Israélisme : notions de base
L'israélisme est la véritable religion d'Israël

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L'étude n'est pas finalisée. Elle ne peut l'être en l'absence des manuscrits originaux légués par Moïse, et d'autres complétant les siens. L'humanité ne dispose aujourd'hui que de copies, toutes plus ou moins susceptibles d'erreurs, voire d'altérations volontaires.
Les buts recherchés sont le rétablissement d'une connaissance plus juste de la Foi d'Israël, l'israélisme, et une mise en pratique plus juste de ce qu'elle demande.
 
En hébreu un commandement se dit une מצוה "mitsva", au pluriel des מצות "mitsvot".
 
Il est important de souligner que ce qui suit n'est pas l'avis d'une personne ou plusieurs, mais ce qui se détache de l'étude biblique. Des références uniquement bibliques sont citées.
 
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Israélisme : termes et définitions
Sommaire d'études
Israélisme : FAQ

Derniers apports : mai 2018.

Sommaire
1 - Juif, Israélite, Hébreu, Sémite ? Quel terme employer ?
2 - "Juif ", "judaïsme", origine et religion
3 - Judaïsme et confusions
4 - Idées fausses sur le judaïsme
5 - Les patriarches
6 - La nation d'Israël
7 - Moïse
8 - Dans le désert
9 - Les écrits
10 - Les prophètes
11 - La "loi orale" ou "Tora orale"
12 - Le rabbinisme
13 - L'exil
14 - Les tribus "perdues" d'Israël
15 - L'état "moderne" d'Israël
16 - Les Prêtres
17 - La Foi d'Israël
18 - Le messie
19 - Comment prononcer Israël ?
191 - Observations et explications (cette partie commente une falsification)
20 - Les sources de la Bible
21 - Le calendrier d'Israël
211 - Autres calendriers (à ne pas suivre) : livre d'Hénoch, livre des Jubilés.


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Sémite, hébreu, Israélite, israéliste, juif, israélien ?
Quel terme employer ? Que signifient ces mots ?
Quelles sont leurs différences ?
Dans l'ordre temporel :
- Sémite :
Le terme "sémite" vient du nom de שם Sèm. Sèm שם était un des fils de נח Noé (Genèse, V, 32).
Sèm est le patriarche (l'ancêtre) d'une descendance importante (Genèse, X, 1). Parmi cette descendance se trouve Abram, dont le nom fut changé en "Abraham" (Genèse, XVII, 5).
Abraham a eu une nombreuse descendance lui aussi. Parmi ses descendants se trouve יעקב Jacob dont le nom fut changé en "Israël" (Genèse, XXXV, 10).
Cette lignée, par les pères, est clairement indiquée en Chroniques I, chapitre I, versets 24 et suivants.
Le terme "sémite" concerne donc tous les descendants de Sèm. Parmi eux, les descendants d'Israël sont les Israélites. Les Israélites font partie des Sémites, mais ne sont pas les seuls Sémites.
De nos jours les termes "antisémitisme", "antisémite", sont souvent employés à propos du judaïsme et des Juifs, en synonymes de "anti juif", "hostile aux Juifs", "hostile au judaïsme" (même les dictionnaires font ces erreurs, bien que les Sémites et les Juifs soient des populations différentes). "Antisémite" est aussi employé dans le sens de "anti israélien". Ces erreurs sont très courantes, et commises aussi en l'état moderne d'Israël.
Pour rappel : les Israélites ne sont pas les seuls Sémites. De plus, il ne faut plus confondre Israélites et Juifs (des explications suivent).

- Hébreu :
Les Hébreux sont les descendants d'Abraham, qui fut appelé en langue hébraïque העברי "ahivri", soit "le traverseur", pour avoir traversé le pays de Canaan.
NB : "traverseur" n'est pas un mot français, mais une tentative de traduction littérale.
Le mot hébreu עברי "hivri", du verbe לעבר "lahavor" signifiant "traverser", a donné en français le terme "hébreu".
C'est Abraham qui est appelé העברי "ahivri" "l'Hébreu" dans la Tora (Pentateuque) (Genèse, XIV, 13).

- Selon certaines croyances et explications juives, Abraham aurait été appelé ainsi pour avoir traversé l'Euphrate, afin de se rendre au pays de Canaan. Mais, cette traversée de l'Euphrate n'est pas mentionnée dans la Tora.
La Tora mentionne une "traversée" du pays de Canaan (Genèse, XII, 6 ויעבר אברם "Abram traversa", ces mots sont en rapport avec le verset précédent qui mentionne son arrivée en pays de Canaan).

- Selon une croyance chrétienne, le terme "hébreu" viendrait du nom d'un personnage dans l'ascendance d'Abraham. Ce personnage serait עבר "Héber" (Genèse, XI, 14-17). Mais, cette explication ne se vérifie pas non plus. Car, ni עבר Héber ni l'un de ses descendants ne sont dits עברי "ivri" "hébreu", excepté Abraham et sa descendance israélite. (Reformulation : Abraham est dit "hébreu", mais pas Héber, ni les générations entre Héber et Abraham. Le terme עברי "ivri" "hébreu" commence donc avec Abraham, pas avec Héber).

Abraham était le grand-père de יעקב Jacob. Jacob fut ensuite nommé ישראל "Israël". Les descendants d'Israël (par lignée paternelle) sont les Israélites.
Abraham fut aussi le patriarche (père, ancêtre) de plusieurs autres ethnies. Cette remarque pourrait conduire à appeler "Hébreux" tous les descendants d'Abraham, soit les Israélites et les autres descendants d'Abraham. Mais, la Tora semble n'appeler עברים "hivrim" "Hébreux" que les Israélites (descendance d'Abraham de la branche d'Israël) (se référer à : Exode, II, 6 ; Exode, V, 3, entre autres références).
Dans le texte biblique actuellement connu, il n'est pas trouvé d'exemple qui ne laisse aucun doute, en lequel עברי "Hébreu" ou עברים "Hébreux" serait employé à propos d'autres descendants d'Abraham que les Israélites. Reformulation : après Abraham, la Tora (Pentateuque) resserre l'appellation עברים "hivrim" "Hébreux" sur les seuls Israélites, pas sur les autres descendants d'Abraham.


- Israélite :
Les Israélites sont Jacob Israël et ses descendants (pour rappel : Jacob était le petit-fils d'Abraham. Au cours de sa vie Jacob fut nommé "Israël", cf. ci-dessus).
Jacob Israël avec ses enfants, soit ses douze fils et sa fille Dina, sont les premiers Israélites.
Les premiers Israélites furent donc au nombre de 14 personnes : Jacob Israël lui-même + Dina fille d'Israël + les 12 fils d'Israël = 14 personnes.
Dina était israélite, mais elle n'aurait pu engendrer un/e Israélite. Car, sur l'observation de tous les exemples bibliques : est un/e Israélite toute personne dont le père est israélite.
La Tora (Pentateuque) parle souvent des "enfants d'Israël". Ce sont les descendants d'Israël, par leur lignée paternelle (de père en enfant).
Résumé : les Israélites sont une ethnie ou lignée familiale. Un/e Israélite est une personne dont l'ascendance par les pères la rattache à Israël (une personne est israélite si son père est israélite, lui-même est israélite par son père, etc. jusqu'à Jacob Israël).
L'insistance ci-dessus sur le père est présente parce que cette règle biblique n'est pas celle du judaïsme. Le judaïsme a écarté la règle biblique pour ne retenir que la mère (excluant le père). Dans le judaïsme est juive toute personne dont la mère est juive. De ce fait, les Israélites et les Juifs représentent des populations différentes.

- Israéliste :
Les Israélistes sont les fidèles de l'israélisme. L'israélisme est une religion. L'israélisme est la religion d'Israël, telle que rapportée par la Tora (Pentateuque).
L'israélisme est présenté en cette page et en une autre. Pour accéder à l'autre page : cliquer ici.

- Juif :
Les Juifs sont les fidèles du judaïsme. Le judaïsme est une religion. Cette religion a dérivé de celle d'Israël.
Le judaïsme et les différences avec l'israélisme sont abordés en cette page et en une autre. Pour accéder à l'autre page : cliquer ici.


- Israélien :
Il s'agit d'une nationalité, celle des citoyens de l'état moderne d'Israël. Ces citoyens ne sont pas forcément des Israélites, ni forcément des Israélistes, ni forcément des Juifs.

Résumé :
Les Sémites sont tous les descendants de Sem. Les Israélites n'en sont qu'une partie.
Les Hébreux sont les descendants israélites d'Abraham (soit les descendants d'Abraham de la branche d'Israël).
Des termes qui précèdent, seuls "Hébreu" et "Israélite" sont synonymes.

Que retenir ?
Des sens distincts doivent être accordés aux termes, surtout à "Israélite" et "Juif" qui ont été malheureusement amalgamés dans le passé. Or ces deux termes regroupent des populations différentes (pour rappel : selon la règle biblique, est un(e) Israélite qui est né(e) de père israélite.  Mais, selon la règle juive, est un(e) Juif(ve) qui est né(e) de mère juive).
Ainsi, la Tora et l'israélisme n'ayant pas les mêmes critères que le judaïsme, la Tora et l'israélisme ne reconnaissent pas les mêmes personnes que le judaïsme.
Un Israélite n'est pas forcément un Juif. Un Juif n'est pas forcément un Israélite.
Pour rappel : le judaïsme a écarté la règle biblique pour retenir la mère (excluant le père).
Le judaïsme pratiquait la règle biblique (par le père) avant d'adopter une nouvelle règle (par la mère). Ce changement fut fait à une période mal définie, et pour des raisons encore incertaines. Le judaïsme semble vouloir faire silence sur ce fait. Cependant, la mémoire populaire juive connaît encore l'existence de ce changement, sans toutefois pouvoir préciser l'époque et la ou les raisons qui ont conduit à ce changement. Quelques hypothèses se trouvent en cette page (lire ce qui suit, en rubrique "judaïsme et confusion", partie "concernant la confusion des personnes").

L'exemple biblique ci-dessous est fourni et commenté pour illustrer deux choses :
- Une personne est israélite par son père.
- La prétendue "loi orale" ou "Tora orale" du judaïsme est déviée par cette religion. Du fait de tels détournements, la "loi orale" ou "Tora orale" du judaïsme ne peut être retenue.
Rappel : pour la Tora et l'israélisme, une personne est israélite par son père.
Mais, le judaïsme fait deux amalgames bibliquement fausses. Le judaïsme prétend qu'un Juif est un Israélite et vice-versa. Et, le judaïsme prétend qu'une personne est "juive-israélite" par sa mère.

Que nous dit la Tora ?
Un exemple assez clair se trouve en Genèse, XLI (41), 50-52.
וליוסף ילד שני בנים בטרם תבוא שנת הרעב אשר ילדה לו אסנת בת פוטי פרע כהן און
ויקרא יוסף את שם הבכור מנשה כי נשני אלהים את כל עמלי ואת כל בית אבי
ואת שם השני קרא אפרים כי הפרני אלהים בארץ עניי
Traduction, selon les plus courantes :
"Il naquit à Joseph deux fils, avant que n'arrive l'année de famine, que lui enfanta Assnatt (Asenath en certaines traductions. La prononciation est peut-être "Assanatt" ou encore "Assénatt") fille de Poti Frâ (ou peut-être aussi "Poti Férâ"), prêtre de Onn.
Joseph nomma l'aîné "Ménashé (Manassé en certaines traductions). Car, Dieu m'a fait oublier toutes mes tribulations et toute la maison de mon père.
Et le second, il le nomma Éphraïm. Car, Dieu m'a fait croître au pays de ma misère.

Cet exemple biblique est explicite. Selon ces éléments écrits, l'épouse de Joseph était une Égyptienne. Le texte précise aussi qu'elle était la fille d'un prêtre égyptien. Les enfants de Joseph étaient donc des Israélites parce que leur père était un Israélite.
Malheureusement, le judaïsme ne retient pas ce qui est écrit dans la Tora. Le judaïsme donne une autre version. Selon sa version, Assnatt, aurait été une fille née de Dina, sœur de Joseph. Dina fut violée (Genèse, XXXIV). Selon la version juive, Dina aurait eu une fille de ce viol. Toujours selon la version juive, cette fille aurait été adoptée par le prêtre égyptien. Elle aurait aussi porté une "amulette" (ce terme, qui est peut-être mal choisi, est employé dans une version populaire). Une inscription en hébreu aurait permis à Joseph de reconnaître une "Juive-Israélite", un membre de sa famille. C'est pourquoi il aurait "accepté" de la prendre pour épouse.
Selon la version juive, Joseph aurait "accepté". Mais le texte écrit indique que le pharaon lui "donna" cette épouse. En ce temps, il eut été impensable de refuser. Un tel refus aurait été un outrage à la face du pharaon, à la face du prêtre et de sa fille, voire un outrage au dieu que servait ce prêtre. Joseph n'aurait pu refuser. Prétendre qu'il aurait "accepté", comme le prétend le judaïsme, n'est pas réaliste.
Selon une autre version, cette prétendue fille de Dina n'aurait pas porté une "amulette", mais des ציצית "tsitsitt" (franges ou cordons aux vêtements).
Les versions populaires ne sont pas inventées par la population, mais fournies par le judaïsme, qui se trompe parfois dans des détails, comme entre "amulette" et "tsitsitt".
Cette prétendue fille de Dina serait donc ainsi, selon le judaïsme, devenue l'épouse de Joseph, et mère de ses enfants, Ménashé et Éphraïm.
C'est une version extravagante que donne le judaïsme, et invérifiable dans le texte. En dehors du viol de Dina, qui apparaît bien dans la Tora, aucun autre passage ne corrobore la version du judaïsme.
Ainsi, le texte écrit de la Tora est écarté par le judaïsme, et remplacé par une version abracadabrante. Cette version juive est prétendue être une "Tora orale", et cette "Tora orale" est prétendue être détenue par le judaïsme depuis Moïse. La réalité de l'écrit est supplantée par la version juive, vraisemblablement inventée puisque sans correspondance dans l'écrit.
Les versions du judaïsme n'expliquent pas toujours comment cette hypothétique enfant née d'un viol serait venue en Égypte. Selon l'une de ces versions, elle aurait été vendue (comme une marchandise) par sa famille (donc par les Israélites, selon le judaïsme).
Mais, pourquoi cette enfant aurait-elle été vendue comme une marchandise, puisque selon la version juive elle aurait été une enfant "juive-israélite" ? La version juive ne donne pas de réponse satisfaisante.
Cette prétendue enfant de Dina aurait donc été ainsi acquise par ce prêtre égyptien. Mais, si une telle histoire était vraie, ce prêtre aurait fait d'elle son esclave, non sa fille.
Cette version juive n'explique pas, non plus, si Dina se serait aussi trouvée en Égypte. Dina aurait-elle été l'épouse du prêtre égyptien ? Aurait-il ainsi adopté son hypothétique fille née d'un viol, plutôt qu'en faire son esclave ? Ces questions sont légitimes si la version juive (des plus douteuses) est considérée.
De plus, selon cette version juive Assnatt aurait été la nièce de Joseph. Joseph aurait eu des enfants de sa nièce.
En réalité le texte de la Tora ne dit rien sur un(e) enfant né(e) du viol de Dina. L'analyse de certains éléments chiffrés du texte peut faire penser à une personne qui n'est pas identifiée (lire "La Bible Plus Justement", notamment, le commentaire de la Genèse, chapitre XLVI, versets de 8 à 25). Mais, cette analyse ne permet pas de savoir si cette personne non identifiée est un garçon ou une fille. Cette analyse ne permet pas, non plus, de donner un quelconque crédit à la version juive.
Si l'on considère la version avec les ציצית "tsitsitt" (franges ou cordons aux vêtements), elle est totalement anachronique. Ce commandement fut énoncé des siècles plus tard, à l'époque de Moïse (des siècles après Joseph et Assnatt). De plus, selon le judaïsme, seuls les hommes doivent porter des ציצית "tsitsitt". Toutefois, selon le judaïsme certaines femmes d'exception auraient le droit d'en porter, telle cette prétendue fille de Dina en l'occurrence. Mais, pourquoi cette enfant d'un viol en aurait-elle eu le droit ?
Enfin, il est nécessaire de souligner que le texte n'aurait pas manqué de relater une telle histoire, celle inventée par le judaïsme, si elle était vraie.
Pourquoi inventer une telle histoire ?
La raison du judaïsme est simple. Que des Israélites, Ménashé et Éphraïm, aient pu avoir une mère égyptienne était inconcevable, inacceptable. Ainsi, une histoire fantasque fut inventée pour donner une mère "juive-israélite" à des "Juifs-Israélites".
Un second problème se posait encore au judaïsme. L'exemple biblique d'Assnatt contredit totalement la loi juive. Cette loi prétend deux choses bibliquement fausses :
- Elle prétend qu'un(e) Juif(Juive) est un(e) Israélite, ce qui est faux (cf. explications qui précèdent et suivent).
- Elle prétend aussi qu'une personne est "juive-israélite" par sa mère
, ce qui est aussi faux (cf. explications qui précèdent et suivent).
La partie biblique qui présente Assnatt, soit une Égyptienne et fille de prêtre égyptien, ne pouvait donc convenir au judaïsme.
Ces raisons ont donc conduit le judaïsme à écarter l'écrit biblique, pour le remplacer par une autre version, une version juive, inventée, correspondant au judaïsme.
Pour faire accepter cette version, il a suffit au judaïsme de prétendre que cette "connaissance" provenait de "la Tora orale", et prétendre encore que cette "Tora orale" provenait de Moïse. Les adeptes crurent, aveuglément, sans culture biblique épurée des pseudo explications rabbiniques (du judaïsme). Les adeptes, crédules, intégrèrent cette histoire, comme d'innombrables autres inventions, et ils la défendirent avec véhémence, comme ils défendirent le judaïsme et leurs guides religieux.
Dans cette volonté irréfléchie niant la réalité de l'écrit biblique, le judaïsme et ses adeptes n'ont pas pensé qu'il aurait aussi fallu inventer des histoires aussi insensées aux onze autres fils d'Israël. Car, il n'y avait pas de femme israélite (sauf Dina, leur sœur). Les fils d'Israël ont donc pris épouses parmi des non-Israélites, comme Joseph eut pour épouse une Égyptienne. Leurs enfants furent des Israélites par leurs pères, contrairement à ce qu'a prétendu le judaïsme.

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"Juif ", "judaïsme", origine et religion :
Le mot "juif" vient du nom hébreu יהודה "Yéhouda". יהודה Yéhouda était l'un des douze fils de Jacob Israël. Yéhouda a été nommé "Juda" dans les traductions de la Bible.
Juif, juive, judaïsme, sont des termes qui proviennent de ce nom, Juda.
Juda a aussi donné son nom à la Judée (territoire des descendants de Juda parmi les Israélites).
La Judée n'est qu'une partie du territoire d'Israël, celle qui fut donnée aux descendants de Yéhouda parmi les autres descendants d'Israël.
Yéhouda, fils d'Israël, a engendré des fils. Ceux-ci ont eu à leur tour une descendance, et ainsi de suite durant des générations, jusqu'à former une nombreuse famille. Cette famille, la famille des descendants de Yéhouda, est aussi appelée  "tribu", la tribu de Yéhouda (en hébreu les mots מטה "maté" et שבט "shévett" sont souvent traduits par "tribu" dans les traductions de la Bible).
En hébreu, un descendant de cette tribu est un יהודי "Yéhoudi", c'est à dire un membre de la famille de Yéhouda. C'est aussi un membre de la famille d'Israël.
En hébreu, un membre de la famille d'Israël est un ישראלי "Israéli".
En français un Israéli est un "Israélite". En français un Yéhoudi est un "Judéen".
Hélas, ces termes, définitions et différences, ont fait l'objet de confusions et mauvais emplois. "Judéen" est pratiquement inconnu. "Israélite" et "Juif" ont été regroupés en un même ensemble, et employés à tort en synonymes. Le judaïsme est la principale cause et l'origine de cette confusion.

Évolution des termes :
De l'hébreu "yéhoudi", les Grecs ont adopté la forme "ioudaios", dont les Latins ont tiré "judaeus", ce qui a finalement donné "juif" en langue française. Le F qui termine le mot français est mal expliqué.
Les termes ont aussi évolué dans un sens religieux. En plus de désigner une population, qui était à l'origine celle des "Judéens", le mot "juif" a aussi pris un sens cultuel. Ainsi, au fil du temps et des générations, un "Juif" ne fut plus un "Judéen", mais l'adepte d'une religion : le judaïsme. Ce terme "judaïsme" a la même origine : יהודה Yéhouda, soit en français Juda.

יהודה Yéhouda n'est pas tous les Israélites.
De même que Yéhouda, les autres fils d'Israël ont eu leurs descendants. Ceux-ci, au fil des générations, ont formé de grandes familles (ou tribus). L'ensemble des familles (ou tribus) d'Israël a formé la nation d'Israël.
Pour rappel : un descendant d'Israël est un ישראלי "Israéli" (Israélite en français), c'est à dire un membre de la famille d'Israël. Ainsi, par exemple, un membre de la famille de דן Dan est à la fois un דני Dani (Danite en français) et un ישראלי Israéli. De même, un membre de la famille de יהודה Yéhouda est à la fois un יהודי Yéhoudi (Judéen en français) et un Israéli.
Pour rappel encore : une personne est membre de la famille d'Israël, de Dan ou Yéhouda dans ces exemples, si son père l'est lui-même. Un personne est israélite si son père est israélite.

Il est donc aisé de comprendre que le mot Juif, issu de יהודה Yéhouda, ne désigne qu'une seule tribu d'Israël, celle de Yéhouda.
L'emploi du mot Juif à propos de tous les Israélites, et en plus à propos de la religion d'Israël, sont des erreurs et confusions qui ont été perpétuées très longtemps. Yéhouda n'est qu'une partie des Israélites, et le judaïsme n'est pas la religion d'Israël. Le judaïsme est une religion née parmi les Judéens. Elle s'est ensuite imposée, autoproclamée, en modifiant ce qui avait été institué par Moïse (plus de précisions suivent en cette page et sa consœur : cliquez ici).
Malheureusement, cet imbroglio est encore très présent dans les esprits, et encore très répandu dans le monde.

Pour parler de la Foi d'Israël, il convient de parler d'israélisme, et non de judaïsme (l'israélisme est un terme nouveau dans la francophonie, apporté en juin 2009).

Des douze tribus d'Israël, pourquoi parle t-on seulement des Juifs, soit les Judéens, soit la seule tribu de Yéhouda, en français Juda ?
Il y a environ 2600 ans, deux royaumes existaient : le royaume d'Israël et le royaume de Juda. Car, à cette époque, les Israélites s'étaient divisés. De cette division naquirent ces deux royaumes.
Sédécias צדקיה fut le dernier roi de Juda. Il fut vaincu par נבכדנאצר Nabuchodonosor II, roi de Babylone.
Nabuchodonosor déporta la population du royaume de Juda (ce ne fut pas l'ensemble du peuple  d'Israël). Les déportés en terre étrangère furent alors appelés יהודים "Yéhoudim", soit en français "Judéens", du nom de leur tribu יהודה Yéhouda, Juda. Pour rappel : יהודה Yéhouda Juda, est à l'origine du terme "juif" en langue française.
C'est à partir de cette déportation à Babylone, appelée aussi "premier exil", qu'on appela ces déportés en terre étrangère des יהודים "Yéhoudim", "Juifs", plus littéralement des "Judéens". Pour rappel : les Judéens ne constituent pas l'ensemble des Israélites.
Quelques décennies plus tard, il y a environ 2500 ans, des Judéens retournèrent sur leur terre, la terre d'Israël, sous la conduite du scribe et Cohen (prêtre) עזרא Ezra (Esdras en français). Ce dernier s'efforça de rétablir la Tora, la loi de Moïse (appelée aussi "loi mosaïque"). Ezra reconstitua au mieux l'héritage qui parvint à lui. Cependant son époque se situait plusieurs siècles après celle de Moïse (celle de Moïse est difficile à préciser, elle est estimée se situer il y a 3100 à 3300 ans). Au fil des siècles, des guerres et invasions, la Tora avait déjà subi pertes et altérations.
Les connaissances annexes et pratiques religieuses subirent encore d'autres pertes et altérations les siècles suivants, surtout du fait de l'apparition de nouveaux guides spirituels, des rabbins, que la loi mosaïque n'avait jamais institués. Leurs méthodes, surtout celle donnant des interprétations, donna une nouvelle religion : le judaïsme.
Plein d'inventions, le judaïsme prétendit néanmoins, et prétend toujours, être la religion d'Israël, celle de la Tora, celle de Moïse.
Dès cette époque, et jusqu'à nos jours, les rabbins firent dériver de plus en plus la religion qu'ils avaient créée, soit le judaïsme (pour rappel : "judaïsme" est tiré de "Juda", cette religion s'étant construite dans la population judéenne, soit la population de la tribu de Juda).
Les guides spirituels légitimes du peuple d'Israël, les Cohanim (pluriel de Cohen), furent écartés par les rabbins. Ces derniers, qui n'existaient pas du temps de Moïse ni au temps du Temple de Salomon, prirent le pouvoir vers l'époque des "pharisiens" (qui sont ils ? Cliquer ici). Les rabbins s'érigèrent en guides spirituels, et tiennent cette position de nos jours encore. Dans le judaïsme, un rabbin a une position supérieure à un Cohen si ce dernier n'est pas rabbin.
Le judaïsme dérive depuis et jusqu'à nos jours, en supplantant la religion d'Israël, mais en prétendant détenir, enseigner et pratiquer la religion d'Israël. Pourtant, de nombreuses et profondes différences existent (exposées en cette page et en celle de présentation de
l'israélisme).

Le judaïsme en tant que religion :
Le judaïsme est parfois appelé "religion juive" et aussi "confession juive". Cette dernière appellation est sous l'influence du christianisme (le terme "confession" provient du langage chrétien, comme est chrétien l'acte de "confession", soit l'aveu des péchés à un prêtre de l'église catholique).

Origine :
Le judaïsme s'est établi sur la foi et la religion d'Israël. Cependant, bien que ses bases soient celles-ci, le judaïsme s'est tant inventé qu'il en est devenu une autre religion, une religion dérivée et déviante de celle d'Israël.
Les toutes premières racines du judaïsme remontent jusqu'à l'époque du scribe Ezra עזרא הסופר, connu en français sous le nom d'Esdras (Esdras scribe). Cette période se situe au cinquième siècle avant l'ère chrétienne. En ce temps le judaïsme n'existait pas encore, ni ses guides spirituels qui sont les rabbins.
L'époque d'Ezra se situe un siècle environ après la destruction du Temple de Salomon (70 ans après la destruction selon des données bibliques, 140 ans après selon des conclusions d'historiens). Cette période se situe huit à dix siècles après celle de Moïse (l'époque de Moïse reste difficile à préciser).
Ezra (Esdras) guida et administra le retour de Babylone des déportés Judéens (population de Judée, majoritairement composée des descendants de Juda. Pour rappel : les Judéens ne constituaient qu'une partie du peuple d'Israël).
C'est aussi depuis l'époque d'Ezra que l'exogamie (prendre une épouse d'un autre peuple) a été rendue particulièrement rebutante et bannie dans le judaïsme (cf. : Ezra, chapitre X), de même que de nos jours encore.
En cette même période se constitua ce qui fut nommé la כנסת הגדולה "knéssètt agdola". Ces mots sont souvent traduits par "Grande Assemblée". Cette assemblée est également connue sous le nom de "Grand Synode".
Cette institution, la "Grande Assemblée", n'avait jamais existé auparavant. Elle n'était pas d'institution divine. Elle s'est établie depuis une initiative humaine.
La כנסת הגדולה "knéssètt agdola" "Grande Assemblée" aurait été une assemblée de "sages". Ce serait vraisemblablement la plus ancienne origine de ce qui donna, plusieurs siècles plus tard, des rabbins et le judaïsme.
En hébreu, כנסת הגדולה "knéssètt agdola" a donné de nos jours בית כנסת "beïtt knéssètt" soit une "synagogue". Ce dernier terme français, "synagogue", est construit du même préfixe "syn" que "synode", provenant du grec via le latin.
En hébreu, de même qu'en français, le langage a donc bien conservé l'origine des termes, soit la כנסת הגדולה "knéssètt agdola", la "Grande Assemblée" ou "Grand Synode". C'est aussi la trace du lien relationnel entre la "Grande Assemblée" et le judaïsme jusqu'à notre époque.

NB : en dehors du judaïsme et sa "tradition orale", il n'existe pratiquement pas d'éléments concrets (sources historiques, écrits, ...) sur cette "Grande Assemblée". Le mot כנסת "knéssètt" n'apparaît même pas dans le livre d'Ezra.
Qui a institué cette assemblée ? Ezra ou quelqu'un d'autre ?
A quelle époque ?
Combien de personnes, et quelles personnes la constituait ?
Etc.
Rien n'est su sur ces questions, entres autres questions qui se posent.
L'existence de cette institution est estimée à une période proche de celle d'Ezra, mais ultérieure à ce personnage (pour rappel : elle n'est pas mentionnée dans le livre d'Ezra).

