun des "artistes", du "devoir" de se saisir de tous les sujets, en tous domaines, profitant de la notoriété pour influencer le public ? C'est de l'art, ça ? Non, ce n'est pas de l'art. User ainsi de la célébrité est pervers. C'est corrompre les raisons de cette célébrité, se servir de la célébrité pour manipuler le public et parvenir à d'autres fins que l'art, la raison de la célébrité. Le problème dénoncé est en résumé celui de prétendus "artistes" qui ne font alors plus de l'art, mais détournent la scène, l'écran, pour en faire leur tribune, la tribune de leur pensée, leurs opinions. Ils profitent de leur notoriété et de l'estime que le public leur accorde, pour toucher des masses populaires et les influencer. J'ai été choqué, plusieurs mois auparavant, d'entendre une chanteuse profiter de la scène, lors d'une émission télévisée, en direct, pour parler d'avortement et de son cas personnel. L'émission de télévision devait être un spectacle de variétés, des chansons (de mémoire, et sauf erreur). Mais, cette chanteuse a spontanément abordé ce sujet, sociétal, qui relève du privé, de l'intime, du couple, voire aussi des croyances religieuses de chaque personne. Malgré ces faits, elle a donné son avis, et elle a suggéré au public de suivre son exemple. Elle a fait un monologue, seule sur scène, sans personne pour débattre, pour exprimer un autre avis, ou un témoignage, un argument, une pensée différente, et sans personne pour la rappeler aux convenances. Ce fut suffisamment bref pour qu'on ne l'interrompe pas. Et, qui aurait osé l'interrompre et perturber davantage l'émission ? (Si toutefois cette perturbation n'était pas ainsi prévue, ce qui serait pire). Ce qu'elle a fait était plus qu'abusif. C'était un détournement. Cela n'avait rien à voir avec le thème de l'émission, rien à voir avec l'art, la musique, la chanson, les variétés et un programme télévisé de divertissement. Fichez la paix au public, au peuple, vous, les soi-disant "artistes" qui déviez de l'art, qui dénaturez l'art. Lorsque je vais acheter une baguette de pain, je ne veux pas entendre le boulanger me tenir un discours politique, ou religieux, ou sociétal, etc. et profiter ainsi de la venue des clients pour leur assener ses idées, les propager, qu'elles soient bonnes, ou justes, ou tordues. C'est pareil si je vais au supermarché. Que le caissier, la caissière, s'occupe de son travail d'encaisser, sans me parler d'un sujet de société selon ce qu'il ou elle en pense. Il en est de même si je vais consulter un médecin. Qu'il n'en profite pas pour autre chose que la médecine (cet exemple est une expérience que j'ai personnellement vécue, et pas appréciée du tout. Je ne revois plus ce médecin). Etc. Boulanger, caissière, médecin, etc. il ne faudrait pas que tout le monde profite d'une occasion, d'une position, pour introduire un sujet de manière déplacée, et exercer son influence auprès d'oreilles qui n'ont rien demandé. Si cela se développait, on pourrait assister à des pugilats verbaux tous les jours, voire pire, des rixes, n'importe où et à tout moment. Lorsque je vais à un spectacle, je veux voir et entendre un spectacle, le spectacle prévu et annoncé, celui pour lequel je suis venu. Je ne veux pas me trouver dans un meeting politique, ni entendre un sermon. Ce ne doit pas être une tribune accaparée et occupée par des "artistes" dits "engagés" qui s'adressent à un public qui n'est pas sur la scène, qui ne peut répondre, qui est mis en position d'élève d'un professeur "artiste" qui fait son cours en déviant du spectacle. Restez à votre art, vous les dits "artistes", et laissez l'art à l'art. Si vous avez des opinions politiques, religieuses, sociétales, etc. inscrivez vous dans un parti, une association, une organisation, etc. et militez de là, en simple militant(e) ou plus haut dans une hiérarchie si une telle position vous est confiée. Faites ainsi, comme toute personne anonyme est amenée à le faire. Il vous est aussi possible d’œuvrer de façon caritative et apolitique. Par exemple (entre autres), quarante ans plus tard le monde se souvient encore de USA for Africa ("United Support of Artists for Africa", "soutien uni d'artistes pour l'Afrique". La chanson "We Are The World" (1985) et l'album du même nom restent encore aujourd'hui l'album et le titre à caractère humanitaire les plus connus et vendus au monde). Nul ne vous blâmerait pour des œuvres sans prise de position politique, ni pour ou contre un sujet ou un autre, mais des œuvres à caractère humanitaire, comme en cet exemple, et sans jugement d'une situation, ou une crise, etc. Nul ne pourrait vous blâmer, mais le contraire se pourrait. Deux autres énormes problèmes m'apparaissent clairement. Le premier, ce sont les sources de ce que croient ou pensent les "artistes". Ces sources sont essentiellement les médias, avec les propres déviances des médias, mais qu'ils réfutent toujours en arguant leur "exemplaire professionnalisme, uniquement conduit par la seule objectivité". Cependant, bien que réfuté, le fait est : il y a des médias de gauche, de droite, des religieux, des moins religieux, des pas du tout, des partiaux sur un sujet, tandis que d'autres sont des partiaux inverses, et/ou partiaux sur un autre sujet, etc. Il y a de l'information, et de la désinformation. Dans ce dernier cas, la désinformation peut aussi se faire par de la dissimulation, par le non traitement d'une information, ou par une information incomplète, qui dévie ainsi la compréhension et l'opinion. Ce sont aussi des faits, et parfois reprochés par un média à un autre. Ils s'accusent parfois ainsi, mutuellement, tout en restant très mesurés pour ne pas eux-mêmes déplaire à leur public, auditeurs, téléspectateurs, lecteurs. Par ailleurs, un(e) journaliste peut travailler un jour pour un média, et vouloir ou devoir travailler un autre jour pour un autre média. Les transferts et les transfuges ne sont pas rares. Alors, les journalistes les plus malins, surtout parmi les "stars" (vedettes) de la profession, ont compris qu'il est préférable de rester mesuré dans la critique d'un média, voire se taire si c'est possible. Cependant, tous doivent le plus souvent s'aligner à l'ambiance rédactionnelle régnante. Les pauvres font ce qu'ils peuvent, comme ils peuvent. Dans d'autres circonstances, pour s'expliquer, se justifier, pour être recrutés par un média qu'ils ont dénigré, par exemple, ils savent alors se montrer riches d'arguments devant leurs "confrères". Ces derniers ne sont pas dupes, et réfléchiront selon leurs intérêts. En bref, ce que l'artiste dit "engagé(e)" croit savoir est majoritairement biaisé par le prisme déformant des médias. C'est le produit de la bien connue influence des médias, qui était souvent décriée dans le passé. Ce que l'artiste "engagé(e)" croit savoir, c'est aussi le produit de sources encore plus douteuses que les médias, des sources encore plus partisanes de ceci, encore plus adversaires de cela, voire encore plus entêtées, aveugles, voire pires, soit haineuses, et pires encore. Ces sources sont dans l'environnement socioculturel et professionnel de l'artiste "engagé(e)". Ce sont aussi les dits "réseaux sociaux", où tout peut être trouvé, informations, désinformation, mensonges grotesques et éhontés que, malheureusement, nombre de personnes veulent croire, jusqu'à la haine et la propagande haineuse. C'est d'un tel ensemble (liste non exhaustive) que se compose ce que l' "artiste" croit savoir, et ainsi ce pourquoi il/elle voudrait s' "engager". Et, malheureusement, ensuite, cet(te) "artiste engagé(e)" ainsi "informé(e)", ou "désinformé(e)", mais qui croit savoir, se fera amplificateur supplémentaire une fois sur scène, ou au micro, ou à la tribune, ou par un appel aux autres "artistes", un appel au public, etc. Je ne caricature pas. Je m'efforce de résumer, pour faire comprendre. Par ailleurs, encore, que veut dire le terme "engagé" ? Engagé dans quoi ? Sans plus de précision, "artiste engagé(e)" n'a aucun sens. Les médias répètent bêtement les mêmes formules depuis des lustres. Ils "persistent et signent" comme ils le répètent aussi, depuis des lustres aussi. Cette dernière formule est employée par la police, lorsqu'une déclaration est reportée