שבעות Shavouhott, la Fête des Semaines
la Fête des Prémices des moissons

Translation תרגום

Ces extraits sont issus d'un vaste travail, partiellement publié, qui est une étude des commandements (en plus du livre "La Bible Plus Justement").
Il est important de lire les références bibliques citées, sans quoi rien de bon ne peut être compris.
L'étude n'est pas finalisée. Elle ne le pourrait sans les manuscrits originaux légués par Moïse, voire d'autres complétant les siens. L'humanité ne dispose aujourd'hui que de copies ou versions toutes plus ou moins susceptibles d'erreurs.
Parmi les buts recherchés se trouvent :
- Faire savoir que le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais prétend l'être.
- Mieux faire connaître et rétablir la Foi d'Israël ou israélisme (cliquez ici pour des bases importantes, cliquez ici pour en savoir davantage).

En hébreu, un commandement se dit מצוה une mitsva. Des commandements מצות des mitsvot.

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Shavouhott, la Fête des Semaines
et des Prémices des moissons
Date 2018 (5778 du calendrier rabbinique) dimanche 27 mai 2018.
NB : cette date n'est pas celle du judaïsme rabbinique. Se reporter à l'encadré en fin de page.

Autres orthographes : shavouhot, chavouot, chavouoth, chavouhot, chavouhoth, shavouot, shavouoth, shavouhot, shavouhoth, etc. ...
Autres termes employés par le judaïsme : omer, ômer, période du omer, compte du omer, fin du omer.

Derniers apports à cette page : mai 2018.

En quelques mots, שבעות Shavouhott qu'est-ce que c'est ?

A l'époque biblique, chaque année une part des premières moissons de blé était apportée au Sanctuaire, le Temple de Jérusalem, en offrande à l’Éternel.
Concrètement, ces prémices de l'année étaient au profit des כהנים, se prononce "cohanim", soit les Prêtres qui servaient au Temple.
Après avoir apporté ces prémices, la Tora (Pentateuque) demande que soient comptées sept semaines. "Semaines" se dit en hébreu שבעות, se prononce "shavouhott", d'où le nom de la fête.
Après ces sept semaines, soit 7 fois 7 jours, soit après 49 jours, le 50ème jour est celui de la fête de Shavouhott, un jour de réjouissances.



Pour en savoir plus :
Ci-dessous un résumé plus détaillé. Il est lui-même suivi d'extraits bibliques (après cet encadré).

Résumé :
Une fois les premiers épis de blé récoltés, une quantité fixée par la Tora, une quantité nommée עמר, se prononce "omère", souvent écrit "ômer", devait être apportée au Temple.

Lorsque ce blé parvenait au Temple, il était conservé en dépôt jusqu'au dimanche suivant (le Lévitique, XXIII, 10-11 parle du lendemain du Shabatt (samedi), donc le dimanche).
Le dimanche, le blé nouveau de l'année était alors solennellement présenté et offert à l’Éternel. (La plupart des traductions parlent de "balancer" ou de "balancement").
Malheureusement, de nos jours la mémoire collective ne peut indiquer comment se déroulait concrètement cette cérémonie.

Contrairement aux autres fêtes, la Tora (Pentateuque) n'a fixé aucune date pour celle-ci. Elle n'a pas de date fixe parce qu'elle dépend de la maturité du blé. Le Deutéronome, XVI, 9, indique pour ce commandement :
"lorsque débutera le fauchage des épis"
Les moissons ne se font pas à date fixe (elles dépendent de la maturité du blé). Ainsi, le jour de cette fête n'a pu être fixé par la Tora. Il n'y avait pas de date fixe à l'époque de Moïse, puis Josué, et jusqu'à la destruction du Temple de Salomon. Après la destruction du Temple de Salomon, l'histoire a pris une toute autre tournure avec l'apparition progressive de ce qui deviendra le judaïsme, une religion qui se fera passer pour la religion d'Israël, jusqu'à nos jours.

