Le "droit international".



Copyright © Hervé Taïeb, septembre 2025.


Le "droit international est le titre, tiré du sujet principal. Mais, faut-il laisser le singulier ?
Car, tenant compte des si nombreuses personnes qui en parlent, et qui font parler ce "droit", le pluriel pourrait être envisagé.

Le "droit international" "populaire".
Tout le monde se mêle de tout (c'était le sujet de l'article de février 2024 ).
Et, bien sûr, comme tout le monde se mêle de tout, tout le monde s'exprime au nom du "droit international".
C'est à croire que tout le monde, les populations, les personnes politiques, les journalistes et médias, leurs invités, les consultants et "experts", etc. etc. etc. sont tous d'éminents juristes, tous versés dans l'étude et la connaissance des lois internationales, tous en capacité de juger les situations, et tous investis du droit de juger. Et nul ne s'en prive.
Et, bien sûr encore, toutes ces personnes s'expriment comme si elles savaient tout des dossiers et situations.
Ainsi, toutes ces personnes expriment leurs jugements, alors que ce serait, en théorie, la fin d'un long processus d'instruction, d'audiences, de production de preuves etc. un tel ensemble lors d'un procès.
Mais, voilà, hélas, telle est la situation : tout le monde sait tout, tout le monde se fait juge, tout le monde prononce son jugement, et même "exige" ceci, cela, etc.

C'est ainsi que des milliers de personnes à travers le monde parlent, considèrent, accusent, emploient des termes et expressions tels que
"crimes de guerre",
"crimes contre l'humanité",
"génocide",
"extermination",
"apartheid",
"assassinats",
"massacres",
"nazis", "nazisme",
"crimes," "criminels",
"exactions",
"holocauste",
etc. (liste non exhaustive, malheureusement).
Les termes les plus importants, les plus graves, sont recherchés pour être employés.
C'est ignoble.
Quelques personnes, plus vicieusement prudentes, et aussi infâmes, emploient des termes choisis sans définition juridique, ou imprécise, tels que, par exemple, "carnage", "atrocités", "barbarie", (liste non exhaustive, malheureusement).
S'il existait d'autres termes ils seraient employés aussi, à fortiori s'il en existait de plus graves.
Concernant "barbarie", l'emploi de ce terme est particulièrement pervers. Car, plus d'une fois il a été employé pour qualifier la "barbarie nazie". De ce fait, employer ce terme correspond à dire "nazisme" sans le dire explicitement.
C'est extrêmement grave, odieux et insultant. C'est aussi particulièrement sournois, abject, répugnant.
Cette escalade verbale est innommable et déshonorante pour qui emploie de tels termes et s'en salit, mais aussi pour qui les écoute, les croit sans discernement, s'en imprègne et s'en souille.

Qui vérifie de telles allégations ?
Qui les contredit ?
Qui cite un article du "droit international" ?
Qui l'explique éventuellement, et l'explique convenablement ?
Car, plutôt que des explications convenables, des interprétations détournées seraient données et prétendues au nom de ce fameux "droit international" que "tout le monde connaît si bien".

En réalité, une majeure partie de personnes exprime un parti pris, un parti pris exprimé en invoquant et en manipulant le fameux "droit international". Il est ainsi instrumentalisé, pratiquement à chaque fois qu'il est invoqué.
Leur parti pris ignoré ou dissimulé, toutes ces personnes se font "avocates" ou "procureures" du "droit international".
Elles parlent et prétendent au nom du "droit international".
Elles déclarent, pour un sujet ou un autre, "c'est contraire" ou "c'est interdit", ou, à l'inverse, elles allèguent "le droit international ceci", "le droit international cela".
Ces personnes jugent aussi. Pour rappel (de ci-avant) ces personnes expriment ce qui serait, en théorie, la fin d'un long processus judiciaire. En quelques mots, quelques secondes, elles expriment un jugement, leur jugement. Ainsi, tout le monde se fait juge, et avec assurance, et avec arrogance.