par écrit. La formule "lecture faite, (le déclarant) persiste et signe", valide le report écrit, le confirme et le conclut par la signature. Le second problème qui m'apparaît est la pluralité d'opinion dans ce monde dit "artistique". Y a t-il une pluralité ? Y a t-il même une liberté ? Lorsque quelqu'un de ce monde "artistique" se scandalise du manque de mobilisation pour une prétendue cause ou une autre, que voudrait cette personne ? Elle voudrait que, comme elle-même, tous les "artistes" se rassemblent en bloc pour servir cette prétendue cause ou une autre. A t-on le droit d'avoir une opinion différente ? Contraire ? Probablement pas, puisqu'il n'y a pas d'appel à la pluralité, ni à un débat (un débat serait encore plus en dehors de l'art). Un tel appel s'attend à une même opinion collective. Il ne m'apparaît pas démocratique, ce monde dit "artistique". Il m'apparaît même totalitaire. Ce qui m'apparaît est un monde en lequel les personnes se cooptent, les unes les autres, par leurs connaissances les unes des autres. Ainsi, il faut être hypocrite pour plaire à tout le monde, être copain, copine, avec tout le monde ou avec le plus grand nombre, afin d'être appelé(e) pour participer à tel spectacle, telle émission, telle réalisation, etc. Sinon, si une personne déplaît, c'est simple, elle est évincée de fait (mais nul ne le reconnaîtra). En bref, on ne vous fait pas travailler, vous ne travaillez pas ou peu, sauf si vous avez un talent et un charisme exceptionnels, et une grande popularité, ce qui forcerait alors le "monde artistique" à vous faire des sourires et ronds de jambes pour vous séduire et profiter de ce que vous pourriez lui apporter, pas nécessairement en terme d'art. Il m'apparaît ainsi "pourri" ce monde dit "artistique". (Pas plus que les autres, me répondrait-on. Mais, je n'ai pas écrit qu'il serait le seul). "Démago", le dit "monde artistique" ? Pourrait-il ne pas l'être, puisqu'il faut plaire au public ? On ne peut imaginer un "artiste" ou un "monde artistique" qui déplaît au public. S'il s'agit d'une personne, elle sera "gentiment" écartée sans que nul ne le sache, surtout cette victime elle-même (parce qu'elle s'en plaindrait, publiquement). S'il s'agit du "monde artistique" plus largement, il ne tardera pas à revenir à la démagogie pour assurer la réussite des spectacles, etc. Des millions d'euros (dollars, ou autres monnaies) peuvent être investis. On n'est plus dans l'art, mais dans l'investissement, dans l'attente du retour sur investissement, et la rémunération des "artistes", dont les plus populaires sont plutôt bien, voire très bien rémunérés, bien plus que les techniciens et tout le personnel administratif, les intermittents du spectacle, etc. qu'il faut rémunérer aussi, avec les charges afférentes, etc. etc. etc. On n'est plus dans l'art, mais dans la finance, la gestion. Il n'est pas question de laisser entendre un dérapage impopulaire qui ferait du tort à tout ce qui a été investi, et dont un retour bénéficiaire est attendu par tous ou presque (selon le cas et le statut de chaque personne). Une opinion d'artiste dissonante serait vilipendée par tout le reste du "monde artistique". Malheureusement, il n'est pas seulement "démago" le dit "monde artistique". Il est aussi manipulateur lorsqu'il s'adresse à l'opinion publique, qu'il veut donc amener à une pensée, une position, etc. sur un sujet ou un autre. Il y a interaction, dans les deux sens : Il doit être "démago" pour amener le public (il prend alors l'opinion du public), et il se fait manipulateur lorsqu'il s'adresse à un large public pour autre chose que de l'art (il donne alors son opinion au public). C'est bien pervers. C'est un fait, et c'est alors un facteur de manipulation des masses populaires. Cela n'a rien à voir avec l'art. J'ai encore en mémoire une âpre expérience vécue. Lors d'une soirée, en présence d'environ une douzaine de personnes qui ne se connaissaient pas toutes, l'une d'elles a fait une sorte de cours ou discours aux autres. Selon cette personne (un homme), il serait nécessaire d'inclure de la politique dans l'art. Il