Plan de paix pour l'Ukraine. Plan de reconstruction de l'Ukraine.



© Copyright Hervé Taïeb, 21/03/2022.



Plan de paix pour l'Ukraine
et d'autres pays du monde


Ce plan de paix proposé est suivi d'une proposition de plan de financement pour la reconstruction de l'Ukraine.


Proposition 1
Concernant l'OTAN (en résumé) :
Dans les esprits d'une grande partie de la population européenne dite "occidentale", l'OTAN serait une principale force de défense pour leur pays, un "bouclier" dont ces populations ne pourraient se passer.
D'autres avis, moins nombreux, pensent que l'OTAN n'est pas une force de défense, mais une force qui, au contraire, a produit l'actuel conflit entre la Russie et Ukraine, et qui pourrait produire un autre conflit n'importe où dans le monde.

Selon la Russie, l'offensive qu'elle mène en Ukraine a pour but de démilitariser ce pays. Selon cette explication, la Russie se serait donc sentie menacée. La Russie aurait donc envahi l'Ukraine pour cette raison, afin de ne pas permettre à des forces étrangères de s'introduire davantage, ni se poster aux frontières de la Russie.

Des chefs d'états "occidentaux" disent que l'OTAN n'a pas de base en Ukraine. Cependant, des militaires de l'OTAN ou de pays membres de l'OTAN se sont trouvés en Ukraine pour des raisons telles que l'enseignement militaire.
De plus, la portée des armes actuelles, notamment celles de l'OTAN, peut constituer une menace même si ces armes sont postées en dehors de l'Ukraine.
Que l'OTAN et ses armes puissent être perçues comme une menace est possible, compréhensible, compatible avec des explications russes.

Reproches adressés à l'OTAN
- Des opinions reprochent à l'OTAN des interventions militaires qu'elle n'auraient pas dû mener, par exemple durant la dite "guerre du Golfe" et au Kosovo. Dans ce dernier exemple, aucun pays membre de l'OTAN n'était menacé ni attaqué. Selon ces opinions, l'OTAN a imposé une action violente, guerrière, non défensive, pour des raisons politiques, prétendument humanitaires.

- Des opinions reprochent aussi à l'OTAN d'être principalement dirigée par les États Unis d'Amérique (EUA), principaux financiers de l'organisation.

- Des opinions reprochent aussi à l'OTAN de servir des fins politiques et militaires de pays théoriquement neutres, qui se servent ainsi de l'organisation et sortent donc de leur théorique neutralité.
Selon ces opinions c'était le cas durant la "guerre du Golfe". Certains pays neutres auraient engagé des forces, via l'OTAN, des forces qui n'ont pas participé activement à des frappes ou combats, mais il s'agissait bien de forces militaires. Elles auraient ainsi participé à la guerre menée contre l'Irak et le régime politique qui était en place.
Selon ces opinions l'action militaire en Irak, de même que la politique, ne relevaient ni de l'OTAN ni de pays neutres.

- Des opinions reprochent aussi à l'OTAN d'avoir été maintenue existante, alors qu'elle n'avait plus de raison d'exister.
L'OTAN avait été créée pour faire face à l'Union Soviétique, son éventuelle menace et son éventuelle expansion.
L'Union Soviétique n'existant plus depuis 1991, l'OTAN ne devait plus exister depuis 1991.
L'OTAN n'a pas été dissoute, pour des raisons politiques et militaires, selon ce qui lui est reproché.
Selon ces opinions, l'OTAN servirait donc des buts politiques, hors du domaine de la défense, et ses forces militaires serviraient ces buts politiques.
De plus, l'OTAN ne constituant pas un état, elle n'est pas représentée à l'Organisation des Nations Unies (ONU) en tant qu'état. Ce qui est reproché à l'OTAN est donc d'exercer des buts politiques et militaires tout en se tenant en marge ou en dehors de l'ONU.

L'Ukraine, voire d'autre états, voire certaines opinions du public, voudraient, comme toujours dans un conflit, l'intervention de la "communauté internationale", et pour ce conflit l'intervention de l'OTAN.
Mais, l'OTAN n'est pas la police du monde, ni aucun de ses états membres.
Appeler la "communauté internationale" ou l'OTAN demande d'impliquer d'autres protagonistes encore, ce qui serait mondialiser le conflit, conduirait à une troisième guerre mondiale.
De telles demandes ou déclarations sont dangereuses pour la paix mondiale, dangereuses pour l'humanité.

Pour les raisons exposées ci-dessus, ce plan de paix propose la dissolution de l'OTAN.
Cette dissolution ne pourrait se faire en un jour, elle se ferait en contrepartie d'un cessez-le-feu suivi du retrait des troupes russes d'Ukraine.
Les modalités, telles le calendrier par exemple, restent à débattre et définir.
L'avenir et la paix de l'humanité ne peuvent s'entrevoir et se construire alors que de puissantes organisations militaires perdurent, alors que dans le cas de l'OTAN elle aurait dû être dissoute depuis 1991.