Le judaïsme justifie l'existence de cette "assemblée" en prétendant qu'elle remonterait à Moïse (dans le judaïsme tout est prétendu "remonter à Moïse", "exister depuis Moïse", voire avant Moïse, jusqu'à Abraham parfois). Cette explication juive prétend que la "Grande Assemblée" serait la continuité des soixante-dix hommes choisis parmi les anciens d'Israël pour seconder Moïse à son époque (cf. : Nombres, XI, 16 et suivants). Cette explication du judaïsme ne trouve aucune trace biblique. Ces soixante-dix hommes auraient soulagé Moïse sans perpétuation.
Le judaïsme ne se justifie que par sa tradition orale et ses interprétations, soit par lui-même uniquement.

Selon les sources juives, la "Grande Assemblée" aurait assuré la direction spirituelle des Judéens de retour de déportation. Elle aurait aussi apporté des changements fondamentaux, par exemple en plaçant l'étude au dessus de toutes les autres "mitsvott" (commandements). En cet exemple se retrouve un peu de la pensée juive telle qu'elle existe encore de nos jours. Ainsi, l'importance de s'en tenir aux seuls commandements fut donc réformé pour établir une hiérarchie nouvelle issue de la pensée et des considérations humaines (en cet exemple simpliste "étudier" est placé à une position supérieure, comme il en est encore de nos jours s'agissant "d'étudier" le judaïsme dans le judaïsme).
Une échelle d'importance entre les mitsvott fut donc établie. De nos jours, le langage courant juif parle souvent de "grande mitsva" (à propos de l'une ou d'une autre, pas toujours les mêmes, et parfois à propos d'une "bonne action" sans qu'elle soit une mitsva au sens propre).
En s'exprimant à propos d'une "grande mitsva", il y  aurait alors implicitement des mitsvott de moindre importance. Or, un tel classement n'a aucun fondement dans la Tora.

Evolution vers le judaïsme :
Depuis l'institution de la "Grande Assemblée" des guides religieux sont apparus. Ezra fut le premier d'entre eux en Judée. Ezra était un Cohen, un guide religieux légitime au sens de la Tora. A son époque et avec ses contemporains, il se serait efforcé d'appliquer la Tora telle qu'elle lui fut parvenue. Malheureusement, des dérives de plus en plus importantes et nombreuses auraient commencé après ce personnage, voire dès son époque.
Les guides spirituels de la religion juive, les rabbins, n'existaient pas encore lors des premières racines du judaïsme (la "Grande Assemblée"). Ces "rabbins" seraient apparus plus tardivement, durant le premier siècle avant l'ère chrétienne, soit environ quatre siècles après l'époque d'Ezra.
Les rabbins sont encore plus éloignés de l'époque de Moïse.
Ni Dieu ni Moïse n'ont institué de rabbin à la tête d'Israël. La notion ou concept de rabbin n'existait pas, ni même un dessein en ce sens.
Le mot français "rabbin" vient de l'hébreu רב "rav" qui peut se traduire par "beaucoup". Ainsi, furent nommés רב "rav" ceux supposés avoir cumulé "beaucoup" d'instruction, un "grand savoir", en matière religieuse. Ce titre, רב "rav", est toujours actuel, toujours employé.
Avec le titre de "rav", attribué par la population (car il n'existait aucune institution pour attribuer ce titre), des affirmations de miracles accompagnaient ceux ainsi nommés, augmentant encore leur aura, leur légende. Il en est encore de même de nos jours. Des miracles sont toujours attribués à certains rabbins (bien que ces propos ne sortent pas des communautés en lesquelles ils ont popularité), surtout s'ils sont morts, ou morts depuis peu de temps.
La politique telle que connue de nos jours n'existait pas encore. Mais, la démagogie existait déjà. Qui ne plaisait pas n'aurait jamais eu le titre de "rav". 
Il y a vingt-et-un à vingt-deux siècles, environ, c'est donc en ayant cumulé un "grand savoir", retenu un "grand apprentissage", en réalité en ayant absorbé un ensemble abracadabrant, déroutant, égarant, voire en ayant inventé lui-même un "enseignement", que tout quelconque homme était dit et appelé רב "rav" (en français "rabbin"), prenant le sens de "maître" ("maître d'apprentissage"). Il devenait alors un maître, un professeur ou enseignant pour les autres, qui l'appelaient alors רבי "rabbi", soit une forme contractée de רב שלי "rav shéli", signifiant "mon maître".
Ce titre "rabbi" (à l'origine aussi du mot français "rabbin") est toujours utilisé, y compris par ceux qui n'ont aucune raison de dire "mon maître" à propos d'un rabbin.
Ce "grand savoir" n'est qu'une apparence, un "grand paraître" séduisant aux yeux de crédules, ou qui leur inspire du respect (non mérité). Car, en fait, les interprétations (déformations des écrits), les inventions, mythes, légendes, affirmations, etc. ... sont extrêmement nombreuses dans le judaïsme, depuis ses origines.
Par exemple, la croyance en un "paradis" est la reprise de croyances mythologiques antiques (telles que dans les croyances égyptiennes antiques, en lesquelles une vie semblable à celle vécue continuerait éternellement après la mort). La Tora ne parle pas d'un paradis "lieu de séjour éternel des morts". Cette thèse est mythique et reprise dans le judaïsme. Elle a vraisemblablement pour origine les croyances antiques de cette région du monde (Égypte et/ou régions avoisinantes). Le judaïsme soutient ce mythe par ses interprétations spécieuses, en associant le "jardin d'Eden" à un paradis céleste. Cette thèse n'a aucun fondement dans la Tora.
Cet exemple n'est qu'un parmi d'innombrables autres.
Les rabbins sont donc nés des premières racines qui donnèrent plus tard le judaïsme. Les rabbins ont donné le judaïsme, en passant par l'époque du pharisaïsme (les Pharisiens sont les prédécesseurs et ancêtres du judaïsme). Le judaïsme est donc une religion issue du "rabbinisme" (issue des rabbins).
En résumé, la "Grande Assemblée" s'est érigée, et, avec elle, de premiers principes déviants de la Tora. Ce qui suivit donna des rabbins, qui eux-mêmes donnèrent le pharisaïsme. Cette religion allait donner le judaïsme, elle destitua auparavant les Cohanim (les צדוקים "tsédokim", en français les "Sadducéens", les détenteurs légitimes du pouvoir religieux. Pour en savoir plus cliquer ici). Les Sadducéens destitués (l'occupation romaine et l'histoire qui suivit aida cette perte de pouvoir) le judaïsme a eu libre cours pour se constituer davantage, s'emparer de tous les pouvoirs religieux et se prétendre "religion d'Israël" grâce à des paraboles et explications alambiquées et très enchevêtrées. Cette position est encore occupée par le judaïsme, et ainsi défendue.

Evolution du judaïsme
Depuis, au fil des siècles et jusqu'à nos jours, la religion juive a dérivé de plus en plus, et en de nombreux sujets (inventions de fêtes, de jeûnes, de règles, etc. n'ayant ni fondement ni même une moindre trace dans la Tora parfois. L'obligation de se couvrir la tête d'une kipa est la plus visible et la plus connue).
Des caractéristiques du judaïsme comprenaient et/ou comprennent encore (liste non exhaustive) :

- La compilation de textes bibliques hérités des générations précédentes, mais ces textes furent aussi pollués par l'écriture de textes nouveaux mensongers.
Par exemple : le passage en lequel Jacob "lutte contre un ange". Ce passage est clarifié et démenti ci-dessous en rubrique "comment prononcer Israël" (cliquer ici).
Autre exemple : "la tour de Babel", ce passage est clarifié et démenti dans le livre "La Bible Plus Justement" (cliquer ici).

- Prier en commun, et dans des synagogues (aucune "prière" en commun n'existait au temps de Moïse et des rois d'Israël, la synagogue n'existait pas non plus).

- L'aversion envers les femmes étrangères, d'où des mariages juifs endogames (soit prendre épouse uniquement parmi les femmes juives).
A l'époque de la Grande Assemblée, le judaïsme n'existait pas encore. Les épouses endogames étaient alors de la tribu de Juda ou d'autres tribus d'Israël.
De nos jours il s'agit d'épouser une femme juive reconnue comme telle par le judaïsme ou une de ses branches (toutes les branches ne se reconnaissent pas entre elles, le judaïsme rabbinique et le judaïsme karaïte ne se reconnaissent pas forcément mutuellement. Le judaïsme dit "libéral" est encore une autre branche non reconnue des autres. D'autres branches, telles le "hassidisme", les "Loubavitches", sont admises par certaines autres).

- L'invention et l'écriture de multiples interprétations imaginaires, et autant de récits et illustrations mythiques (par exemple, le "midrash").
Tous ces écrits rabbiniques et/ou judaïques sont prétendus "être de la Tora". Qui les étudie prétend "étudier la Tora".

- L'exagération de commandements à des points que la Tora ne demande pas (par exemple, en ajoutant des règles alimentaires que la Tora ne demande pas, telles le salage des viandes, la séparation des laitages et des viandes, etc... Concernant l'alimentation, se référer à cet ouvrage, cliquer ici).

- Des inventions de règles introuvables dans la Tora (par exemple le port de la kipa ou de n'importe quel autre couvre-chef, des immersions purificatrices que la Tora ne demande pas, etc... Le judaïsme et ses croyances populaires accordent une importance particulière à une obligation de se couvrir la tête durant la prière, durant la lecture de textes bibliques ou liturgiques, et durant les repas. Les garçons et les hommes y sont obligés, les filles et les femmes non mariées ne le sont pas. De telles règles n'ont aucun fondement dans la Tora).

- Des déformations des propos bibliques (par exemple, l'obligation pour les femmes mariées de se couvrir la chevelure est basé sur le changement du sens d'un mot (ופרע Nombres, V, 18, ce verset parle "d'écheveler", mais, de là, le judaïsme demande aux femmes mariées de "se couvrir" la tête). Concernant le "jeûne de kipour", deux mots (תענית\לצום) aux sens différents ont été rendus synonymes).

- Des inventions de fêtes que la Tora ne demande pas (par exemple et de nos jours : Hanouka, Tou-Bichvat, Pourim, Lag Baomer).

- Des inventions de jours de jeûnes et/ou deuils aux caractères religieux, publics et obligatoires (par exemple, les "jeûne du 10 tévètt", "jeûne du 17 tamouz", "jeûne d'Esther", "jeûne de Guédalia", etc... Le plus connu est le jeûne dit "de kipour". Ce jour est demandé par la Tora, mais pas le jeûne. Pour en savoir plus, cliquer ici et aussi ici).

- Des inventions de règles aux caractères religieux, individuels et obligatoires (par exemple, des règles et rituels de deuil pour la perte d'un proche).

- Des inventions de célébrations (nomination d'un enfant, coupe des cheveux à trois ans, pèlerinages en l'honneur de rabbins, etc... La plus connue des célébrations étant la "bar-mitsva" à treize ans pour les garçons (obligatoire), et, moins connue, la "batt mitsva" à douze ans pour les filles (facultative). Ces célébrations n'ont aucun fondement dans la Tora.

- Du mysticisme : la "kabbale" est l'exemple le plus connu, avec son principal livre, le "zohar". Le mysticisme est contraire à la Tora (Deutéronome, XXIX, 28).
Cette importante source d'égarement n'a évidemment aucun fondement dans la Tora. Le judaïsme mystifie ses adeptes par ce biais aussi.


- Des inventions de croyances (par exemple, croyance au "mazal", littéralement il s'agit des "astres", "une bonne étoile", la "chance", des conjonctures astrales qui apporteraient bonheur, richesses, santé, etc...). L'expression "mazal tov" ("bon mazal", "bonne chance") est dans toutes les bouches juives.
De telles croyances et expressions sont peut-être les pires affronts faits à l'Éternel.
Pour en savoir davantage sur ces croyances et superstitions cliquer ici.
D'autres enseignements du judaïsme portent sur une future "résurrection des morts" pour "revivre sur terre". Cet enseignement (une croyance parmi les adeptes) est basé sur la lecture interprétative de textes présentés comme prophétiques, mais si énigmatiques qu'ils peuvent se prêter à toutes les interprétations et leurs contraires.
Prétendre qu'il y aurait une future "résurrection des morts pour revivre sur terre" est en totale contradiction avec croire ces morts au "gan Eden", soit au "jardin d'Eden", soit en un "paradis céleste" (cf. ce qui précède à propos d'un "paradis céleste"). Dans cette thèse du judaïsme, les morts qui sont si bien au "paradis", devraient alors  revenir sur terre pour y subir de nouveau ce que nous connaissons tous et qui n'est pas toujours un paradis, soit, parmi les maux du monde : la faim, des guerres, du labeur, des problèmes de santé, etc (liste ni ordonnée ni exhaustive). Dans ces conditions, revenir sur terre ne serait pas la grande joie prédite par le judaïsme, qui enseigne que les parents retrouveront leurs enfants (et vice-versa), en résumé que tous retrouveraient des êtres chers disparus. Au contraire, dans ces conditions (guerres, souffrances diverses, etc.) quitter un "paradis" pour revenir sur terre n'aurait rien d'une joie ou d'une bénédiction, mais serait davantage une punition ou malédiction. Le judaïsme enseigne tout et n'importe quoi, et les adeptes sont crédules et aveugles, ou ne veulent pas savoir.
Le christianisme, religion issue du rabbinisme et du judaïsme, a une autre lecture interprétative des mêmes textes. Pour le christianisme, il ne s'agirait pas de vider le "paradis céleste" des morts, qui s'y trouvent mieux que sur terre. La "résurrection" serait une nouvelle vie après la mort, une nouvelle vie nommée "résurrection" dans un "paradis céleste éternel".
Le christianisme aurait peut-être décelé la faille dogmatique du judaïsme, et inventé une parade plus attractive. Le christianisme enseigne donc que pour ses adeptes, il y aurait un "paradis", pour ses adeptes seulement (baptisés). Evidemment, nul n'est jamais allé au "paradis" pour constater et revenir témoigner. Dans cette religion encore (religion dite judéo-chrétienne) les adeptes ne demandent qu'à y croire (sans garantie) béats et bercés par des mots et promesses d'amour.
Le christianisme aussi promet que des êtres chers seront retrouvés au "paradis" (sans savoir s'ils s'y trouvent, ou s'ils n'ont pas mérité de s'y trouver).

Etc.

Ce sont des caractéristiques (liste non exhaustive) du judaïsme, qui n'étaient pas toutes présentes dès ses origines, mais qui sont apparues au fil des siècles, s'éloignant ainsi de plus en plus de la Tora, de la Foi et religion d’Israël.
L'ensemble a grandement influencé et modelé les religions nées et dérivées du judaïsme. Ces dernières ont aussi en retour influencé le judaïsme. Les religions dites "judéo-chrétiennes" se sont influencées mutuellement durant des siècles (lire "La Bible Plus Justement", des explications sont données en partie "Exode, III, 15," "le Nom de l’Éternel").
Entre autres caractéristiques, le judaïsme et les religions qui en sont nées promettent beaucoup d'invérifiable (le "paradis éternel", par exemple). Dans ces religions, un nombre important d'adeptes peut constituer un pouvoir, voire un pouvoir considérable, d'où l'importance de se montrer enjôleuses (religions ou branches dites judéo-chrétiennes). D'autres de ces religions ou branches nées du judaïsme ont préféré user d'une violence épouvantable pour convertir de force de nombreuses nations. A sa décharge, le judaïsme est celle qui a été et est  encore la moins prosélyte.

Le judaïsme est une religion issue de celle d'Israël, et déviante de celle d'Israël.
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël.

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Judaïsme et confusions
Confusion des mots
Pour rappel, les termes "juif", "israélite", "hébreu", voire "sémite", ont été réunis et employés comme s'il n'y avait aucune différence entre eux. Or, il y en a (cf. ce qui précède). Ces confusions perdurent encore, en langue française et d'autres langues du monde.
Effets de ces confusions :
- En langue française, le langage a parfois préféré le terme "israélite" à "juif". Cependant, ce choix est tombé en désuétude lors de la création de l'état moderne d'Israël. Car, le langage s'est mis à confondre, en plus, "israélien" et "israélite" (nationalité israélienne et personne israélite).

- D'autres langues ont conservé le nom "Juda" prononcé "Youda", au sens de "Juif". Tout "Juda" "Youda" "Juif" fut alors confondu avec un autre personnage du même nom dans le canon chrétien. Ce "Juda" (ou "Judas") du canon chrétien est associé à la traîtrise. Il est accusé d'avoir désigné Jésus aux soldats romains, et l'avoir ainsi livré à la mort.
Si ce "Youda/Juda" (ou "Judas") avait porté le nom de Barthélemy, Matthieu, Thomas ou un autre nom, il n'y aurait pas eu autant de confusion entre ce personnage et tous les "Youda/Juifs".
Il y aurait peut-être eu moins de haine et moins de persécutions envers les "Youda/Juifs", qui les ont subies durant des siècles.
Le S qui, en langue française, termine le nom de "Judas" a probablement été ajouté pour le distinguer des autres personnages bibliques du même nom. Cependant, ce n'est qu'en langue française, et ce S ne se prononce ni ne s'entend. Cette confusion a donc été vivace, et, avec elle, le mal envers les Juifs.

- Selon les lieux et époques, certaines personnes ont évité de prononcer le mot "juif", celui-ci ayant pris pour elles une consonance péjorative, voire injurieuse, à cause de vivaces idées anti-juives.
Ces idées créèrent des persécutions qui ont poursuivi les Juifs, rendus "personnes indésirables, non fréquentables". Les Juifs étaient alors un sujet à ne pas aborder, et "juif" un mot à ne pas prononcer. Aujourd'hui encore, il arrive d'entendre certaines personnes âgées (non juives) s'excuser avant de prononcer le mot "juif" si elles doivent le dire dans une conversation. Certaines autres personnes (d'origine italienne, par exemple, mais pas seulement) contournent le mot "juif" et disent "les Hébreux", pour ne pas dire "les Juifs" (confusion).

Ces confusions, et leurs effets, furent aussi des facteurs d'anti-judaïsme. Avec l'amalgame des mots "juif" et "israélite", les sentiments anti-juifs devinrent anti-israélites et anti-israéliens, sans faire de distinction.

- D'autres personnes encore, qui n'osent dire "juif", dont certains Juifs eux-mêmes, emploient un terme aux syllabes inversées (en "verlen" ou "verlan" de "vers-l'en", soit "l'envers"). Ce terme est "feu-jui" ("juif" à l'envers), qui a donné "feuj". Ce dernier terme est issu du langage familier. Il est péjoratif, voire injurieux. Même s'il n'est pas employé comme tel, il ne vaut pas mieux que les termes comme "youpin".
Dire "feuj" n'est pas respectueux envers les Juifs.
Dire "feuj" n'est pas respectueux du terme d'origine. Dire "feuj" n'est pas respectueux envers les individus.
Il est extrêmement regrettable que ce mot familier, "feuj", soit employé, et, de surcroît, par les Juifs à leur propre adresse.

Le méli-mélo fait par le judaïsme ne s'est pas arrêté là. Le judaïsme a aussi modifié, déformé, inventé les sens de certains termes.
Par exemple, au mot גוי "goye", le judaïsme a donné le sens de "non-juif", alors que ce mot signifie "ethnie". Israël est appelé גוי קדוש "goye kadosh" "ethnie sainte" en Exode, XIX, 6. Avec le sens donné par le judaïsme, Israël en ce verset serait alors un "non-juif saint", en totale opposition avec ce que prétend le judaïsme et son amalgame affirmant qu'un Juif est un Israélite et inversement.
Le sens de "non-juif" donné par le judaïsme est une énormité, une grossière absurdité.
Un autre exemple de sens détourné est celui du mot גר "guèr" auquel le judaïsme donne le sens de "converti au judaïsme". Or, en résumé, un "guèr" est un "non-israélite" vivant parmi les Israélites. A l'époque biblique, il y avait des Israélites, et des descendants d'autres ethnies qui vivaient parmi les Israélites dans les frontières d'Israël. Le mot גר "guèr" pourrait se résumer par "étranger". Il est ainsi traduit dans presque toutes les traductions bibliques (aucune ne donne le sens de "converti" ni "converti au judaisme", car ce sens est grotesque). Ainsi, l'ensemble des Israélites et des גרים "guérim" (pluriel de גר "guèr") formait le עם "âm" "peuple" d’Israël.
En ces exemples (les mots
גר "guèr" "étranger" et עם "âm" "peuple"), comme pour tout le vocabulaire, il est évidemment nécessaire de bien cerner les sens pour bien définir les mots, et bien les traduire dans le respect du sens original. Le judaïsme n'a rien fait ainsi. Au contraire, le judaïsme n'a fait qu'ajouter des confusions.
Le judaïsme a donc aussi tissé ce réseau d'égarement par les mots.
L'ensemble des confusions, transformations, interprétations, etc. apportées par le judaïsme a formé un inextricable et vaste entrelacement en lequel il est encore très difficile de voir clair pour la quasi totalité des Juifs, et des non-Juifs. Il est encore plus difficile de réaliser que le judaïsme a produit ce labyrinthe en lequel tous ses adeptes ont été perdus. En faire prendre conscience aux adeptes, pour les sortir de leur égarement, est actuellement  (mars 2018) encore inaccessible.

Confusion des religions
Le judaïsme a tenu, avec une volonté opiniâtre, à destituer les guides religieux que Dieu avait désignés par la voix de Moïse. Ces guides légitimes sont les descendants d'Aaron (qui était le frère de Moïse). Ces descendants d'Aaron sont appelés כהן "Cohen" au singulier, כהנים "Cohanim" au pluriel. Il existe un singulier et un pluriel parce que, avant de devenir un nom de famille, כהן "cohen" est un nom commun qui pourrait se traduire par "prêtre".
Ainsi, ce qui avait été ordonné par Dieu a été détruit dès l'époque du pharisaïsme (les "Pharisiens", pour en savoir davantage, cliquer ici).
Le judaïsme a remplacé les Cohanim par ses rabbins (guides religieux du judaïsme). Le judaïsme marquait ainsi son hégémonie. En ne respectant pas la Tora, ses principes et ce qu'elle a établi, le judaïsme marquait aussi l'une de ses premières profondes déviances.
Dans la suite, le judaïsme s'évertua à se prétendre religion d'Israël. Le judaïsme prétendit aussi qu'un Juif est un Israélite et vice-versa, etc. (cf. ce qui précède).
Les rabbins furent, non seulement des guides spirituels à l'échelle communautaire, locale, mais aussi, pour certains, des guides vénérés, présentés et suivis comme des prophètes. Or, il n'y a plus de pensée prophétique depuis la destruction du Temple de Salomon, soit plusieurs siècles avant l'époque des rabbins et du judaïsme.
Les écrits qui sont parvenus à nos jours ont été choisis, sélectionnés, compilés, recopiés par le judaïsme, uniquement par le judaïsme, depuis l'époque d'Ezra et de la Grande Assemblée (cf. ce qui précède). Les écrits originaux légués par Moïse étaient déposés auprès de l'Arche d'Alliance. Or, celle-ci est perdue à ce jour. Les écrits originaux, la Tora originale, se trouve probablement encore avec l'Arche. Mais, nul ne sait où.
Le Temple de Salomon détruit, l'Arche et la Tora perdues, les Cohanim destitués par le pharisaïsme (ancêtre du judaïsme) puis relégués au rang de "simples juifs" (dans le judaïsme), et sans aucun prophète pour dénoncer les écarts et déviances du judaïsme, cette religion a donc eu toute latitude pour supplanter la religion d'Israël et prétendre jusqu'à nos jours qu'elle est la religion d'Israël. Cette supercherie dure encore dans l'actuel état d'Israël en lequel le judaïsme est religion d'état.
"État juif" sont les termes employés dans une résolution de l'ONU en date du 29 novembre 1947. Cette caractéristique est présente dans la déclaration d'indépendance du pays, signée en mai 1948.
Les premiers mots de cette déclaration sont : בארץ ישראל קם העם היהודי . Ces mots se traduisent le plus littéralement possible par : "En terre d'Israël s'est levé (élevé) le peuple juif".

Déclaration d'indépendance de l'état d'Israël,
début du document original

Début de la déclaration d'indépendance de l'état moderne d'Israël.


Cette référence au judaïsme est présente dès le début en se substituant à la Tora. Or, la Tora ne parle jamais de "peuple juif". Elle n'en parle nulle part puisque le judaïsme n'existait pas. Ce qui existait, et qui existe encore, c'est le peuple d'Israël. La Tora parle uniquement de "peuple d'Israël".
Il n'existe pas de "peuple juif". Le judaïsme n'est pas un peuple. Le judaïsme est une religion (lire aussi ce qui suit).
Cette substitution ne se trouve pas seulement dans la déclaration d'indépendance (1948). Elle était déjà présente dans un hymne intitulé תקותנו "tikvaténou" "notre espoir" (écrit en Ukraine en 1878). Cet hymne est ensuite devenu l'hymne national de l'état d'Israël (1948) sous l'intitulé התקוה "atikva" "l'espoir". Les quelques paroles de cet hymne ne parlent pas d'Israël ni des Israélites, mais d'une âme "juive" ("l'âme juive frémit" נפש יהודי הומיה). Israël et les Israélites ont été remplacés par le judaïsme. Ce n'est pas l'auteur des paroles qui en est responsable ou fautif. Car, lui-même était vraisemblablement sous l'emprise et le conditionnement du judaïsme. Ses paroles en sont les effets. La responsabilité, la faute, est imputable au judaïsme, entre autres nombreuses fautes.
De même que l'auteur de l'hymne, les rédacteurs et signataires de la déclaration d'indépendance étaient vraisemblablement ignorants des différences et distinctions à établir entre les termes "juif", "israélite", "peuple juif", "peuple d'Israël", à cause de l'amalgame voulu et créé par le judaïsme qui les a rassemblés et mélangés. La notion même d'israélisme et ses différences avec le judaïsme était totalement inconnue alors. Les dignitaires israéliens signataires de cette déclaration ont été eux-mêmes perdus dans ces confusions, eux-aussi comme tant d'autres personnes depuis l'imposture du judaïsme.
Ainsi, la véritable religion d'Israël, l'israélisme, soit ce qui peut être lu dans la Tora (Pentateuque), a été déformée et complétée d'inventions, puis écartée, oubliée, ignorée, enfouie sous le judaïsme par le judaïsme.
En plus d'avoir causé cette confusion de religions, le judaïsme a donc aussi causé une confusion identitaire.


Confusion des personnes
Le judaïsme a donc produit le trouble et le chaos dans les esprits en ayant déclaré, entre autres choses, que ses adeptes sont des Israélites. Parmi ses adeptes se trouvent aussi ceux qui, par conversion, ont adopté le judaïsme pour religion. Or, pour rappel, on ne peut être israélite que par sa naissance, par son ascendance, par ses pères.
On ne peut être israélite par conversion. C'est impossible, mais le judaïsme le prétend.
Ainsi, en plus de la confusion des religions, le judaïsme a aussi créé la confusion des personnes en déclarant israélites des personnes qui ne le sont pas.
Cette confusion des personnes s'entend à l'échelle collective, communautaire, et aussi à l'échelle identitaire individuelle. Certains Juifs pensent être des Israélites, alors qu'ils ne le sont pas. A l'inverse, d'autres personnes évincées par le judaïsme (souvent à cause d'une mère non juive), pensent ne pas être des Israélites alors que ces personnes sont des Israélites.
Parfois, cette éviction remonte aux parents ou grands-parents. Dans ce cas, la mémoire connaît encore ce rattachement au peuple d'Israël. Mais, dans d'autres cas, l'éviction faite par le judaïsme peut remonter à plusieurs siècles. Dans de tels cas, après des générations, nul ne se souvient de ce lien avec Israël. Des Israélites peuvent donc se trouver de par le monde, ignorant être des Israélites, à cause du judaïsme qui a évincé leur aïeul. Ces Israélites peuvent se trouver dans n'importe laquelle des religions ou croyances existantes.
Des Juifs qui ne sont pas des Israélites sont donc déclarés Israélites par le judaïsme. Et, à l'inverse, des Israélites ont été évincés de leur famille, évincés du sein d'Israël par le judaïsme.

La principale cause de toutes ces confusions est le judaïsme,
ainsi qu'exposé en ce qui précède et suit.

Concernant la confusion des personnes, trois explications coexistent sur le changement de la règle biblique "israélite par le père" remplacée dans le judaïsme par "juif par la mère" :

- Selon une première explication (populaire), le changement de la règle biblique "israélite par le père" devenue "juif par la mère" aurait été fait lors du "don de la Tora".
Cette appellation "don de la Tora" est propre au judaïsme. Pour certains Juifs, le "don de la Tora" se résume à l'expression des "dix commandements" (Exode, chapitre, XX), soit quelques temps après le départ d’Égypte. Or le "don de la Tora" n'est pas que cette partie, et l'institution de la Tora ne s'est pas fait en un jour.
Dans cette explication, que l'on retienne "un jour" ou les cinq livres de la Tora (Pentateuque), rien n'existe concernant un tel changement ("israélite par le père" devenant "juif par la mère").
Ce changement n'est mentionné nulle part, ni explicitement ni implicitement.
Qu'est-ce-qui aurait changé avec le "don de la Tora" ?
Pourquoi ce changement ?
Où se trouverait une éventuelle trace écrite, explicite ? Etc.
Ce sont autant de questions sans réponse, qui rendent cette explication invraisemblable, et à écarter.