s'exprimait aussi sur le féminisme, et le "patriarcat", et blablabla. Ces sujets et ses opinions ainsi exprimées étaient déplacés. Les personnes n'étaient pas réunies pour entendre cela, et cela relevait et relève des opinions personnelles. A un certain moment j'en ai eu assez de l'entendre ainsi se répandre, voire influencer les autres personnes, qui, polies et/ou perplexes, l'écoutaient, et parfois dans un silence quasi religieux. Je ne voulais pas intervenir, mais, à un certain stade, le laisser encore étaler ses opinions m'a semblé inacceptable, surtout en pensant à l'influence qu'il exerçait, les idées et pensées qu'il semait dans les esprits. Puisqu'il s'exprimait, seul et sans opposition des autres personnes, j'ai pensé avoir le droit de m'exprimer aussi, modérer son expression, équilibrer son opinion, qu'il propageait. J'ai tenté de dire que l'art doit rester de l'art, sans être entaché de politique, ni d'autres sujets qui ne sont pas de l'art. Malheureusement, je ne pouvais pas m'exprimer librement. Je n'aurais pu expliquer tout ce qui est écrit ici. Je voulais modérer ses propos, mais sans perturber moi-même la soirée en voulant contrecarrer ce "haut parleur" qui s'exprimait, très affirmatif, sûr de lui, catégorique. Il y eut une discussion entre nous. Il m'a "servi" des réponses toutes prêtes, toutes faites, de ce que j'appelle du "prêt à penser" (comme il existe du "prêt à porter", du "tout fait", prêt à servir, pré-taillé, pour un maximum de personnes). Entre autres exemples, j'ai dû entendre (et supporter) : "Alors, tu dis que l'art ça doit être seulement de peindre des paysages". Il m'imputait ainsi des propos que je n'avais pas tenus et qui n'étaient pas ma pensée. Surtout, sa réponse était très réductrice. L'art ne se réduit pas à la peinture, ni à des paysages. Sa propre réponse réduisait l'art à cela, si, selon lui, on n'y inclut pas de la politique. (Reformulation : selon lui, sans politique l'art ne serait que des paysages peints). Entendre des stupidités, et dites si catégoriquement, est toujours étonnant, désarçonnant. On reste un temps sans pouvoir répondre. Ses propos étaient une calomnie immédiate. Je n'avais pas tenu ces propos, ni même eu cette pensée, mais sa réponse "toute prête à servir" me faisait dire ce que je n'avais pas dit (ni pensé). Il ne semblait pas le réaliser. Il m'a ainsi "servi" cette réponse, probablement guidé par une sorte d'automatisme prêt à entrer en fonction et qui s'est déclenché à cet instant (et d'autres encore). Peut-être avait-il bu. Il m'est surtout apparu sûr de lui, sûr de détenir raison, sûr de ce qu'il croyait savoir, mais qui ne provenait pas de lui (il n'avait pas inventé ce qu'il disait sur le "patriarcat", soit des idées déjà entendues qu'il répétait. Il n'avait pas, non plus, inventé ce terme). Malgré ce que je pouvais dire, il continuait sur la nécessité d'inclure la politique dans l'art sans quoi ce ne serait que "peindre des paysages", ce qu'il a répété plusieurs fois. L'art n'est pas cela, ni seulement cela. La politique n'est pas de l'art et inversement. L'art c'est l'expression d'une personne, qui exprime ses sentiments, ses émotions. L'art c'est aussi l'imaginaire. C'est peindre (par exemple) ce qui est imaginé par l'artiste, et qui n'existe pas (comme la peinture dite "surréaliste", par exemple). L'art, c'est aussi l'univers onirique, qui est si vaste, sans limite. Ce ne sont, bien sûr, que des exemples, et pas une définition exhaustive. Je passe sur d'autres échanges que nous avons eus (notre conversation est restée courtoise, relativement amicale bien nous n'étions pas amis, mais ne nous connaissions pas). Une information essentielle doit être ajoutée. Cette personne était là avec une collègue de travail. Ces deux personnes se sont présentées en organisatrices de spectacles pour le compte d'une mairie et/ou un département (je ne sais plus). Dans la conversation j'ai pu entendre aussi qu'ils préparaient des spectacles à thèmes, notamment sur le thème du féminisme (peut-être à la demande de la mairie ou du département). C'est ainsi que des foules sont manipulées. Le