De nos jours, le judaïsme ne suit pas la Tora, mais a décidé de faire autrement.
- Le judaïsme ne suit pas la maturité du blé en Israël. Il serait pourtant facile d'en cultiver une petite parcelle à cet effet.
- Le judaïsme a fixé la date (au 6ème jour du troisième mois, tous les ans).
- Le judaïsme a aussi décidé du doublement de ce jour pour les Juifs qui ne résident pas en Israël. Ce jour supplémentaire est pure invention (sans aucun fondement biblique). Or, Dieu seul peut décider et ordonner un jour de fête. Le judaïsme s'est substitué à Dieu Lui-même en décidant de doubler des jours de fêtes (pour cette fête et d'autres). Nous devons obéir à Dieu, à la Tora, pas aux décisions rabbiniques. Les décisions rabbiniques s'opposent à la Tora qui demande de ne rien lui ajouter, ne rien lui soustraire.
Ces deux points (date fixe et doublement du jour de fête) ne correspondent pas à la Tora.
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais prétend l'être depuis deux mille ans. Ces exemples ne sont que quelques-uns d'une multitude.

La Tora donne d'autres précisions :
Lorsque les prémices ont été apportées au Temple, le compte des semaines doit débuter à partir du lendemain du Shabatt (samedi), soit à partir du dimanche. Exemple : si les prémices ont été apportées un mardi, le compte des 49 jours doit débuter le dimanche qui suit. Ce dimanche sera le jour 1 du compte des 49.

Le compte des jours se fait toujours depuis un dimanche, et la Tora précise aussi que les "sept semaines" doivent être "intègres", soit du dimanche (premier jour de la semaine dans le calendrier israélite) au samedi (septième jour de la semaine dans le calendrier israélite). On ne commence pas le compte n'importe quel jour de la semaine, car cette première semaine ne serait pas "intègre", de même que la dernière de la période de 49 jours. C'est pourtant ce que fait le judaïsme.
Le judaïsme a interprété la Tora en prétendant que le "lendemain du Shabatt" serait le lendemain du premier jour de la Fête des Azymes (appelée improprement "Pessah" par le judaïsme). Ce n'est pas ce que dit la Tora. La Tora parle d'un Shabatt (samedi), pas d'une fête (ni la Fête des Azymes, ni une autre).
A cause de son interprétation, le judaïsme commence le compte n'importe quel jour de la semaine, comptant des semaines qui ne sont pas "intègres".

Puisqu'il est commencé un dimanche, la fin du compte, soit le 49ème jour, est forcément un Shabatt (samedi). La fête, au 50ème jour, est donc forcément un dimanche.
Concernant ce point encore, le judaïsme ne suit pas la Tora, mais a décidé de faire autrement. En ayant fixé la date de fête, le judaïsme la célèbre n'importe quel jour de la semaine. Ce n'est pas ce que demande la Tora. Pour se conformer à la Tora, la fête ne peut être célébrée qu'un dimanche.

L'israélisme (religion d'Israël) et le karaïsme (branche non rabbinique du judaïsme) ont la même lecture et compréhension de la Tora concernant le jour de la semaine :
La fête de Shavouhott doit être célébrée un dimanche.
Cependant, le karaïsme reste dans l'erreur du judaïsme en commençant le compte à partir du dimanche qui suit la Fête des Azymes. Or, la Tora n'a jamais relié Shavouhott à la Fête des Azymes. C'est le judaïsme qui a établi cette relation (pas la Tora).

Rappel et résumé :
- Le judaïsme rabbinique célèbre cette fête n'importe quel jour de la semaine.
- Le judaïsme rabbinique ne compte pas des semaines "intègres".
- Le judaïsme rabbinique et le judaïsme karaïte ont fixé des dates (les deux branches juives comptent les jours depuis la Fête des Azymes). Or, Shavouhott dépend chaque année de la maturité des blés, une date qui ne peut être connue à l'avance ni fixée.
- Le judaïsme rabbinique compte depuis le lendemain de la Fête des Azymes, ce qui n'a pas de fondement dans la Tora, mais relève de l'interprétation de quelques rabbins (car tous les rabbins ne sont pas d'accord avec cette interprétation qui est source de controverse entre eux).

Le judaïsme, une religion qui n'est pas conforme à la Tora mais prétend l'être, est hélas aujourd'hui la religion de l'état "moderne" d'Israël.
Il est important de faire savoir ces écarts de la Tora, pour éveiller les consciences, et ne plus suivre le judaïsme qui égare toujours les Israélites. Le judaïsme ne devrait plus être la religion d'état en Israël. L'israélisme devrait être la religion de l'état moderne d'Israël.

Deux mille ans de judaïsme ont apporté au peuple d'Israël exil, persécutions et tourments.