Proposition 2
Concernant l'Union Européenne (UE), voire d'autres états hors UE :
En plus de l'existence de l'OTAN, l'idée de création d'une armée européenne, de l'Union Européenne, voire plus étendue, est souvent revenue dans les débats européens.
Une telle multiplication des entités et forces militaires ne peut laisser naître un sentiment de paix mondiale, mais au contraire une "course à l'armement" (selon des termes entendus), et des conflits comme actuellement en Ukraine.

Pour la raison exposée ci-dessus, et pour la paix et l'avenir de l'humanité, comme en proposition 1, ce plan de paix propose que toutes les entités, organisations, alliances, coalitions, etc. (quels que soient les termes employés) militaires soient dissoutes et interdites.
Seules les armées d'états seraient autorisées, l'armée de chaque état pour lui-même. Ces armées d'états seraient toutes régies par des lois internationales, d'un organisme international tel que l'ONU actuellement. Toute autre regroupement militaire, rendu interdit, serait donc considéré comme un groupe terroriste.
Cette proposition n'interdit pas que des états puissent s'allier ponctuellement, pour une raison telle que la lutte anti-terroriste, par exemple. Mais, cette alliance doit rester ponctuelle, dans un but militaire défini (la lutte anti-terroriste, par exemple), après quoi elle devra être dissoute.
Une telle alliance ne doit pas donner naissance à une entité, ou organisation, etc. (quels que soient les termes employés) comme il en existe actuellement (telle l'OTAN, par exemple, voire une éventuelle armée de l'UE).
Si des états sont déjà unis et disposent d'une armée d'union, comme les EUA, les états de cette union ne peuvent disposer en plus d'une armée par état.
Ceci signifie que si les états de l'UE décidaient de créer une force militaire de l'UE, les états de l'UE ne pourraient plus avoir chacun son armée comme actuellement.

Comme pour la proposition 1, les modalités, telles le calendrier par exemple, restent à débattre et définir.


Proposition 3
Concernant la fourniture d'armes à l'Ukraine, par des états tiers :
Les politiques, les propagandes et les jeux de mots ont beaucoup dévié les esprits et la compréhension des faits.
Par exemple, des états ou chefs d'états ont souvent prétendu ne pas entrer dans le conflit russo-ukrainien, mais fournir des "armes de défense".
Une arme de défense n'existe pas. Toute arme est offensive ou peut l'être.
La défense est l'usage qui fait d'une arme lorsqu'elle est employée uniquement pour se défendre.
Parler "d'armes de défense" est un jeu de mot fallacieux. Il a été employé ainsi que d'autres termes ou idées.
La participation à la défense serait la fourniture de "matériel de défense" totalement inoffensif, tel des gilets pare-balles par exemple, des casques, du matériel médical, des véhicules non armés (autobus, ambulances, camions, engins de chantier, …), de l'aide humanitaire, etc.
La fourniture d'armes à l'Ukraine est de fait une participation au conflit.
La fourniture d'armes ne peut qu'entretenir la guerre, enliser le conflit et le faire durer, augmenter les souffrances et pertes humaines civiles et militaires. Un conflit qui dure trop longtemps peut provoquer un accroissement de violence, encore plus aveugle et meurtrière.

Pour la raison exposée ci-dessus, ce plan de paix propose que cesse sans délai la fourniture d'armes à l'Ukraine.


Proposition 4
Concernant les "sanctions" décidées et exercées par des états.
Ces "sanctions" ne peuvent être du domaine de la neutralité ou de l'abstention. Ces "sanctions" sont, comme la fourniture d'armes, une prise de parti pour l'Ukraine et une participation au conflit.
Ne peuvent être justifiés, le gel, la saisie ou confiscation de biens privés russes, appartenant à des entreprises ou des personnes russes dites "oligarques". Ce sont des biens privés qui n'appartiennent pas à la Russie.
Des personnes qui ne font pas partie du gouvernement russe ne peuvent être considérées coupables du seul fait des biens qu'elles possèdent.
Les biens de ces personnes sont clairement convoités par les états qui les ont saisis ou confisqués.
De telles mesures, dites "sanctions", s'apparentent à des spoliations de biens privés par des décisions arbitraires, même si dans leur exécution elles correspondent à des possibilités juridiques légales dans les états où elles sont exercées.
Le but prétendu par les états pratiquant ces "sanctions" serait la pression que ces "oligarques" pourraient exercer sur le gouvernement russe et son principal dirigeant. Cependant, ces "oligarques" n'ont pas forcément de pouvoir de pression ou d'influence quelconque.

Les autres dites "sanctions", telles l'exclusion d'un réseau bancaire international par exemple, sont comme leur dénomination l'indique (des "sanctions"), soit des décisions punitives qui ne ne peuvent être du domaine de la neutralité ou de l'abstention. Elles constituent aussi une prise de parti et une importante participation au conflit.

Il est aussi rappelé que des pressions ou "sanctions" ont pesé sur la Russie depuis 2014, soit depuis la "crise de Crimée".
Ces "sanctions" ont été prises par des états qui se sont ingérés dans la crise, et ont voulu exercer leur volonté, voire autorité, hors de leurs frontières, et pour des raisons qui ne les concernaient pas.