public est bombardé ici et là, à doses mesurées, d'idées qu'il doit avoir sur ceci, et sur cela, et qui sont répétées, à la télévision, dans les publicités, dans les spectacles, etc. Un bombardement répété, ici, et là, par telle personne, et telle autre, etc. forcément, ça s'inscrit dans les pensées, les modes de pensée. Tout cela "formate" les esprits. Le public subit sans le comprendre. Partout où il se trouve, il reçoit un "formatage", une sorte de format "standard", une pensée qu'on lui inculque, et qui est répétée, comme cette personne qui parlait de "patriarcat", un mot qui n'est certainement pas sorti de sa pensée propre. Certains se moquent des religions qui endoctrinent. Pourtant, ce qui se fait ainsi par les spectacles, la télévision, etc, soit en quelques mots la manipulation et le formatage des foules, ce n'est pas mieux. C'est même dès l'école primaire qu'un "formatage", "conditionnement", endoctrinement est fait, dans des pays dits "occidentaux", dits "libres", voire avant l'école, dans des programmes pour enfants, des dessins animés par exemple, etc. Quelle petite fille n'a pas subi le conditionnement à la couleur rose, par exemple ? D'innombrables le sont, dès le berceau. Jeunes adultes ou adultes, elles le sont encore par un "féminisme-démago-au-ras-des-pâquerettes", comme l'a fait un film (sorti en 2023, sauf erreur), fustigé par certain(e)s, adulé par d'autres. Cet exemple est aussi représentatif de l'interaction décrite ci-avant, soit un film "démago" pour atteindre une réussite commerciale, qui renforcera le conditionnement déjà reçu (couleur rose et "féminisme-rose", dans cet exemple) qui était déjà la raison de la démagogie conduisant à faire un film. Le cercle vicieux, la "boucle vicieuse" est ainsi bouclée, et le conditionnement renforcé. Il semble utile de souligner encore qu'un tel exemple, ce film, a eu une portée internationale. La portée de ce démago-conditionnement a été internationale, et les revenus (le retour sur investissement dans le langage approprié) ont été faramineux (grâce à la démagogie). Avec de tels revenus, des propos en coulisses pourraient dire : "Ouais, mais, ça vaut le coup d'être démago, quoi. Tout le reste on s'en fout. T'as pas vu comme ça rapporte !? On tombe sur le cul, quoi !" Est-on encore dans l'art, dans le dit "septième art" avec de tels exemples ? Personnellement, je préfère que les commerçants se présentent en commerçants. S'ils prétendent être autre chose, je n'ai plus le même regard, la même opinion, le même respect pour eux, et je ne vais plus dans leur boutique. Que les moqueurs ne se moquent pas des religions ni des régimes dits "totalitaires". La "pensée unique" est aussi un fait dans les pays dits "occidentaux". Endoctrinement et conditionnement sont aussi des faits dans les pays dits "occidentaux", des faits qui ne se disent pas ou peu, mais des faits, des réalités. On n'emploie pas la force ni une évidente brutalité, mais la manipulation par la séduction, en employant des arguments spécieux, fallacieux, en employant des mots comme "liberté", en l'amalgamant à "démocratie", etc. et sans oublier de parler d' "amour", rarement en politique, mais que les "artistes", eux, ne manquent pas d'employer. Est marginalisée, mise au ban, toute personne qui n'a pas les idées et/ou le comportement que les autres ont par le conditionnement. Les spectacles qui n'en sont plus, en lesquels je vais entendre des propos déplacés, je n'y vais plus, je ne les regarde plus. Les soi-disant "artistes" dits "engagés", vous n'êtes alors plus dans l'art. Vous n'êtes alors plus des artistes. Les soi-disant "artistes engagés" sont aussi, parfois, des "artistes" oubliés, qui ne savent plus quoi faire pour revenir dans la lumière des projecteurs, sur le devant de la scène. Ils s' "engagent" alors, dans une "cause" dont ils n'ont que peu ou rien à faire, mais en espérant un retour dans la lumière, un retour de leur nom dans les médias. C'est aussi cela, parfois, un dit "artiste engagé". C'est triste. Les dits "artistes engagés", vous êtes à dégager lorsque vous sortez de l'art pour