Israélisme : notions de base
L'israélisme est la véritable religion d'Israël

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L'étude n'est pas finalisée. Elle ne peut l'être en l'absence des manuscrits originaux légués par Moïse, et d'autres complétant les siens. L'humanité ne dispose aujourd'hui que de copies, toutes plus ou moins susceptibles d'erreurs, voire d'altérations volontaires.
Les buts recherchés sont le rétablissement d'une connaissance plus juste de la Foi d'Israël, l'israélisme, et une mise en pratique plus juste de ce qu'elle demande.
 
En hébreu un commandement se dit une מצוה "mitsva", au pluriel des מצות "mitsvot".
 
Il est important de souligner que ce qui suit n'est pas l'avis d'une personne ou plusieurs, mais ce qui se détache de l'étude biblique. Des références uniquement bibliques sont citées.
 
Si vous n'avez jamais lu la Bible, au moins le Pentateuque (les cinq premiers livres de la Bible) vous ne comprendrez rien à ce qui suit, et vous rejetterez le tout. Lisez le Pentateuque avant d'étudier cette page web, ou lisez le simultanément grâce aux références citées.
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Israélisme : termes et définitions
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sujet : le messie
(en rubrique 18 du sommaire ci-dessous)

En quelques mots (mais il est fortement recommandé d'étudier ce qui suit) :
L'israélisme est la religion d'Israël, telle qu'elle peut être lue dans la Tora. La Tora est appelée en français le "Pentateuque". Il s'agit des cinq premiers livres de la Bible hébraïque et de la Bible chrétienne (la Bible chrétienne intègre aussi d'autres textes qui sont propres au christianisme). Ces cinq livres sont nommés en langue française : la Genèse, L'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome).
La Tora a été instituée par Moïse, sur injonctions divines, car Moïse était prophète, c'est à dire porte-parole de l'Éternel.
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël. Le judaïsme n'existait pas à l'époque de Moïse. Cette "religion" est apparue des siècles après Moïse.
Les toutes premières racines du judaïsme remontent au retour de la population de Judée qui fut déportée à Babylone. Ce retour se fit il y a environ 2500 ans. Puis, le judaïsme s'est donné de nouveaux guides, les rabbins, qui n'existaient pas à l'époque de Moïse. Le judaïsme s'est renforcé il y a environ 2100 ans.
Le nom du judaïsme est tiré du nom de Juda, l'un des douze fils d'Israël, qui donna aussi son nom à la Judée, territoire où est apparu le judaïsme.
Les descendants des douze fils sont les Israélites, dont la Foi est celle de leur père, Israël, d'où le terme "israélisme".
Dans la Tora, il n'y a pas de religion des descendants de Juda, au nom de "judaïsme". Le "judaïsme" n'apparaît nulle part dans la Tora.
Le judaïsme est un dérivé de la Foi d'Israël. Bien des croyances et pratiques du judaïsme n'existent pas dans la Tora.
Le judaïsme est apparu en Judée, territoire ou province des descendants de Juda (l'un des douze fils d'Israël), d'où le nom de "judaïsme", qui donna aussi le mot "juif" en français.
Par la suite, le judaïsme s'est imposé en prétendant être la Foi et religion d'Israël, pour tout Israël.
Le judaïsme est né d'un mouvement appelé "pharisaïsme". Le pharisaïsme est le mouvement sectaire, politique et "religieux", des "Pharisiens". Cette mouvance est devenue forte il y a environ 2100 ans. Les Pharisiens sont les ancêtres du judaïsme et du judaïsme moderne. A cette époque, il n'y avait plus de pensée prophétique depuis environ cinq siècles, soit depuis la destruction du Temple de Salomon. La pensée prophétique n'est plus revenue depuis.
Le Temple n'a jamais été reconstruit, bien que de nombreuses personnes parlent de "second temple" ou de "période du second temple", car il y a bien eu une reconstruction de temple. Mais, ce "second temple" était vide. L'Arche d'Alliance ne s'y trouvait pas, la Présence Divine non plus.
C'est pourquoi le judaïsme est qualifié d'imposture, de supercherie, et de secte (notamment pour ses croyances et pratiques sans fondement dans la Tora).
Pour mieux comprendre pourquoi le judaïsme est qualifié de secte : cliquez ici.

Pour rappel : il est vivement recommandé d'étudier ce qui est développé ci-dessous. Pour bien l'étudier, étudiez tout "à neuf", comme si vous l'appreniez pour la première fois.

Merci pour votre intérêt.