Est ainsi constamment inventé un "droit international" qu'en fait nul ne connaît, mais que tout le monde façonne à sa guise.
Même des syndicats de salariés, qui sont en théorie apolitiques, et dont le rôle est en théorie dans le seul cadre du travail, et, encore en théorie, en leur seul pays, se sont mis à appeler à manifester, au sujet d'un conflit ou un autre dans le monde, ou pour telle ou telle autre raison, et, bien sûr, en prétendant des raisons du "droit international" qu'ils considèrent ou prétendent violé.
Ce sont pourtant eux, ces syndicats qui violent des domaines qui ne sont pas les leurs, hors du cadre apolitique, hors du cadre du travail, et hors de leur pays.

Des termes aussi graves que ceux ci-avant ne devraient être employés qu'après un long processus judiciaire et un valable procès qui aboutirait à ces conclusions.
Les médias, par exemple, n'ont pas le droit de qualifier d' "assassin" une personne qui n'a pas encore été jugée et reconnue coupable (c'est un exemple, et selon les pays et législations). Avant jugement les médias la qualifierait de "meurtrière présumée", ou "suspect numéro un", ou d'autres semblables formules qui n'accusent pas.
Malheureusement, des accusations et termes graves, comme ceux ci-avant, peuvent être employés par tout le monde et n'importe qui, sans restriction.
Nul ne tient compte de la gravité de tels propos, et nul ne s'abstient. C'est malheureusement indéniable.
Ils sont abondamment employés, tous les jours écrits et entendus dans les médias, exprimés par leurs invités qui profitent ainsi de cette tribune, voire exprimés par ces médias eux-même (exprimés par leurs journalistes et/ou présentateurs d'émission, voire d'autres personnes qui peuvent éventuellement le faire contrairement à la volonté de leur média).

Plus rarement certaines personnes ou entités emploient un langage prudemment détourné. Elles s'expriment en disant, par exemple, "détenir des preuves d'atrocités", ou, autre exemple, "collecter des preuves de génocide".
Concernant des "atrocités", il faudrait une définition juridique, et acceptée par toutes les parties en cause.
Concernant des "preuves", il faudrait qu'elles soient irréfutables, incontestables. C'est encore un valable procès qui doit en juger et aboutir à de telles conclusions, confirmant les "preuves".
Or, faire une déclaration publique et prétendre, par exemple, "collecter des preuves" signifie qu'il y en aurait, alors que ce n'est pas sûr. Car, ces "preuves", nul ne sait à ce stade ce qu'elles seraient, ni même s'il en existe. Nul ne les a produites, nul ne les a examinées, validées ou invalidées, etc.
Cependant, lorsque de tels propos ou de semblables sont tenus, ils s'inscrivent dans les esprits du public, façonne l'opinion du public, désinforme et manipule l'opinion du public.
Il en est de même concernant un terme aussi grave que "génocide", si grave mais si souvent employé par tant de monde.

Il devrait être interdit (par un droit malheureusement inexistant à ce jour) d'employer de telles accusations (quelques rappels : "crimes contre l'humanité", "génocide", "extermination", etc. ).
L'emploi de ces termes est grave, et il est aussi insultant. Il est particulièrement inacceptable qu'ils soient employés par un chef d'État ou de gouvernement contre un autre État ou chef d'État ou de gouvernement.
Dans de tels cas c'est alors tout un État qui est ainsi insulté par un autre officiellement représenté par son chef d'État ou de gouvernement qui tient de tels propos.
Et, bien loin de la diplomatie, c'est aussi de la grossièreté qui est exhalée.
Malheureusement encore, des chefs d'États ou de gouvernement ont tenu de tels grossiers propos autant que graves accusations et insultes.