* * * * * * *


Autres inventions du judaïsme à redresser :

Shavouhott, jour du don de la Tora ?
Le judaïsme prétend que le jour qu'il a fixé pour Shavouhott serait aussi celui du "don de la Tora", c'est à dire pour le judaïsme le jour auquel auraient été prononcés les "dix commandements". Cette affirmation n'a aucun fondement dans la Tora.
- La Tora ne se résume pas aux "dix commandements" (appelés aussi "décalogue"). La Tora et les commandements ont été exprimés et institués en majeure partie à l'époque de Moïse durant les quarante ans de pérégrinations dans le désert (ils n'ont pas été exprimés ni institués en une journée).
- Concernant les "dix commandements", une reconstitution des événements a été faite, avec différentes hypothèses de dates basées sur les données du texte biblique. Mais, rien ne correspond à la date prétendue par le judaïsme (pour rappel : la date fixée par le judaïsme pour Shavouhott est aussi prétendue être celle du "don de la Tora").
Les "dix commandements" (parfois appelés aussi "dix paroles") n'ont pas été prononcés au jour de Shavouhott. La reconstitution et les hypothèses de dates sont écrites dans "La Bible Plus Justement" , en commentaires de l'Exode, chapitre XXXI, verset 18 : "date du don des Tables de pierre". En cette reconstitution, la partie Exode XX, versets de 1 à 17, aboutit à trois dates possibles :
L'Éternel aurait prononcé les Paroles inscrites sur les Tables de pierre ("dix commandements")
- soit le 17ème jour du troisième mois (appellation rabbinique "sivan"),
- soit le 3ème jour du troisième mois (appellation rabbinique "sivan"),
- soit le 17ème jour du quatrième mois (appellation rabbinique "tamouz").
Aucune de ces dates ne correspond à celle du 6ème jour du troisième mois ("sivan") date prétendue et fixée par le judaïsme pour être celle de Shavouhott.
Shavouhott n'est pas le "jour du don de la Tora".
La Tora n'a pas été instituée en un seul jour, et elle ne se résume pas aux "dix commandements".
Il ne faut conserver ces fausses idées, inventées par le judaïsme. Il ne faut les transmettre, les répéter, les perpétuer.

De quelles premières moissons s'agissait-il ?
La Tora mentionne חטים "blés" (Exode XXXIV 22). Malheureusement, au moins une branche du judaïsme a retenu l'orge (le judaïsme karaïte, voire d'autres branches rabbiniques). L'orge a été retenu, mais comme moyen d'ajustement du calendrier, afin de savoir s'il faut ou non ajouter un mois certaines années (un mois dit "embolismique).

Concernant le עמר "ômer"
Le judaïsme fait compter les 49 jours qui précèdent sa fête de Shavouhott. Le langage rabbinique et celui populaire disent souvent "le compte du ômer", "la période du ômer", "la fin du ômer", "le énième jour du ômer", etc. Ainsi, cette période est nommée "ômer" par le judaïsme.
Mais, ce qui est appelé עמר "ômer" par le judaïsme n'est pas une période. Un עמר "ômer" est une unité de mesure de l'époque biblique. La Tora demande qu'un "ômer" du blé nouveau soit apporté au Temple, soit une mesure de blé, une certaine quantité de blé (malheureusement, cette quantité n'est plus connue de nos jours).
Le "ômer" n'est pas une période, ni un compte de jours, mais une unité de mesure du grain (le blé en l'occurrence).


L'israélisme s'efforce de retrouver la Tora, s'efforce de l'expliquer, la diffuser et l'appliquer.
Même s'il n'y a plus de Sanctuaire ou Temple, la Tora pourrait être respectée. Cette fête devrait être célébrée au bon moment, selon la date de la première récolte de blé en Israël, et au bon jour de la semaine, soit un dimanche.
 


Que demande la Tora ?