Sommaire
1 - Juif, Israélite, Hébreu, Sémite ? Quel terme employer ?
2 - "Juif ", "judaïsme", origine et religion
3 - Judaïsme et confusions
4 - Idées fausses sur le judaïsme
5 - Les patriarches
6 - La nation d'Israël
7 - Moïse
8 - Dans le désert
9 - Les écrits
10 - Les prophètes
11 - La "loi orale" ou "Tora orale"
12 - Le rabbinisme
13 - L'exil
14 - Les tribus "perdues" d'Israël
15 - L'état "moderne" d'Israël
16 - Les Prêtres
17 - La Foi d'Israël
18 - Le messie
19 - Comment prononcer Israël ?
191 - Observations et explications (cette partie commente une falsification)
20 - Les sources de la Bible
21 - Le calendrier d'Israël
211 - Autres calendriers (à ne pas suivre) : livre d'Hénoch, livre des Jubilés.


*
* *

Sémite, hébreu, Israélite, israéliste, juif, israélien ?
Quel terme employer ? Que signifient ces mots ?
Quelles sont leurs différences ?


Dans l'ordre temporel :
- Sémite (masculin et féminin identiques, pluriel sémites) :
Le terme "sémite" vient du nom de שם Sèm. Sèm שם était un des fils de נח Noé (Genèse, V, 32).
Sèm est le patriarche (l'ancêtre) d'une descendance importante (Genèse, X, 1). Parmi cette descendance se trouve Abram, dont le nom fut changé en "Abraham" (Genèse, XVII, 5).
Abraham a eu une nombreuse descendance lui aussi. Parmi ses descendants se trouve יעקב Jacob dont le nom fut changé en "Israël" (Genèse, XXXV, 10).
Cette lignée, par les pères, est clairement indiquée en Chroniques I, chapitre I, versets 24 et suivants.
Le terme "sémite" concerne donc tous les descendants de Sèm. Parmi eux, les descendants d'Israël sont les Israélites. Les Israélites font partie des Sémites, mais ne sont pas les seuls Sémites.
De nos jours les termes "antisémitisme", "antisémite", sont souvent employés à propos du judaïsme et des Juifs, en synonymes de "anti juif", "hostile aux Juifs", "hostile au judaïsme" (même les dictionnaires font ces erreurs, bien que les Sémites et les Juifs soient des populations différentes). "Antisémite" est aussi employé dans le sens de "anti israélien". Ces erreurs sont très courantes, et commises aussi en l'état moderne d'Israël.
Pour rappel : les Israélites ne sont pas les seuls Sémites. De plus, il ne faut plus confondre Israélites et Juifs (des explications suivent).

- Hébreu (masculin et féminin identiques, pluriel hébreux) :
Les Hébreux sont les descendants d'Abraham, qui fut appelé en langue hébraïque העברי "ahivri", soit "le traverseur", pour avoir traversé le pays de Canaan.
NB : "traverseur" n'est pas un mot français, mais une tentative de traduction littérale.
Le mot hébreu עברי "hivri", du verbe לעבר "lahavor" signifiant "traverser", a donné en français le terme "hébreu".
C'est Abraham qui est appelé העברי "ahivri" "l'Hébreu" dans la Tora (Pentateuque) (Genèse, XIV, 13).

- Selon certaines croyances et explications, Abraham aurait été appelé ainsi pour avoir traversé l'Euphrate, afin de se rendre au pays de Canaan. Mais, cette traversée de l'Euphrate n'est pas mentionnée dans la Tora.
La Tora mentionne une "traversée" du pays de Canaan (Genèse, XII, 6 ויעבר אברם "Abram traversa", ces mots sont en rapport avec le verset précédent qui mentionne son arrivée en pays de Canaan).

- Selon une croyance chrétienne, le terme "hébreu" viendrait du nom d'un personnage dans l'ascendance d'Abraham. Ce personnage serait עבר "Héber" (Genèse, XI, 14-17). Mais, cette explication ne se vérifie pas non plus. Car, ni עבר Héber ni l'un de ses descendants ne sont dits עברי "ivri" "hébreu", excepté Abraham et sa descendance israélite. (Reformulation : Abraham est dit "hébreu", mais pas Héber, ni les générations entre Héber et Abraham. Le terme עברי "ivri" "hébreu" commence donc avec Abraham, pas avec Héber).

Abraham était le grand-père de יעקב Jacob. Jacob fut ensuite nommé ישראל "Israël". Les descendants d'Israël (par lignée paternelle) sont les Israélites.
Abraham fut aussi le patriarche (père, ancêtre) de plusieurs autres ethnies. Cette remarque pourrait conduire à appeler "Hébreux" tous les descendants d'Abraham, soit les Israélites et les autres descendants d'Abraham. Mais, la Tora semble n'appeler עברים "hivrim" "Hébreux" que les Israélites (descendance d'Abraham de la branche d'Israël) (se référer à : Exode, II, 6 ; Exode, V, 3, entre autres références).
Dans le texte biblique actuellement connu, il n'est pas trouvé d'exemple qui ne laisse aucun doute, en lequel עברי "Hébreu" ou עברים "Hébreux" serait employé à propos d'autres descendants d'Abraham que les Israélites. Reformulation : après Abraham, la Tora (Pentateuque) resserre l'appellation עברים "hivrim" "Hébreux" sur les seuls Israélites, pas sur les autres descendants d'Abraham.