- Selon une seconde explication (populaire) les dirigeants juifs auraient été confrontés à des cas de viols. Selon une version entendue, des assaillants étrangers auraient pratiqué des "razzias" (mot arabe : raids de pillage) parmi les Israélites. Durant ces "razzias" les pilleurs auraient aussi enlevé et violé des femmes.
La mémoire collective n'identifie pas bien ces agresseurs. Ils seraient peut-être venus de la péninsule arabique. Une autre version les identifie aux Séleucides (dynastie de rois grecs) lorsque ceux-ci occupèrent la Judée (aux environs du second siècle avant l'ère chrétienne).
L'époque et l'origine exacte des assaillants restent difficiles à préciser. Cependant, la mémoire populaire (et collective) se souvient cependant du changement de la règle biblique, et se souvient aussi de la raison : les viols, et les enfants qui en sont nés.
Ainsi, pour faire accepter ces enfants, le judaïsme aurait alors transformé la loi biblique. En voulant effacer jusqu'à la mémoire des pères violeurs repartis en leur pays, le judaïsme aurait alors énoncé son nouveau principe, "juif par la mère", ignorant ainsi les pères.
Malheureusement, en voulant ignorer ou évincer des pères biologiques étrangers et violeurs, le judaïsme a aussi appliqué "sa loi" sur les pères israélites légitimes. Le judaïsme les a aussi écartés, ignorés, comme s'ils étaient des étrangers violeurs. En agissant sans réflexion sur les conséquences, le judaïsme a écarté tous les pères israélites, et a écarté des Israélites nés de pères israélites.
Cette seconde explication est possible, et vraisemblable.

- Selon une troisième explication, basée sur la chronique biblique du livre d'Ezra (chapitre X), ce changement aurait été fait dès l'époque d'Ezra et de la "grande Assemblée", par rejet des femmes étrangères que des Israélites avaient pris pour épouses.
En l'état actuel des connaissances bibliques, cette hypothèse ne peut être retenue. Car, rien n'indique dans le livre d'Ezra qu'il y aurait eu un changement de la règle biblique. Le livre d'Ezra indique que des épouses étrangères et leurs enfants ont été chassés, alors que dans l'explication qui précède les enfants nés de viols sont intégrés (non chassés).
Il est important d'observer que le livre d'Ezra et le judaïsme divergent sur plusieurs points, et n'ont qu'un seul point de convergence :
Divergences :
- En livre d'Ezra, la situation gérée est exceptionnelle et s'arrête à ces cas d'exception. Aucune nouvelle règle n'en émane.
Le judaïsme ne s'arrête pas à des cas d'exception (viols). Il énonce une nouvelle règle pour tous, dans tous les cas et pour toutes les générations futures.

- En livre d'Ezra, les femmes sont celles de peuples chez lesquels il est interdit aux Israélites de prendre époux et épouses (Deutéronome, VII, 1-11, notamment le verset 3, et Ezra, IX, 1-2).
Le judaïsme ne s'arrête pas à ces peuples. Il rejette toutes toutes les femmes non-juives du monde. Toutes sont inadmissibles. Car, toutes sont jugées à priori, et soupçonnées d'être potentiellement idolâtres, voire idolâtres, voire infidèles, etc. et incapables de tenir un foyer juif selon les règles du judaïsme (sauf celles qui se seraient converties au judaïsme, en recevant son enseignement et son emprise).
Au contraire des non-juives, les femmes juives sont toutes considérées à priori qualifiées, capables, fidèles et irréprochables même si elles ne le sont pas (Dieu seul le sait, peut-être), et même si elles n'ont pas toujours reçu une instruction juive complète.
De nos jours, le judaïsme impose souvent des cours aux jeunes femmes avant de les marier à un homme juif. Car, avant leur mariage, elles sont censées ignorer ce que comporte la vie conjugale, voire tout ignorer des hommes, jusqu'à leur anatomie dans les communautés les plus extrêmes. Par ces "cours pour dame" le judaïsme s'assure de cet enseignement minimum de judaïsme, et s'assure aussi de son emprise par des explications emberlificotées, mystiques, etc.

- En livre d'Ezra, il y a exclusion d'enfants (pour rappel, il sont nés d'unions interdites par la Tora). L'exclusion est catégorique, inconditionnelle et sans appel.
Selon le principe du judaïsme, au contraire du livre d'Ezra, il y a intégration d'enfants. Toute progéniture née d'une femme juive est intégrée, même si le père est de ces peuples interdits par la Tora.
L'interdit de la Tora concerne autant les hommes que les femmes (lire le verset ci-dessous). Les enfants nés du père israélite ou de la mère israélite d'un de ces peuples n'est pas admissible. C'est pourquoi le livre d'Ezra les rejette. Or, pour rappel, le judaïsme les intègre, et les déclare Israélites.
Cette intégration est faite avec volonté, et en imposant une nouvelle loi (qui supplante la règle biblique).

- Le livre d'Ezra, rejette des enfants que la Tora appelle ממזר, "mamzer" (Deutéronome, XXIII, 3). Un "mamzer" est l'enfant d'une union (maritale) interdite ou d'un rapport sexuel interdit. En l'occurrence, il s'agit d'unions interdites avec les femmes de certains peuples.
Ainsi, en rejetant ces femmes et leurs enfants, le livre d'Ezra rapporte une volonté de se conformer à la Tora.
Le judaïsme n'est pas du tout dans ce cas. L'enfant né d'un viol peut être un "mamzer" (né du viol d'une femme mariée, par exemple). Or, le principe du judaïsme a la volonté d'intégrer des "mamzer", et déclare que ces non-Israélites seraient des Israélites.
"Mamzer", plus de précisions :
Dans ce qui précède, le Deutéronome, VII, 3, exprime un interdit s'agissant de certains peuples :
לא תתחתן בם בתך לא תתן לבנו ובתו לא תקח לבנך
"Ne te marie pas avec eux. Ne donne pas ta fille à son fils,
et sa fille ne la prend pas pour ton fils
".
Transgresser cet ordre de la Tora est une "union interdite". C'est ce qu'a traité l'époque d'Ezra.
D'autres interdits de la Tora portent aussi sur l'adultère, l'inceste, et certains cas concernent les Cohanim. Ce sont d'autres sujets qui ne sont pas développés ici.
Un "mamzer" est donc un enfant né de la transgression d'un de ces interdits exprimés par la Tora.
Mais, le judaïsme a une autre approche. Sans entrer dans le dédale des nombreux cas que le judaïsme a interprétés à sa façon et/ou greffés à la Tora, l'on peut grossièrement résumer ainsi : le judaïsme peut appeler "mamzer" l'enfant d'un couple qui s'est uni en dehors d'un mariage juif (en tous points conforme aux critères du judaïsme). Cet enfant "illégitime" au sens du judaïsme serait appelé "mamzer" par le judaïsme, parce que le mariage des parents ne serait pas "légitime" selon les critères juifs.
Par exemple, les mariages entre juif et non-juive et entre juive et non-juif, ne sont jamais ratifiés par le judaïsme. Dans de tels cas, il n'y a pas forcément de transgression de la Tora. Mais, le judaïsme peut appeler "mamzer" l'enfant de l'un de ces cas, alors que ce n'est pas un "mamzer" au sens de la Tora.
Les règles du judaïsme ne sont pas celles de la Tora.
La Tora ne parle jamais de judaïsme ni de Juifs, mais d'Israélites. Le judaïsme n'existait pas à l'époque de la Tora, et n'aurait jamais dû exister.
La Tora parle de certains peuples qui occupaient la région et qui étaient idolâtres. Le mariage avec ces peuples a été interdit aux Israélites. Il y en a eu, c'est ce qui a été traité en livre d'Ezra. En dehors de ces peuples il n'y avait pas d'interdit à l'époque de la Tora, et il n'y en pas davantage de nos jours.
De nos jours, les peuples interdits par la Tora ne sont plus reconnaissables, et ne sont peut-être plus existants.
Résumé :
Un "mamzer" est pour la Tora l'enfant né de ce quelle a pourtant interdit.
Un mamzer est pour le judaïsme l'enfant d'un mariage que le judaïsme n'a pas ratifié selon ses critères.
En outre : certains Juifs extrémistes, voire certains rabbins extrémistes (ne pas généraliser), ont tenu ou tiennent encore des propos xénophobes, voire suprémacistes. Selon certains propos, un "mamzer" seraient pour eux un "bâtard" monstrueux à peine digne d'être considéré comme un être humain. De tels extrêmes ne sont pas de la Tora, mais sont des idéologies à la fois politiques, religieuses et xénophobes, développées par des groupuscules minoritaires.
En outre encore : certaines décisions rabbiniques, sur la base de raisonnements douteux, voire arbitraires, aboutissent à des règles juives qui ont en plus l'impudence de faire croire qu'elles appliqueraient la Tora. Ainsi, par exemple, un rabbin indique ceci :
Début de citation
"L’enfant né de l’union d’un non-Juif et d’une femme juive est un enfant juif à tous égards. Les filles issues d’une telle union ont cependant également le statut de "zona" "prostituée". Elles n’ont pas le droit d’épouser un Cohen".
Fin de citation
Rien dans la Tora ne permet d'établir une distinction entre un garçon et une fille né(e) d'un tel mariage.
Rien dans la Tora ne permet d'attribuer ainsi le "statut" (selon ce propos) de "zona" "prostituée" à une fille née d'un tel mariage.
Le plus souvent de tels propos sont justifiés sur la base d'auteurs, ouvrages ou décisionnaires juifs. Mais, parfois des versets de la Tora sont cités, faisant croire aux moins avertis que de tels propos auraient un réel fondement dans la Tora. En réalité les versets cités n'ont parfois aucun rapport avec ce qui est prétendu. Les adeptes ne vérifient pas, et n'auraient aucun pouvoir de réponse s'ils s'en apercevaient.
Comme en cet exemple, ce n'est que par des explications tortueuses, alambiquées, très enchevêtrées, etc. que le judaïsme veut croire et fait croire qu'il y aurait un fondement dans la Tora ou l'application de celle-ci.

Convergence :
Un seul faible point commun peut être trouvé entre le livre d'Ezra et le judaïsme : il y a aversion et rejet de femmes étrangères.
Toutefois, comme déjà précisé ci-dessus, Ezra s'est limité aux femmes de certains peuples étrangers interdits par la Tora, alors que le judaïsme rejette toutes les femmes non-juives sans distinction.
Cet unique point de convergence est donc pondéré par cette importante différence.

Des trois explications ci-dessus (changement de la règle biblique "lors du don de la Tora", ou à cause de viols, ou depuis Ezra), la première explication est à écarter. Elle correspond à ce qui est souvent entendu dans le judaïsme, prétendant en résumé que "tout ce qui se fait dans le judaïsme se fait depuis Moïse, voire avant lui". Cette affirmation est ridicule. Ce sont de telles affirmations qui sont plantées dans les esprits des adeptes, et qui les endoctrinent ainsi.
La seconde explication, celle à propos de viols, serait la plus vraisemblable. Elle se rapproche le plus de la règle juive encore actuelle, soit l'intégration de la progéniture d'une femme juive (sauf cas particuliers ) par le principe "est juif qui est né d'une mère juive". Ces cas de viols ont pu être la cause et l'origine du changement de la règle biblique (rappel de la règle : "est israélite qui est né de père israélite"). Ainsi, la nouvelle règle juive aurait été appliquée et érigée en loi sans réflexion sur les répercussions. Elle n'aurait été qu'un principe irréfléchi au début, après quoi des cas problématiques ont pu se révéler (par exemple, le viol d'une femme juive mariée, ou le viol d'une femme juive mariée et en début de grossesse de son époux). Sans pouvoir revenir en arrière, le judaïsme aurait été conduit à sophistiquer son nouveau principe en y ajoutant des cas particuliers et d'exception (par exemple le cas cité ci-dessus qui déclare "zona" "prostituée" une fille, sans fondement dans la Tora, mais une ou des raisons étranges dans le judaïsme).
Le livre d'Ezra a pu être une source d'inspiration pour la nouvelle règle juive. Le judaïsme a pu se baser sur le rejet des femmes étrangères en livre d'Ezra. De ce livre, le judaïsme a pu en tirer sa nouvelle règle par le raisonnement suivant : "enfant de femme étrangère est un non-Juif", ce qui implicitement conduit à dire : "enfant de femme juive est un Juif". Si c'est bien ce scénario qui s'est produit, ce serait une grave, terrible et lamentable incompétence des décisionnaires juifs qui n'auraient rien compris à ce qui fut fait à l'époque du livre d'Ezra (lire ce qui précède, les divergences avec le judaïsme).
Il est nécessaire de rappeler que cette explication (viols), rapportée par la mémoire collective et populaire juive, reste sans certitude. Certaines croyances populaires restent aussi vivaces que fausses. Mais, en l'occurrence, l'examen de cette explication la fait apparaître possible et vraisemblable.
Le judaïsme lui-même devrait pouvoir répondre. Mais, le faire serait un aveu du désastre causé par le judaïsme, admettant ainsi avoir perdu les Israélites, avoir intégré des non-Israélites en les déclarant "Israélites", et avoir intégré des cas de "mamzéroutt" (des cas de personnes dites "mamzer". De tels cas seraient donc des Juifs pour le judaïsme, qui en plus les déclare être des "Israélites"). Le judaïsme devrait pouvoir apporter la réponse et l'aveu, mais le judaïsme semble préférer le silence, peut-être parce que le judaïsme ne sait plus quand et pourquoi le judaïsme a écarté la règle biblique pour en adopter une nouvelle.

La règle biblique a été évincée, transgressée. Une autre a été imposée. C'est un fait, une évidence pour qui a bien étudié la Bible.
Le changement opéré par le judaïsme a été totalement irresponsable. Les conséquences sont terribles de nos jours, pour l'identité humaine à l'échelle individuelle, et aussi à l'échelle collective pour l'ensemble de la famille d'Israël dont on ne connaît plus les membres après des siècles d'écrasement religieux imposé par le judaïsme.
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Idées fausses sur le judaïsme
Le "peuple juif". Cette expression est encore un substitut du judaïsme, qui a écarté la véritable expression biblique "peuple d'Israël" pour la remplacer par "peuple juif" dans le langage et les esprits.
Pour rappel :
La Tora ne parle jamais de "peuple juif". Elle n'en parle nulle part. La Tora parle uniquement  de peuple d'Israël.
Il n'existe pas de "peuple juif". Le judaïsme n'est pas un peuple. Le judaïsme est une religion.
Israël est un peuple. La Tora en parle.  La religion d'Israël est celle exprimée dans la Tora. C'est celle que tente de retrouver, réhabiliter, restaurer, relever ce site. La religion d'Israël est l'israélisme. Le judaïsme en est un dérivé, bien trop dérivé.
Il n'existe pas de "peuple juif", pas plus qu'il n'existe pas de "peuple chrétien", ou de "peuple musulman", ou de "peuple hindouiste", etc. Car, judaïsme, christianisme, etc. sont des religions.
NB : ne pas confondre "peuple" et "population". Il n'existe pas de "peuple juif", ni de "peuple chrétien", etc. néanmoins ces personnes forment une population dans leurs pays et dans le monde. Dans le cas du judaïsme, il n'existe pas de "peuple juif", mais il existe une "population juive" dans tel pays ou tel autre, et dans le monde. De même, il n'existe pas de "peuple brun" ou "peuple blond" ou "peuple roux", mais il existe une population des bruns et brunes dans tel ou tel pays, et dans le monde, une population des blonds et blondes dans tel ou tel pays, et dans le monde, et une population des roux et rousses dans tel ou tel pays, et dans le monde. Ces exemples simplistes sont donnés pour différencier les notions de "peuple" et de "population" (statistique).
La Tora parle de "peuple d'Israël", jamais de "peuple juif". Le judaïsme n'existait pas à l'époque de la Tora, ni même les racines du judaïsme.
La Tora parle parfois des "enfants d'Israël", dans ce cas, il s'agit des seuls Israélites.
Dans d'autres cas, la Tora parle du "peuple d'Israël". Le peuple d'Israël est constitué des Israélites et des non-Israélites (Égyptiens, etc.) qui vivaient parmi les Israélites. Car, des non-Israélites avaient quitté l'Égypte avec les Israélites lorsque ces derniers en sont partis (Exode, XII, 38 ; Lévitique, XXIV, 10).
L'ensemble des Israélites et des non-Israélites formait le "peuple d'Israël".
Pour rappel, dans l'histoire du judaïsme, un amalgame a été fait en affirmant qu'un Juif est un Israélite et inversement (cf. ce qui précède). Cet amalgame est une tromperie. Juifs et Israélites ne sont pas forcément les mêmes individus (cf. ce qui précède). Malheureusement, à cause du judaïsme, un grand nombre d'Israélites ne sont plus connus et d'autres qui ne sont pas Israélites sont prétendus l'être par le judaïsme. Cet amalgame prétendant qu'un Juif est un Israélite (et inversement), n'est pas le seul amalgame fait par le judaïsme. Un autre a remplacé aussi "peuple d'Israël" par "peuple juif". Pour rappel, il n'existe pas de "peuple juif". C'est une invention trompeuse du judaïsme, qui a employé le nom de cette religion inventée, le judaïsme, pour tout recentrer vers elle et étendre son influence et son autocratie.

Les juifs sont riches. Les Juifs ont de l'argent. Ces idées portent le plus souvent sur une richesse d'argent, plus généralement sur une richesse de biens matériels.
De nos jours, des médias ont pris pour habitude d'établir une liste des personnes les plus riches du monde. Dans un tel classement, des Juifs n'apparaissent pas forcément, voire pas du tout (selon les critères). Si toutefois une personne juive en fait partie, c'est aussi parmi d'autres personnes qui ne sont pas juives. Mais, nul n'en dit que "les non-Juifs sont riches". Quant à la durée de ces personnes dans un tel classement, elle est aussi variable pour les Juifs (s'il y en a) que pour les autres.
Le "Juif riche" est plus proche du mythe que de la réalité.
Parmi la population d'un pays ou d'un autre, des Juifs se trouvent dans des situations sociales difficiles, voire précaires, voire dans des situations de misère. En Afrique du Nord, de même qu'en Europe et ailleurs (Asie, Amérique), des Juifs ont vécu pauvrement. De nos jours encore des Juifs se trouvent dans des situations de précarité, voire extrême, y compris dans l'actuel état d'Israël.
Dans l'histoire des Juifs, selon les lieux et les époques, les Juifs ont été marginalisés et interdits en certains métiers. Par exemple, être forgeron, maçon, charpentier, etc. était inaccessible aux Juifs par décision autoritaire. Quelques exceptions pouvaient exister, telles que boulanger ou charcutier par exemple, mais pour sa propre communauté, soit boulanger ou charcutier pour les Juifs uniquement. Il en fut de même s'agissant de posséder des terres et/ou être paysan. Par ségrégation les Juifs n'y avaient pas accès. Ainsi, les situations qui apparaissaient "nobles", méritoires ou respectables, furent parfois interdites aux Juifs (selon les lieux et époques). De ces faits, les Juifs furent conduits vers certaines professions, telles que l'usure et la banque, considérées comme viles (le plus souvent par le catholicisme, le protestantisme en ayant une autre approche et considération). C'est ainsi que des Juifs se sont trouvés en ces milieux. Et, c'est ainsi que des décennies ou des siècles plus tard, ce prétexte fut retenu par l'idéologie nazie pour le reprocher aux Juifs, voire les en accuser, répandant encore plus de haine et d'idées fausses encore vivaces de nos jours.
Penser ou dire que "les Juifs sont riches" est une idée préconçue entendue des autres et admise sans examen ou réflexion.
Les Juifs ne sont pas plus riches que d'autres, ni plus pauvres. Certains sont riches, certains sont pauvres. Collectivement tout cela répond à l'histoire du judaïsme et des Juifs, qui furent parfois chassés (rappelons l'expulsion des Juifs d'Espagne), et aussi spoliés de tous leurs biens lors de certains maux de l'histoire (tel le nazisme, qui ne fut pas le seul mal).
Outre la richesse matérielle, la richesse d'argent et de biens, d'autres idées peuvent penser et parler de richesse culturelle en disant que les Juifs sont riches de leur histoire, de leur savoir, de ce que la Tora (Pentateuque) et la Bible ont apporté au monde, etc. Mais, là encore et malheureusement, c'est toujours l'amalgame produit par le judaïsme qui opère sa confusion. La Tora et les autres écrits de la Bible ne parlent nulle part de judaïsme ni de Juifs. La Tora parle d'Israël. Il convient de parler d'Israël à propos de cette richesse immatérielle et culturelle.

Le "lobby juif". De même que les fausses idées précédentes (les Juifs sont riches, les Juifs ont de l'argent, etc.), l'idée d'un lobby juif est aussi plus proche du mythe anti-juif que de la réalité. Elle relève du racisme, de la xénophobie, de la judéophobie.
Car, il existe de nombreux lobbys, surtout concernant des activités professionnelles, industrielles, de grands groupes qui disposent d'importants moyens en tous genres, et qui défendent d'importants intérêts financiers. L'existence et l'influence, voire la pression, de tels groupes sont très connues de nos jours, particulièrement en certains lieux où s'exerce la démocratie tels le parlement européen (par exemple). D'une manière générale chaque corporation professionnelle est un lobby potentiel ou actif. Ces corporations se mobilisent souvent pour défendre leurs intérêts lorsqu'ils sont menacés par une loi par exemple (les médias parlent alors d'une "levée de boucliers"). Avant même qu'une loi soit présentée ou votée, en amont de celle-ci des personnes tentent d'exercer leur influence pour assurer ou favoriser la continuité de leur corporation, de leur activité commerciale ou industrielle, etc. L'on parle alors de "lobbyisme" et de "lobbyistes". Cela n'a pas de rapport avec les Juifs.
Ce phénomène n'est pas inconnu. Parfois, la presse parle du lobby du tabac, de l'alcool, des armes, de l'agro-alimentaire, ou d'une autre activité ou industrie, etc. Mais, les médias, la population, etc. ne parlent jamais de ces lobbys comme de "comploteurs", de "dangers visant l'argent, la destruction, le pouvoir". C'est pourtant en ces termes que le prétendu "lobby juif" est perçu ou décrit. Des thèses ont ainsi été écrites, en imaginant un dangereux "lobby juif" d'une cohésion épouvantable qui n'a d'autre but que s'emparer de toutes les richesses, tous les pouvoirs, pour servir à des fins essentiellement sionistes, etc.
La politique n'est jamais loin de telles thèses. Outre la religion, la politique aussi est souvent à l'origine de cette aversion envers les Juifs. La politique peut la créer ou l'attiser, s'en servir, manipuler des masses (le nazisme l'a fait, et a accédé au pouvoir par la démocratie), de même que l'ont fait et le font encore des religions ou branches religieuses contre les Juifs.
Ainsi que déjà écrit ci-dessus, se focaliser sur un "lobby juif" relève du racisme ou d'un parti pris religieux, non sans rapport avec la politique d'un état ou la politique internationale. Focaliser l'attention sur un "lobby juif" relève de la manipulation. De nombreuses autres "théories du complot" existent encore sur de nombreux autres sujets. Ce goût pour le mystère, en certaines populations, propage plus de mythes que de vérités avérées.

Les Juifs, peuple élu. L'expression, "peuple élu", plus littéralement "peuple choisi", vient de la Tora (Deutéronome, VII, 6-7 ; X, 15 ; XIV, 2). Mais, pour rappel encore, la Tora ne parle jamais de Juifs ni de judaïsme. La Tora parle d'Israël. Pour cette expression aussi, il est nécessaire de ne plus remplacer "Israël" par "Juif" ou "judaïsme" comme l'a fait le judaïsme. Il est nécessaire d'établir une distinction que des siècles de judaïsme ont empêché. Dire ou penser "les Juifs, peuple élu" n'est pas une vérité mais une déformation due au judaïsme. Le "peuple élu", ou, plus littéralement, "peuple choisi", est Israël dans les écrits bibliques.

Les Juifs, peuple béni. A cette fausse idée il est nécessaire de rappeler que le judaïsme a perdu les Israélites. De nos jours, le premier problème d'Israël c'est le judaïsme, qui a tant transformé la Tora et la parole de l’Éternel. En aucun cas le judaïsme ne peut donc être béni.
A cette fausse idée de bénédiction, il est malheureusement nécessaire de rappeler l'exil (les Israélites, dont les Judéens, ont été dispersés de par le monde, d'où l'expression "Juifs errants"). A l'exil s'ajoutent les persécutions (le mot "pogrom" a désigné les pillages et assassinats faits par les mouvements anti-juifs en Russie tsariste, puis plus généralement les persécutions des Juifs d'Europe). Il y eu aussi, hélas, les spoliations de biens et le génocide des Juifs durant la seconde guerre mondiale. Ces exemples ne sont malheureusement que quelques-uns parmi de principaux.
Plutôt qu'y voir une "bénédiction" qui ne se peut, car une bénédiction ne se serait exercée par tant de maux, de morts, et durant tant de siècles, il serait plus juste d'y voir une histoire très tourmentée en laquelle des Israélites se sont éloignés de la Tora (des siècles avant le judaïsme). Puis, la destruction du Temple de Salomon (il y a 2600 ans environ) marqua la fin de la tolérance divine. Depuis, l’Éternel ne se manifeste plus comme à l'époque de Moïse. Depuis, la pensée prophétique n'est plus revenue. Depuis, plusieurs invasions étrangères ont conquis le territoire d'Israël. Depuis, le judaïsme a pris place, et a encore davantage perdu les Israélites. Ces derniers ont subi l'exil en des pays où ils furent étrangers. Parfois, le judaïsme les a écartés des autres Israélites, à cause d'une mère "non-juive". Au fil des siècles des Israélites ont donc adopté d'autres croyances et religions, perdant encore plus leur identité et s'éloignant encore plus de la Tora. Le judaïsme a intégré des non-israélites, que le judaïsme a déclaré "Juifs donc Israélites". Des Israélites sont donc perdus de part le monde, totalement ignorants de leur identité, de leur origine et véritable religion.
De manière très résumée, c'est donc l'histoire très tourmentée d'une population qui a perdu ses repères, et qui a été perdue par de faux et mauvais guides religieux (les rabbins, le judaïsme). La population juive est aujourd'hui composée d'Israélites qui sont juifs et de Juifs qui ne sont pas Israélites.  Cette population est encore plus éloignée de la Tora à cause d'une religion, le judaïsme, qui dérive encore.
Qui peut voir une bénédiction en cette histoire pleine de tourments se force à le croire ou se trompe, tout en ayant un peu raison sur une chose : Dieu n'a probablement jamais totalement abandonné les Israélites (dont un grand nombre se trouve probablement parmi les Juifs).
Cependant, depuis la destruction du Temple de Salomon, l'histoire est davantage celle d'une punition (annoncée dès l'époque de Moïse*) que celle d'une bénédiction. Cette "punition" a cependant un but didactique, et aura une fin. Cette fin est celle d'une promesse et prophétie annoncée dès l'époque de Moïse (Deutéronome, XXX, 1 et suivants).
Hélas, à ce jour, la tourmente dure encore. Si les Israélites et les Juifs s'éveillaient sur eux-mêmes et sur le judaïsme, pour enfin revenir à l'israélisme, la religion d'Israël, la religion de la Tora, la tourmente pourrait peut-être cesser plus tôt que prévu.
* Se référer par exemple au Deutéronome, XXVIII, 58 et suivants, notamment le verset 64. Ces versets citent l’Égypte probablement de manière métaphorique, en tant que territoire d'exil et de servitude, le seul connu en cette époque.

Les Juifs, peuple d'élite. Pour cette idée comme pour les autres, l'amalgame fait par le judaïsme, confondant Israélites et Juifs, a trompé le monde. Dans ce cas aussi, il convient de distinguer les deux populations, distinguer l'histoire d'Israël (cf. ce qui précède) et l'histoire du judaïsme. Certes, les deux histoires sont entremêlées. Mais, les distinguer est possible et nécessaire.

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Les patriarches
Cette partie est un résumé de ce qui est développé ci-avant, en rubrique 1 (pour la lire cliquer ici).
Les patriarches sont des personnages principaux de la Tora (le Pentateuque). Ce sont des ancêtres, des aïeux, des pères fondateurs au sens propre, soit au sens généalogique.
Cette généalogie est la suivante :
L'homme d'Eden, communément appelé "Adam", est le premier ancêtre d'Israël.
Le livre de la Genèse, בראשית, énonce la descendance d'Adam sur plusieurs générations. Parmi les personnages importants de cette descendance se trouve נח Noé.
Après Noé se trouve אברהם Abraham.
Abraham fut le père de יצחק Isaac.
Isaac fut le père de יעקב Jacob.
Jacob fut nommé ensuite ישראל "Israël" (Genèse, XXXII, 29) (cette prononciation n'est pas la bonne, pour en savoir plus, cliquer ici).
Cette lignée : Adam, ... Noé, ... Abraham, Isaac, Jacob Israël, est celle de la famille d'Israël
(אזרחים). Certaines traductions emploient le mot "nation" à juste titre (du latin "natio", progéniture, ethnie, descendance).
Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob Israël sont tous des patriarches des Israélites.