La gravité de l'emploi de tels termes, accusations, jugements, est d'autant plus indigne, nocive et intolérable s'ils sont employés par l'ONU, l'un de ses représentants ou l'un de ses employés, sans aucune retenue ni pondération, mais bien le contraire, alors qu'ils devraient s'abstenir, se tenir et rester neutres, plutôt que "jeter de l'huile sur le feu" (expression francophone, sens figuré signifiant "embraser" la situation plutôt que l'apaiser, "l'éteindre").
Même certains chefs d'États s'abstiennent d'employer de tels termes et/ou accusations. Ils s'expriment autrement, avec mesure et/ou morale, en tenant compte de l'importance, la gravité, de tels mots et accusations.
L'emploi de tels termes, publiquement, à la face du monde, sont des déclarations incendiaires qui, loin d'être apaisantes, ont pour effet de soulever des foules populaires désinformées par des accusations qui n'ont été ni vérifiées ni jugées. Ce sont des accusations proférées, médiatisées et répandues dans le monde comme des vérités qu'elles ne sont pas (au stade où elles sont publiquement lancées au public).
De tels termes, de telles accusations, incitent à la haine, rendent des personnes, voire des foules, ainsi enivrées de colère, voire de désir de vengeance.
Les effets de tels termes et telles accusations peuvent être plus immédiats et plus dévastateurs que la haine semée par des dirigeants religieux durant des siècles.
C'est la triste réalité de l'an 2025 (de l'ère chrétienne).

Des organismes "officiels", des personnages politiques, des particuliers, des médias, des entités diverses, etc. tous se servent à tout-va de tels termes et telles accusations, sans oublier des organisations en théorie apolitiques (par exemple, entre autres, de multiples entités dites "ONG", "Organisation Non Gouvernementale").

C'est un chaos. C'est une honte. C'est une honte mondiale.
C'est la "honte internationale"

Devraient être poursuivies par une véritable justice, jugées et "condamnées", les personnes qui usent et abusent ainsi de tels mots, déclarations, accusations, jugements.
Ces personnes répandent ainsi de la haine, voire recherchent ce but, veulent exciter des foules et opinions publiques, les manipuler, les soulever.
En outre : ci-dessus le mot "condamnées" a été mis entre guillemets parce que le terme est bien proche du concept religieux chrétien de "damnation" présent dans le terme "condamnation".
Ce qui est appelé "justice" et qui s'exerce aujourd'hui est basé sur des concepts chrétiens qui ont été en usage en matière de "justice", voire sont encore en usage (selon les pays). Là où ils ne sont plus en usage (en théorie) la "justice" actuelle reste cependant le prolongement de ce qui avait été institué.
D'autres concepts et termes sont souhaitables et souhaités.
Concernant la "condamnation", il aurait pu, voire déjà dû, être remplacé. Il pourrait l'être par un terme existant, tel que, par exemple, "peine", "pénalité", "répression" (dans le sens de "réprimer un mal"), "réparation" si elle est possible, …


Le "droit international" "institutionnel".
Qui y adhère ? Quels états ? Lesquels n'y adhèrent pas ?
Qui décide de ce "droit international" ?
N'y en a t-il qu'un ? Qui en a décidé ainsi, et pourquoi ?
A t-on le droit de ne pas être d'accord, et ne pas y adhérer ?
Est-il hégémonique ?
Quel est le champ de ce droit ? Jusqu'où ce "droit" a t-il lui-même le droit d'aller et s'étendre ?
Ce "droit" s'impose t-il au monde entier ? Aurait-il ainsi colonisé le monde ?
Comment a t-il été construit, et par qui ?
Sur quelles bases ce "droit" a t-il été construit ?
Qui s'y soumet (de gré) ? Qui y est soumis (de force) ?

Ces questions sont légitimement posées car, "international" signifie "entre nations". C'est à dire un accord entre nations qui ont choisi cet accord, en tant que "droit" qu'elles ont accepté, un "droit" auquel elles adhèrent.
Un tel "droit" s'applique pour ces nations et entre ces nations, uniquement dans ces nations.
Si un tel "droit" tente de s'étendre au delà de ces nations, c'est alors un fait dictatorial, colonisateur, hégémonique, expansionniste, impérialiste, autocrate.

Ce sont quelques réponses à ce "droit international" que tout le monde emploie dans ses propos et manipule ainsi à des fins partisanes et propagandistes.
Ce "droit international", que tout le monde fait parler à sa guise, n'a plus aucun sens.