- Israélite (masculin et féminin identiques, pluriel israélites) :
Les Israélites sont Jacob Israël et ses descendants (pour rappel : Jacob était le petit-fils d'Abraham. Au cours de sa vie Jacob fut nommé "Israël", cf. ci-dessus).
Jacob Israël avec ses enfants, soit ses douze fils et sa fille Dina, sont les premiers Israélites.
Les premiers Israélites furent donc au nombre de 14 personnes : Jacob Israël lui-même + Dina fille d'Israël + les 12 fils d'Israël = 14 personnes.
Dina était israélite, mais elle n'aurait pu engendrer un/e Israélite. Car, sur l'observation de tous les exemples bibliques : est un/e Israélite toute personne dont le père est israélite.
La Tora (Pentateuque) parle souvent des "enfants d'Israël". Ce sont les descendants d'Israël, par leur lignée paternelle (de père en enfant).
Résumé : les Israélites sont une ethnie ou lignée familiale. Un/e Israélite est une personne dont l'ascendance par les pères la rattache à Israël (une personne est israélite si son père est israélite, lui-même est israélite par son père, etc. jusqu'à Jacob Israël).
L'insistance ci-dessus sur le père est présente parce que cette règle biblique n'est pas celle du judaïsme. Le judaïsme a écarté la règle biblique pour ne retenir que la mère (excluant le père). Dans le judaïsme est juive toute personne dont la mère est juive. De ce fait, les Israélites et les Juifs représentent des populations différentes.

- Israéliste (masculin et féminin identiques, pluriel israélistes) :
Les Israélistes sont les fidèles de l'israélisme. L'israélisme est une religion. L'israélisme est la religion d'Israël, telle que rapportée par la Tora (Pentateuque).
L'israélisme est présenté en cette page et en une autre. Pour accéder à l'autre page : cliquer ici.

- Juif (juif au masculin, juive au féminin, juifs au masculin pluriel, juives au féminin pluriel) :
Les Juifs sont les fidèles du judaïsme. Le judaïsme est une religion. Cette religion a dérivé de celle d'Israël.
Le judaïsme et les différences avec l'israélisme sont abordés en cette page et en une autre. Pour accéder à l'autre page : cliquer ici.


- Israélien (israélien au masculin, israélienne au féminin, israéliens au masculin pluriel, israéliennes au féminin pluriel) :
Il s'agit d'une nationalité, celle des citoyens de l'état moderne d'Israël. Ces citoyens ne sont pas forcément des Israélites, ni forcément des Israélistes, ni forcément des Juifs.

Résumé :
Les Sémites sont tous les descendants de Sem. Les Israélites n'en sont qu'une partie.
Les Hébreux sont les descendants israélites d'Abraham (soit les descendants d'Abraham de la branche d'Israël).
Des termes qui précèdent, seuls "Hébreu" et "Israélite" sont synonymes.

Que retenir ?
Des sens distincts doivent être accordés aux termes, surtout à "Israélite" et "Juif" qui ont été malheureusement amalgamés dans le passé. Or ces deux termes regroupent des populations différentes (pour rappel : selon la règle biblique, est un(e) Israélite qui est né(e) de père israélite.  Mais, selon la règle juive, est un(e) Juif(ve) qui est né(e) de mère juive).
Ainsi, la Tora et l'israélisme n'ayant pas les mêmes critères que le judaïsme, la Tora et l'israélisme ne reconnaissent pas les mêmes personnes que le judaïsme.
Un Israélite n'est pas forcément un Juif. Un Juif n'est pas forcément un Israélite.
Pour rappel : le judaïsme a écarté la règle biblique pour retenir la mère (excluant le père).
Le judaïsme pratiquait la règle biblique (par le père) avant d'adopter une nouvelle règle (par la mère). Ce changement fut fait à une période mal définie, et pour des raisons encore incertaines. Le judaïsme semble vouloir faire silence sur ce fait. Cependant, la mémoire populaire juive connaît encore l'existence de ce changement, sans toutefois pouvoir préciser l'époque et la ou les raisons qui ont conduit à ce changement. Quelques hypothèses se trouvent en cette page (lire ce qui suit, en rubrique "judaïsme et confusion", partie "concernant la confusion des personnes").

L'exemple biblique ci-dessous est fourni et commenté pour illustrer deux choses :
- Une personne est israélite par son père.
- La prétendue "loi orale" ou "Tora orale" du judaïsme est déviée par cette religion. Du fait de tels détournements, la "loi orale" ou "Tora orale" du judaïsme ne peut être retenue.
Rappel : pour la Tora et l'israélisme, une personne est israélite par son père.
Mais, le judaïsme fait deux amalgames bibliquement fausses. Le judaïsme prétend qu'un Juif est un Israélite et vice-versa. Et, le judaïsme prétend qu'une personne est "juive-israélite" par sa mère.