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La nation d'Israël
Cette partie est un résumé de ce qui est développé ci-avant, en rubriques 1, 2 et 3 (les rubriques 2 et 3 traitent de la confusion avec le judaïsme).
Israël est le second nom donné à Jacob (deux noms pour un même personnage).
Jacob Israël a eu douze fils et une fille. Ses fils ont eu des descendants à leur tour. De génération en génération, les descendants d'Israël sont devenus nombreux. Ces descendants sont les Israélites (des précisions se trouvent dans les rubriques précitées).
Les Israélites ont formé une nation : la nation d'Israël. (Nation : du latin "natio", progéniture, ethnie, descendance. Par extension : communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire, qui possède une unité historique et/ou ethnique et/ou linguistique et/ou culturelle plus ou moins forte). ("Nation" est composé du préfixe "nat" comme "natal", "natalité", "natif", etc., du latin "natalis", soit "relatif à la naissance").
Lorsque la Bible nous parle des אזרחים "nationaux", à propos d'Israël, il s'agit des seuls Israélites.

Jacob Israël est le père de cette nation, au sens propre du terme, c'est son patriarche.
Une personne est Israélite par son père (non par sa mère comme l'a prétendu le judaïsme). Une personne est Israélite si son père est Israélite, même si la mère n'est pas Israélite. Tous les exemples et personnages bibliques indiquent cette règle et correspondent à cette règle.
On est Israélite par son ascendance, exclusivement. C'est pourquoi, lorsque la Bible nous présente un personnage, elle nous indique son ascendance (untel, fils de x, fils de y, ...). Il s'agit toujours de la filiation par les pères.
Certains personnages bibliques dont la filiation est inconnue, tel que Job איוב, sont des personnages dont l'existence est mise en doute par nombre d'érudits dans le judaïsme, le christianisme et l'israélisme.
S'il est impossible de devenir Israélite autrement que par sa naissance, il est toutefois possible d'adopter la foi et la religion d'Israël, l'israélisme.
Contrairement à ce qu'a prétendu le judaïsme durant des siècles, se convertir ne peut rendre Israélite la personne qui se convertit. Car, l'ascendance d'une personne est immuable.
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Moïse
Moïse, en hébreu משה "moshé", était un prophète, soit un porte-parole de l’Éternel.
Plusieurs siècles après Abraham, alors que la nation d'Israël s'était installée en Égypte, l'Éternel se révéla à Moïse et lui demanda de guider les Israélites vers une autre terre, promise par l'Éternel depuis Abraham pour sa descendance.
Le pharaon refusa de laisser partir les Israélites qui, au fil des générations, avaient été réduits à l'esclavage. L'Éternel affligea alors l’Égypte de plusieurs "plaies", et les Israélites partirent d’Égypte, guidés par Moïse.
Moïse fut probablement le plus important prophète de l'histoire d'Israël. Sur ordres divins Moïse institua les commandements et les écrivit dans la Tora.
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Dans le désert
Manquant de confiance en l'Éternel, et ayant décrié la Terre Promise, les Israélites ne purent bénéficier aussitôt de celle-ci. Ils subirent une errance de quarante années dans plusieurs lieux désertiques.
Depuis le départ d'Egypte, sur les ordres de l'Éternel, Moïse institua de nombreuses lois et préceptes. C'est le premier code écrit et le premier Droit protecteur de l'humanité. Bien des codes civils, dans plusieurs états actuels, sont basés sur le modèle biblique (même si les sociétés dites modernes l'ont oublié ou en réfutent le fait).
Ces lois et préceptes sont connus en hébreu sous le nom de מצוה "mitsva" au singulier, מצות "mitsvot" au pluriel.
Le judaïsme comme l'hébreu "moderne de l'homme de la rue" emploient aujourd'hui le mot mitsva dans le sens de "bonne-action" ("j'ai fait une mitsva" est souvent dit pour "j'ai fait une bonne action"), ce qui est faux.
Une mitsva est un ordre, un ordre Divin ou "commandement". Les mitsvot furent instituées par Moïse à son époque, sur injonctions divines.
Il est faux de limiter les commandements au décalogue (décalogue : dix commandements). Celui-ci n'est qu'une partie. On compte plusieurs centaines de mitsvot.
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Les écrits
L'ensemble des lois, préceptes et principes institués par Moïse sont appelés Tora, ce qui se traduirait au mieux par "doctrine".
Sur les ordres de l'Éternel, Moïse consigna rigoureusement la Tora par écrit. Ses écrits furent légués aux Prêtres de l'Éternel, pour Israël. Ils accompagnaient l'Arche d'Alliance (Deutéronome, XXXI, 24-26, entre autres versets). Les écrits originaux et l'Arche d'alliance sont aujourd'hui introuvables. La Tora actuellement connue serait postérieure à l'établissement d'un roi en Israël (lire "La Bible Plus Justement", commentaires des versets Genèse, XXXVI, 31, et Exode, XVI, 35). Elle aurait été réécrite et transmise de génération en génération, non sans altération toutefois. Elle est au moins indéniablement incomplète (lire "La Bible Plus Justement" : à la fin du Deutéronome, il manque deux tribus dans les bénédictions de Moïse).
Pour ses écrits Israël est aussi appelé le "Peuple du Livre".

La transmission orale n'est que de courte durée. Elle se déforme, s'altère, se perd. La francophonie connaît ce dicton : "les paroles s'envolent, les écrits restent."
Les écrits actuellement connus ont été regroupés en un ensemble appelé en hébreu חומש, en français "Pentateuque", parce qu'il est composé de cinq livres.
Ces livres sont : la Genèse בראשית (se prononce en hébreu "béréchit"), l'Exode שמות (se prononce en hébreu "shémot"), le Lévitique ויקרא (se prononce en hébreu "vayikra"), les Nombres במדבר (se prononce en hébreu "bémidbar"), le Deutéronome דברים (se prononce en hébreu "dévarim"). Ces cinq livres forment la תורה Tora.
A ceux-ci s'ajoutent d'autres écrits appelés "Prophètes", et d'autres encore appelés "Hagiographes".
Le regroupement de ces écrits (Tora, Prophètes, Hagiographes) est appelé "Bible".
D'autres écrits ont été écartés de la compilation biblique. Celle-ci a été faite par le rabbinisme, qui établit sa sélection. Ces textes écartés de la Bible, bien qu'aussi intéressants que d'autres, sont appelés "apocryphes", du latin "apocryphus", du grec "apokruphos" signifiant "secret", d'où le nom d'apocryphes parce que le rabbinisme, selon ses branches, a tenu à garder des secrets.
Les écrits actuellement connus sont la source la plus ancienne et la moins altérée dont dispose l'humanité. Ils sont à étudier avec intérêt, mais aussi circonspection.
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Les prophètes
Un prophète est un porte-parole de l'Éternel (Deutéronome XVIII, 18). Ne peut se déclarer prophète qui veut, ni être déclaré comme tel par qui le voudrait. Un prophète répond aux conditions qui suivent.
Le livre du Deutéronome (chapitre XVIII, versets de 18 à 22) nous éclaire pour établir une définition au mot prophète, et pour reconnaître qui serait un faux prophète.
1/ un prophète doit être un Israélite (un descendant de Jacob Israël cf. ci-avant : La nation d'Israël) car le verset Deutéronome, XVIII, 18, précise מקרב אחיהם "du milieu de leurs frères", et ne dit pas מקרב עמם "du milieu de leur peuple". (Peuple d'Israël : Israélites + non-Israélites établis parmi les Israélites).
2/ ) un prophète agit sur l'ordre de l'Éternel exclusivement (versets 18 et 20), et parle en son nom (verset 22).
3/ un prophète qui parle au nom de l'Éternel dit ce qui lui a été ordonné de dire sans s'en écarter.
4/ un prophète annonce quelque chose à l'avance, et (lire la suite).
5/ ce qui a été annoncé doit se réaliser (le verset 22 s'exprime au futur. Si ce qui a été annoncé n'arrive pas (ולא יהיה ולא יבא "ne sera ni ne viendra") il s'agit alors d'un faux prophète. Fut-il faiseur de prodige, il peut s'agir d'un faux prophète, se référer au livre du Deutéronome, XIII, 2-5).
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La prétendue "loi orale" dite aussi "Tora orale"
Parler de "loi orale" et de "Tora orale" sont des erreurs très populaires, et très difficiles à redresser.
La Tora est écrite. Aucune mitsva n'émane d'une quelconque "Tora orale" ou "loi orale". Toutes les mitsvot proviennent de la Tora, et seulement de la Tora (elles sont donc écrites).
Bien entendu, parallèlement à la Tora, la mémoire collective avait des connaissances supplémentaires, complémentaires, qui éclairaient encore les mitsvot (lois ou commandements). Un exemple : les ציצת "tsitsit" (ou peut-être "tsitsoth"). La seule signification de ce mot provient de la mémoire collective, ou devrait en provenir. Car, malheureusement, celle-ci est très défaillante, altérée.
Pour la majorité des Juifs d'aujourd'hui, les ציצת "tsitsit" ("tsitsits", "tzitzit" ou encore "tzitzits") sont des fils de laine qui pendent aux quatre angles d'un vêtement rectangulaire déclaré comme tel.
En réalité, la Tora demande de faire à ses vêtements des "tsitsit", ce qui serait vraisemblablement des "tresses". Elles seraient d'un nombre de fils (ou brins de laine) non précisé, et d'un mode de tressage non précisé non plus. A cette tresse, la Tora demande d'y ajouter un autre fil, peut-être aussi une "mèche" ou un "cordonnet" (traduction difficile) de couleur azur. De nos jours, la mémoire collective a oublié comment étaient faites ces tresses, elles étaient peut-être faites différemment, au choix des individus. On a même oublié que ces tresses et ce cordonnet qui y était ajouté étaient choses distinctes. On a encore oublié la couleur précise de ce cordonnet, on n'en connaît même pas la nuance, sinon qu'elle devrait se rapprocher de l'azur. Certains prétendent que ce serait l'azur "soleil couchant", aux nuances pourpres. En fait, nul ne le sait, ni ne pourrait le prétendre avec affirmation, encore moins avec certitude. Le mode de teinture de la laine et la composition de la teinture bleue se sont perdues.
En hébreu d'aujourd'hui, le mot ציץ "tsits" signifie "bourgeon" et ציצת "tsitsit" se traduirait par "touffe".
- La proximité des deux mots n'est-elle qu'une homonymie ?
- Les "tresses", s'il s'agit bien de cela, étaient-elles roulées en forme de bourgeon, et non pendantes comme le font les fidèles Juifs (rabbiniques) de nos jours ?
- Ou encore les "tsitsit" étaient-ils de petites touffes de laine au liseré bleu, cousues aux pans des vêtements ?
Ce sont toutes ces connaissances qui, en marge de la Tora (écrite), éclairaient celle-ci. C'est ce qu'il y avait de transmission orale : des informations complémentaires et importantes, mais non des lois.
Beaucoup de ces connaissances se sont perdues au fil des siècles.
La notion de "Tora orale" ou "loi orale" est propre au judaïsme (religion rabbinique). Cette religion est née d'autorités religieuses autoproclamées et défendues par le peuple. Ces "autorités" ont reconnu la perte des leurs connaissances. Un célèbre rabbin, il y a environ 18 à 19 siècles, disait à son époque que la transmission orale était "méconnaissable". Il entreprit alors de regrouper par écrit les connaissances qui lui étaient parvenues de ses prédécesseurs.
Dans l'exemple des "tsitsit", les Juifs les font aujourd'hui de fils de laine laissée sans coloration. Les Juifs sont d'ardents défenseurs d'une prétendue "loi orale" qu'ils reconnaissent déformée, déficiente, mais qu'ils soutiennent pourtant avec virulence.
De nos jours, les pratiques traditionnelles provenant d'influences étrangères et de l'exil, provenant aussi des superstitions, des croyances, des légendes, de l'ésotérisme et d'autres facteurs encore, intégrés par le judaïsme, ont largement pollué la transmission orale du savoir qui complétait la Tora écrite. (Quelques exemples : bains rituels, héné, craintes populaires telles que : Satan, dibbouk, Golem, aïne ara, etc. ...).
Bien du savoir s'est perdu, cependant, l'étude sérieuse de la Tora permet de comprendre, retrouver et redresser.
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Le rabbinisme
Lorsque l'on parle de judaïsme, une branche est nettement majoritaire. Cette branche est celle du judaïsme rabbinique.
Une autre branche existe, minoritaire et à peine connue. Cette autre branche est celle du judaïsme karaïte. Pour en savoir davantage sur le karaïsme et ses différences avec le judaïsme rabbinique, et ses différences avec l'israélisme, cliquez ici.
Concernant la branche rabbinique :
Les rabbins, uniques dirigeants et décisionnaires du judaïsme, sont des "guides spirituels" autoproclamés, des "autorités religieuses" auto instituées. Ils sont hélas maintenus et aveuglément défendus par leurs adeptes depuis deux millénaires environ.
Ces "guides" ou "autorités" sont cependant illégitimes.
Les véritables guides spirituels sont clairement désignés par la Tora : ce sont les כהנים Cohanim ("Cohanim" : pluriel de כהן "Cohen". Lire la rubrique Les Prêtres).
Malheureusement, dans le judaïsme un Cohen n'a pas vraiment de place ou rôle significatif, sinon quelques parties de la liturgie juive qui leurs sont attribuées. La plupart des Cohanim de nos jours sont malheureusement des fidèles du Judaïsme. Dans le judaïsme, un rabbin qui n'est pas Cohen a plus d'importance qu'un Cohen. Or, la Tora n'a jamais institué de rabbin. Ni le judaïsme, ni le rabbinisme n'existaient à l'époque de Moïse et de la Tora.

Les Cohanim devraient être les premiers fidèles et gardiens de l'israélisme.
Outre les Cohanim, les autres guides ou autorités dans la Tora sont les prophètes (un prophète est un porte-parole de l'Éternel, à qui l'Éternel a ordonné mission. Lire la rubrique "Les prophètes").

Nul rabbin vivant ou ayant vécu ne peut prétendre, comme les Cohanim et les prophètes, avoir reçu mission de la part de l'Éternel.

Le rabbinisme a donné naissance à plusieurs religions. D'entre elles, le "judaïsme", prétend être la Foi d'Israël. De fait, il s'agit d'une autre religion, une religion plus ou moins éloignée de la Foi d'Israël (ou israélisme). Cliquez ici pour connaître certaines différences entre israélisme et judaïsme.
Les deux religions sont malheureusement confondues, et le judaïsme supplante même la Foi d'Israël. La Foi d'Israël ou israélisme est malheureusement de nos jours quasiment inexistante, à redécouvrir et à faire renaître après des siècles de judaïsme rabbinique. C'est parce qu'il supplante la Foi d'Israël qu'il est nécessaire de parler du judaïsme, au contraire des autres religions nées du rabbinisme.
Bien qu'illégitimes, si les rabbins s'étaient avérés justes guides, ils mériteraient alors le respect. Malheureusement, ils ont contribué à l'égarement du peuple (cf. ce qui précède et suit, parmi d'autres reproches à leur faire).
Paroles de Moïse (Deutéronome IV 2) :
לא תספו על הדבר אשר אנכי מצוה אתכם
ולא תגרעו ממנו לשמור את מצות יהוה אלהיכם
"N'ajoutez rien à ce que je vous ordonne aujourd'hui,
et n'y enlevez rien,
afin de conserver les commandements de l'Éternel votre Dieu."
Si l'on ajoute des (prétendus) commandements, et si l'on enlève des commandements, alors, forcément, la Loi instituée par Moïse n'est plus la même.
Le judaïsme n'a pas respecté cette règle. En voici quelques exemples, parmi les plus connus :
- Port de la כפה ou כיפה "kippa" (kippah, kipa ou encore kipah : calotte ) : aucun fondement dans Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") après les menstruations : aucun fondement dans la Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") avant un mariage : aucun fondement dans la Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") pour la vaisselle : aucun fondement dans la Tora.
- Doublement des jours de fêtes religieuses : aucun fondement dans la Tora.
- Institution d'autres fêtes, périodes de deuil, etc... : aucun fondement dans la Tora.
- Obligation pour les femmes mariées de se couvrir la chevelure : aucun fondement dans la Tora. De plus, une grossière erreur sur le sens d'un mot hébreu en est à l'origine. Sinon une erreur, c'est peut-être aussi une transformation volontaire du sens.
Cette liste pourrait être allongée, mais établir l'inventaire exhaustif des aberrations rabbiniques et du judaïsme ferait écrire des volumes. Ceux-ci pourraient être conclus par une dernière évidence : les rabbins ont oublié les paroles de Moïse citées précédemment.
Si les énormités rabbiniques sont hélas incontournables, elles ne constituent pas le but de cette page Internet.
Ces quelques exemples, pris parmi les moins discutables, ne sont pas les pires méfaits du judaïsme. Les pires sont vraisemblablement d'avoir affirmé qu'être juif signifie être israélite (et inversement) ; d'avoir imposé le judaïsme (rabbinique) en religion d'Israël ; d'avoir prétendu qu'une personne est "juive si sa mère est juive" et d'avoir appliqué cette "loi" à tout Israël durant des siècles. Le rabbinisme a ainsi évincé des Israélites du sein d'Israël.
Pour en savoir davantage sur ce sujet : cliquez ici.
Dans le judaïsme, lorsqu'un écrit ou ouvrage propre au rabbinisme est étudié, cette étude est dite "étude de la Tora". C'est totalement faux. Le prétendre fut une des nombreuses voies d'égarement des esprits.
Voici quelques exemples d'écrits ou ouvrages propres au judaïsme. Si vous entendez ces noms, sachez qu'ils sont propres à cette religion rabbinique. Ils ne sont pas de la Foi d'Israël, pas israélistes. Ouvrages rabbiniques : le Talmud, le Midrash, la Mishna, le Choulkhane aroukh, le Zohar, la Kabbale, la Guémara, ... (liste non exhaustive).
En plus de ces noms, que vous avez peut-être déjà entendus, il y a encore la "alakha". Il s'agit du "code de bonne conduite" selon la pensée rabbinique. Tout cela n'est pas la Tora, quoi qu'en disent les dirigeants rabbiniques et leurs fidèles.

Le judaïsme est une religion rabbinique qui supplante la Foi d'Israël (supplanter : "écarter et se substituer à").
Si les rabbins étaient de justes guides, Israël ne serait plus en exil. A ce jour, 2000 ans de rabbinisme, environ, ont donné 2000 ans d'exil, environ.

Les différences les plus importantes entre israélisme et judaïsme (liste non exhaustive) sont indiquées en page termes et définitions.

Pour en savoir davantage sur les défenseurs du judaïsme rabbinique : écoutez en MP3 "L'armée rabbinique" (cliquez ici) .

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L'exil
De nos jours, on parle d'exil parce que les Israélites ont été déportés et dispersés parmi les autres nations (cf. : ce qui suit). Une partie de la population fut déplacée de force ou s'est exilée d'elle-même à cause des circonstances de l'histoire. Cependant une présence israélite en terre d'Israël a toujours subsisté.
Les Israélites devraient vivre dans un royaume théocratique, et en terre d'Israël, comme à l'époque de Moïse et des premiers rois. Ce retour d'exil est encore attendu.
Il ne pourrait s'agir d'une théocratie faite des pensées humaines, prétendument religieuses et décrétées par n'importe qui, comme le sont bien des groupuscules et états de nos jours.
L'avènement de la théocratie attendue sera peut-être, voire probablement, accompagnée de miracles, de même qu'il y en eut lorsque les Israélites quittèrent l’Égypte. Cette théocratie est aussi celle du retour de la pensée prophétique, celle de l'existence avérée de prophètes.
Les prophètes sont les porte-paroles de l’Éternel. Ils n'agissent ni ne parlent selon leurs volontés ou initiatives, mais uniquement sur l'ordre de Dieu (cf. : rubrique les prophètes).
Les rois Saül et David, qui ont régné sur Israël, ont été choisis par l’Éternel par voie prophétique. Par décision Divine, c'est parmi les descendants du roi David que se trouvent les héritiers de la royauté (second livre de Samuel, chapitre VII, versets 12-16).

La division, puis l'exil

Malheureusement, dès l'époque de David, des velléités se sont faites ressentir pour diviser le royaume d'Israël. Après le roi Salomon (fils de David) ce fut concrètement le cas. Deux royaumes coexistèrent : le royaume de Juda (tribu de David) et le royaume d'Israël (séparatiste au nord).

A la suite d'invasions étrangères le peuple d'Israël a perdu sa terre. Une partie du peuple fut déportée (première déportation vers Babylone). Le Temple de Salomon (dit "premier Temple" de Jérusalem) aurait été détruit lors de l'occupation Babylonienne, il y a environ 2600 ans.
Au fil des siècles et des invasions d'autres mouvements de populations ont mené des Israélites vers d'autres exils et d'autres nations.
Lors de l'occupation romaine, les royaumes de Juda et d'Israël furent rattachés à la grande province romaine de Syrie-Palestine (appellation romaine).
Après la destruction du Temple d'Hérode (dit "second Temple" de Jérusalem), lors de l'occupation romaine suivie de la chute des derniers résistants israélites, le royaume de Juda (Judée) fut aboli par décision de l'occupant romain. Jérusalem fut déclarée citée romaine et interdite aux Judéens et autres Israélites. C'est le début du long exil d'Israël, qui dure encore lors de l'écriture de ces lignes.
Beaucoup d'Israélites se regroupèrent en Galilée, autour du lac כנרת Kinéret (dit "lac de Tibériade", selon son appellation romaine).
Les Romains, dans leur volonté d'anéantir jusqu'à la mémoire des royaumes de Juda et d'Israël, donnèrent le nom de Palestine à cette région du monde, en souvenir des Philistins, antiques ennemis des Israélites.
Après les Romains, d'autres invasions et occupations étrangères se succédèrent sur la terre d'Israël.
Depuis la destruction du Temple de Salomon, il y a environ 2600 ans, l'Éternel ne s'est plus manifesté, n'a plus instruit de prophète. La cause principale est l'infidélité des Israélites envers l'Éternel.
Si les rabbins (guides spirituels du judaïsme) avaient été de justes guides, le peuple d'Israël ne serait plus en exil. Mais, le judaïsme n'est pas la religion d'Israël. C'est une religion dérivée, qui a égaré davantage les Israélites. A fortiori l'exil et l'absence de pensée prophétique ont été maintenus.
L'espoir attend qu'une décision divine intervienne malgré cet égarement, pour le contrecarrer, et pour ramener les Israélites à leur religion et à leur terre.
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Les tribus "perdues" d'Israël
Les propos populaires parlent souvent de tribus perdues. Parfois, ces propos portent sur deux tribus, d'autres fois sur dix tribus, et d'autres fois encore sur douze tribus perdues (douze serait l'ensemble des tribus d'Israël, soit tous les Israélites, ce qui n'est pas possible).
En fait, les propos et croyances populaires varient selon la branche judéo-chrétienne. Certaines branches chrétiennes ont leurs définitions de qui serait Juif et qui serait Israélite. Ce fait vient ajouter à confusion, car, en plus du christianisme, le judaïsme a aussi sa propre définition, et prétend à tort qu'un Juif est un Israélite.
Le judaïsme a donc son point de vue, pendant que des branches chrétiennes en ont d'autres.
Dans ces branches chrétiennes, des notions et/ou définitions de populations sont données selon s'il s'agit du "royaume du Sud" (soit le royaume de Juda) ou du "royaume du Nord" (soit le royaume d'Israël). Ces deux royaumes ont existé à la suite d'une séparation entre Israélites, à l'époque où Israël avait des rois. Ces appellations "du Sud" et "du Nord" sont propres au christianisme, de même que ses considérations à propos des populations. En certaines branches chrétiennes il s'agirait de dix tribus perdues. Elles correspondraient majoritairement aux tribus d'Israël ayant formé coalition avec le "royaume du Nord" (appellation chrétienne).
Le judaïsme "officiel" ne tient pas de tels propos sur des tribus qui seraient perdues (bien que la population juive en tienne parfois). Au contraire, le judaïsme "officiel" prétend connaître les Juifs, grâce à son système de "kétouba" (acte de mariage entre Juifs), grâce aussi, plus récemment, à la délivrance de "certificats de judéité".
Cependant, si parler d'une, deux, dix ou douze tribus perdues n'est pas vrai, il reste néanmoins que les tribus d'Israël ne sont plus reconnaissables de nos jours, à l'exception d'une seule tribu. L'unique tribu reconnaissable, sans jamais avoir été "perdue", est la tribu de Lévi. Elle est en effet reconnaissable par deux noms, devenus des noms de famille, Lévi et Cohen, qui ont été respectés et perpétués de génération en génération en une chaîne ininterrompue. Parmi les Lévites (Lévites : descendants de Lévi), les Cohanim (pluriel de Cohen) constituent une subdivision. Ce sont des Lévites descendants d'Aaron, frère de Moïse (Aaron et Moïse étaient tous deux Lévites). Les descendants de Moïse sont des Lévites, mais pas des Cohanim. Les descendants d'Aaron sont des Cohanim parmi les Lévites.
Si, grâce aux patronymes (patronyme : nom du père) conservés de génération en génération la tribu de Lévi est reconnaissable, onze autres tribus d'Israël restent néanmoins "perdues". Les croyances populaires pensent devoir chercher des égarés, des ignorés, des oubliés, aux confins de la planète, ce qui n'est pas tout à fait faux, sans toutefois être juste. Car, ce n'est pas tant une perdition géographique, mais surtout une perte d'identité. Le judaïsme en est une principale cause. En effet, en ayant supplanté la Foi d'Israël, et en ayant déclaré qu'on est Juif, donc Israélite selon le judaïsme, par la mère (ce qui est faux), le judaïsme a évincé des Israélites du sein d'Israël, c'est à dire tous ceux dont la mère n'était pas juive, et tous leurs descendants. Au fil des générations, la mémoire et la connaissance de leur identité furent perdues.
En réalité, la Bible ne fournit aucun exemple où l'ascendance maternelle serait une règle d'appartenance à Israël ou une de ses tribus. Seule l'ascendance paternelle compte. En termes plus simples : une personne est Israélite si son père est Israélite, même si sa mère n'est pas Israélite. Il en est de même tribu par tribu. Une personne est Lévite si son père est Lévite, etc. pour toutes les tribus.
Le judaïsme a transformé cette règle, l'a inversée, et s'est montré particulièrement hostile à l'exogamie (union avec une personne de l'extérieur de son groupe ethnique), plus précisément avec des femmes "non juives". Dans le cas d'une union entre un Israélite et une femme non israélite, les enfants de cette union étant considérés par le judaïsme comme des "non-Juifs", donc non israélites selon le judaïsme, le judaïsme a ainsi évincé un grand nombre d'Israélites. Ainsi, on peut alors, de nos jours, trouver des personnes nommées Lévi ou Cohen se disant "non juives", poussées hors d'Israël par le judaïsme. Parmi ces exclus, beaucoup se sont trouvés dans l'obligation d'abandonner la Foi d'Israël, voire de se convertir à une autre religion.
Le judaïsme a écarté ces personnes (parce que leur mère n'est pas juive ou leur ascendance par les mères n'est pas de mères juives), mais ces personnes nommées Lévi ou Cohen, de même que toutes les autres qui ne sont pas aussi reconnaissables par leur nom, sont pourtant bien des Israélites.
En plus d'avoir écarté des Israélites du sein d'Israël, le judaïsme a intégré des personnes selon ses règles d'appartenance et ses règles de conversion au judaïsme. Le judaïsme leur a délivré des certificats de judéité et/ou des "kétoubot" (pluriel de "kétouba" : acte de mariage entre Juifs, permettant de savoir qui est "juif" de mariage en mariage et de génération en génération). Cependant, ces personnes reconnues juives, donc israélites selon le judaïsme, ne sont pas des Israélites.
En résumé, le judaïsme a écarté de vrais Israélites du sein d'Israël, tout en intégrant et en déclarant "israélites" des personnes qui ne le sont pas. Les conséquences se sont perpétuées durant des siècles, touchant les douze tribus, celle de Lévi comprise (car les Lévites n'ont pas été épargnés par l'éviction pratiquée par le judaïsme, mais les noms de Lévi et Cohen ont été conservés).
Des douze tribus d'Israël il y a donc onze tribus perdues, puisqu'une seule tribu est reconnaissable grâce à deux patronymes conservés (sauf cas particuliers, changement de nom à cause des persécutions, etc.).
Cette tribu, celle de Lévi, a eu ce traitement particulier (conservation des patronymes, et donc de la filiation par le père) parce que les Lévites avaient un rôle particulier auprès de l'Éternel. Les Lévites étaient au service du Tabernacle (Résidence Divine durant les pérégrinations dans le désert), et, parmi les Lévites, les Cohanim avaient une fonction plus importante encore au service de l'Éternel (Cohen se traduirait par "Prêtre").
De nos jours le nom de Lévi connait quelques variantes orthographiques telles que Lévy. Selon les pays, des changements phoniques sont aussi intervenus, surtout au nom de Cohen, dont certaines formes l'ont, sauf erreur, mené jusqu'à Kahn, Cogan, et d'autres transformations encore. Une autre manière de "renommer" les Cohanim a aussi été opérée à partir d'un verset de la Bible. Le livre du Lévitique, chapitre XXI, verset 7, indique :
אשה זנה וחללה לא יקחו
"Une femme prostituée et déshonorée, ils ne prendront point."