Lévitique, XXIII, 9-16.
וידבר יהוה אל משה לאמר
דבר אל בני ישראל ואמרת אלהם כי תבאו אל הארץ אשר אני נתן לכם
וקצרתם את קצירה והבאתם את עמר ראשית קצירכם אל הכהן
והניף את העמר לפני יהוה לרצנכם ממחרת השבת יניפנו הכהן
/...
וספרתם לכם ממחרת השבת מיום הביאכם את עמר התנופה שבע שבתות תמימת תהיינה
עד ממחרת השבת השביעת תספרו חמשים יום והקרבתם מנחה חדשה ליהוה
L’Éternel parla à Moïse, et dit :
Parle aux enfants d'Israël, et dis leur : lorsque vous parviendrez au pays que je vous donne,
lorsque vous en aurez récolté la moisson,
vous apporterez le omère (ômer) des prémices de votre moisson au Cohen.
Il "balancera" ce omère devant l’Éternel pour vous être accordé.
C'est au lendemain du Shabatt que le Cohen le "balancera".
/...
Et vous vous compterez,
depuis le lendemain du Shabatt depuis le jour où vous aurez apporté ce omère de "balancement",
sept Shabatts. Intègres ils (les shabatts) seront.
Jusqu'au lendemain du septième Shabatt, vous compterez cinquante jours,
alors vous apporterez une oblation nouvelle à l’Éternel.


Ce qui précède est repris et expliqué avec plus de détails en ce qui suit.

ויקרא Lévitique XXIII 15
וספרתם לכם ממחרת השבת
מיום הביאכם את עמר התנופה
שבע שבתות תמימת תהיינה
"Et vous vous compterez, depuis le lendemain du Shabatt,
depuis le jour où vous aurez apporté ce ômer du balancement,
sept Shabatts
[soit sept semaines]. Intègres ils (les Shabatts) seront".

Il est important de lire l'ensemble du propos Divin, soit les versets de 9 à 22.

Concernant le judaïsme :
Le judaïsme ne suit pas la Tora, mais l'a interprétée. Ainsi, "lendemain du Shabatt" a été interprété par le judaïsme comme si la Tora disait "lendemain du 1er jour de la fête de Hag Amatsot (la Fête des Azymes, que le judaïsme nomme à tort Pessah)". Cette interprétation est lamentablement fausse.
Parmi leurs nombreux égarements, les autorités rabbiniques (judaïsme) ont donc fixé la fête de Shavouhott à une même date chaque année, le 6 sivan du calendrier rabbinique. La Tora est pourtant claire, cette date ne peut être chaque année la même, puisqu'elle dépend de la maturité des blés (lire ce qui suit à propos du Lévitique, XXIII, 10 et du Deutéronome, XVI, 9).
De plus, la lecture des versets laisse comprendre clairement que la fête de Shavouhott ne peut avoir lieu qu'un dimanche, alors que les autorités rabbiniques la placent n'importe quel jour de la semaine, à une même date calendaire valable tous les ans.
De plus encore, les autorités rabbiniques ont aussi doublé ce jour de fête du 6 sivan (du calendrier rabbinique). Par décision rabbinique le 7 sivan est déclaré "jour de fête supplémentaire". Toutefois, par une autre décision rabbinique, le prétendu jour de fête du 7 sivan n'est valable que pour les Juifs qui vivent en dehors d'Israël.
Ces décisions arbitraires rabbiniques ne sont que des égarements parmi de nombreux autres. La Tora est une, et dit bien qu'il n'y a qu'une Tora, pour les Israélites et pour les étrangers qui vivent parmi les Israélites. Alors, diviser une population comme le fait le judaïsme, distinguant ceux qui vivent en Israël, et ceux qui vivent en dehors, ne peut être conforme à la Tora. Surtout, seul l’Éternel peut déclarer un jour de fête. Que le judaïsme en déclare, par le doublement de jours, et pour certaines personnes et pas d'autres, revient à légiférer à la place de l’Éternel. C'est extrêmement grave.

Le judaïsme prétend être la religion d'Israël, mais ne l'est pas.
- En savoir plus -

Deux mille ans de judaïsme, environ, n'ont apporté à Israël qu'exil, persécutions et tourments.

Il est important de ne plus se conformer aux rabbins, mais à l’Éternel et la Tora. Si les rabbins étaient de justes guides Israël vivrait en paix, et dans la prospérité.