Que nous dit la Tora ?
Un exemple assez clair se trouve en Genèse, XLI (41), 50-52.
וליוסף ילד שני בנים בטרם תבוא שנת הרעב אשר ילדה לו אסנת בת פוטי פרע כהן און
ויקרא יוסף את שם הבכור מנשה כי נשני אלהים את כל עמלי ואת כל בית אבי
ואת שם השני קרא אפרים כי הפרני אלהים בארץ עניי
Traduction, selon les plus courantes :
"Il naquit à Joseph deux fils, avant que n'arrive l'année de famine, que lui enfanta Assnatt (Asenath en certaines traductions. La prononciation est peut-être "Assanatt" ou encore "Assénatt") fille de Poti Frâ (ou peut-être aussi "Poti Férâ"), prêtre de Onn.
Joseph nomma l'aîné "Ménashé (Manassé en certaines traductions). Car, Dieu m'a fait oublier toutes mes tribulations et toute la maison de mon père.
Et le second, il le nomma Éphraïm. Car, Dieu m'a fait croître au pays de ma misère.

Cet exemple biblique est explicite. Selon ces éléments écrits, l'épouse de Joseph était une Égyptienne. Le texte précise aussi qu'elle était la fille d'un prêtre égyptien. Les enfants de Joseph étaient donc des Israélites parce que leur père était un Israélite.
Malheureusement, le judaïsme ne retient pas ce qui est écrit dans la Tora. Le judaïsme donne une autre version. Selon sa version, Assnatt, aurait été une fille née de Dina, sœur de Joseph. Dina fut violée (Genèse, XXXIV). Selon la version juive, Dina aurait eu une fille de ce viol. Toujours selon la version juive, cette fille aurait été adoptée par le prêtre égyptien. Elle aurait aussi porté une "amulette" (ce terme, qui est peut-être mal choisi, est employé dans une version populaire). Une inscription en hébreu aurait permis à Joseph de reconnaître une "Juive-Israélite", un membre de sa famille. C'est pourquoi il aurait "accepté" de la prendre pour épouse.
Selon la version juive, Joseph aurait "accepté". Mais le texte écrit indique que le pharaon lui "donna" cette épouse. En ce temps, il eut été impensable de refuser. Un tel refus aurait été un outrage à la face du pharaon, à la face du prêtre et de sa fille, voire un outrage au dieu que servait ce prêtre. Joseph n'aurait pu refuser. Prétendre qu'il aurait "accepté", comme le prétend le judaïsme, n'est pas réaliste.
Selon une autre version, cette prétendue fille de Dina n'aurait pas porté une "amulette", mais des ציצית "tsitsitt" (franges ou cordons aux vêtements).
Les versions populaires ne sont pas inventées par la population, mais fournies par le judaïsme, qui se trompe parfois dans des détails, comme entre "amulette" et "tsitsitt".
Cette prétendue fille de Dina serait donc ainsi, selon le judaïsme, devenue l'épouse de Joseph, et mère de ses enfants, Ménashé et Éphraïm.
C'est une version extravagante que donne le judaïsme, et invérifiable dans le texte. En dehors du viol de Dina, qui apparaît bien dans la Tora, aucun autre passage ne corrobore la version du judaïsme.
Ainsi, le texte écrit de la Tora est écarté par le judaïsme, et remplacé par une version abracadabrante. Cette version juive est prétendue être une "Tora orale", et cette "Tora orale" est prétendue être détenue par le judaïsme depuis Moïse. La réalité de l'écrit est supplantée par la version juive, vraisemblablement inventée puisque sans correspondance dans l'écrit.
Les versions du judaïsme n'expliquent pas toujours comment cette hypothétique enfant née d'un viol serait venue en Égypte. Selon l'une de ces versions, elle aurait été vendue (comme une marchandise) par sa famille (donc par les Israélites, selon le judaïsme).
Mais, pourquoi cette enfant aurait-elle été vendue comme une marchandise, puisque selon la version juive elle aurait été une enfant "juive-israélite" ? La version juive ne donne pas de réponse satisfaisante.
Cette prétendue enfant de Dina aurait donc été ainsi acquise par ce prêtre égyptien. Mais, si une telle histoire était vraie, ce prêtre aurait fait d'elle son esclave, non sa fille.
Cette version juive n'explique pas, non plus, si Dina se serait aussi trouvée en Égypte. Dina aurait-elle été l'épouse du prêtre égyptien ? Aurait-il ainsi adopté son hypothétique fille née d'un viol, plutôt qu'en faire son esclave ? Ces questions sont légitimes si la version juive (des plus douteuses) est considérée.
De plus, selon cette version juive Assnatt aurait été la nièce de Joseph. Joseph aurait eu des enfants de sa nièce.
En réalité le texte de la Tora ne dit rien sur un(e) enfant né(e) du viol de Dina. L'analyse de certains éléments chiffrés du texte peut faire penser à une personne qui n'est pas identifiée (lire "La Bible Plus Justement", notamment, le commentaire de la Genèse, chapitre XLVI, versets de 8 à 25). Mais, cette analyse ne permet pas de savoir si cette personne non identifiée est un garçon ou une fille. Cette analyse ne permet pas, non plus, de donner un quelconque crédit à la version juive.
Si l'on considère la version avec les ציצית "tsitsitt" (franges ou cordons aux vêtements), elle est totalement anachronique. Ce commandement fut énoncé des siècles plus tard, à l'époque de Moïse (des siècles après Joseph et Assnatt). De plus, selon le judaïsme, seuls les hommes doivent porter des ציצית "tsitsitt". Toutefois, selon le judaïsme certaines femmes d'exception auraient le droit d'en porter, telle cette prétendue fille de Dina en l'occurrence. Mais, pourquoi cette enfant d'un viol en aurait-elle eu le droit ?
Enfin, il est nécessaire de souligner que le texte n'aurait pas manqué de relater une telle histoire, celle inventée par le judaïsme, si elle était vraie.
Pourquoi inventer une telle histoire ?
La raison du judaïsme est simple. Que des Israélites, Ménashé et Éphraïm, aient pu avoir une mère égyptienne était inconcevable, inacceptable. Ainsi, une histoire fantasque fut inventée pour donner une mère "juive-israélite" à des "Juifs-Israélites".
Un second problème se posait encore au judaïsme. L'exemple biblique d'Assnatt contredit totalement la loi juive. Cette loi prétend deux choses bibliquement fausses :
- Elle prétend qu'un(e) Juif(Juive) est un(e) Israélite, ce qui est faux (cf. explications qui précèdent et suivent).
- Elle prétend aussi qu'une personne est "juive-israélite" par sa mère
, ce qui est aussi faux (cf. explications qui précèdent et suivent).
La partie biblique qui présente Assnatt, soit une Égyptienne et fille de prêtre égyptien, ne pouvait donc convenir au judaïsme.
Ces raisons ont donc conduit le judaïsme à écarter l'écrit biblique, pour le remplacer par une autre version, une version juive, inventée, correspondant au judaïsme.
Pour faire accepter cette version, il a suffit au judaïsme de prétendre que cette "connaissance" provenait de "la Tora orale", et prétendre encore que cette "Tora orale" provenait de Moïse. Les adeptes crurent, aveuglément, sans culture biblique épurée des pseudo explications rabbiniques (du judaïsme). Les adeptes, crédules, intégrèrent cette histoire, comme d'innombrables autres inventions, et ils la défendirent avec véhémence, comme ils défendirent le judaïsme et leurs guides religieux.
Dans cette volonté irréfléchie niant la réalité de l'écrit biblique, le judaïsme et ses adeptes n'ont pas pensé qu'il aurait aussi fallu inventer des histoires aussi insensées aux onze autres fils d'Israël. Car, il n'y avait pas de femme israélite (sauf Dina, leur sœur). Les fils d'Israël ont donc pris épouses parmi des non-Israélites, comme Joseph eut pour épouse une Égyptienne. Leurs enfants furent des Israélites par leurs pères, contrairement à ce qu'a prétendu le judaïsme.