Cet interdit, concernant le choix d'une épouse, s'adresse aux Cohanim, et la suite du verset explique qu'un Cohen est consacré.
Ceux qui n'ont pas respecté ce commandement selon les règles du judaïsme se sont vus "destitués" de leur nom de Cohen. Ils ont été nommés אזולי "Azoulay", ce nom étant composé des premières lettres des cinq mots de cette phrase en hébreu. Selon la mémoire collective du judaïsme, ceci aurait été fait afin de rappeler leur faute à ceux qui n'ont pas respecté cet interdit, et afin de connaître leurs descendants. Selon une autre version de la mémoire collective du judaïsme, il s'agirait de l'inverse. Ceux nommés "Azoulay", seraient au contraire les Cohanim qui auraient respecté ce commandement. Tous les autres Cohanim seraient alors des "faux", ou de "vrais destitués".
Il est bien malheureux de devoir le dire, mais, à l'évidence, les égarements du judaïsme, religion née du rabbinisme, n'ont été que plaies pour Israël. Les égarements du judaïsme ont égaré le peuple juif, et en supplantant la Foi d'Israël le judaïsme a perdu les Israélites. Les "tribus perdues" d'Israël le sont par ces faits. Et, hélas encore, les quelques ethnies ou branches tribales ayant vécu séparées du monde juif, tels que celles d'Ethiopie peut-être, ont été rattrapées par le judaïsme, converties au judaïsme, "judaïsées" et "rabbinisées", ce qui concrètement signifie qu'on a nié leur identité jusqu'à ce que, de fait, elles se soumettent au judaïsme.
Dans l'exemple de l'ethnie ou branche d'Ethiopie, elle serait née des amours de la reine de Saba et du roi Salomon. (Cette version est discutée, et le nom de cette reine n'est pas mentionné dans la Bible. Elle pourrait avoir eu le nom de Balkis ou Bilkis. Elle aurait régné sur un territoire qui, dans la géographie actuelle, s'étendrait du Yémen à l'Ethiopie). La mémoire collective de ces ethnies ou branches a été niée et anéantie. Le judaïsme s'est imposé à elles, avec ses lois, telles que la judéité par la mère, entre autres.
Aberration, incongruité, outrage, le judaïsme est parfois allé jusqu'à imposer une "seconde circoncision" à ces personnes. Bien sûr, une telle absurdité ne pouvait physiquement être opérée une seconde fois sur un homme déjà circoncis. Cependant le judaïsme s'est bien imposé, en exigeant une "tipat dam" une "goutte de sang". La négation a été poussée jusque là, et l'humiliation avec.
Pour ces ethnies comme pour le reste des Israélites, le judaïsme a aussi supplanté leurs pratiques ancestrales pourtant conservées durant des siècles (jusqu'à la "judaïsation"). C'est ainsi que l'ont peut voir de nos jours, en Israël, des personnes originaires d'Ethiopie porter une kippa (kippah, kipa ou encore kipah : calotte ), porter un talit (ou talet, talite ou encore talith, châle de prière rituel du judaïsme), pratiquer le culte et les rituels du judaïsme que ne pratiquaient pas leurs ancêtres.
Au fil des générations, il est évident que la mémoire encore existante chez les anciens de ces ethnies ou branches a disparu avec eux. La principale survivante de nos jours est celle (fausse) de l'abondant judaïsme environnant.
Onze tribus d'Israël seraient perdues. Mais, quoi qu'il en soit, un jour ou l'autre, tôt ou tard, l'Éternel fera connaître les siens.
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L'état "moderne" d'Israël
L'actuel état d'Israël est né en 1948 d'un vote à l'O.N.U. Après la seconde guerre mondiale et la shoa. L'état d'Israël est né pour, entre autres idées, que les Juifs ne soient plus apatrides ni persécutés.
Pour ces raisons, cet état n'est pas un état laïque, mais un "état juif". En faire un état laïque, comme il en existe plusieurs autres, enlèverait à l'état d'Israël sa raison d'être, celle qui l'a créé.
Que ce pays ait pu se créer, que cette langue ne soit pas morte et oubliée, qu'elle soit reparlée et écrite dans son alphabet original (non l'alphabet latin, comme l'ont choisi d'autres pays) est certainement miraculeux. L'existence de cet état n'est certainement pas le fait d'un "hasard", mais bien un don divin.
Cependant, cet état n'est pas un royaume, et bien que "juif" cet état n'est pas une théocratie. Les Cohanim n'y exercent pas leur fonction, l'Éternel ne se manifeste pas, il n'y a pas de pensée prophétique.
Surtout, et malheureusement, l'état moderne d'Israël est juif, basé sur le judaïsme rabbinique, alors qu'il devrait être israéliste. En termes plus simple, l'état moderne d'Israël ne devrait pas être un état juif mais un état israéliste. Hélas, de nos jours, que l'on veuille y émigrer, y vivre, s'y marier, y divorcer, y être enterré, le judaïsme rabbinique régit l'ensemble, reconnu à tort par l'état d'Israël comme religion d'état. Or, le judaïsme rabbinique n'est pas conforme à la Tora.
L'israélisme devrait être la seule religion de l'Etat "moderne" d'Israël. Si l'israélisme y était établi, ne serait-ce qu'un peu, ou existant quelque part dans le monde, ne serait-ce qu'un peu aussi, peut-être que l'Éternel accepterait alors de se manifester de nouveau, parce que les hommes auraient manifesté de l'intérêt pour Lui.
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Les Prêtres
כהן "Cohen" en hébreu signifie "prêtre" (pluriel כהנים "Cohanim").
A l'époque de Moïse, l'Éternel a choisi pour Son Service la famille de לוי Lévi parmi les descendants de Jacob Israël. Parmi les Lévites (Lévites : descendants de Lévi), seuls les descendants d'Aaron, frère de Moïse, sont Cohanim, Prêtres.
Parmi les Cohanim, l'un d'entre eux est supérieur à ses frères, autres Cohanim. Il est appelé כהן גדול "Cohen gadol" "Grand-Prêtre". Il constitue une autorité supérieure, et il est plus proche de l'Éternel et Son Service. Il a des obligations qui lui sont propres et que n'ont pas les autres Cohanim.
Malheureusement, en ayant pris place, le judaïsme n'a pas maintenu cette fonction de
כהן גדול "Cohen gadol". L'organisation mise en place par l'Éternel a été remplacée par le judaïsme. La fonction de כהן גדול "Cohen gadol" a été supprimée et n'existe plus de nos jours. De plus, dans le judaïsme un rabbin, Cohen ou non, est un dirigeant religieux supérieur à un Cohen qui n'est pas rabbin. Pour en savoir davantage sur l'apparition du judaïsme et la suppression du כהן גדול "Cohen gadol", cliquez ici.
Pour rappel, les Cohanim (pluriel de Cohen) sont des descendants de Lévi. De nos jours, la distinction particulière des descendants de Lévi a conduit au maintien de leur nom, au contraire des autres familles (ou tribus) d'Israël. Le nom Lévi est courant de nos jours, et provient de l'époque biblique en une chaîne ininterrompue.
Il en est de même et à fortiori pour les descendants d'Aaron, les Cohanim. Leur fonction est devenue leur nom : Cohen. Ce nom aussi, provient de l'époque biblique en une chaîne ininterrompue.
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La Foi d'Israël
La Foi d'Israël, israélisme ou religion Israéliste, est monothéiste (croyance en un seul Dieu). L'israélisme ne connaît aucun saint parmi les êtres humains. Une nation, celle d'Israël, une fonction, celle de Cohen, sont déclarées "saintes" dans la Tora, mais jamais un individu en tant que tel. Dans la Tora ce qui est déclaré "saint" l'est pour son caractère "sacré" ou "consacré", alors que d'autres religions peuvent qualifier de "saint(e)" au sens de "personne qui ne commet pas de péché". Si aujourd'hui il arrive au langage populaire de dire d'untel ou untel "c'est un saint", c'est par déformation, par mimétisme, par égarement, par l'influence d'autres religions.
La Foi d'Israël ne déifie aucun homme ni aucun "être spirituel", mais seulement l'Éternel, l'Éternel exclusivement.
Pour rappel : l'israélisme ou Foi d'Israël est aussi exposée en page termes et définitions.
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Le messie
Le mot "messie" provient du latin "messias", qui lui-même vient de l'hébreu משיח "machiah" qui veut dire "oint". Car, les Prophètes oignaient l'homme choisi par l'Éternel pour régner sur Israël, et il était alors appelé "machiah", c'est à dire "oint" pour avoir reçu cette onction. Il s'agit d'un véritable règne, réel, terrestre (non spirituel).
La nation d'Israël est encore à ce jour dans l'attente d'un roi, du rétablissement de la royauté (cf. ci-dessus : l'exil), de la théocratie, et surtout du retour manifeste de l'Éternel avec Israël. Ce roi ne sera rien de plus qu'un homme : il ne faut en aucun cas déifier cet homme, ni un autre, ce serait une faute grave envers l'Éternel.
Qui n'est pas descendant du roi David, n'est pas "oint" pour régner sur Israël (concrètement, réellement), ne peut se prétendre ou être prétendu "oint", "machiah, "messias", "messie".
Royaume et théocratie n'impliquent pas l'abolition de toute démocratie. Les premiers rois d'Israël (Saül puis David) ont régné par la volonté du peuple qui voulut un roi à sa tête. Ce roi fut choisi par Dieu, et désigné par un prophète.
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Comment prononcer Israël ?
"Izraël" est souvent entendu, surtout dans les médias (journaux télévisés, radios).
Parfois "issraël" est entendu. "Iss" ou "iz" ? Telle est la question.
"Izraël" est à éliminer. Cette prononciation est aussi incorrecte en français qu'en hébreu (sauf au Québec où "izraël" serait admis).
Il resterait alors "issraël", si toutefois la question n'avait que ces deux réponses possibles. Or, ce n'est pas le cas.

Quelle est la bonne prononciation ?
Pour la connaître il faut se pencher sur la composition du nom, et sa signification. Car, les noms ont un sens en hébreu (langue d'origine).
Le rabbinat français a donné le sens de "jouteur puissant" à ישראל "Israël". Malheureusement, cette signification ne se vérifie pas, et elle ne tient pas compte de la terminaison אל "èl" signifiant Dieu, "l'Éternel".
Conservant ce même sens, certaines personnes prétendent aussi que "yissar-èl" ou "yissarel" serait la bonne prononciation. D'autres versions existent, aussi éloignées, erronées, les unes et les autres.
Parmi les variantes, "yissraël" (en insistant sur le "yi" du début) est la version à laquelle s'attachent des puristes hébraïsants. Hélas, ils semblent aussi puristes et scrupuleux que dans l'erreur. Car, Israël comme Yissraël et d'autres subtilités ne peuvent être la version originale, celle en hébreu biblique, celle de l'époque où ce nom fut attribué pour la première fois.

Afin de connaître la bonne prononciation, quelle est la signification ?
ישראל "Israël" est un prénom (de nos jours il est parfois porté en nom de famille). Ce prénom est composé de trois premières lettres, ישר , suivies de la terminaison אל "Èl" désignant "l'Éternel".
En se focalisant sur les premières lettres ישר , un terme simple et clair apparaît. Il est évident : c'est ישר (se prononce "yachar"). ישר "yachar" est un adjectif qui signifie "droit". Il s'agit de droiture, de rectitude, en synonyme de "justesse" et "honnêteté".
"L'Éternel est droit". Tel est sans aucun doute le sens du nom ישראל qui devrait donc se prononcer "yachar-Èl" ou "yacharèl".
Il ne s'agit pas d'une théorie, mais d'une certitude qui trouve sa confirmation dans les textes bibliques, dans un autre nom attribué à Israël, en fait Yachar-Èl. Cet autre nom est ישרון traditionnellement prononcé "yéchouroun" (parfois écrit "Yeshurun", et d'autres variantes encore, en lettres latines).
"Yéchouroun" est la prononciation traditionnelle. Cependant ce nom pourrait aussi se prononcer "yacharoun", parce qu'il est composé du même adjectif ישר "yachar", soit "droit", "droiture", "rectitude", "justesse".
Quoi qu'il en soit de la prononciation de ce nom, "yéchouroun" ou "yacharoun", il vient confirmer le sens de droiture, et donc la prononciation, de "Yachar-Èl".
La connaissance, l'étude et le rapprochement de ces deux noms, "Yachar-Èl" et "Yéchouroun" (ou "Yacharoun"), ne laissent aucune possibilité de doute : "Israël" n'est pas la bonne prononciation. "Yachar-Èl" est certainement la bonne.
(Références bibliques pour ישרון "yéchouroun" ou "Yacharoun" : Deutéronome, XXXII, 15 ; XXXIII, 5 ; XXXIII, 26 ; Isaïe (ou Ésaïe), XLIV, 2).

Comment Yachar-Èl serait-il devenu Israël ?
Israël est mentionné en hiéroglyphes sur une stèle de l’Égypte antique. Elle est appelée "stèle de Mérenpta" (parfois écrit "Mérenptah", nommé aussi "Mineptah" ou encore "Mernéptah", qui fut le 4ème pharaon de la 19ème dynastie, de 1213 à 1203 avant l'ère chrétienne). Le raisonnement qui découle de ce fait est alors simple :
Si cette prononciation figure sur un monument égyptien, Israël est donc vraisemblablement le nom et la prononciation employés par les Égyptiens.
Le texte biblique indique clairement que les Égyptiens pouvaient changer un nom. Ainsi, יוסף "Yossef" (Joseph), ainsi nommé en hébreu, fut renommé צפנת פענח "Tsafnat Panéakh" par le pharaon de son époque (Genèse, XLI, 45).
Israël serait donc sans doute la prononciation égyptienne. Elle a pu être imposée aux Israélites lors d'une occupation du pays d'Israël. Le texte biblique rapporte clairement que le pays fut tenu par l’Égypte (Rois II, XXIII, 29 et suivants). De plus, le passage biblique précité mentionne encore un changement de nom : le nom du roi אליקים Elyakim fut changé par le pharaon en יהויקים Yéhoyakim (Joakim ou Joïakim dans des traductions françaises) (Rois II, XXIII, 34).
Sinon par l'imposition, le nom de Yachar-Èl a pu être transformé pour devenir Israël. Ce nom, Israël, a pu être volontairement intégré par les Israélites en suivant des dérives cultuelles et culturelles. Ainsi, l'on peut rappeler que le roi Salomon prit pour épouse la fille d'un pharaon de son époque (Rois I, III, 1). Salomon fut infidèle à Dieu et adora d'autres dieux (Rois I, XI, 4-9). Les dérives cultuelles sont clairement écrites. Les dérives culturelles les accompagnaient sans doute. La population suivait ses rois, et ces derniers influençaient le peuple. Les rois comme la population ne furent exempts de dérives et fautes (souvent reprochés dans la Bible).
Néanmoins, ces hypothèses possibles ne permettent pas de préciser quand et comment le nom Israël fut employé par les Israélites eux-mêmes, à la place de Yachar-Èl, et jusqu'à nos jours.

Si le moment et le mode d'expansion du nom Israël restent difficiles à cerner, le véritable nom, Yachar-Èl, ne laisse pas de place au doute. Car, aucun autre sens n'est possible en hébreu.
Néanmoins, en ce site et ses pages web "Israël" est encore utilisé, afin de ne pas perturber les esprits, et ne pas faire penser à une toute autre religion (ou secte, terme parfois lancé en moquerie, accusation, etc.).

Comment prononcer Israël ?
Observations et explications complémentaires
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Le nom ישראל "Israël" (traditionnellement prononcé ainsi) apparaît pour la première fois dans la Bible en Genèse, XXXII, 29. Ce même verset semble donner une explication à ce nom :
כי שרית עם אלהים
Ces mots ont été compris, et traduits, comme s'il s'agissait d'une lutte contre l’Éternel (ou "contre des puissances divines", ou encore "puissances célestes", et d'autres variantes proches de ce sens).
Cependant, c'est l'ensemble du passage biblique qu'il convient d'observer. Pour en prendre connaissance, il faut remonter au moins au verset 25. A ce stade, Jacob (dont le nom sera changé en "Israël") a aidé sa famille à traverser un cours d'eau (appelé "gué de Jaboc" dans les traductions) (verset 24). A partir du verset 25 le récit se complique considérablement, et en devient incompréhensible. Car, ce verset parlerait d'un homme qui se serait "battu" contre Jacob, selon la quasi totalité des compréhensions et traductions judéo-chrétiennes.
- Mais, pourquoi un homme se serait battu contre Jacob ? Et qui est cet homme ?
Ce sont les deux premières questions que se pose le lecteur qui s'émancipe des enseignements reçus pour lire et comprendre à nouveau le texte.
En verset suivant (26), le texte indique que cet homme aurait blessé durablement Jacob.
- Pourquoi cet homme a t-il fait cela ?
C'est encore une question qui reste sans réponse.
Le verset 27 est encore plus mystérieux. L'homme demande à être libéré parce que l'aube est venue.
- Pourquoi cet homme demande t-il à être libéré ? Il pouvait partir de son plein gré, de même qu'il a agressé Jacob de plein gré.
- Pourquoi parle t-il de l'aube ? Quel rapport pourrait être établi entre cette agression, dont la raison échappe, et l'aube ?
La suite du même verset (27) est encore plus étrange. Alors que Jacob aurait dû prendre cet homme pour un agresseur, un bandit de chemins, Jacob lui demande sa bénédiction.
- Pourquoi Jacob, qui a pourtant "lutté" contre lui (selon le sens traditionnellement donné), demande la bénédiction de cet homme ? Demande t-on une bénédiction à quelqu'un qui se comporte en agresseur, et contre qui on a lutté ?
Ce n'est qu'au verset 29 que le lecteur peut comprendre qu'il y aurait quelque chose de divin. Mais quoi ? Les compréhensions et traductions restent sur un sens de "lutte", "joute" ou "combat". Ce serait donc entre Dieu et Jacob.
Mais pourquoi ?
Cette question et les précédentes restent entières et sans réponse.
Force est de constater que ce passage biblique est l'un des plus incompréhensibles et obscurs du Pentateuque (Tora).
Pour tenter de le comprendre, il faut aussi se pencher sur deux verbes inhabituels qui y sont employés. Malheureusement, ces deux verbes ont reçu le sens douteux de "lutte", "joute" ou "combat", un sens donné par des hébraïsants, mais un sens qui ne se vérifie pas.
L'un des verbes employés est en verset 25, sous une forme conjuguée : ויאבק איש עמו . Ces mots ont été compris, traduits, comme s'agissant d'une lutte : "un homme lutta avec lui" (lutta avec Jacob).
Un second verbe est employé, en verset 29 : כי שרית עם אלהים . Ces mots aussi ont été compris, traduits, comme s'il s'agissait d'une lutte : "car tu as lutté avec Dieu".
Deux verbes différents, employés sous une forme conjuguée, ont donné lieu à une seule compréhension, et traduction. C'est très regrettable, car le texte aurait dû être respecté.
Le plus important réside dans le sens donné. Il ne se vérifie pas parce que, s'agissant d'un combat ou lutte, l'hébreu biblique emploie une forme expressive particulière. Le meilleur exemple est le verbe להלחם qui, lui, signifie sans aucun doute "guerroyer" ou "lutter", "combattre". Dans ce cas, la forme expressive est להלחם ב "léhilahem bé" "combattre" ou "lutter" "contre" (la traduction littérale est difficile). Les exemples bibliques sont nombreux (l'un d'eux est en Exode, XVII, 9-10). Or, le passage obscur qui est étudié n'emploie pas cette forme expressive. Les deux verbes ne sont pas suivis de ב "bé" mais de עם "im" (traduction difficile).
ויאבק איש עמו
כי שרית עם אלהים
Ce constat de plus vient, lui aussi, remettre en question la compréhension traditionnellement connue, et bien sûr les traductions qui en découlent.
Un sens douteux a été donné, qui n'est vraisemblablement pas celui d'un lutte, joute, ou combat.
Ces dernières observations ajoutent encore des interrogations, accentuent le mystère.
Pour tenter de cerner les sens de ces deux verbes, leurs sens bibliques, il faudrait trouver d'autres références bibliques où ils seraient employés. Or, il n'y en a pas.
- Le premier verbe, ויאבק "vayéhavek", n'a pas d'autre cas semblable. Sa composition avec les lettres אבק fait aussitôt penser à la "poussière". De nombreux cas d'emploi du mot אבק existent dans le juste sens de "poussière". Mais, ces cas sont ceux de noms communs, alors que c'est un verbe conjugué qui est employé en Genèse, XXXII, 25 (le passage obscur).
Le sens possible serait alors "s'empoussiérer". Cependant, ce sens possible n'éclaire pas vraiment ce récit. Quant à l'infinitif de ce verbe, aucune référence biblique n'est trouvée (la forme à l'infinitif serait-elle לאבק ou encore להאבק ? Aucune référence biblique n'emploie ces infinitifs possibles).
→ Ce verbe reste indéfini, faute d'autres références bibliques.
- Quant à שרית "sarita" (selon la vocalisation traditionnelle), dans son cas aussi la singularité de son emploi doit être observée. Il n'apparaît que dans ce passage (obscur, Genèse, XXXII, 29). Ce verbe n'a pas non plus d'autre référence biblique, ni sous forme conjuguée ni à l'infinitif.
La recherche des lettres employées ne laisse apparaître qu'un seul cas d'emploi, mais la sous forme d'un nom commun, en Chroniques I, XII, 39. Dans cette référence, le mot שרית "saritt" est employé pour l'ensemble des dignitaires d'Israël. Ce mot שרית "saritt" semble composé de שר "sar" signifiant "prince", "dirigeant", ou "dignitaire". Si ce sens est retenu dans le cas des versets obscurs, le sens pourrait être "parce que tu as été princier", ou "digne", voire "loyal", ce qui se rapproche ou rejoint le sens de "droiture" du nom ישראל traditionnellement prononcé "Israël" (qui serait en fait "Yachar-Èl").
→ Comme le premier, ce second verbe ne peut être défini.
Le sens de combat, lutte, joute, semble plus incongru encore pour ce second verbe. Car, Dieu féliciterait-il quelqu'un de s'être opposé à lui, d'avoir lutté contre lui ?
De plus, un homme peut-il lutter contre Dieu, et gagner (comme ce fut compris et traduit) ? Ce sens de lutte ou joute apparaît incompatible.
Une autre observation doit encore être formulée sur la suite du même verset (Genèse, XXXII, 29). Il mentionne אנשים "des personnes", alors que plus haut le texte parlait d'une "lutte" (sens très douteux) avec un seul homme (איש "un homme" en verset 25).
Malheureusement, les sens, traductions et commentaires donnés ont confondu les versets, comme si le verset 29 parlait de l'homme du verset 25.
Compte tenu des observations ci-dessus à propos du mot שרית "sarita", le verset 29 se traduirait plutôt par :
"Parce que tu as été digne envers Dieu et envers des personnes"
ou
"Parce que tu as été loyal, envers Dieu et envers des personnes".
Il s'agirait de loyauté envers Dieu et les hommes, non d'un combat contre Dieu et contre un homme (l'agresseur des versets précédents).
Pour rappel : ce sens princier, avec dignité, loyauté, se rapproche de la droiture ou rectitude, qui est le sens le plus probable du nom ישראל "Israël", qui devrait se prononcer en réalité "Yachar-Èl"

Ce qui précède a amplement expliqué les interrogations (restées sans réponse). Également, ce qui précède a détaillé des observations, souligné des incohérences dans la compréhension du texte, et donc sa traduction. L'observation de l'ensemble devrait conduire à de sérieux doutes sur ces versets, Genèse, XXXII, 25-33.
Cependant, cette partie est plus que douteuse. Ce serait une falsification du texte.
Les nombreux indices de différentes natures, exposés ci-avant, convergent pour établir que ces versets sont vraisemblablement une corruption volontaire apportée au texte. C'est très probablement une parte légendaire, mythique, qui ne devrait pas faire partie du Pentateuque (Tora). Cette conclusion trouve sa confirmation plus loin dans Pentateuque, en chapitre XXXV.
Car, en effet, il existe deux récits. Le nom de Jacob est changé en "Israël" (en fait "Yachar-Èl") dans un autre verset, en Genèse, XXXV, 10. Cette partie serait la véritable. Elle ne comporte aucune des nombreuses questions sans réponse, aucune incohérence, rien qui mette en alerte le lecteur qui cherche à y voir clair.
Malheureusement, les sempiternels opposants rétorqueraient, par exemple, que le chapitre XXXV rappelle ce qui se trouve en chapitre XXXII. Mais, ce n'est pas le cas.
Car, des données divergent entre les deux récits. En eux-mêmes ils sont différents : ce n'est pas la même histoire dans l'un et dans l'autre. Également, les lieux sont différents :
- מעבר יבק "le gué de Jaboc" en XXXII, 23, renommé פניאל Penïel en XXXII, 31
- לוז Louz en XXXV, 6, renommé בית אל Béthel en XXXV, 15.
Ce nom de בית אל Béthel avait déjà été donné lorsque Jacob fuit son frère, en Genèse, XXVIII, 19. Le verset Genèse, XXXV, 7 rappelle cette fuite. Le chapitre XXXV est en cohérence avec cet autre passage biblique, contrairement au chapitre XXXII qui ne se vérifie pas ailleurs.
Outre les lieux, les moments de la vie de Jacob sont des moments différents. En chapitre XXXII, le récit se fait à la veille des retrouvailles entre Jacob et son frère עשו Ésaü. Ce n'est pas du tout cela en chapitre XXXV, qui se déroule après le viol de Dina (fille de Jacob) et la vindicte contre la ville de Sichem (chapitre XXXIV).
Le chapitre XXXV n'est pas le rappel du XXXII.
De plus, pourquoi Dieu répéterait-il son nouveau nom à Jacob Israël ?
Ces différences importantes (lieux, noms, moments) sont donc soulignées, et, avec elles, l'incohérence du chapitre XXXII avec un autre, le XXXV, ce dernier se vérifiant par le chapitre XXVIII.

Le chapitre XXXV peut donc être retenu. Il ne donne pas de raison au changement du nom de Jacob, qui s'appellera alors Israël (verset 10), qui doit se prononcer Yachar-Èl.. Ce manque d'explication pourrait être frustrant, mais, c'est ainsi, les explications ne sont pas toujours données :
- Il n'y avait pas non plus d'explication au changement du nom de שרי "Saraï", devenu שרה "Sara" (parfois écrit Sarah, bien que le h n'ait aucune utilité) (Genèse, XVII, 15).
- Un autre exemple se trouve en Nombres, XIII, 16, où le nom de הושע "Hochéa" devient יהושע "Josué".
- Le nom de יצחק Isaac n'est pas non plus expliqué (Genèse, XVII, 19). Son sens est clair, "rire", et la raison probable se trouve deux versets avant (en Genèse, XVII, 17) : à l'annonce de la naissance de son prochain fils, malgré son âge avancé, Abraham rit ויצחק (verset 17). Cette explication peut être comprise, mais le texte ne la donne pas explicitement.
Le chapitre XXXV de la Genèse comporte ces ressemblances, voire cohérences, avec d'autres passages bibliques, et d'autres personnages. L'explication ou raison d'un nouveau nom n'est pas toujours donnée. C'est le cas dans le chapitre XXXV, concernant le nom "Israël", en fait Yachar-Èl. L'explication n'est pas donnée, mais comme pour le nom d'Isaac, le sens et la prononciation du nom Yachar-Èl sont clairs (mais ils ont été détournés par un apport mythique, mensonger, et une mauvaise compréhension de cet apport).