La "communauté internationale".
Pires encore sont les personnes qui parlent au nom d'une encore plus grande nébuleuse intangible qu'est la "communauté internationale".
Cette expression aussi est entendue, de même que l' "opinion internationale". Tout le monde les fait parler.
Mais, qu'est-ce que la "communauté internationale" ?
C'est une expression qui n'a pas de définition exacte, ni légale. Elle n'a pas de définition du tout.
Ainsi elle peut être employée "comme on veut", et elle est, en effet, employée à tort et à travers.
La "communauté internationale" est constamment inventée, de même que la "position de la communauté internationale", ou encore la "condamnation de la communauté internationale", et parfois aussi la "condamnation unanime de la communauté internationale".
De telles expressions font croire qu'il y aurait eu des votes, et qui parviendraient à l'unanimité de surcroît.
Qui contredit de telles inventions ?
Elles sont malheureusement entendues tous les jours, tenues par des personnes anonymes autant que par des personnes politiques, ou encore par des journalistes (qui, par ailleurs, dénaturent ainsi leur profession, en plus de prendre des positions partisanes, ce qu'ils reconnaissent rarement).

La "communauté internationale", n'existe pas. Et ce n'est pas l'ONU, non plus.
Qui parlerait au nom de l'ONU sans en avoir le mandat pourrait être réprimandé.
Mais, qui parle au nom de la "communauté internationale" en disant n'importe quoi ne peut être repris. Car, qui pourrait réprimander ? Pourquoi ? Au nom de quel organisme, quelle entité, quel "droit" ?
Ainsi, il est habile et facile de faire parler une "communauté internationale".
La "communauté internationale" est surtout une expression politique. Qui l'emploie ne peut que répéter stupidement une grossière bêtise, ou mentir, puisqu'une telle entité n'existe pas.
Qui ment ainsi fait semblant de parler au nom d'une majorité mondiale, fait semblant de rapporter la position d'une majorité mondiale.
Qui ment ainsi joue sur les mots, les faits, la vérité, cherche à manipuler des masses populaires.


Le "droit international", qu'en est-il ?
En fait de "droit international" il y a plutôt plusieurs "droits" ("droit international public", "droit international humanitaire", "droit international privé", "droit international commercial", "droit international de la protection des biens culturels", etc.).
En fait de "droit" le vingtième siècle a vu se multiplier nombre d' "accords internationaux", et des "organisations internationales", y compris militaires, des coalitions d'états pour diverses raisons (y compris militaires), qui, bien sûr, convergent tous et toutes en faveur des intérêts des pays adhérents.
Dans les propos tenus, tous ces accords, de certains états entre eux, sont tous englobés, confondus, fusionnés et ainsi nommés "droit international" (au singulier), un "droit international" que tant de personnes inventent en s'improvisant son porte-parole.

Dans cet ensemble, il ne faut ignorer que ces accords, organisations, etc. correspondent aussi à des idéologies politiques, voire religieuses, que certains états voudraient étendre dans le monde, autant que possible. Les ingérences par le verbe et les déclarations, sont fréquentes. C'est une forme d'expansion, d'impérialisme et/ou de colonisation, tout en prétendant le contraire.
Est-ce qu'un tel ensemble d'accords est un "droit" ?
Ce n'est pas un "droit", mais des accords pour des intérêts communs, des accords partiaux (servant des intérêts communs).
Un "Droit" serait impartial.


Le "droit international", dont tout le monde parle, en quoi protège t-il ?
Cette question est surtout posée en matière de protection de l'humanité contre les dites "armes de destruction massive" (de l'anglais "Weapons of Mass Destruction", ou "WMD").
Il s'agit d'armes nucléaires, radiologiques, chimiques, biologiques.
Que fait le "droit international" en matière de protection contre ces dites "armes de destruction massive" ?
La réponse tient en un mot : rien.
Ce "droit international", que tout le monde fait parler, ne prévoit rien, ne fait rien.
Sauf erreur ce n'est qu'en l'an 2004 qu'une imprécise résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU demande ou préconise d' "empêcher la prolifération des armes nucléaires, chimiques, biologiques".
NB : ce n'est pas l'exact report d'une résolution, mais un résumé en quelques mots.