dérailler. Malheureusement, les dits "artistes" ne sont pas les seuls à sortir des rails. Les sportifs ne s'en privent pas, non plus. Comme les "artistes", ils profitent de leur célébrité. Ce qui a été écrit ici est tout ou partie autant valable pour les sportifs. A ces derniers s'ajoutent encore, parfois, d'autres personnalités connues du public, comme (mais plus rarement) des animatrices, animateurs, de radio, de télévision, etc. Les "artistes" sortent de l'art et profitent de leur célébrité pour toucher le public, et d'autres, comme les sportifs font de même. En plus de ces faits, j'entends des médias affirmer que le service public de télévision serait politisé. Et j'entends encore, des médias, que la justice serait politisée. Y aurait-il autre chose, encore ? Basta ! Que chacun reste à sa place et à sa fonction, sans détournement. De plus, mieux définir l'art et qui est artiste permettrait d'éliminer un peu de la confusion qui règne. Par exemple, de la politique chantée et mise en musique ne devient pas de l'art de ce fait. Cela reste de la politique, de l'expression politique sous forme de chant. Ce n'est pas de l'art. La mise en musique est le fait de techniciens qui maîtrisent des techniques musicales et l'usage des instruments. Ils mettent ainsi en musique ce qui leur a été demandé. Ils ne s'expriment pas eux-mêmes, ni leurs émotions, ou sentiments, rêves, etc. Ce qu'ils mettent en musique ne fait pas d'eux des artistes, de même qu'un professeur de musique et/ou d'instrument n'est pas forcément un artiste, mais un technicien qui maîtrise cette discipline, cet instrument, et enseigne comment faire de même. Un(e) musicien(ne) n'est pas forcément un(e) artiste. Un(e) artiste est une personne créative. S'il s'agit d'une personne qui imite quelqu'un ou quelque chose, cette personne imitatrice n'est pas une artiste. C'est une copiste. Un(e) copiste est un(e) technicien(ne) qui imite, fait de même qu'une autre, reproduit ce qui existe. Ce n'est pas un(e) artiste. S'il ou si elle reproduit une œuvre à l'identique, et prétend que c'est une œuvre originale, c'est alors un(e) faussaire. Un(e) faussaire n'est pas un(e) artiste, mais un(e) habile technicien(ne). Aujourd'hui tout est dit "art", sans distinction. Tout n'est pas de l'art. Et n'est pas "artiste" toute personne prétendue l'être, ou qui se prétend elle-même "artiste". Bien sûr, il y a les guerres d'Irlande. ... Mais, voir un ami pleurer. ... Bien sûr, il y a nos défaites. Et puis la mort qui est tout au bout. ... Bien sûr, les femmes infidèles. Et les oiseaux assassinés. ... Mais, voir un ami pleurer. Ce sont quelques paroles d'une chanson (de 1977) d'un album intitulé "Les Marquises". Le titre de la chanson est "voir un ami pleurer", chantée par Jacques Brel et reprise par de nombreux autres personnes dites "artistes". Je n'ai aucun droit sur cette œuvre, c'est pourquoi elle n'est pas entièrement reproduite ici. Les quelques mots qui sont cités le sont à des fins didactiques, pour illustrer et étayer ce qui est exposé en cette page, sans aucun but d'exploitation de cette œuvre. C'est un exemple en lequel l'artiste exprime ses émotions, ses sentiments, ses craintes (la mort). La chanson commence par un conflit dans le monde (guerres d'Irlande). Mais, l'artiste ne s'exprime pas sur ce sujet. Il le cite comme une peine, parmi d'autres peines exprimées aussi. L'artiste exprime sa propre profonde peine, plus profonde encore, pour être atteint par les pleurs d'un ami, une peine plus proche, plus touchante, qui prend le dessus sur les autres peines. L'artiste exprime ses émotions, ses sentiments. L'art n'est pas que "peindre des paysages". L'art n'est pas de la politique, et vice-versa. L'art est sincère. L'art ne fait pas de calcul, ni commercial, ni démagogique, ni autre. L'art n'est pas du militantisme. Le militantisme n'est pas de l'art. Et le militantisme ne doit pas se cacher derrière l'art, ou prétendre être de l'art, ni un(e) militant(e) se dire artiste, ni se servir de l'art pour son militantisme. Accueil de La Pétaudière |
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