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"Juif ", "judaïsme", origine et religion :
Le mot "juif" vient du nom hébreu יהודה "Yéhouda". יהודה Yéhouda était l'un des douze fils de Jacob Israël. Yéhouda a été nommé "Juda" dans les traductions de la Bible.
Juif, juive, judaïsme, sont des termes qui proviennent de ce nom, Juda.
Juda a aussi donné son nom à la Judée (territoire des descendants de Juda parmi les Israélites).
La Judée n'est qu'une partie du territoire d'Israël, celle qui fut donnée aux descendants de Yéhouda parmi les autres descendants d'Israël.
Yéhouda, fils d'Israël, a engendré des fils. Ceux-ci ont eu à leur tour une descendance, et ainsi de suite durant des générations, jusqu'à former une nombreuse famille. Cette famille, la famille des descendants de Yéhouda, est aussi appelée  "tribu", la tribu de Yéhouda (en hébreu les mots מטה "maté" et שבט "shévett" sont souvent traduits par "tribu" dans les traductions de la Bible).
En hébreu, un descendant de cette tribu est un יהודי "Yéhoudi", c'est à dire un membre de la famille de Yéhouda. C'est aussi un membre de la famille d'Israël.
En hébreu, un membre de la famille d'Israël est un ישראלי "Israéli".
En français un Israéli est un "Israélite". En français un Yéhoudi est un "Judéen".
Hélas, ces termes, définitions et différences, ont fait l'objet de confusions et mauvais emplois. "Judéen" est pratiquement inconnu. "Israélite" et "Juif" ont été regroupés en un même ensemble, et employés à tort en synonymes. Le judaïsme est la principale cause et l'origine de cette confusion.