Pourquoi une falsification du texte ?
La corruption du chapitre XXXII pourrait s'expliquer (sans certitude) par ce qu'il exprime lui-même. Le dernier verset (33) mentionne une pratique du judaïsme (à ne plus confondre avec la religion d'Israël). Ce verset indique explicitement la non consommation du nerf sciatique.
Cette pratique du judaïsme n'est pas un commandement. Elle n'est trouvée nulle part ailleurs que dans ce verset (passage corrompu). Même ce verset n'exprime pas un commandement, mais une pratique juive (non israélite, mais juive).
Ce verset (33), s'exprime mensongèrement en employant "enfants d'Israël", alors qu'il s'agit de la population juive, celle ayant adopté le judaïsme pour religion (née depuis l'apparition des rabbins, que la Tora ne connaît pas, n'a jamais institués).
L'histoire douteuse qui précède ce verset 33 est vraisemblablement une légende, un mythe, et cet ensemble de versets (de 25 à 33) a pu être introduit pour justifier cette pratique juive. Or, comme démontré précédemment, ce récit comporte plus d'une incohérence et des questions qui ne trouvent pas de réponse.
En outre, à la seule lecture des versets de 25 à 33, le lecteur pourrait penser que les "enfants d'Israël" (mots employés mensongèrement par le verset 33) pratiquaient le cannibalisme. Car, à la seule lecture, rien n'indique dans ces versets que cette pratique fut appliquée aux animaux de boucherie. Seul le lecteur averti, qui connaît le judaïsme, peut comprendre qu'il s'agit des animaux de boucherie. Le ou les falsificateurs du texte ont omis d'écrire cette précision importante, sans laquelle tout lecteur ignorant du judaïsme déduirait qu'il s'agissait de cannibalisme.
Il semble donc important de préciser qu'aucun cas de cannibalisme n'est connu dans l'histoire des Israélites, ni même dans l'histoire de leurs ascendants.
De nos jours encore, dans les abattoirs et halles alimentaires, les bouchers juifs n'achètent pas l'arrière des bêtes (bovins et ovins). Ils s'entendent avec d'autres clients ou bouchers non-juifs qui, eux, achèteront l'arrière des bêtes. C'est ainsi parce que le nerf sciatique est difficile à retirer. L'arrière d'une bête est donc cédé à des non-juifs, et n'est pas commercialisé dans les boucheries juives. C'est une pratique juive, qui n'a aucun autre fondement que ce récit douteux, qui apparaît même mensonger, et finit par cette explication à propos du nerf sciatique (Genèse, XXXII, 33).
NB : d'autres traductions parlent de "tendon", et pas de "nerf". D'autres encore parlent du "tendon du nerf". (Cette traduction est habile pour confondre tous les sens donnés sans se prononcer entre "nerf" et "tendon". "Nerf du tendon" serait alors plus approprié).
Certaines traductions mentionnent aussi "articulation de la hanche", "emboîture de la hanche", "cavité de la hanche", et d'autres encore parlent de "cuisse". Cette dernière traduction ne semble pas vraisemblable. La cuisse se dit שׁוֹק (se prononce "shok") alors que ce mot n'est pas employé dans ces versets. La traduction la plus vraisemblable est celle de "nerf sciatique", correspondant à la pratique juive encore actuelle.

En conséquence :
Grâce à la présence du chapitre XXXV, heureusement conservé dans le Pentateuque, grâce aussi à l'analyse qui précède, l'altération apportée au chapitre XXXII est mise en évidence.
Le vocabulaire, surtout les deux verbes employés en chapitre XXXII, ne semble pas correspondre à une époque rédactionnelle biblique. Ces deux verbes seraient d'une époque ultérieure puisqu'ils n'apparaissent pas dans la Bible.
Ce dernier constat est compatible avec l'époque à laquelle sont apparus les premiers rabbins (il y a environ 21 siècles). Le vocabulaire peut donc être celui de toute époque depuis.
Ce même constat est autant valable concernant le judaïsme, une religion née des rabbins (il y a environ 21 siècles) : le vocabulaire employé est compatible avec l'apparition du judaïsme, et peut donc être celui de toute époque depuis.
L'analyse ci-dessus ne permet pas de préciser davantage l'époque à laquelle a été introduite la fraude. Elle peut aussi avoir précédé l'apparition des premiers rabbins, à une époque où ceux-ci n'existaient pas encore en tant que tels, une époque durant laquelle les mythes, contes et légendes existaient. Ils furent ensuite repris par les rabbins et le judaïsme, mais la fraude a pu être faite avant l'apparition des premiers rabbins, peut-être par leurs prédécesseurs qui ne s'appelaient pas encore ainsi.
Concernant la compréhension
Les versets de 25 à 33, surtout les deux verbes mis en questions, ne semblent pas avoir été compris. Ces verbes restent encore difficilement définissables du fait de leur cas d'exception.
L'hébreu employé dans la fraude provient peut-être d'une région géographique particulière, dont le parlé n'était pas répandu dans tout le pays d'Israël.
Une autre hypothèse est possible, qui ne porterait pas sur la région géographique, mais la langue. Les verbes employés dans la fraude peuvent provenir d'une autre langue, ou de son influence. L'araméen est une langue étrangère à l'hébreu, mais comportant quelques ressemblances ou proximités avec l'hébreu. De nos jours encore, certaines prières des rituels juifs sont dites en araméen.
Une troisième hypothèse ne pourrait être omise, prenant en compte à la fois la région et la langue. Dans le nord d'Israël, il y a environ vingt siècles et davantage, la population pouvait parler les deux langues, l'hébreu bien sûr, mais aussi l'araméen. Les בעלי המסורה "bahaley amassora" c'est à dire littéralement les "maîtres de la tradition", appelés "Massorètes" en français, annotaient parfois le texte biblique de mentions dans un langage dit "judéo-araméen", un mélange d'hébreu et d'araméen (un peu comme l'a fait le yiddish, avec de l'hébreu et des mots d'origine germanique). De nos jours encore, les termes "bar mitsva" fournissent un exemple de judéo-araméen. "Bar" signifie "fils" en araméen, et "mitsva" signifie "commandement" en hébreu. "Bar mitsva" est une composition judéo-araméenne. Un "bar mitsva" est un garçon arrivé à l'âge de pratiquer les commandements, dans le judaïsme. La même composition en hébreu donnerait "ben mitsva".
Une partie du vocabulaire employé dans la fraude pourrait donc être du judéo-araméen de son époque rédactionnelle, voire de l'araméen de son époque rédactionnelle.
Concernant la Bible
Le texte de la Bible hébraïque est celui dit "du Codex d'Alep", sur lequel les Massorètes ont travaillé, surtout entre les septième et dixième siècle de l'ère chrétienne. La fixation définitive aurait été adoptée vers le quinzième siècle de l'ère chrétienne, mais le texte adopté serait du dixième siècle de l'ère chrétienne.
Les Massorètes ne sont pas désignés comme "coupables". Ils ont peut-être hérité de la fraude sans en avoir conscience, et l'auraient conservée religieusement. Le début de la fixation du texte biblique hébraïque aurait commencé à l'époque de la כנסת הגדולה "knessett agdola", vers le quatrième siècle avant l'ère chrétienne, pour être fixé vers le quinzième siècle de l'ère chrétienne (cf. ce qui précède). Le processus de fixation aurait donc duré environ quatorze siècles (1400 ans). Les éléments actuellement connus ne permettent pas de déterminer qui a introduit la fraude, ni même quand elle fut introduite.
Concernant la traduction
Les traducteurs ont certainement dû avoir du mal à traduire ces verbes qui ne sont pas connus ailleurs, et peut-être issus d'un dialecte oublié (peut-être le judéo-araméen, cf. ce qui précède). Laisser cette partie sans apporter une traduction n'aurait pas été admissible. La difficulté posée aux traducteurs explique l'erreur de sens qui a été donnée à deux verbes différents, compris et traduits tous deux par un seul sens, de surcroît erroné, celui de "combat", "lutte" ou "joute". Cette traduction fut donnée à défaut d'en trouver une meilleure, plus juste.
De ce sens erroné a été tiré celui aussi inexact de "jouteur puissant" donné au nom d'Israël.
Ce sens a perduré jusqu'à nos jours, à cause d'une duperie apportée au texte du Pentateuque (Tora).
Concernant la prononciation du nom d'Israël
La prononciation du nom "Israël" est vraisemblablement d'origine égyptienne. Cette déduction est faite grâce un élément archéologique, extra biblique, extra religieux, une stèle égyptienne (cf. ce qui précède "comment prononcer Israël").
Concernant la prononciation des verbes
Ce serait le nom "Israël", prononciation d'origine égyptienne, qui aurait servi à vocaliser le second verbe, שרית "sarita". Car, il est composé de deux lettres communes avec le nom "Israël". Ces deux lettres sont ש "shine" (ou "sine") et ר "rèsh". Ces deux lettres communes à ישראל "israël" et שרית "sarita" ont ajouté à la confusion.
La correspondance entre ce nom et ce verbe n'était toutefois pas possible. La première lettre du nom ישראל "Israël" n'est pas à la même position dans le verbe, ce qui aurait dû attirer l'attention et éviter de se fourvoyer.
En résumé :
- Deux verbes ont été mal compris.
- Un sens faux leur a été donné.
- Le sens faux a été corrélé au nom "Israël".
- Ce sens faux à été donné au nom "Israël".
- Parce que le second verbe était inconnu, sa prononciation était inconnue
- La corrélation faite avec le nom "Israël" lui a donné une prononciation.
- Cette prononciation était tirée de celle égyptienne, prononçant "issraël".
Concernant la religion juive
Le rapport qui fut fait entre Jacob Israël et les bêtes de boucherie suscite pour le moins l'interrogation. Pourquoi avoir transposé cela sur des bêtes, les bêtes de consommation ?
C'est pourtant un fait du judaïsme. Cette pratique est encore vivace. Elle présente la marque évidente des interprétations rabbiniques, qui établissent une grande variété de corrélations plus que douteuses, en l'occurrence entre un "ange" contre qui Jacob aurait "lutté", et dont le handicap se retrouve transposé aux bêtes de boucherie.
De tous temps, les rabbins (guides religieux juifs, autoproclamés guides religieux d'Israël) ont été très doués pour inventer de telles invraisemblances par leur méthode caractéristique qui est l'interprétation.
Leur imagination n'a pas de limite. Ce devrait être risible, mais c'est grave et coupable lorsqu'il y a invention d'histoire abracadabrante, invention d'une pratique que Dieu n'a pas demandée, et altération volontaire des textes de fondements.
Ces textes sont supposés avoir été écrits par des prophètes (un prophète est un porte-parole de Dieu, et n'annonce pas forcément l'avenir).
A cause de telles altérations, la vérité n'est plus connue, mais doit être recherchée.
A cause de telles altérations, le mensonge règne. Le judaïsme règne depuis près de vingt et un siècles, voire davantage (les premiers rabbins seraient de l'époque de la כנסת הגדולה "Grande Assemblée", bien que le terme רב "rabbin" n'était pas encore autant répandu, ni les rabbins autant respectés et aveuglément suivis).
Le tout début du rabbinisme serait de cette époque de la Grand Assemblée (vers le 4ème siècle avant l'ère chrétienne), le tout début du judaïsme aussi.
Le rabbinisme a donné naissance certes au judaïsme, mais aussi à d'autres religions et branches religieuses, avec d'autres interprétations, et d'autres "guides religieux". Le chaos religieux règne depuis.

Rappels et conclusion
Le chapitre XXXII (versets de 25-33) rapporte un mythe, un mythe qui ne se vérifie pas ailleurs dans la Tora. Ce mythe a pu être démenti grâce au chapitre XXXV et d'autres voies d'analyse.
Ce mythe a donné naissance à une pratique juive, non israélite, qui n'a pas de fondement dans la Tora, une pratique qui n'est même pas exprimée comme un commandement.
L'ensemble, mythe et pratique, a été inscrit dans le chapitre XXXII de la Genèse, à une époque vraisemblablement ultérieure à la réelle époque rédactionnelle de la Genèse, et aussi ultérieure aux autres époques rédactionnelles de l'ensemble biblique.

Pour toutes les raisons exposées ci-avant, le chapitre XXXII, versets de 25 à 33, n'a pu être retenu dans l'étude sur la prononciation du nom ישראל traditionnellement prononcé "issraël".
- Le sens probable retenu est la droiture, la rectitude, non celui de "jouteur puissant" donné par le rabbinat sur la base de versets plus que douteux.
- Quant à la prononciation du nom ישראל , la stèle égyptienne mentionnée ci-avant est une trace extra biblique et archéologique permettant de penser que la prononciation "issraël" serait d'origine égyptienne.
La bonne prononciation du nom israélite ישראל serait "Yachar-Èl" (ou "yacharèl").

Si de nouveaux éléments sérieux étaient trouvés, ils seraient considérés, et, éventuellement, les conclusions qui précèdent seraient modifiées.
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Les sources de la Bible
Une grande majorité pense qu'il n'existerait qu'une seule "Bible", mais, en fait, il existe plusieurs bibles. Car, parmi les religions "bibliques", chacune a admis ou non certains textes.
Les bibles sont des regroupement d'écrits de diverses époques et divers auteurs.
Il faut distinguer l'époque narrée, et l'époque rédactionnelle. Par exemple, lorsque les Israélites sont partis d’Égypte, l'époque narrée est celle de Moïse. Mais l'époque rédactionnelle (l'époque où cette histoire a été écrite) est bien ultérieure (bien plus tard). L'époque rédactionnelle est ultérieure à l'établissement d'un roi israélite.
Les époques rédactionnelles sont souvent inconnues, mais supposées ou estimées.
Il s'agit souvent d'auteurs inconnus, mais présumés. Certains textes sont attribués à un auteur, mais sans certitude.
L'israélisme et les dites "grandes religions" ont de nombreux textes en commun dans leurs bibles.
Ces regroupements d'écrits sont aussi appelés "écrits de fondements".
La partie commune à l'israélisme et aux religions judéo-chrétiennes est nommée :

- Par le judaïsme : תנ״ך "tanakh" ("tanah") (la bonne prononciation ne peut être écrite en lettres latines). Le תנ״ך "tanakh" est donc la Bible du judaïsme.

- Par le christianisme : "ancien testament".
Une autre partie est nommée "nouveau testament". Cette partie est propre aux religions chrétiennes. L'ancien testament et le nouveau testament composent donc la Bible du christianisme.

L'israélisme et le judaïsme n'admettent pas le "nouveau testament" en leurs écrits de fondements.
Ce qui suit concerne la partie commune, soit le תנ״ך "tanakh" ("ancien testament" pour le christianisme). En cette partie commune, quelques variations peuvent exister, d'une bible à une autre, d'une communauté à une autre, mais sans différences majeures.
Cet ensemble de textes regroupés est aussi nommé "compilation".
Les bibles commencent par la תורה Tora, soit en français le "Pentateuque". La Tora est elle-même composée de textes appelés "livres", au nombre de cinq livres (selon ce qui est actuellement établi). La Tora a une importance particulière parce que les commandements y sont exprimés, et ne se trouvent pas ailleurs. D'autres commandements existent dans un texte prophétique, le livre d’Ézéchiel, mais il s'agirait d'un temps futur, encore attendu à ce jour.
La compilation biblique la plus répandue, connue et admise est :
- la version massorétique
- du codex d'Alep

Que veut dire "massorétique" ?
"Massore" et "massorétique" (dans la francophonie) viennent du terme hébreu מסורה "massora" qui a pris aujourd'hui le sens de "tradition", "transmission".
Ce terme ("massora") est tiré d'un verset du livre d’Ézéchiel, XX, 37,
והעברתי אתכם תחת השבט והבאתי אתכם במסרת הברית
Traduction rabbinique et/ou traditionnelle la plus courante :
"Et je vous ferai passer sous la verge (bâton), et je vous engagerai dans les liens de l'alliance"
Cette traduction est à revoir. Car, le sens réel d'un terme, במסרת , reste à retrouver. Il n'a probablement pas de rapport avec celui de "tradition"/"transmission" que l'on lui confère aujourd'hui.
La langue française nomme "massorètes" les personnes qui ont œuvré à cette transmission "traditionnelle".

Qui étaient les "massorètes" ?
Ils sont appelés en hébreu בעלי המסורה "bahaleï amassora" "les maîtres de la transmission" ou "maîtres de la tradition".
Une large période couvre la période dite "des massorètes". Selon certaines sources, la période des massorètes s'étendrait du septième au dixième siècle de l'ère chrétienne (EC). Selon d'autres, elle s'étendrait du sixième au huitième siècle (de l'EC).
Il est difficile de dire que la période massorétique aurait commencé à tel siècle et serait terminée à tel autre. Car, il n'y a pas d'événement fondateur qui marquerait son apparition soudaine, pas plus qu'un événement abrogatoire qui marquerait sa disparition. Il est néanmoins possible d'identifier une période plus active ou novatrice entre le septième et le dixième siècle de l'ère chrétienne.
Les prédécesseurs des massorètes auraient œuvré dès l'époque de la כנסת הגדולה "knessett agdola" la "Grande Assemblée", vers l'an 500 avant l'ère chrétienne (AEC). Depuis cette époque, et jusqu'au dixième siècle de l'ère chrétienne (soit jusqu'à la période la plus tardive attribuée aux massorètes), c'est donc une longue période d'environ 1500 ans.
Les massorètes ont été des héritiers, des maillons dans des siècles et générations de judaïsme (à ne plus confondre avec l'israélisme ).
Les massorètes ont eu plusieurs écoles, et des différences et désaccords entre elles.
Une grande partie de ces écoles se trouvait dans la région du כנרת "kinérètt", appelé lac de Tibériade en langue française.
Il est courant de lire ou entendre dire que les massorètes auraient été novateurs dans leurs recopies des écrits. Selon ces idées courantes, ils n'auraient pas modifié les textes, mais ils auraient apporté des aménagements pour une lecture plus aisée.
→ Selon certaines sources et avis :
Avant les copies massorétiques, les textes auraient été écrits sans espace entre les mots. Pour en faciliter la lecture, les massorètes auraient inventé et ajouté cinq lettres dites "finales" à l'alphabet hébreu. Ces lettres finales servaient à marquer la fin des mots (un système différent des langues latines qui ont choisi d'employer une majuscule au début du premier mot d'une phrase). Ces cinq lettres finales sont ך ם ן ף ץ (formes finales des lettres : כ מ נ פ צ ).
Le choix des lettres et leur nombre limité à cinq restent encore mal expliqués.
→ Selon d'autres sources et avis :
Les massorètes n'auraient pas introduit ces lettres finales, mais ils les auraient adoptées et se seraient employés à les faire adopter.

La réponse à ces avis différents se trouve dans un manuscrit du premier ou second siècle avant l'ère chrétienne. Ce manuscrit est connu sous le nom de "papyrus Nash" (du nom d'un acquéreur en 1898, en Égypte). Il s'agirait d'un rituel de prière, composé en partie des "dix commandements" (Exode, XX, 2-13).
Ce document ancien comporte des lettres finales, bien avant les massorètes de la période dite "active". Ces derniers ne seraient donc pas les inventeurs des lettres finales.
En l'image ci-dessous le texte manuscrit de l'Exode, XX, 3-4.

De nos jours, ces cinq lettres finales sont encore employées, bien qu'inutiles. Car, des espaces séparent aujourd'hui les mots.
En l'image ci-dessous le texte manuscrit de l'Exode, XX, 12.

S'ils n'ont pas inventé les lettres finales, les massorètes ont pu apporter ou adopter d'autres aménagements et méthodes. Par exemple, méticuleux copistes, les massorètes comptaient les mots et les lettres pour s'assurer de la fidélité de leurs copies. Ainsi, selon certaines sources et avis, ils agrandissaient une lettre dans un texte pour marquer son milieu (en nombre de lettres). Cette marque est reproduite de nos jours dans les bibles hébraïques (en verset Lévitique, XI, 42, la lettre ו "vav" du mot גחון est d'une taille supérieure aux autres. Elle marque le milieu de la Tora, en nombre de lettres). Selon d'autres sources et avis, cette méthode était déjà employée, avant les massorètes, par d'autres copistes aussi méticuleux.
D'autres marques dans la Tora restent encore sans explication certaine. Deux marques prises pour la lettre נ "noun" sont de taille plus importante que le texte. Dans le langage courant du judaïsme elles sont appelées "nouns renversés". Si ces marques sont bien la lettre נ noun, elles seraient "inversées" dans le sens gauche-droite, mais pas dans le sens haut-bas. Bien qu'une explication soit encore recherchée, des rabbins ne manquent pas d'enseigner leurs interprétations imaginaires, plus ou moins mystiques en plus, comme s'il s'agissait de certitudes. Ces marques semblent encadrer deux versets. La première précède le verset Nombres, X, 35 (ou bien elle clôture le verset 34). La seconde est placée après le verset Nombres, X, 36 (ou bien elle clôture le verset 36). Dans les versions d'imprimerie, la lettre noun est employée à l'envers. Dans les versions électroniques du texte, des caractères spéciaux sont utilisés, des crochets [ , parfois des parenthèses (. Ces marques sont donc encore reproduites de nos jours, y compris dans les versions électroniques de la Tora. Ci-dessous l'image d'une version d'imprimerie employant la lettre נ noun à l'envers.


Qu'est-ce que la version "massorétique" ?
Après des siècles de transmissions traditionnelles, orales et écrites, des textes ont été sélectionnés pour former une bible. Cette composition est attribuée à אהרון בן משה בן אשר Aaron Ben Moshé Ben Ashèr (qui vécut vers le dixième siècle EC).
Aaron Ben Moshé Ben Ashèr était un scribe d'une lignée de "massorètes". Sa composition a été nommée "version massorétique".
Cet ensemble de textes choisis a été érigé en norme à la même époque (vers le dixième siècle EC). Cette bible a eu ses détracteurs, et a fait l'objet de critiques jusqu'au début du quinzième siècle de l'ère chrétienne.
La version massorétique est une compilation de textes formant une bible dite "hébraïque", parce qu'elle ne contiendrait que des textes en hébreu (contrairement à d'autres textes de bibles chrétiennes rédigés en langue grecque). Toutefois, la bible dite "hébraïque" contient aussi des textes écrits en araméen (une langue étrangère à l'hébreu, de la région de l'actuelle Syrie).
Ce qui est appelé "Bible hébraïque" est la bible retenue par le judaïsme. Pour rappel, cet ensemble est aussi admis par le christianisme, qui le nomme "ancien testament".
Cette compilation biblique contient donc la Tora (cf. ce qui précède), et aussi des écrits dits prophétiques. Le tout est complété par d'autres écrits appelés כתובים "kétouvim", soit en langue française les "hagiographes".

La Tora de l'ensemble massorétique.
Pour rappel : la Tora (Pentateuque) est une partie de cet ensemble ou version "massorétique".
Il est important de savoir que la Tora originale a été écrite par Moïse (Exode, XXIV, 4 ; Exode, XVII, 14 ; Exode, XXXIV, 27 ; Nombres, XXXIII, 2). La Tora était déposée auprès de l'Arche d'Alliance (Deutéronome, XXXI, 9 et 24-26). Hélas, l'Arche est recherchée depuis environ 2600 ans. Elle est introuvable depuis. La Tora originale est probablement encore auprès de l'Arche, aussi introuvable.
Avant que l'Arche ne disparaisse, et selon le Talmud, la Tora originale était à la disposition des copistes dans le Temple de Salomon (mais pas dans la reconstruction appelée "second Temple", où ne se sont trouvées ni l'Arche ni la présence divine).
Les "massorètes" ont reconstitué un ensemble, nommé aujourd'hui "Tora", sur la base de transmissions orales traditionnelles et sur la base d'écrits recopiés de génération en génération durant des siècles.
Cet ensemble, appelé Tora, rapporte en résumé l'histoire de la création du monde, et l'histoire d'Israël depuis son premier ancêtre (nommé communément אדם "Adam") jusqu'à la mort de Moïse.
Il est important de garder à l'esprit que cet ensemble "massorétique" n'est pas un original divinement inspiré et écrit par un ou des prophètes, mais une reconstitution faite par des hommes, qui sont faillibles, et qui se sont souvent opposés, voire violemment.

Qu'est-ce qu'un codex ?
Un codex est un livre fait de pages reliées l'une sur l'autre (comme un livre actuel) ce qui le différencie d'un livre aux pages reliées l'une à côté de l'autre pour former un rouleau.
- Un rouleau est appelé "volumen" (mot latin) s'il se déroule horizontalement, comme un "séfer Tora" ("rouleau de Tora").
- Un rouleau est appelé "rotulus" (mot latin) s'il se déroule verticalement.
Le codex serait apparu durant le second siècle avant l'ère chrétienne.
La "version massorétique", qui compose donc les bibles d'aujourd'hui, a été écrite sur des pages formant un codex. Cette reliure tranche considérablement avec celle traditionnelle du volumen encore perpétuée de nos jours pour les "sifreï Tora" (pluriel de "séfer Tora").

Qu'est-ce-que le codex d'Alep ?
C'est un ensemble d'écrits manuscrits, ceux sélectionnés pour composer la Bible hébraïque.
Pour rappels :
- Ce codex est constitué du texte de la Tora (Pentateuque) selon la transmission traditionnelle faite par les massorètes, et des autres écrits formant la Bible hébraïque ou Bible juive.
- Ne plus confondre judaïsme et israélisme. Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais une religion dérivée.
Tous les écrits du codex d'Alep auraient été rédigés dans la première moitié du dixième siècle (soit au moyen âge de l'ère chrétienne).
Cet ensemble, appelé "codex d'Alep", est considéré comme étant le plus fiable en matière de "massora", soit la transmission par la tradition (du judaïsme). C'est aussi la plus ancienne version actuellement connue de la Bible hébraïque (par transmission massorétique). Le codex d'Alep est la plus haute référence en matière de "massora". Certains parlent aussi "d'autorité" en la matière.
Les textes qui y sont écrits sont aussi accompagnés d'une "vocalisation". Il s'agit d'un système de points et signes guidant la prononciation. Dans le langage courant, ce système est appelé ניקוד "nikoud", les signes sont appelés נקדות "nékoudott" (improprement traduit par "voyelles").
Comme pour la "vocalisation", d'autres signes sont présents pour la cantillation (chanter le texte).
Les massorètes auraient apporté ces aménagements.
Ces signes, de vocalisation et de cantillation n'existent pas dans tous les manuscrits en hébreu. Les sifreï Tora (rouleaux de Tora) n'en comportent jamais, et cet usage est encore respecté de nos jours. Les autres manuscrits, soit ceux pour l'emploi quotidien (avant l'imprimerie), les bibles d'étude, les rituels de prières, etc. en comportent.
Ce sont donc généralement les "documents de travail" ou d'apprentissage qui sont sous forme de codex, et qui comportent de tels signes. A l'inverse, les sifreï Tora (rouleaux de Tora) en sont dépourvus afin de conserver les caractéristiques originelles (ce qui est discutable, car la forme des lettres a évolué au fil des siècles). Dans le judaïsme les sifreï Tora sont placés à un niveau supérieur. Par exemple : on évite de les toucher des doigts (voire interdiction totale de contact, selon les communautés). Ils sont conservés en un lieu réservé, et ne sont employés que pour un office religieux.
Au contraire d'un séfer Tora, le codex d'Alep était donc probablement un livre de travail, un livre d'usage courant, comme le sont les livres liturgiques et les bibles imprimées de nos jours.
En hébreu ce codex est connu sous l'appellation כתר ארם צובא "kétèr aram tsova". Cependant ces termes seraient du "judéo-araméen" plutôt que de l'hébreu.
Exemple de ce nom sans signes de vocalisation :
כתר ארם צובא
Avec signes de vocalisation :
כֶּתֶר אֲרָם צוֹבָא
La traduction littérale des termes כתר ארם צובא "kétèr aram tsova" ne permet pas de leur donner un sens francophone. La traduction littérale serait "manuscrit de la couronne d'Aram".
→ Selon certains, Aram serait l'ancien nom biblique de l'actuelle Syrie. Mais, ces noms et leurs territoires ne se correspondent pas (la "Syrie" n'existait pas, et les frontières d'Aram n'étaient pas celles de l'actuelle Syrie).
Selon les époques, des villes-états et/ou royaumes pouvaient étendre leurs territoires et former des empires. Les noms peuvent être différents d'une époque à une autre. Des noms bibliques peuvent être Aram ou Achour (Assur), ou encore Our (Ur), Our-Kasdim (Ur, en certaines traductions, à l'époque d'Abraham, en livre de la Genèse).
Les noms employés dans les écrits bibliques renseignent sur les époques concernées. Le centre de ces territoires est souvent aux environs des fleuves Tigre et Euphrate. D'autres noms peuvent être connus dans les cultures occidentales (Mésopotamie, Assyrie, Chaldée, voire une partie de l'Arménie). Contrairement à une idée répandue, le territoire d'Aram n'était donc pas la Syrie d'aujourd'hui, et le nom כתר ארם צובא "kétèr aram tsova" donné à ce codex du dixième siècle (EC) n'est pas forcément adéquat. Aram a été choisi parce que ce manuscrit est originaire d'Alep (plus de précisions dans la suite).
En langue française Aram a donné "araméen", ce qui n'est pas, non plus, forcément adéquat (cf. ce qui précède : ce nom correspond à une époque ou période). Cependant, les langues hébraïque et française ont conservé Aram et araméen, la francophonie s'étant peut-être alignée à l'hébreu.

Du dialecte dit judéo-araméen, voire purement araméen, a pu être inséré par endroits dans la Tora, dans la version massorétique du codex d'Alep (en commentaires de la partie "comment prononcer Israël" ).

→ Dans la Tora (version massorétique du codex d'Alep) un mot ou nom reste énigmatique aujourd'hui encore. Ce mot ou nom est עזאזל "azazel" (Lévitique, XVI, 8, 10, 26). Des théories existent pour l'expliquer, mais, même le judaïsme reconnaît que ce mot ou nom reste une interrogation. Ce pourrait être du judéo-araméen.