La pression économique exercée depuis plusieurs années, ajoutée à la pression militaire de la présence de forces telles celles de l'OTAN, sont des facteurs ayant conduit à l'actuel conflit subi par l'Ukraine.

Pour les raisons exposées ci-dessus, ce plan de paix propose que toutes les "sanctions" prises contre la Russie soient levées.
Ce plan propose que les biens privés soient libérés et restitués à leurs propriétaires, dès le cessez-le-feu et le retrait des troupes russes de l'Ukraine.
Ces dernières modalités peuvent, bien sûr, être débattues et définies autrement.


Proposition 5
Concernant la Crimée :
Après avoir fait partie des Républiques Socialistes Soviétiques, la Crimée a proclamé son indépendance en 1992, tout en faisant le choix de faire partie de l'Ukraine après des accords ratifiés par les Parlements de l'Ukraine et de la Crimée.
Le choix appartenait à la Crimée, et ce choix s'est fait différent en 2014 alors que la Crimée ne reconnaissait pas les nouvelles autorités de Kiev.
Nul n'avait contesté le choix de la Crimée en 1992, ni l'Ukraine, ni la Russie qui a reconnu ce choix en 1997, ni les états dits "occidentaux".
Cependant, le nouveau choix de la Crimée, fait par référendum en 2014, n'a pas été reconnu par les états dits "occidentaux".
Mais, il n'appartient pas aux états "occidentaux" de décider pour la Crimée, ni à d'autres états du monde.
De même que la Crimée avait décidé de son rattachement à l'Ukraine en 1992, elle a décidé de son rattachement à la Fédération de Russie en 2014.

Pour les raisons exposées ci-dessus, ce plan de paix propose que le choix de la Crimée soit respecté.
Il n'appartient pas aux états "occidentaux" ni aux autres états du monde de s'ingérer dans ce choix, ni le nier, ni le contester, ni reconnaître ou non ce choix de la Crimée pour elle-même.
Ainsi, le retrait des troupes russes proposé dans ce plan de paix ne concerne pas la Crimée.

Fin des propositions.

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Ce plan de paix peut sembler à certains favorable à la Russie, mais il a été élaboré dans l'observation de la succession des événements, sans nier ou ignorer la responsabilité de la Russie et des autres protagonistes.

La Russie semble être l'agresseur aux yeux du monde, mais, depuis des décennies les états dits "occidentaux" n'ont pas manqué d'agir hors de leurs frontières, et s'ingérer dans les affaires d'autres états du monde.
Ainsi, les états "occidentaux" sont aussi des acteurs principaux dans la crise russo-ukrainienne actuelle. Leurs actions politiques et "sanctions" ont créé et alimenté des tensions et conflits, concernant l'Ukraine, mais aussi d'autres conflits dans l'histoire du monde et de l'humanité. C'est le cas concernant la Russie, qui a effectivement subi ces pressions et sanctions "occidentales" durant plusieurs années, depuis le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, un choix qui ne concernait que la Crimée, la Fédération de Russie et l'Ukraine, sans que d'autres états du monde acceptent ou non l'avenir décidé par la Crimée pour elle-même.
Outre les pressions politiques et économiques ("sanctions"), la pression militaire de la présence de l'OTAN est aussi un facteur important, autant qu'une responsabilité.

Au delà des apparences accusant seulement la Russie, ce plan indique donc des responsabilités partagées, tant par la Russie que par des états dits "occidentaux", alors que de part et d'autre chacun accuse l'autre de toutes les responsabilités.
Ce plan de paix souhaite rétablir la paix par la suppression des facteurs qui ont conduit au conflit, et qui l'ont maintenu.

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Plan de financement pour la reconstruction de l'Ukraine

- Tenant compte du partage des responsabilités, ce plan propose que la reconstruction de l'Ukraine soit financée à 50 % par la Russie, principale actrice de la destruction des constructions, et à 50 % par les états qui ont pris part au conflit par la fourniture d'armes et/ou l'exercice de "sanctions" économiques depuis la "crise de Crimée".

- Les 50 % des états "occidentaux" sont à répartir entre-eux, selon des modalités dont ils débattraient et conviendraient entre-eux, l'essentiel étant que la part de financement de tous ces états aboutisse à cette finalité de reconstruction de l'Ukraine.

- L'Ukraine elle-même aurait une part à sa charge, étant elle-même et aussi une actrice du conflit.
La part à charge de l'Ukraine serait dans les 50 % incombant aux états "occidentaux" auxquels l'Ukraine a voulu s'allier.

- Ce financement ne serait pas sous forme de prêts à rembourser par l'Ukraine, mais sous forme de financement non remboursable, en dédommagement des pertes matérielles et humaines subies par l'Ukraine, et afin de permettre à l'Ukraine de se relever.

- Ce financement ne devrait pas se faire par les biens et l'argent privés saisis ou confisqués aux "oligarques" russes et entreprises russes (cf. ce qui précède : les biens privés doivent être restitués à leurs propriétaires, personnes physiques ou entreprises).

L'évaluation des sommes et les modalités de ce financement (par exemple le calendrier des versements) restent à définir.

Fin du plan de financement proposé.

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