Évolution des termes :
De l'hébreu "yéhoudi", les Grecs ont adopté la forme "ioudaios", dont les Latins ont tiré "judaeus", ce qui a finalement donné "juif" en langue française. Le F qui termine le mot français est mal expliqué.
Les termes ont aussi évolué dans un sens religieux. En plus de désigner une population, qui était à l'origine celle des "Judéens", le mot "juif" a aussi pris un sens cultuel. Ainsi, au fil du temps et des générations, un "Juif" ne fut plus un "Judéen", mais l'adepte d'une religion : le judaïsme. Ce terme "judaïsme" a la même origine : יהודה Yéhouda, soit en français Juda.

יהודה Yéhouda n'est pas tous les Israélites.
De même que Yéhouda, les autres fils d'Israël ont eu leurs descendants. Ceux-ci, au fil des générations, ont formé de grandes familles (ou tribus). L'ensemble des familles (ou tribus) d'Israël a formé la nation d'Israël.
Pour rappel : un descendant d'Israël est un ישראלי "Israéli" (Israélite en français), c'est à dire un membre de la famille d'Israël. Ainsi, par exemple, un membre de la famille de דן Dan est à la fois un דני Dani (Danite en français) et un ישראלי Israéli. De même, un membre de la famille de יהודה Yéhouda est à la fois un יהודי Yéhoudi (Judéen en français) et un Israéli.
Pour rappel encore : une personne est membre de la famille d'Israël, de Dan ou Yéhouda dans ces exemples, si son père l'est lui-même. Un personne est israélite si son père est israélite.

Il est donc aisé de comprendre que le mot Juif, issu de יהודה Yéhouda, ne désigne qu'une seule tribu d'Israël, celle de Yéhouda.
L'emploi du mot Juif à propos de tous les Israélites, et en plus à propos de la religion d'Israël, sont des erreurs et confusions qui ont été perpétuées très longtemps. Yéhouda n'est qu'une partie des Israélites, et le judaïsme n'est pas la religion d'Israël. Le judaïsme est une religion née parmi les Judéens. Elle s'est ensuite imposée, autoproclamée, en modifiant ce qui avait été institué par Moïse (plus de précisions suivent en cette page et sa consœur : cliquez ici).
Malheureusement, cet imbroglio est encore très présent dans les esprits, et encore très répandu dans le monde.

Pour parler de la Foi d'Israël, il convient de parler d'israélisme, et non de judaïsme (l'israélisme est un terme nouveau dans la francophonie, apporté en juin 2009).

Des douze tribus d'Israël, pourquoi parle t-on seulement des Juifs, soit les Judéens, soit la seule tribu de Yéhouda, en français Juda ?
Il y a environ 2600 ans, deux royaumes existaient : le royaume d'Israël et le royaume de Juda. Car, à cette époque, les Israélites s'étaient divisés. De cette division naquirent ces deux royaumes.
Sédécias צדקיה fut le dernier roi de Juda. Il fut vaincu par נבכדנאצר Nabuchodonosor II, roi de Babylone.
Nabuchodonosor déporta la population du royaume de Juda (ce ne fut pas l'ensemble du peuple  d'Israël). Les déportés en terre étrangère furent alors appelés יהודים "Yéhoudim", soit en français "Judéens", du nom de leur tribu יהודה Yéhouda, Juda. Pour rappel : יהודה Yéhouda Juda, est à l'origine du terme "juif" en langue française.
C'est à partir de cette déportation à Babylone, appelée aussi "premier exil", qu'on appela ces déportés en terre étrangère des יהודים "Yéhoudim", "Juifs", plus littéralement des "Judéens". Pour rappel : les Judéens ne constituent pas l'ensemble des Israélites.
Quelques décennies plus tard, il y a environ 2500 ans, des Judéens retournèrent sur leur terre, la terre d'Israël, sous la conduite du scribe et Cohen (prêtre) עזרא Ezra (Esdras en français). Ce dernier s'efforça de rétablir la Tora, la loi de Moïse (appelée aussi "loi mosaïque"). Ezra reconstitua au mieux l'héritage qui parvint à lui. Cependant son époque se situait plusieurs siècles après celle de Moïse (celle de Moïse est difficile à préciser, elle est estimée se situer il y a 3100 à 3300 ans). Au fil des siècles, des guerres et invasions, la Tora avait déjà subi pertes et altérations.
Les connaissances annexes et pratiques religieuses subirent encore d'autres pertes et altérations les siècles suivants, surtout du fait de l'apparition de nouveaux guides spirituels, des rabbins, que la loi mosaïque n'avait jamais institués. Leurs méthodes, surtout celle donnant des interprétations, donna une nouvelle religion : le judaïsme.
Plein d'inventions, le judaïsme prétendit néanmoins, et prétend toujours, être la religion d'Israël, celle de la Tora, celle de Moïse.
Dès cette époque, et jusqu'à nos jours, les rabbins firent dériver de plus en plus la religion qu'ils avaient créée, soit le judaïsme (pour rappel : "judaïsme" est tiré de "Juda", cette religion s'étant construite dans la population judéenne, soit la population de la tribu de Juda).
Les guides spirituels légitimes du peuple d'Israël, les Cohanim (pluriel de Cohen), furent écartés par les rabbins. Ces derniers, qui n'existaient pas du temps de Moïse ni au temps du Temple de Salomon, prirent le pouvoir vers l'époque des "pharisiens" (qui sont ils ? Cliquer ici). Les rabbins s'érigèrent en guides spirituels, et tiennent cette position de nos jours encore. Dans le judaïsme, un rabbin a une position supérieure à un Cohen si ce dernier n'est pas rabbin.
Le judaïsme dérive depuis et jusqu'à nos jours, en supplantant la religion d'Israël, mais en prétendant détenir, enseigner et pratiquer la religion d'Israël. Pourtant, de nombreuses et profondes différences existent (exposées en cette page et en celle de présentation de
l'israélisme).