Le codex d'Alep aurait été écrit dans la région du כנרת "kinérètt" (lac de Tibériade en français).
Dans son parcours, le codex aurait subi une histoire tourmentée qui l'aurait fait voyager en plusieurs lieux, jusqu'à se trouver à Alep vers la fin du quatorzième siècle (EC) (Alep est aujourd'hui une ville de Syrie). Il a été conservé dans la synagogue d'Alep jusqu'au vingtième siècle (EC).
Malheureusement, en 1947 (XXème siècle EC), des émeutes anti-juives ont causé la perte de parties importantes du codex. L'ensemble de ses manuscrits aurait été jeté au sol, des pages se seraient détachées, et sont aujourd'hui perdues. Selon des théories et suppositions, des pages auraient été prises par des membres de la communauté juive, pour les préserver. D'autres affirment que ce serait par des émeutiers, pour les négocier.
NB : l'original du codex d'Alep a subi des pertes, mais son contenu écrit est connu depuis des siècles. Ce contenu du codex d'Alep a servi à un rabbin dit "décisionnaire", משה בן מימון Moshé Ben Maïmon (connu sous le nom de Maïmonide, 1135-1204 EC), pour les recopies de la Tora selon la version massorétique (devenue normative). L'époque de Maïmonide se situe environ deux siècles après la rédaction du codex d'Alep.
Au onzième siècle (EC) le codex d'Alep aurait été dédié à la communauté karaïte de Jérusalem.
→ Le karaïsme est une branche du judaïsme, mais une branche non rabbinique.
Le karaïsme admet la même Bible que le judaïsme rabbinique, mais refuse tous les autres écrits juifs rabbiniques, et refuse aussi la "loi orale" juive rabbinique.
Les guides spirituels des Karaïtes ne sont pas des rabbins, mais des חכמים "khakhamim".
Pour en savoir plus sur le karaïsme, cliquez ici .
Dans ses dernières pages, le codex d'Alep mentionne le nom de son rédacteur :שלמה בן-בויאעא Shlomo Ben Bouyaha. Il aurait ensuite été vérifié, "vocalisé" et annoté par אהרון בן משה בן אשר Aaron Ben Moshé Ben Ashèr.
Le codex d'Alep aurait été écrit pour une communauté karaïte. Cette hypothèse est soutenue par les Karaïtes de nos jours, soutenant aussi que le massorète אהרון בן משה בן אשר Aaron Ben Moshé Ben Ashèr, aurait été un Karaïte lui-même. Le colophon (notes en fin d'ouvrage) du codex mentionne סגולת הקראים "trésor des Karaïtes".
Le codex d'Alep est aujourd'hui conservé au musée d'Israël.



Le codex de Leningrad
Un autre codex ancien existe, sensiblement le même que celui d'Alep, mais considéré aujourd'hui comme plus complet (à cause des parties manquantes au codex d'Alep, depuis 1947). Cet autre codex est connu sous le nom de "codex de Leningrad", ainsi nommé parce qu'il est conservé depuis 1863 à la Bibliothèque Nationale Russe de St-Petersbourg (Leningrad fut le nom de St-Petersbourg entre 1924 et 1991, soit durant le soviétisme).
Le codex de Leningrad est un peu plus récent que le codex d'Alep. Il serait du début du onzième siècle (daté vers l'an 1008 ou 1010 EC). Il aurait été écrit sur la base du codex d'Alep. Son lieu de rédaction serait Le Caire (actuelle Égypte).



Terminologie
Le codex d'Alep a donné la bible "hébraïque" ou "bible juive".
Cette bible est appelée en hébreu תנך ouתנ״ך "tanakh" ou "tanah".
Ce terme est un acronyme tiré des mots : תורה , נביאים , כתובים "tora", "névihim", "kétouvim", soit respectivement en français : "la Tora", "les prophètes", "les écrits".
"Les écrits" sont aussi appelés "hagiographes".
La Tora est aussi appelée חומש "houmach", et en français le "Pentateuque".
Le תנ״ך tanakh est aussi appelé מקרא "mikra" ("la mikra").
En résumé :
La bible hébraïque = bible juive = תנ״ך tanakh = מקרא "mikra" = codex d'Alep
Cette compilation d'écrits est nommée "Ancien Testament" par le christianisme.
Judaïsme et christianisme admettent cette compilation.
L'israélisme l'admet aussi, tout en étant plus circonspect que les autres religions. Ces dernières confèrent des caractères sacrés, indéniables, prophétiques, que l'israélisme n'accorde pas. Car les auteurs ne sont pas forcément prophètes (voire rarement), mais, au contraire, plus souvent inconnus. L'israélisme admet et considère à égalité toutes les sources sérieuses (écrites, archéologiques, issue du codex ou non, etc … ). Toute source permettant de retrouver la vérité, l'histoire, le divin, est admissible.
Le codex d'Alep a donc donné les deux bibles, juive et chrétienne, cette dernière étant aussi complétée par le "Nouveau Testament" (partie propre au christianisme).
Le Nouveau Testament est composé de :
"L'Évangile" ou "les Évangiles", "les Actes des Apôtres", "les Épîtres", "l'Apocalypse".
Pour rappel : cette partie nommée "Nouveau Testament" n'est admise ni par l'israélisme ni par le judaïsme.
D'autres écrits, versions ou traductions composent aussi les textes sacrés chrétiens (selon les branches ou communautés chrétiennes). Une traduction bien connue est celle dite des "Septante", qui est une traduction de la Tora en grec. Le langage courant parle souvent de "la Septante".
→ Cette traduction, dite "des Septante", fut faite au troisième siècle avant l'ère chrétienne, par soixante-douze traducteurs (septante-deux). Mais, l'histoire n'a retenu que "septante".
Bien que ces "septante-deux" traducteurs n'auraient traduit que la Tora, est aussi appelée "Septante" la traduction en grec ancien de l'intégralité תנ״ך tanakh.
La Septante n'est admise ni par l'israélisme ni par le judaïsme. L'israélisme et le judaïsme explorent et étudient ces textes en leurs langues originelles : l'hébreu et parfois l'araméen ou le judéo-araméen.
La Septante a aussi des versions différentes. Plusieurs codex ont été conservés jusqu'à notre époque ("Vaticanus", "Sinaiticus", "Alexandrinus"), qui font apparaître quelques différences entre les versions, et quelques différences avec le texte massorétique.
La Septante n'est pas admise par toutes les branches chrétiennes. Le protestantisme n'accepte pour référence que le texte massorétique du תנ״ך tanakh. Cependant, le protestantisme admet en plus des textes propres au christianisme.
Les textes retenus par une religion ou bible sont aussi dits "canons" ou "canoniques", et un ensemble entier peut également être dit "canon".
Les textes relatifs à la religion ou au culte sont dits "sacrés". Le christianisme emploie souvent "Écritures" pour parler de ses textes "sacrés". "Les Écritures" et "les Saintes Écritures" sont aussi des termes employés par le christianisme.

Conclusions
Les principales sources bibliques sont donc :
- Des textes méticuleusement recopiés de génération en génération, de siècle en siècle, depuis Moïse qui les a écrits sur ordre divin et grâce à l'inspiration divine. Le récit de la Création fait probablement partie de ce qui a été réécrit avec beaucoup d'attention et de minutie. Après Moïse, d'autres prophètes ont pu laisser comme lui des écrits d'inspiration divine.

Mais, les bibles comportent aussi :
- Des traditions dont on retrouve trace dans les écrits bibliques. Par exemple :
- La pratique du jeûne (pour en savoir plus, cliquez ici ).
- La non consommation du nerf sciatique (une probable falsification du texte de la Tora) (pour en savoir plus, cliquez ici ).
(Liste non exhaustive)
Les pratiques traditionnelles ne sont pas des commandements, ni d'inspiration divine. Certains passages bibliques peuvent être des falsifications dans le but de justifier des pratiques traditionnelles, et les conserver comme des commandements. De tels passages n'ont pas leur place dans une bible.

Les bibles comportent encore :
- Une transmission orale (qui fut ensuite écrite). Cette transmission est appelée aussi "tradition" ("la tradition", soit l'ensemble des connaissances transmises par la "voie orale", en plus des pratiques traditionnelles).
Cette transmission orale a communiqué et perpétué de réelles connaissances, mais, malheureusement, elle a aussi transmis des inventions. Comme pour les pratiques traditionnelles, certains récits ne sont pas d'inspiration divine. Le judaïsme en est très abondant (surtout dans le "midrash", qui, en marge des écrits bibliques, est une compilation d'histoires inventées afin d'illustrer des commentaires et interprétations purement rabbiniques). Ainsi, certains passages bibliques peuvent avoir été inclus dans le codex d'Alep depuis des récits mythiques, légendaires ou folkloriques, et ainsi corrompre le véritable texte. De tels passages (mythes, contes, légendes, …) n'ont pas, non plus, leur place dans une bible.

Les bibles actuelles sont aussi :
- Une sélection d'écrits faite depuis les prédécesseurs des massorètes, et par les massorètes.
(Pour rappel : le codex d'Alep est un ensemble de textes érigé en norme vers le dixième siècle de l'ère chrétienne, après environ 1500 ans de transmissions orales et écrites. Ces 1500 ans sont comptés depuis la כנסת הגדולה "Grande Assemblée", qui marque le tout début du judaïsme et ses dérives de la religion d'Israël).
Certaines sources écrites, certains textes, ont été écartés par les massorètes et/ou leurs devanciers. Ces textes, non sélectionnés pour faire partie de la bible hébraïque, sont dits "apocryphes" (du grec ancien "apókryphos" signifiant "caché", voire "secret").
A cela il convient d'ajouter, pour le christianisme, une sélection d'écrits faite par ses propres détenteurs d'un pouvoir religieux. Comme le judaïsme, le christianisme a aussi ses textes écartés de la bible chrétienne.

Les bibles des deux religions, judaïsme et christianisme (soit les bibles de toutes les religions dites "judéo-chrétiennes"), sont aujourd'hui le produit d'environ vingt-cinq siècles (2500 ans depuis la כנסת הגדולה "Grande Assemblée") de transmissions orales et écrites de textes choisis, tandis que d'autres textes ont été perdus ou refoulés.

Concernant la Tora :
Des écrits ont été sélectionnés et sont appelés "Tora" (Pentateuque). Ils figurent dans les bibles. Mais, sans les manuscrits originaux écrits par Moïse, et sans les "Tables de la Loi" (appellation du langage courant) il est extrêmement difficile de savoir ce qui y correspond et ce qui n'y est pas fidèle.
→ Les "Tables de la Loi" sont les tables de pierre sculptées par Moïse et écrites par l’Éternel (Exode, XXXIV, 1 et 28). Elles étaient déposées à l'intérieur de l'Arche d'Alliance (appellation du langage courant) (Deutéronome, X, 5).

Concernant les prophètes et les autres écrits bibliques :
Les textes desנביאים "névihim", en français "les prophètes", et les textes des כתובים "kétouvim", en français "les écrits", sont d'époques plus récentes que la Tora originale.
Les prophètes adressaient souvent la parole divine oralement. Les textes dits "des prophètes" n'ont pas forcément été écrits par les prophètes eux-mêmes. Des disciples auraient écrits certains textes, voire après la mort du ou des prophètes, voire encore plusieurs générations plus tard.

Les sources et les époques sont donc variées. Il est impossible de prétendre que tout ce qui se trouve dans le codex d'Alep, et donc dans les bibles (du judaïsme et du christianisme), serait d'inspiration divine. Au contraire, ce contenu écrit est le fruit d'une transmission humaine (et non divine) sur une durée de plusieurs siècles. Ceci signifie que les écrits ont pu en avoir été déformés, involontairement et volontairement. Des choix humains aux diverses raisons, politiques, militaires, économiques, religieuses, etc., ont probablement été faits pour servir ces raisons. Dans d'autres cas, des passages ont probablement été reconstitués tant bien que mal (les manuscrits anciens sont parfois dégradés, perforés, avec des mots ou passages manquants, cf. les illustrations qui précèdent). Des reconstitutions ont pu rendre certaines parties bibliques obscures, incompréhensibles et/ou douteuses.
Les textes ont donc subi d'indéniables altérations. Par exemple :

- Jacob a été nommé Israël en Genèse, XXXII, 25-29 . Mais, des données divergentes sont notables en Genèse, XXXV, 9-12 (pour étudier ce sujet, cliquez ici ).

- Dans le texte de la Tora, en Exode, IV, 24-26, il est question de la mort de quelqu'un, mais on ne sait qui, ni pourquoi. Ce passage est très obscur.

- Le verset Exode, VI, 28 semble être une phrase incomplète, ou mal placée. (NB : l'étude se conçoit en langue originelle, soit l'hébreu biblique).
Dans ce même chapitre, les versets 12 et 30 semblent se répéter, mais les termes ne sont pas exactement les mêmes dans les deux versets.
Les trois versets, de 28 à 30, semblent avoir été placés là sans bien savoir où ils devaient l'être. La différence de propos entre le verset 12 et le 30 indiquerait qu'ils ne doivent pas être pris "à la lettre".

- En exode, chapitre VII, des incohérences rendent le récit confus :
Selon les mots employés en versets 9, 10 et 12, il s'agirait du bâton d'Aaron, qui se serait transformé en תנין crocodile devant le pharaon.
→ NB : de mauvaises traductions mentionnent "serpent" à la place de "crocodile", ce qui ajoute à la confusion (décrite en ce qui suit).
Le verset 15 semble parler d'un autre bâton. Car, il parle de נחש serpent (et non de crocodile). Ce serait alors le bâton de Moïse (qui, pour rappel, se serait transformé en serpent devant les Israélites).
Mais, le verset 19 contredit le 15. Il est de nouveau question du bâton d'Aaron (en verset 19).
La réflexion fait penser à une erreur dans la rédaction du verset 15. Un rédacteur ou copiste a pu se tromper en écrivant "serpent" à la place de "crocodile", et l'erreur aurait été scrupuleusement, religieusement, reproduite durant des siècles.
Compte tenu de ces données, il est difficile de fier au texte. S'agit-il du bâton de Moïse ? De celui d'Aaron ? Avaient-ils chacun un bâton, ou est-ce le même qui a servi à tous les miracles ? Actuellement, ces questions ne peuvent que subsister, faute de pouvoir apporter une réponse certaine.
D'autres différences sont encore notables en chapitre VII :
- En verset 17, l'Éternel parle de "frapper" les eaux du Nil (אנכי מכה).
- En verset 19, l'Éternel demande qu'Aaron "étende sa main" (ונטה ידך) sur les eaux de l’Égypte. En ce verset, il ne s'agit pas seulement des eaux du Nil, et il ne s'agit pas de les frapper.
- Puis, selon le verset 20, Aaron aurait "frappé" les eaux du Nil (ויך את המים).
Toutefois, concernant ces dernières différences une explication est possible : "étendre la main" était peut-être une expression de l'hébreu biblique, comme en langue française l'expression "lever la main" (sur quelqu'un) prend le sens de "frapper", "vouloir frapper" ou "tenter de frapper" (quelqu'un). Cette théorie est étayée par le chapitre suivant, Exode, VIII, 12, en lequel les mots "étends" et "frappe" sont employés dans un même propos.

- Selon les versets, Exode, XII, 40-41, le séjour des enfants d'Israël en Égypte fut de 430 ans. Mais, cette durée ne correspond pas aux autres données généalogiques fournies. (Pour plus d'explications, lire les commentaires sur ces versets dans La Bible Plus Justement ).

En dehors de la Tora, un autre exemple peut être cité au sujet de la mort du roi Saül :
- Le premier livre de Samuel, chap. XXXI, v. 4-13, indique que Saül se serait donné la mort au cours d'une bataille. Mais :
- Le second livre de Samuel, chap. I, v. 6-10, donne un récit différent. Dans ce dernier, Saül aurait été tué, à sa demande, par un Amalécite (un descendant d'Amalec, l'ensemble des descendants formaient alors le peuple d'Amalec).

Comment Saül est-il réellement mort ? Bien que des données convergentes rassemblent les deux versions, cette question subsiste encore.
Dans cet exemple, la recherche et la réflexion privilégieraient la version du premier livre de Samuel (Saül se serait tué lui-même), car elle se retrouve en un autre écrit biblique, en Chroniques I, Chap. X, v. 4-6. Cette dernière référence donne de plus une explication en verset 13 : Saül serait mort pour n'avoir pas gardé la voie de Dieu, et pour avoir eu recours à la nécromancie (tentative insensée d'évocation ou consultation d'un ou plusieurs morts, quel que soit le moyen employé, magie, sorcellerie, spiritisme, etc.).

Ces exemples de contradictions, versions différentes, passages obscurs ou incompréhensibles, etc. ne sont que quelques-uns parmi un ensemble qui ne peut être quantifié.

Pour ces raisons, la compilation massorétique, qui a donné le codex d'Alep, soit les bibles (du judaïsme et du christianisme), ne peut être considéré comme porteur de paroles divines en toutes ses parties. Le codex d'Alep est l'ensemble le plus connu et le plus admis.
Les autres sources ou manuscrits sont extrêmement difficiles à trouver, à étudier, et ne présentent pas plus de garantie sur leur origine d'inspiration divine. Reporter sa foi en l'une de ces sources (non bibliques) peut être aussi égarant, dangereux pour la pensée, la vie, la Foi. Car, de nombreuses idéologies ont existé depuis le retrait de la manifestation divine et de la pensée prophétique, il y a 2600 ans. Ces idéologies ont laissé de multiples écrits, qui n'ont pas de valeur religieuse, voire aucune, s'ils ne proviennent pas du divin, mais de l'humain et de ses inventions fallacieuses.

Le codex d'Alep (incluant ses recopies sous toutes formes, imprimées, numériques, etc.) reste le plus connu du public. Cependant, il est nécessaire de conserver à l'esprit, durant l'étude biblique, que des mythes, contes, légendes, supercheries et autres pollutions aux diverses raisons ont dénaturé les textes originaux, qui, eux, étaient véritablement d'inspiration divine.
Néanmoins, le codex d'Alep contient vraisemblablement des parties rigoureusement réécrites depuis des originaux d'inspiration divine.
Les massorètes ne sont pas désignés ici comme des coupables ou corrupteurs. Au contraire, ils étaient de scrupuleux copistes. Ils savaient que des changements avaient été apportés par leur prédécesseurs. Mais, les massorètes ne se sentaient pas en droit ni en devoir d'y apporter des correctifs.
L'un des changements, parmi les plus importants apportés aux écrits bibliques, est celui porté au nom divin. Il fut remplacé par ce qui est aujourd'hui appelé "le tétragramme" (lire "La Bible Plus Justement", commentaires de l'Exode, III, 15). Dans ce cas encore, il n'est pas dit que les massorètes auraient apporté ce changement, bien que ce soit également possible puisque le codex d'Alep était un livre usuel, un livre d'usage quotidien, un livre d'étude, d'apprentissage, de travail. Un tel ouvrage aurait donc pu être volontairement corrigé par les massorètes (théorie non vérifiée) afin de protéger le nom divin d'un éventuel outrage volontaire ou involontaire, et afin de pouvoir se défaire du manuscrit en le jetant simplement sans outrager le nom divin (qui toutefois apparaît, mais une seule fois, et non dans l'ensemble du manuscrit. Il aurait donc suffit de retirer une seule feuille, celle où est écrit le nom divin, pour la traiter différemment du reste du manuscrit).

L'étude biblique doit être abordée avec prudence. Il en est de même s'agissant d'en citer des passages. Cette dernière remarque est pensée pour ceux dont le but est la propagande religieuse et le prosélytisme. Toutes les religions dérivées du judaïsme s'y adonnent, voire ont cette sorte de "commandement" dans leurs professions de foi.
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Le calendrier d'Israël
Le langage courant emploie souvent deux expressions à propos de calendrier :
- L'une parle de calendrier "lunaire". Il s'agit d'un calendrier basé sur le cycle de la Lune autour de la Terre.
- La seconde expression parle de calendrier "solaire". Il s'agit d'un calendrier basé sur le cycle de la Terre autour du Soleil.
Une vivace et ancienne croyance populaire pense et affirme depuis très longtemps que le calendrier d'Israël serait un calendrier "lunaire", et/ou qu'il doit tenir compte de la Lune. Parfois, cette même fausse croyance pense aussi que ce serait un commandement (dans la Tora, le Pentateuque).
En fait, Israël a peut-être employé dans son passé un calendrier "lunaire", mais il n'existe pas de trace biblique d'un tel calendrier.
Aucun commandement ne demande de tenir un calendrier "lunaire".
Contrairement à la croyance populaire, depuis l'époque de Moïse un commandement existe, qui institue un calendrier "solaire". Ce commandement se trouve en Exode, XIII, 4 et suivants ; XXIII, 15 ; XXXIV, 18 ; Deutéronome, XVI, 1. Ce qui est exprimé en ces versets, est l'obligation de célébrer au printemps la Fête des Azymes Hag Amatsot (cette fête est improprement appelée "Pessah" par le Judaïsme, elle est aussi appelée "Pâque" en langue française). Les traductions bibliques parlent parfois de "printemps", parfois de "mois de la germination", et d'autres expressions encore. Dans tous les cas, les traductions et compréhensions du texte conduisent à la même saison : le printemps (il n'y a pas de désaccord sur ce point).
Or, le phénomène des saisons n'est par produit par la Lune. Le phénomène des saisons est produit par le cycle de la Terre autour du Soleil (soit le cycle du "calendrier solaire", cf. ci-dessus).
Ainsi, en demandant que la Fête des Azymes soit célébrée au printemps, la Tora demande que cette fête soit célébrée selon un "calendrier solaire".
Le cycle lunaire ne correspond pas à ce qui est trouvé dans la Tora, ni pour la durée d'un mois (חדש "hodesh" dans la Tora, les explications suivent), ni pour la durée d'un an.

Pour comprendre pourquoi le cycle lunaire ne correspond pas à la Tora, il doit être expliqué avec quelques détails.

Quel est le cycle lunaire ?
Il est nécessaire de distinguer la "période de révolution" et la "période synodique".

- La "période de révolution" est le temps mis par un astre pour accomplir un tour complet autour d'un autre astre.
Dans le cas de la Lune, le temps de son cycle autour de la Terre est d'environ 27 jours, 7 heures, 43 minutes. Cependant, ces données étaient probablement encore inconnues à l'époque biblique. Ce qui était connu était vraisemblablement sa "période synodique".

- La "période synodique" est le temps mis par un astre pour revenir à la même place céleste selon une observation depuis la Terre (explication simplifiée).
Dans le cas de la Lune, durant son cycle autour de la Terre, cette dernière avance aussi dans son cycle autour du Soleil. Ainsi, du fait de l'avancée de la Terre, il faut à la Lune plus de temps pour retrouver une semblable apparence ou position céleste, selon une observation depuis la Terre. La "pleine lune" est vraisemblablement ce qui fut le plus observé ou retenu. Ce serait donc son apparence, plutôt que sa position dans le ciel, qui aurait été employée.
La "période synodique" (moyenne) de la Lune est de 29 jours, 12 heures, 44 minutes.
La période synodique est probablement ce qui était observé et connu à l'époque biblique.

Terminologie :
- "Pleine lune" : selon une observation depuis la Terre, phase en laquelle le disque lunaire apparaît le plus complet et circulaire, rendant ainsi le spectacle de la Lune plus lumineux que les autres nuits du cycle.

- "Nouvelle lune" : selon
une observation depuis la Terre, phase en laquelle la Lune n'est pas visible dans le ciel nocturne. La Lune se trouve alors entre le Soleil et la Terre (c'est pourquoi elle n'est pas visible depuis la partie terrestre dans la nuit).
En certaines cultures ou civilisations, la "nouvelle lune" est la phase en laquelle la Lune réapparaît sous forme d'un croissant (premier croissant).

- "Lunaison" : intervalle de temps entre deux "nouvelles lunes".

Ces deux cas ("période de révolution" et "période synodique") ne se retrouvent pas dans la Tora. Aucun des deux ne permet de penser qu'il aurait été employé par les Israélites à l'époque de Moïse ou de la Tora.
Cependant, la lunaison aurait été employée bien plus tard, durant la période du "sanhédrin" (du grec ancien "synedrion" : "siéger en assemblée", institution d'origine étrangère qui aurait commencé en Judée à une période indéterminée, selon certaines sources avant la déportation des Judéens à Babylone).
Après le sanhédrin, la "lunaison" aurait été employée par le judaïsme. Puis, cette religion a réformé cette méthode (au IVème siècle de l'ère chrétienne, selon des sources juives). Ce faisant, le judaïsme se séparait de l'autorité du sanhédrin qui, jusque là, fixait seul le calendrier et les dates de fêtes.
L'emploi de la lunaison et d'un calendrier basé sur ce cycle furent adoptés par égarement, par méconnaissance biblique, méconnaissance de son analyse, et probablement à l'imitation d'autres peuples.

Que nous apprend la Bible ?
L'étude des données textuelles du "déluge" font apparaître que les mois du calendrier étaient tous de 30 jours.
Cette étude est détaillée dans "La Bible Plus Justement", en commentaires de la Genèse, VII, 11 à Genèse, VIII, 14.
Cette durée de 30 jours est régulière, pour tous les mois. Elle ne correspond pas aux lunaisons. Toutefois, les lunaisons en étaient peut-être à l'origine. Partant d'une observation de plus de 29 jours (cf. ce qui précède, la "période synodique"), les Israélites auraient peut-être décidé d'employer un calendrier en arrondissant cette durée à 30 jours. Néanmoins, cette hypothèse n'est pas une certitude, et, bien qu'émise, elle n'est pas retenue. Car, les 30 jours du calendrier biblique ont vraisemblablement une autre origine : l’Égypte (lire les explications qui suivent).

Si l'origine des 30 jours du calendrier biblique est bien la lunaison, alors le passage de 29 à 30 jours signifierait que les Israélites auraient décidé d'adopter un autre système, indépendant de la Lune et de son observation. Ceci confirmerait encore qu'aucun calendrier lunaire n'est demandé par la Tora. Car, si un tel calendrier (lunaire) a été employé, il a été abandonné. Il n'aurait pu être abandonné s'il enfreignait un commandement.
Quoi qu'il en soit de l'origine des 30 jours du calendrier biblique, aucun calendrier lunaire n'est demandé par la Tora.

Il reste cependant une inconnue. Douze mois de 30 jours donnent 12 X 30 = 360 jours. Ce nombre est plus court que celui d'une année (environ 365 jours), soit un cycle de la Terre autour du Soleil. Chaque année d'un calendrier de 360 jours serait trop courte d'environ 5 jours. Six années d'un tel calendrier seraient trop courtes d'environ un mois (6 ans X 5 jours manquants par an = 30 jours manquants).
Comment alors se faisait la synchronisation avec le calendrier solaire et le printemps ?
Cette question n'a pas encore trouvé de réponse biblique.

L'hypothèse suivante peut être émise. Les Égyptiens avaient d'importantes connaissances astronomiques et connaissaient l'année de 365 jours.
Selon certaines sources, ce nombre serait mentionné sur un papyrus dit "papyrus Rhind", du nom d'un de ses acquéreurs. Ce document serait du XVIè siècle avant l'ère chrétienne, et mentionnerait être une copie d'une version plus ancienne de trois siècles. Cette durée de 365 jours aurait donc été connue des Égyptiens dix-neuf siècles avant l'ère chrétienne, voire encore plus tôt.
De même que les Israélites, les Égyptiens avaient des mois de 30 jours. Et, comme les Israélites, ces mois étaient au nombre de douze par an. Ces douze mois du calendrier égyptien étaient répartis en trois saisons de quatre mois. De plus, le calendrier égyptien employait des jours additionnels au nombre de 5 ou 6 par an. Ces 5 ou 6 jours, appelés "jours épagomènes", s'ajoutaient aux 360 autres afin de faire correspondre le calendrier au cycle astronomique (12 mois X 30 jours = 360 jours + 5 ou 6 jours épagomènes = 365 ou 366 jours).
Néanmoins, bien que les mois de 30 jours et le nombre de 12 mois par an soient communs aux calendriers égyptien et israélite, les trois saisons du calendrier égyptien n'auraient pas été employées par les Israélites.
N'étaient pas employés, non plus, les jours additionnels (épagomènes). Car, cet ajustement n'est pas retrouvé dans la Tora (Pentateuque). L'analyse des dates dans le récit du déluge permet d'écarter l'emploi de ces jours additionnels par les Israélites.

Cette analyse est détaillée dans "La Bible Plus Justement", en commentaires de la Genèse, VII, 11 à Genèse, VIII, 14.

Ainsi, reste encore inconnue la méthode employée par les israélites pour synchroniser l'année de 360 jours avec le cycle réel astronomique (environ 365,2422 jour, ainsi évaluée en l'an 2000 de l'ère chrétienne, pour une année dite "solaire", parfois dite "tropique" ou encore "équinoxiale", à distinguer de la période de révolution de la Terre qui est d'environ 365,2564 jours).