C'est à partir de la maturité des premiers blés, donnant la première récolte, que le jour du balancement des prémices peut être connu (Lévitique XXIII, 11).
Il s'agit de la maturité du blé, et non d'une autre céréale telle que l'orge (par exemple). Car, le verset Exode XXXIV 22 indique חטים "blés", sauf erreur de compréhension et traduction de ce mot. L'hébreu dit "moderne" conserve de nos jours cette compréhension et cette traduction (חטים "blés" pluriel de חטה "blé", ces mots sont parfois orthographiés חיטים "blés" pluriel de חיטה "blé").
L'orge se dit autrement, en hébreu moderne comme en hébreu biblique. L'orge se dit שעור ou שעורה (Chroniques I, XI, 13 ; Chroniques II, 27, 5), ces mots hébreux sont plus souvent orthographiés שער ou שערה donnant au pluriel שערים (entre autres références : Exode, IX, 31 ; Lévitique, XXVII, 16 ; Nombres, V, 15 ; Deutéronome, VIII, 8 ; Juges, VII, 13 ; Samuel II, XIV, 30 ; Samuel II, 17, 28 ; Samuel II, XXI, 9).
Le judaïsme en sa branche non rabbinique qui est le karaïsme a pratiqué différement ce commandement.  La date a été fixée (cf. ce qui précède). Et, dans le calendrier karaïte, la maturité de l'orge (et pas le blé) a servi pour savoir s'il faut ajouter un mois embolismique (un 13ème mois) à l'année. Ce n'est pas ce que demande la Tora.
Elle ne demande pas d'observer la maturité de l'orge pour ajouter ou non un mois. Elle donne un point de départ au calcul de la date de Shavouhott, à partir de la première moisson annuelle de blé ("prémices").

Pour rappel : cette mitsva ordonne d'effectuer un compte de sept שבתות, sept "jours du Shabatt (samedi)". Le verset de cette mitsva précise bien que ce compte doit commencer à partir du jour du balancement des prémices des moissons (verset 11).
Le balancement de prémices se fait au lendemain du שבת Shabatt (verset 11). Il s'agit du שבת Shabatt qui suit le jour en lequel les prémices sont remises.
C'est le lendemain de ce שבת Shabatt qu'il est ordonné au כהן Prêtre de procéder au balancement.
Exemple : si les prémices sont apportées le troisième jour de la semaine (mardi), il faut attendre le lendemain du Shabatt qui suit ce jour où sont apportés les prémices, donc le premier jour de la semaine à venir (dimanche) pour procéder au balancement.
C'est donc toujours un premier jour de la semaine (dimanche) que le balancement sera accompli.
C'est donc toujours un premier jour de la semaine (dimanche) que le compte ordonné par cette mitsva doit commencer.

Du fait que le compte commencera un premier jour de la semaine (dimanche), en comptant sept Shabatts (septième jour de la semaine, samedi) comme l'ordonne cette mitsva, ce seront sept semaines entières qui seront comptées. C'est vraisemblablement ce que signifient les mots תמימת תהיינה "intègres elles seront".

Le verset 16 précise que le compte doit se faire jusqu'au lendemain du septième Shabatt, soit un premier jour de la semaine (dimanche). Ce lendemain du septième Shabatt est donc le cinquantième jour (sept fois sept jours est égal à quarante neuf jours, plus un jour, le lendemain, amène le compte à cinquante jours).
A ce cinquantième jour est célébrée la fête de שבעות, la fête des Semaines (Exo XXXIV 22 ; Lev XXIII 21).
Cette fête se fait donc toujours un premier jour de la semaine (dimanche).

La précision à propos de la récolte se trouve en verset Lévitique XXIII 10, qui indique :
וקצרתם את קצירה
"...et que vous aurez moissonné son produit" (le produit de la terre d'israël).

Les précisions à propos de la récolte et du compte des semaines au moment de la première récolte sont explicitement présentes en verset Deutéronome XVI 9 qui indique :
מהחל חרמש בקמה
"dès qu'on aura fauché les épis"
Remarque : ce verset, Deutéronome XVI 9, semble indiquer que le compte doit commencer le jour même où seront fauchés les blés. Il ne s'agit pas de commencer le compte au jour où la faux a été utilisée. Le verset Deutéronome XVI 9 n'indique pas ce jour comme un jour précis de début du compte, mais indique qu'à cette période (imprécise, celle du début de l'usage de la faux) s'effectuera ce compte. Il convient de tenir le compte comme l'Eternel l'a demandé : le compte doit commencer au jour du balancement des prémices. Le Livre du Deutéronome contient plusieurs cas d'imprécision et même parfois des instructions totalement contraires aux ordres de l'Eternel (se reporter par exemple au commentaire de la mitsva Deutéronome IV 09).