Le judaïsme en tant que religion :
Le judaïsme est parfois appelé "religion juive" et aussi "confession juive". Cette dernière appellation est sous l'influence du christianisme (le terme "confession" provient du langage chrétien, comme est chrétien l'acte de "confession", soit l'aveu des péchés à un prêtre de son église, sa branche chrétienne).

Origine :
Le judaïsme s'est établi sur la foi et la religion d'Israël. Cependant, bien que ses bases soient celles-ci, le judaïsme s'est tant inventé qu'il en est devenu une autre religion, une religion dérivée et déviante de celle d'Israël.
Les toutes premières racines du judaïsme remontent jusqu'à l'époque du scribe Ezra עזרא הסופר, connu en français sous le nom d'Esdras (Esdras scribe). Cette période se situe au cinquième siècle avant l'ère chrétienne. En ce temps le judaïsme n'existait pas encore, ni ses guides spirituels qui sont les rabbins.
L'époque d'Ezra se situe un siècle environ après la destruction du Temple de Salomon (70 ans après la destruction selon des données bibliques, 140 ans après selon des conclusions d'historiens). Cette période se situe huit à dix siècles après celle de Moïse (l'époque de Moïse reste difficile à préciser).
Ezra (Esdras) guida et administra le retour de Babylone des déportés Judéens (population de Judée, majoritairement composée des descendants de Juda. Pour rappel : les Judéens ne constituaient qu'une partie du peuple d'Israël).
C'est aussi depuis l'époque d'Ezra que l'exogamie (prendre une épouse d'un autre peuple) a été rendue particulièrement rebutante et bannie dans le judaïsme (cf. : Ezra, chapitre X), de même que de nos jours encore.
En cette même période se constitua ce qui fut nommé la כנסת הגדולה "knéssètt agdola". Ces mots sont souvent traduits par "Grande Assemblée". Cette assemblée est également connue sous le nom de "Grand Synode".
Cette institution, la "Grande Assemblée", n'avait jamais existé auparavant. Elle n'était pas d'institution divine. Elle s'est établie depuis une initiative humaine.
La כנסת הגדולה "knéssètt agdola" "Grande Assemblée" aurait été une assemblée de "sages". Ce serait vraisemblablement la plus ancienne origine de ce qui donna, plusieurs siècles plus tard, des rabbins et le judaïsme.
En hébreu, כנסת הגדולה "knéssètt agdola" a donné de nos jours בית כנסת "beïtt knéssètt" soit une "synagogue". Ce dernier terme français, "synagogue", est construit du même préfixe "syn" que "synode", provenant du grec via le latin.
En hébreu, de même qu'en français, le langage a donc bien conservé l'origine des termes, soit la כנסת הגדולה "knéssètt agdola", la "Grande Assemblée" ou "Grand Synode". C'est aussi la trace du lien relationnel entre la "Grande Assemblée" et le judaïsme jusqu'à notre époque.

NB : en dehors du judaïsme et sa "tradition orale", il n'existe pratiquement pas d'éléments concrets (sources historiques, écrits, ...) sur cette "Grande Assemblée". Le mot כנסת "knéssètt" n'apparaît même pas dans le livre d'Ezra.
Qui a institué cette assemblée ? Ezra ou quelqu'un d'autre ?
A quelle époque ?
Combien de personnes, et quelles personnes la constituait ?
Etc.
Rien n'est su sur ces questions, entres autres questions qui se posent.
L'existence de cette institution est estimée à une période proche de celle d'Ezra, mais ultérieure à ce personnage (pour rappel : elle n'est pas mentionnée dans le livre d'Ezra).