Dans le judaïsme
Ce qui fut employé à l'époque de la Tora reste inconnu, mais ce qui fut employé plus tard ne l'est pas. Plutôt que des jours additionnels, le sanhédrin (cf. ci-avant) a employé un mois supplémentaire (dit "embolismique") lors de certaines années (donnant des années de treize mois, dites "années embolismiques", car ayant un "mois embolismique"). Ces années ne revenaient pas de manière régulière. Elles étaient déterminées au jugé, par le sanhédrin, à l'observation de la nature. Ainsi, lorsque le printemps semblait encore loin aux yeux du sanhédrin, un mois supplémentaire (dit "embolismique") était décrété. Ce principe, de mois supplémentaire certaines années, a été conservé jusqu'à nos jours par le judaïsme (en toutes ses branches y compris le karaïsme qui est un judaïsme non rabbinique).
NB :
- Le judaïsme rabbinique a modifié son calendrier au IVème siècle de l'ère chrétienne selon des sources juives, au IXème siècle de l'ère chrétienne selon d'autres sources. Le judaïsme a ainsi adopté un calendrier dont les années embolismiques (comprenant un mois embolismique) reviennent de manière régulière, et sont ainsi connues à l'avance.
Ce calendrier juif n'observe pas visuellement la Lune, mais il est plus ou moins basé sur son cycle ("période synodique"). Les mois de ce calendrier juif (rabbinique) comptent parfois 29 jours, parfois 30. Les mois tentent donc de correspondre au cycle lunaire, sans qu'il soit suivi des yeux. Ce calendrier est donc basé sur la Lune, tout en ayant abandonné son observation pour plus de régularité et se passer de l'observer.  Ce calendrier juif a aussi été élaboré pour se rapprocher d'un calendrier solaire. Ainsi, ce système est dit "luni-solaire" (parfois orthographié "lunisolaire").

- Le judaïsme karaïte, farouche opposant au judaïsme rabbinique depuis des siècles (une opposition qui semble s'amoindrir de nos jours), a conservé la méthode du sanhédrin, soit l'observation de la Lune. Pour se synchroniser au cycle solaire, le judaïsme karaïte a aussi conservé l'observation de la nature afin de prendre une décision au jugé, un jugement parfois unilatéral sur l'opinion d'un seul homme. Cette observation de la nature, qui se faisait sur les végétaux et les animaux à l'époque du sanhédrin, s'est focalisée de nos jours sur la maturité de l'orge, pour la majeure partie des communautés karaïtes (celles-ci sont réparties en Israël et aux États Unis d'Amérique, mais la maturité de l'orge s'observe en Israël uniquement).

Aucune des méthodes employées par le judaïsme (rabbinique ou karaïte) ne correspond à la Tora. Selon les données bibliques, les Israélites n'observaient pas la Lune, mais se synchronisaient d'une manière que la Bible ne rapporte pas explicitement. La perte de ces connaissances a probablement conduit aux méthodes adoptées par le judaïsme (observation lunaire, mois lunaires, années embolismiques, calendrier luni-solaire).

Des défenseurs d'un calendrier lunaire ou luni-solaire rétorqueraient obstinément que la Tora parle de חדשים "hodashim". (Ce mot hébreu est souvent traduit par "néoménies", du latin "neomenia", "nouvelle lune").
Concernant la traduction, c'est un problème de compréhension et de transmission orale déformée par les croyances populaires (qui pensent à la Lune), et elles-mêmes déformées par le judaïsme qui s'est obstiné à employer un calendrier luni-solaire.
Concernant le fond, la Tora fait mention de חדש "hodesh" communément traduit par "mois" (au singulier). Elle parle aussi de חדשים "hodashim" communément traduit par "mois" (au pluriel). Littéralement, ces mots ont pour sens le "renouveau" (חדש). Dans les esprits (les croyances populaires, le judaïsme) ce "renouveau" a été associé à celui de la Lune ("nouvelle lune"). Or, il ne faut confondre les mots חדש "hodesh" (mois) ou חדש "hadash" (nouveau, renouveau) avec le mot ירח "yaréah" signifiant "Lune". Ce renouveau, dont il est question, n'est pas forcément lié au cycle lunaire. Les mots חדש "hodesh" "mois" et ירח "yaréah" "Lune" sont des mots bien distincts.
Pour rappel, il est possible que le cycle lunaire ait été employé, et qu'il soit à l'origine du mot חדש "hodesh" "mois". Mais, ce n'est pas une certitude, il n'y a pas de trace biblique pour l'indiquer. Si toutefois il en a été ainsi, le cycle lunaire fut abandonné (cf. explications qui précèdent). La Tora demande des célébrations, certes, mais pour des mois tels que définis et employés par décision, soit selon les données de la Tora des mois de trente jours (cf. explications qui précèdent).

Dans l'israélisme
L'israélisme, la religion d'Israël, n'emploie pas de calendrier lunaire, de même que les Israélites de la Tora n'en employaient pas (cf. explications qui précèdent).
Un jour nous retrouverons peut-être la méthode qu'employaient les Israélites pour se synchroniser avec le cycle astronomique, les saisons, le printemps. Cependant, quelle que fut cette méthode, par un mois embolismique ou par des jours épagomènes, la Tora n'exprime aucun commandement pour une méthode.
Aussi, il n'y a pas de commandement qui obligerait à compter des mois de trente jours.
Reformulation et résumé :
- La synchronisation avec le réel cycle des astres peut se faire par une méthode ou une autre, il n'y a pas de commandement à ce sujet.
- Les mois bibliques étaient de trente jours, mais ce n'est pas un commandement.
Compte tenu de ces données, adopter une méthode avec des mois de trente jours donnerait donc une année de 360 jours.
Ce nombre (360) imposerait d'ajouter soit des jours épagomènes (5 jours par an, parfois 6 jours), soit un mois embolismique certaines années (un 13ème mois de trente jour).

Dans le cas d'un mois embolismique, la synchronisation se ferait tous les six ans (car environ 5 jours manqueraient aux années sans embolisme, jusqu'à la 6ème année comprise, ce qui ferait 5 jours X 6 ans = 30 jours sur une période de 6 ans). Ainsi, un mois embolismique de 30 jours devrait être employé tous les six ans. Mais, ce décalage pris chaque année par rapport au réel cycle astronomique est trop important. Il y aurait davantage d'années trop courtes que d'années synchronisées.
C'est le cas des calendriers juifs, karaïte et rabbinique, qui n'attendent pas 6 ans parce que certains de leurs mois sont de 29 jours, mais ils cumulent un décalage d'un mois qui se régularise par un mois embolismique.
En plus d'un mois embolismique de 30 jours, il faudrait encore tenir compte d'un jour supplémentaire tous les quatre ans, puisqu'une année est d'environ 365,25 jours (décimales arrondies à1/4 pour faciliter le raisonnement). Ceci imposerait un mois de 31 jours tous les quatre ans (environ).
Compte tenu de ces éléments, et surtout du décalage (jusqu'à un mois) beaucoup trop important, la méthode de synchronisation par un mois embolismique est rejetée par l'israélisme.

Quant aux jours épagomènes, ils posent le problème de devoir décider arbitrairement de les placer quelque part dans l'année. Dans ce cas, ils devraient être soit regroupés l'un à la suite de l'autre, soit éparpillés durant l'année (comme dans le calendrier grégorien). Dans le premier cas (regroupés) il y aurait une suite de 5 ou 6 jours qui ne font ni une semaine ni un mois, et qu'il faudrait décider où placer. Dans le second cas, les éparpiller durant l'année pose le même problème qu'en calendrier grégorien avec ses mois aux durées irrégulières (28, 29, 30 ou 31 jours).
C'est en tenant compte de ces données qu'un calendrier israéliste a été élaboré. La méthode retenue est celle des jours épagomènes, mais en les répartissant avec régularité, améliorant ainsi le calendrier grégorien.

Le calendrier israéliste
Tenant compte du seul commandement qui demande, en résumé, de se conformer au printemps pour la fête de "Hag Amatsot", ce qui revient à observer un calendrier dit "solaire", le calendrier israéliste a retenu les caractéristiques suivantes :

- Un calendrier dit "solaire" doit être employé, devant se  baser sur les connaissances astronomiques les plus modernes.

- Compte tenu de connaissances contemporaines, ce calendrier du type "solaire" doit conduire à un compte de 365 jours par an, et certaines années à 366 jours par an, afin de le synchroniser à la réalité astronomique (et sans avoir d'année de 365 jours + une fraction de jour).

- Le temps d'une année à retenir doit être celui qui produit les saisons, soit un an = environ 365,2422 jours pour une année dite "tropique", dite aussi "équinoxiale", ou encore "solaire" (à distinguer de la période de révolution de la Terre, soit un an = environ 365,2564 jours).

- Le décalage (environ un jour en quatre ans) peut se régulariser tous les quatre ans, par une année de 366 jours dite "bissextile", de même que dans le calendrier dit "grégorien" (du nom du pape Grégoire XIII, qui l'imposa en 1582 de l'ère chrétienne).
NB : le fait que le calendrier dit "grégorien" soit d'origine chrétienne n'est pas une raison pour le rejeter. Qu'il ait été élaboré par le christianisme ne change rien à l'orbite de la Terre autour du Soleil, ni à son année dite "solaire" ("équinoxiale"), ni à sa "période de révolution".
La méthode employée par le calendrier grégorien, pour s'ajuster aux astres tous les quatre ans, n'est pas pire qu'une autre, ni plus proche ou plus éloignée de la Tora.
Le calendrier grégorien a été élaboré sur les mêmes bases de la Tora, afin de célébrer la fête de Pâques (chrétienne, basée sur Pessah et Hag Amatsot dans la Tora) en son temps, calculé le plus justement possible.
Ce calendrier a été adopté pas la presque totalité du monde, y compris par des nations qui ne sont ni catholiques ni même chrétiennes.
En l'occurrence, il ne s'agit pas d'employer entièrement le calendrier grégorien, mais d'employer sa méthode de rattrapage par des années bissextiles.

- Cinq mois doivent être allongés à 31 jours, soit 5 jours de plus par an, ce qui amène l'année à 365 jours (lire ce qui suit). Ces jours supplémentaires sont ceux dits "épagomènes".
A l'époque biblique, les Israélites ont laissé les mois "lunaires" pour des mois de 30 jours. Les Israélites de cette époque se sont montrés modernes en se séparant d'une méthode ancienne (basée sur le cycle lunaire, avec observation, que pratiquaient d'autres peuples de la région). Les Israélites ont adopté une méthode plus régulière (douze mois de 30 jours), sans observation de la Lune, et qui tenait compte des connaissances de leur époque.
Comme les Israélites de l'époque biblique nous devons tenir compte des connaissances actuelles et nous montrer aussi modernes en matière de sciences.

- Les mois de 31 jours sont regroupés en fin d'année.

- Durant une année de 365 jours, la répartition des mois et de leurs jours est ainsi :

M1

M2

M3

M4

M5

M6

M7

M8

M9

M10

M11

M12

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

31 j

31 j

31 j

31 j

31 j


- Certaines années, lorsque nécessaire pour s'ajuster aux astres, un jour supplémentaire est ajouté au septième mois, l'amenant ainsi à 31 jours, ce qui donc amène cette année à 366 jours.

- Durant une année de 366 jours, la répartition des mois et de leurs jours est ainsi :

M1

M2

M3

M4

M5

M6

M7

M8

M9

M10

M11

M12

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

31 j

31 j

31 j

31 j

31 j

31 j

 
- Ce jour supplémentaire au septième mois (lors d'une année bissextile) sera une variable d'ajustement du calendrier lorsque nécessaire par rapport à la réalité astrale. Car, il ne pourrait y avoir uniquement des années de 365 jours.

- Le premier mois est celui du printemps, tel que l'indique le livre de l'Exode, chapitre XII, verset 2.
Son premier jour est alors celui de l'équinoxe de printemps de l'hémisphère nord (qui est l'équinoxe d'automne de l'hémisphère sud) soit, dans le calendrier grégorien et selon les années, le 19 mars (rarement), ou le 20 mars, ou le 21 mars. A cette date d'équinoxe, jour et nuit ont des durées à peu près égales, soit environ 12 heures de jour et 12 heures de nuit, sur toute la planète.
En résumé de cette caractéristique :
Jour de l'équinoxe (
selon les années, le 19, 20 ou 21 mars du calendrier grégorien) = 1er jour du premier mois du calendrier israéliste. Il doit en être ainsi chaque année.
Ainsi, par exemple, pour les années de 2018 à 2025 du calendrier grégorien l'équinoxe est prévu au 20 mars. Ces dates (20 mars des ans 2018 à 2025 du calendrier grégorien) sont celles du 1er jour du premier  mois du calendrier israéliste.
NB : sur la base des indications trouvées dans la Tora, dans le calendrier d'Israël les mois se comptent depuis le printemps (cf. ce qui précède, Exode, XII, 2), mais le changement d'année se fait à l'automne (au 15è jour du septième mois, Exode, XXXIV, 22, avec la fête de Soukote. Pour plus d'informations, cliquer ici).
Ainsi, les années se comptent d'un automne à l'autre (même le judaïsme a conservé ce principe sans le corrompre. Il n'en est pas ainsi dans les religions chrétiennes).

- La prévision des équinoxes est du rôle des astronomes et des observatoires astronomiques. Ce sont ces hommes et institutions de science qui ont pour mission de dresser des tables et éphémérides astronomiques.
C'est aussi à ces hommes et institutions de science d'indiquer, par leurs tables ou d'autres moyens, si le septième mois doit être de 30 ou 31 jours, pour des raisons ordinaires d'équinoxe, ou pour une quelconque autre raison extraordinaire (par exemple, un ajustement supplémentaire au fil du temps, des décennies, siècles, etc.).
Le septième mois est celui qui permet l'insertion d'une variable d'ajustement, soit un jour de plus ou non, selon les années.

- Le calendrier israéliste ne cherche pas à se synchroniser avec l'équinoxe d'automne (appelé aussi "équinoxe de septembre"). Car, le seul commandement de la Tora porte sur le printemps, et aucun commandement ne porte sur l'équinoxe d'automne.
Il en est de même concernant les solstices, celui d'été (appelé aussi "solstice de juin") et celui d'hiver (appelé aussi "solstice de décembre"). Aucun commandement ne porte sur les solstices.
Synchroniser à la fois les deux équinoxes avec les fêtes ne se peut. Car, ce n'est pas demandé par la Tora. En outre, quelle fête d'automne devrait correspondre au solstice d'automne ? Pour rappel : la Tora ne demande pas de synchronisation à l'automne.
De plus, la régularité des mois de 30 ou 31 jours ne permet pas de suivre les deux équinoxes qui, eux, ne sont pas à intervalles réguliers : l'équinoxe d'automne se fait 187 jours (environ) après celui de printemps. Puis, l'équinoxe de printemps se fait 178 jours (environ) après celui d'automne. (187+178=365).
L'intervalle de temps d'un équinoxe à l'autre n'est pas régulier, parce que la vitesse de la Terre n'est pas constamment la même durant son cycle autour du Soleil (se référer en astronomie aux dites "lois de Kepler" du nom de l'astronome Johannes Kepler, 1571-1630 de l'ère chrétienne).
Il n'est donc pas possible d'avoir des mois réguliers, mais un cycle qui n'est pas régulier toute l'année. Pour rappel : l'analyse des données bibliques du déluge ont permis de comprendre que les mois bibliques sont réguliers, et de trente jours (Cette étude est détaillée dans "La Bible Plus Justement", en commentaires de la Genèse, VII, 11 à Genèse, VIII, 14).
En résumé, il est impossible de faire coïncider les mois, les fêtes, les deux équinoxes et les deux solstices, et le tout avec des intervalles réguliers.
Cependant, un calendrier peut indiquer les dates des deux solstices, de même que les dates des deux équinoxes. Les prévoir relève du rôle des observatoires et de leurs tables astronomiques.

Ce sont ci-dessus les principales caractéristiques du calendrier d'Israël, conformément à la Tora, sans tenir compte de la Lune, ni de l'influence de calendriers étrangers à la Tora basés sur la Lune et son cycle autour de la Terre.

- Par rapport au calendrier juif rabbinique, ce nouveau calendrier israéliste ne prend pas un décalage d'un mois entier avant de s'ajuster comme un calendrier solaire (car, les calendriers juifs, karaïtes et rabbiniques sont dits "luni-solaire", pour employer le cycle lunaire, mais en se synchronisant au cycle solaire).


- Par rapport au calendrier grégorien, ce nouveau calendrier israéliste est aussi exempt des bases idolâtres présentes dans le calendrier grégorien. Car, ce dernier s'est établi sur d'anciennes fêtes idolâtres qui célébraient le solstice d'hiver. Le calendrier grégorien a pris la place de ces célébrations, tout en maintenant le moment de l'année en lequel elles étaient fêtées. C'est pourquoi le début de l'an est en hiver dans le calendrier grégorien.
Un autre avantage du nouveau calendrier israéliste se trouve dans la simplification des mois. Ceux-ci ne comptent pas 28, ou 29, ou 30, ou 31 jours comme dans le calendrier grégorien, mais 30 ou 31 jours.
De plus, les mois de 31 jours sont regroupés en seconde partie d'année. Ce positionnement évite de s'interroger, en comptant sur sa main (entre autres techniques outre la mémorisation) pour savoir si un mois fait 30 ou 31 jours.
Enfin, le nouveau calendrier israéliste recommençant chaque année à l'équinoxe (le 1er jour du premier mois étant celui de l'équinoxe de printemps de l'hémisphère nord), ce calendrier ne prend ni avance ni retard, tout en permettant de connaître plusieurs années à l'avance la durée du septième mois (30 jours, ou 31 jours s'il faut une année de 366 jours pour s'ajuster).

Ce nouveau calendrier israéliste pourrait aussi remplacer le calendrier grégorien
, y compris dans le monde (dans les états qui emploient le calendrier grégorien). Car, ce nouveau calendrier a les mêmes avantages, sans les inconvénients du calendrier grégorien, notamment l'inconvénient de l'exception du mois de février, plus court, voire trop court pour certains services administratifs qui doivent tenir des délais plus pressants que lors des autres mois (jusqu'à 3 jours de travail en moins en février).

Ce nouveau calendrier existe. Il est déjà prêt pour les ans jusqu'en 2020 de l'ère chrétienne (calendrier grégorien).
- Cliquez ici pour les années 2018 et 2019 du calendrier grégorien, soit l'an 0 (préparatoire) et l'an 1 du calendrier israéliste.

- Cliquez ici pour les années 2019 et 2020 du calendrier grégorien, soit l'an 1 et l'an 2 du calendrier israéliste.
Les années suivantes seront aussi mises en ligne.

La comparaison des années du calendrier israéliste permet de constater sa régularité, et celle des dates des fêtes  israélites (régularité par rapport à l'équinoxe, et
régularité par rapport au calendrier grégorien), alors que les calendriers juifs, karaïte et rabbinique, attendaient de cumuler une erreur d'un mois environ pour ensuite se régulariser en employant un mois embolismique.

Calendrier grégorien et calendrier israéliste ont en commun de mêmes versets et commandements de la Tora (Pentateuque) (cf. références ci-avant). Une volonté d'y correspondre au mieux est aussi commune aux deux calendriers. Les mêmes bases et données astronomiques sont également communes aux deux calendriers. Ils aboutissent donc tous deux à des résultats très semblables. Mais, le calendrier israéliste a les aménagements et avantages cités ci-avant, et correspond davantage à la Tora pour le compte des mois depuis le printemps, et le compte des années depuis la fête israélite de Soukott (alors que le calendrier grégorien change d'année en hiver, ce qui ne correspond à rien dans la Tora, mais correspond à d'antiques fêtes idolâtres).

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Autres calendriers (à ne pas suivre)
Parmi les calendriers qui ont existé ou ont été employés par le judaïsme (ou l'une de ses branches), un calendrier de 364 jours est connu. L'auteur ou les auteurs du livre d'Hénoch (חנוך Hénoch, Hénoc ou Énoc selon les traductions) et du livre des Jubilés (יובלים ou היובלים) auraient  décrit et employé ce calendrier. D'autres groupuscules ou sectes juives l'auraient aussi employé  durant la période dite  "du  second temple".
Les partisans du livre d'Hénoch pensent et/ou déclarent qu'il aurait été écrit par חנוך Hénoch (aïeul de נח Noé, Genèse, V, 21-29).
Les partisans du livre des Jubilés pensent et/ou déclarent qu'il aurait été écrit par משה Moïse.

Ces deux livres sont donc attribués à Hénoch et Moïse, mais, en réalité, ce sont des pseudépigraphes, soit des écrits dont l'auteur ou les auteurs n'ont pas employé leur propre nom, mais un pseudonyme. En l'occurrence, les véritables auteurs ne sont pas identifiés.

Les écrits composant ces livres s'étendent du sixième siècle avant l'ère chrétienne jusqu'au premier siècle de l'ère chrétienne. Ces siècles sont dits "du second temple".
Quelques mots sur le "second temple" : en réalité, il n'y eut pas de "second temple", car ce "second temple" est resté vide, notamment sans l'Arche d'Alliance, et sans les Tables de pierre que l'Arche contenait. Ce "second temple" initié à l'époque d'Ezra était vraisemblablement une construction uniquement matérielle, vraisemblablement non agréée par l’Éternel, et sans sa présence. Ce n'était donc pas un Temple comme le fut celui de Salomon, resté unique jusqu'à nos jours.
La période de rédaction de ces livres d'Hénoch et des Jubilés s'étend donc sur cinq siècles environ. Cette période est très ultérieure à Noé, très ultérieure aussi à Moïse, et encore ultérieure à la destruction du Temple de Salomon. Après la destruction du Temple de Salomon, aux époques rédactionnelles des écrits du livre d'Hénoch et du livre des Jubilés, il n'y avait plus de pensée prophétique.

Il n'y a ni raison religieuse ni fondement biblique pour tenir compte du calendrier des livres d'Hénoch et des Jubilés.
Seule l'église éthiopienne orthodoxe a intégré ces livres dans son canon. Outre l'exception de cette église, ces écrits et leur calendrier ont été rejetés par le judaïsme et par la quasi-totalité de la chrétienté (chrétienté : ensemble des religions chrétiennes).
L'israélisme n'a aucune raison de retenir ce calendrier de 364 jours qui ne correspond à rien, ni à la Tora, ni à un calendrier "solaire".

L'une des raisons qui a conduit à ce calendrier se comprend du nombre de 364 qui a été retenu. Ce nombre correspond à 52 semaines. 52 semaines X 7 jours = 364 jours.
Mais, ce nombre, 364, ne correspond pas au cycle de la Terre autour du Soleil, ni même à celui de lunaisons.
NB : la période "synodique" (moyenne) de la Lune (son cycle observé depuis la Terre) est d'un peu plus de 29 jours (le cycle est d'environ 29 jours, 12 heures, 44 minutes).
12 X 29 jours = 348 jours.
13 X 29 jours = 377 jours.
Le nombre de 364 jours (du calendrier des livres d'Hénoch et des Jubilés) ne correspond à aucun des nombres "lunaires" ci-dessus.
Ces livres et calendrier n'ont jamais prétendu tenir un calendrier lunaire, mais solaire uniquement.

L'inventeur ou les inventeurs de ce calendrier de 364 jours se seraient attachés à des semaines pleines (52 semaines de sept jours). En procédant ainsi, un avantage aurait été recherché ou trouvé, et adopté : tous les ans les dates sont toujours au même jour de la semaine (le début de l'an est toujours le même jour de la semaine, et ainsi de suite, de même que pour les fêtes, dont les dates sont toujours au même jour de la semaine, pour chaque fête sauf pour le jour de Shavouhott qui n'a pas de date fixe dans la Tora).
Le début de l'an (toujours au même jour de la semaine) serait le jour de la création des astres selon l'interprétation du texte biblique par l'auteur ou les auteurs du calendrier (la création des "luminaires" se lit en Genèse, I, 16, au "quatrième" jour de la Création, en Genèse, I, 19). Ainsi, dans ce calendrier, le début de l'an est toujours un "quatrième" jour de la semaine, soit un mercredi (en commençant la semaine au dimanche. La semaine commence le lundi dans les religions chrétiennes, mais pas dans les calendriers juifs).
Il n'y a aucune raison de figer les dates aux mêmes jours de la semaine.
Une année ne peut se diviser par 7 (jours d'une semaine) comme dans ce calendrier de 364 jours. Une année dure 365 ou 366 jours (sans fractionner un jour), ce qui ne peut ramener chaque année une même date au même jour de la semaine.

Les mois de ce calendrier étaient de 30 ou 31 jours, en des trimestres comptant deux mois de 30 jours et un mois de 31 jours. Au total il y avait donc 8 mois de 30 jours, soit 8X30=240 jours + 4 mois de 31 jours, soit 4X31=124, donc au total 240+124=364 jours.
(Reformulation :  au total de l'année quatre mois de 31 jours, pour quatre trimestres, soit 4 trimestres de 91 jours (30+30+31=91), => 4X91=364).

L'année de 364 jours étant plus courte que la réalité, une méthode devait probablement être employée pour l'ajuster à la réalité saisonnière (sans quoi le printemps calendaire se serait retrouvé en hiver, etc. Tout se serait retrouvé décalé au fil des ans et décennies). Cependant, la méthode d'ajustement employée reste inconnue. La méthode d'insertion d'un mois, comme dans le calendrier juif et celui du sanhédrin, aurait faussé totalement la volonté d'aligner les dates aux mêmes jours de la semaine. Cette observation conduirait à penser que ce calendrier n'aurait pas été utilisé longtemps, voire pas du tout. Car, en cas d'insertion d'une journée (lors d'une année bissextile), ou d'un mois (embolismique), les dates du calendrier n'auraient plus été en correspondance avec le jour de la semaine souhaité (le début de l'an n'aurait plus été au quatrième jour de la semaine, etc.).
Une autre question se pose. En cas de mois supplémentaire, aurait-il été de 30 ou 31 jours ? Cette question posée est peut-être à écarter. Car, dans un système tel que celui de ce calendrier de 364 jours, une seule possibilité aurait permis de ne pas décaler les dates et les jours de la semaine : c'est l'insertion d'une semaine supplémentaire. Dans ce cas, l'année de 364 jours aurait été amenée à 364 + 7 = 371 jours. Cette volonté n'est pas impossible, car cette valeur correspond à une forme d'interprétation biblique (appelé "guématria" ou "guématrie", lire la Bible Plus Justement). Le judaïsme, dès cette époque et jusqu'à nos jours, a toujours été en recherche de mysticisme. La "guématrie" fait partie des égarements mystiques du judaïsme, et ce nombre (371) a pu être choisi pour donner un semblant de caractère divin à ce calendrier (car ce nombre correspond en "guématria" à l'addition des valeurs numériques de noms divins, 314+31+26=371 ou 314+26+18+13=371 ou 345+26=371).
Cependant, ce calendrier et le choix de ce nombre de jours (364 ou 371) ne serait que le résultat d'une volonté humaine sans aucun caractère divin, car Dieu n'a rien demandé de tel.
Le nombre de 371 n'est pas le seul à avoir une importance aux yeux des adeptes d'ésotérisme et autres inventions  de l'esprit humain. Le nombre 52 a aussi une importance, et lui aussi parce que ce nombre correspond en "guématria" à l'addition ou la multiplication de noms divins (26+26=52 ; 26X2=52 ; 13X4=52). Le chiffre 7 (comme les jours de la semaine) revêt aussi une importance aux yeux de ces adeptes, qui lui accordent une sorte de "sainteté" et d'autres qualités que l'imagination interminable peut trouver. En multipliant 52 (cf. ci-dessus) par 7 (cf-ci-dessus), le produit donne 52X7=364, soit un multiple de 7 et de 52. Pour obtenir ce nombre, 364, il faut aussi passer par des mois de 31 jours. Comme les précédents, le nombre 31 aussi correspond en "guématria" à un nom divin (dont la valeur numérique est de 31), ou à l'addition de deux noms divins dont les valeurs numériques sont 13 et 18 (13+18=31).

C'est vraisemblablement à ces valeurs qu'à voulu correspondre ce calendrier. Il s'est attaché à cet égarement, plutôt qu'à se conformer à la volonté divine qui demande de respecter la saisonnalité.
Dans ce calendrier est donc retrouvée une mystique bien connue dans le judaïsme. Cet ésotérisme se trouve en ce calendrier de l'époque antique, et cet
ésotérisme s'est perpétué jusqu'à nos jours, dans le judaïsme d'aujourd'hui (ce fait a ainsi permis de décoder ce qui fut voulu dans ce calendrier de 364 jours).

Dans tous les cas, encore une fois : ce calendrier de 364 jours (et peut-être 371) ne correspond à rien, ni à la Tora, ni à une année, ni à la volonté divine.

Autres aspects du calendrier des livres d'Hénoch et des Jubilés
- Commencer l'année à partir de la création des astres est une négation de la création qui précède celle les astres.
La Création n'a pas commencé avec les astres. Qui souhaite révérer la Création dans son calendrier devrait commencer l'année au premier jour de la Création (pas au quatrième).

- Dans un cycle de plusieurs années, la création qui précède celle des astres est donc placée en fin d'année.
Qui a inventé ce calendrier aurait probablement eu un raisonnement "retourné" en plaçant ainsi le début de la Création à la fin de l'année précédente.

En conclusion
Pour la plupart des religions judéo-chrétiennes, leurs dirigeants et exégètes, ces livres d'Hénoch et des Jubilés seraient le fruit de sectes juives. Ces écrits cumulent donc d'être juifs, et sectaires en plus, sectaires à l'intérieur même du judaïsme.
Pour rappel, la conclusion s'impose : il n'y a aucune raison de retenir ce calendrier.
Quant aux écrits composant ces livres, outre le calendrier, ces écrits restent néanmoins une source d'études en différents domaines : linguistique, grammaire, éléments d'histoire, etc.


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