Bien sûr, d'habiles parleurs, des manipulateurs d'esprits, ou des manipulés eux-mêmes qui répètent ce qu'ils ont entendu, rétorqueraient qu'il existe ceci et cela. Ils parleraient sans doute d' "armes conventionnelles" et "non conventionnelles", du "traité d'ici", de la "convention de là", et de l' "institut de droit machin", le même ou un autre qui s'est autoproclamé compétent, ou reconnu "référence en la matière", sans oublier la "conférence de telle année", proclamée "internationale", et bien sûr déclarée "universelle", etc., etc., etc.
Mais, tout cela, dans le langage populaire serait qualifié de "baratin", du "blabla", des "boniments", du "discours", du "discours vide de sens".
Car, et en résumé, des armes telles les armes nucléaires, et d'autres armes aussi aveuglément destructrices et meurtrières, ne sont pas interdites par le "droit international". C'est pourquoi tout ce qui serait rétorqué serait du "baratin".

En résumé encore, le "droit international" interdirait ceci, et encore cela. Au nom du "droit international" il serait interdit de ceci, et encore de cela. Etc.
Mais, qui emploierait une arme nucléaire (par exemple) qui détruirait des villes, des mégapoles, tuerait des milliers ou millions de personnes, ne serait pas dans un interdit.
Qui le ferait en aurait le droit, puisque les armes nucléaires ne sont pas interdites.
Reformulation : le "droit international" dirait donc, "vous n'avez pas le droit de ceci, ni de cela. C'est interdit par le "droit international". Mais, les armes nucléaires ne sont pas interdites. Vous avez donc le droit de tout détruire et tuer tout le monde".
Ne serait-il grotesque, ce "droit international" ?
A mes yeux, il est pire que seulement grotesque.

D'autres habiles défenseurs du "droit international" pourraient encore répondre que la production et la détention d'armes nucléaires ne serait pas interdites, ce qui ne signifie pas que leur éventuel usage serait sans suites judiciaires.
Des suites judiciaires faites par qui, et au nom de quel droit ? Le "droit international" qui n'a pas interdit ces armes ?
Une autre éventuelle réponse, quasi automatique, dirait d'abord que de telles armes sont produites à de seules fins de dissuasion.
Elles seraient donc produites pour être seulement dissuasives, sans jamais être employées. Pourquoi les produire alors ?
En réalité, elles sont produites et autorisées par le "droit international" pour menacer, pour "dissuader" par cette menace un ou plusieurs éventuels tiers (des tiers agresseurs ou non).
Ces armes sont dissuasives parce qu'elles peuvent être employées. C'est ainsi qu'elles sont dissuasives, du fait qu'elles peuvent être employées. (Pour rappel encore, elles ne sont pas interdites).
Aussi, déterminer qui est l'agresseur, qui pourrait en juger et de quel "droit", seraient encore des questions et des problématiques de plus.

Nous revoilà alors à la conclusion déjà résumée ci-dessus, et encore ci-dessous :
"Le droit international interdit ceci, et cela. Mais, les armes nucléaires ne sont pas interdites.
Tout détruire et tuer tout le monde n'est pas interdit par le droit international".
Pourtant, les armes nucléaires ne sont-elles terriblement destructrices et aveuglément homicides ?

Les armes nucléaires ne sont pas les seules.
Nous sommes en l'an 2025, et, sauf erreur, à ce jour il n'existe même pas de définition internationale, admise, reconnue, partagée des dites "armes de destruction massive", ni pour les seules armes nucléaires, ni pour d'autres armes dites "de destruction massive".