Il convient donc de tenir le compte comme précisé ci-avant, soit à partir du premier jour de la semaine, conformément aux instructions Divines.
La maturité des récoltes et la moisson ne reviennent pas tous les ans à date fixe. Par conséquent, la date du balancement des prémices, comme les dates du début et du fin du compte, de même que leur aboutissement à la date de la fête des Semaines, ne peuvent être à date fixe d'année en année. Chaque année, ces dates sont différentes.

Ce qui fut établi dans le passé par le judaïsme rabbinique, commençant arbitrairement le compte au second jour de la fête des Azymes, soit tous les ans à date fixe le 16è jour du premier mois (ניסן Nissan) pour finir le compte et faire la fête des Semaines chaque année à date fixe, le 6è jour du troisième mois (סיון Sivan), était totalement erroné et ne correspondait pas à ce qui est ordonné par la Tora.
La fête des Azymes n'a pas de rapport avec la fête des Semaines. Elles ne sont liées entre-elles ni par leurs dates ni autrement.

Contrairement à la pensée rabbinique qui a demandé de compter individuellement et jour après jour, le compte peut être fait à l'avance, c'est à dire dès le premier jour de la première récolte. Un tel compte ainsi fait sur un calendrier déterminera la date de la fête des Semaines.
Dans l'avenir le compte sera peut-être fait par de véritables autorités compétentes (et non des autorités rabbiniques, autoproclamées), de manière collective, pour tout le peuple, afin d'éviter que par erreur des dates différentes soient déterminées individuellement. Les autorités rabbiniques se sont focalisées sur le mot לכם "pour vous" ("vous compterez pour vous") en lui donnant le sens de "chacun pour soi", d'où leur demande de faire un compte individuel des jours. La présence de ce mot לכם "pour vous" n'a pas d'explication certaine. Il est parfois employé dans d'autres endroits de la Tora pour dire explicitement "pour vous et vos générations" ce qui est différent du sens de "chacun pour soi" ou "chacun de vous" tel que l'entend le monde rabbinique.

Date de Shavouhott : dimanche 27 mai 2018.
(an 5778 du calendrier juif rabbinique) :

La fête commence le samedi 26 mai 2018 au soir. Elle sera finie le dimanche 27 mai lorsqu'il fera nuit (lorsque la lumière du jour écoulé ne sera plus visible).

Pourquoi cette date ?
Malheureusement, l'observation de la maturité du blé et la date de la première récolte, qui est celle des prémices, ne sont pas suivies de nos jours en terre d'Israël pour répondre correctement à ces commandements.
Le judaïsme (rabbinique et karaïte) a fixé la date de Savouhott en rattachant cette fête à celle de Hag Amatsot , la Fête des Azymes (appelée improprement Pessah par le judaïsme). Mais, la Tora ne le demande pas ainsi.
Le judaïsme rabbinique l'a décidé par interprétation du texte biblique, c'est à dire en lui faisant dire autre chose que ce qu'il dit littéralement. Par cette interprétation égarée le judaïsme célèbre donc Shavouhott chaque année à date fixe. Or, la maturité et la moisson des blés ne sont jamais à dates fixes.
Le judaïsme karaïte aussi a rattaché la fête de Shavouhott à celle de Hag Amatsot, la Fête des Azymes.
Cependant, à la différence du judaïsme rabbinique, le karaïsme a la même lecture et la même compréhension que l'israélisme concernant le jour de la semaine : la fête de
Shavouhott ne peut être célébrée qu'un dimanche.
Sans information fiable sur le jour de la première moisson de blé en Israël, aucune véritable date n'a pu être calculée, "comptée" comme le demande la Tora.

Cette année l'israélisme se rapprochera donc de la date de célébration des communautés juives, en espérant que ce sera la dernière année d'égarements. Les communautés juives, celle karaïte incluse, sont invitées à en prendre conscience et à suivre la Tora telle qu'elle est écrite.
Shavouhott, la Fête des Semaines et des Prémices, pourrait et devrait être célébrée comme la Tora le demande, soit à partir des premières moissons, et non à partir de Hag Amatsot, la fête des Azymes . Shavouhott doit aussi être célébrée un premier jour de la semaine, soit un dimanche.

Soyons fidèles à l’Éternel et à la Tora.
Les communautés juives qui s'opposent entre elles (rabbiniques et karaïtes), et qui s'opposent aussi à la Tora, sont invitées à retourner à la Tora, et à l'appliquer.
Ainsi l'ère messianique attendue par toutes les communautés pourrait se concrétiser plus rapidement.

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