Quel est le problème concernant les armes ?
Le problème posé par ce qui est appelé "droit international", se trouve dans le fait qu'il est voté. C'est le principe démocratique.
Ce qui est appelé "droit international" est voté, et notamment par des pays ou états qui produisent et/ou font commerce des armes produites.
C'est une ressource économique pour certains pays, c'est indéniable.
Et, si certains commerces d'armes sont interdits par le "droit international", certaines pratiques peuvent mener à des détournements, ou dissimuler un commerce qui ne dit pas son nom, ou être présentées sous forme d'échanges (en prétendant par exemple un "transfert de technologie", voire en prétendant "dans les deux sens").
Il y a d'importants intérêts en jeu, c'est indéniable. Et ces intérêts influencent forcément les votes.
Ce "droit international" n'est donc pas un "Droit", mais le résultat d'un rapport de forces, l'aboutissement d'un ou plusieurs accords, exprimés lors d'un vote, et par un vote.

De plus, qui accepterait de se défaire d'armes, telles les armes nucléaires, sachant que d'autres en disposent et pourraient les employer ?
Ainsi, les armes nucléaires prolifèrent et menacent.
Le "droit international" ne les interdit pas puisque c'est le résultat d'un vote.
Dans ce vote, les plus puissants pèsent de tout leur poids.

Ce "droit international" est-il juste ?
Est-il un "Droit" ?
Ce n'est pas un Droit. Parce qu'un Droit serait impartial, au contraire d'un vote qui est partial.
Le résultat d'un vote est celui de partis pris, le produit à un instant donné de rapports de forces et d'intérêts, selon un nombre, une majorité, une règle de comptage, ou de prise en compte ou d'exclusion (par exemple, seuls certains pays siègent au Conseil de sécurité des Nations unies. D'autres en sont exclus. Ainsi est la règle, ainsi sont les faits).
Tout cela n'a rien d'impartial. Ce n'est pas un Droit.
Ce qui est nommé "droit international" n'est qu'un ensemble de règles en vigueur à un moment donné, des règles "votées", pour ne pas dire édictées par le poids des plus puissants, qui siègent, s'opposent, s'affrontent. C'est le produit de ces tensions, oppositions et rapports de force, puis des accords auxquels cet ensemble aboutit.
Et, hélas, on ne peut ignorer ou dissimuler encore que ces votes peuvent aussi être les produits de discours mensongers, calomnieux, spécieux, faits pour aboutir à un but déterminé et voulu, un but partial, un parti pris, l'opposé de l'impartialité.


Le "droit international", dont tout le monde se fait "expert", que fait-il pour la planète ?
Que fait donc le "droit international" contre la pollution globale, la destruction globale ?
Comme pour les dites "armes de destruction massive" la réponse tient en un mot : rien.
Le "droit international" ne fait pratiquement rien.
Ne sont entendues que les alertes et lamentations des scientifiques, celles aussi des dits "réfugiés climatiques" et autres victimes du climat présent ou à venir.

Quel est le problème concernant la protection globale ?
Comme pour les armes, le problème est le même. Il se trouve dans le fait que le "droit international" est voté.
Ce qui est interdit, ou pas interdit (donc autorisé), est le produit d'un vote partial, au contraire d'un Droit impartial.
(Se reporter aux explications ci-avant, à propos des armes).
En ce sujet comme en celui des armes, ne dominent que les rapports de forces et d'intérêts économiques, surtout les intérêts à court terme.
Ainsi, le "droit international" ne fait rien ou presque pour le climat global et d'autres sujets de pollution ou dépollution, de l'air, des eaux, des sols, voire de l'espace devenu surchargé de satellites, en service et d'autres hors service, devenus inutiles et laissés là en décharge.
De puissantes industries de pays dits "riches" peuvent polluer l'air, détruire de ce fait des territoires qui seront inhabitables (envahis par la mer, par exemple), priver ainsi des populations de leur pays, le "droit international" ne l'interdit pas.
"Vous avez le droit de polluer partout, empester tout le monde et les autres que vous, ailleurs que chez vous".
C'est encore un résumé du "droit international", que tout le monde s'accapare et met sur un piédestal.

Ce prétendu "droit international" est tordu.
C'est le "tort international".
Il ne mérite pas de majuscule.




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