Le judaïsme justifie l'existence de cette "assemblée" en prétendant qu'elle remonterait à Moïse (dans le judaïsme tout est prétendu "remonter à Moïse", "exister depuis Moïse", voire avant Moïse, jusqu'à Abraham parfois). Cette explication juive prétend que la "Grande Assemblée" serait la continuité des soixante-dix hommes choisis parmi les anciens d'Israël pour seconder Moïse à son époque (cf. : Nombres, XI, 16 et suivants). Cette explication du judaïsme ne trouve aucune trace biblique. Ces soixante-dix hommes auraient soulagé Moïse sans perpétuation.
Le judaïsme ne se justifie que par sa tradition orale et ses interprétations, soit par lui-même uniquement.

Selon les sources juives, la "Grande Assemblée" aurait assuré la direction spirituelle des Judéens de retour de déportation. Elle aurait aussi apporté des changements fondamentaux, par exemple en plaçant l'étude au dessus de toutes les autres "mitsvott" (commandements). En cet exemple se retrouve un peu de la pensée juive telle qu'elle existe encore de nos jours. Ainsi, l'importance de s'en tenir aux seuls commandements fut donc réformé pour établir une hiérarchie nouvelle issue de la pensée et des considérations humaines (en cet exemple simpliste "étudier" est placé à une position supérieure, comme il en est encore de nos jours s'agissant "d'étudier" le judaïsme dans le judaïsme).
Une échelle d'importance entre les mitsvott fut donc établie. De nos jours, le langage courant juif parle souvent de "grande mitsva" (à propos de l'une ou d'une autre, pas toujours les mêmes, et parfois à propos d'une "bonne action" sans qu'elle soit une mitsva au sens propre).
En s'exprimant à propos d'une "grande mitsva", il y  aurait alors implicitement des mitsvott de moindre importance. Or, un tel classement n'a aucun fondement dans la Tora.

Evolution vers le judaïsme :
Depuis l'institution de la "Grande Assemblée" des guides religieux sont apparus. Ezra fut le premier d'entre eux en Judée. Ezra était un Cohen, un guide religieux légitime au sens de la Tora. A son époque et avec ses contemporains, il se serait efforcé d'appliquer la Tora telle qu'elle lui fut parvenue. Malheureusement, des dérives de plus en plus importantes et nombreuses auraient commencé après ce personnage, voire dès son époque.
Les guides spirituels de la religion juive, les rabbins, n'existaient pas encore lors des premières racines du judaïsme (la "Grande Assemblée"). Ces "rabbins" seraient apparus plus tardivement, durant le premier siècle avant l'ère chrétienne, soit environ quatre siècles après l'époque d'Ezra.
Les rabbins sont encore plus éloignés de l'époque de Moïse.
Ni Dieu ni Moïse n'ont institué de rabbin à la tête d'Israël. La notion ou concept de rabbin n'existait pas, ni même un dessein en ce sens.
Le mot français "rabbin" vient de l'hébreu רב "rav" qui peut se traduire par "beaucoup". Ainsi, furent nommés רב "rav" ceux supposés avoir cumulé "beaucoup" d'instruction, un "grand savoir", en matière religieuse. Ce titre, רב "rav", est toujours actuel, toujours employé.
Avec le titre de "rav", attribué par la population (car il n'existait aucune institution pour attribuer ce titre), des affirmations de miracles accompagnaient ceux ainsi nommés, augmentant encore leur aura, leur légende. Il en est encore de même de nos jours. Des miracles sont toujours attribués à certains rabbins (bien que ces propos ne sortent pas des communautés en lesquelles ils ont popularité), surtout s'ils sont morts, ou morts depuis peu de temps.
La politique telle que connue de nos jours n'existait pas encore. Mais, la démagogie existait déjà. Qui ne plaisait pas n'aurait jamais eu le titre de "rav". 
Il y a vingt-et-un à vingt-deux siècles, environ, c'est donc en ayant cumulé un "grand savoir", retenu un "grand apprentissage", en réalité en ayant absorbé un ensemble abracadabrant, déroutant, égarant, voire en ayant inventé lui-même un "enseignement", que tout quelconque homme était dit et appelé רב "rav" (en français "rabbin"), prenant le sens de "maître" ("maître d'apprentissage"). Il devenait alors un maître, un professeur ou enseignant pour les autres, qui l'appelaient alors רבי "rabbi", soit une forme contractée de רב שלי "rav shéli", signifiant "mon maître".
Ce titre "rabbi" (à l'origine aussi du mot français "rabbin") est toujours utilisé, y compris par ceux qui n'ont aucune raison de dire "mon maître" à propos d'un rabbin.
Ce "grand savoir" n'est qu'une apparence, un "grand paraître" séduisant aux yeux de crédules, ou qui leur inspire du respect (non mérité). Car, en fait, les interprétations (déformations des écrits), les inventions, mythes, légendes, affirmations, etc. ... sont extrêmement nombreuses dans le judaïsme, depuis ses origines.
Par exemple, la croyance en un "paradis" est la reprise de croyances mythologiques antiques (telles que dans les croyances égyptiennes antiques, en lesquelles une vie semblable à celle vécue continuerait éternellement après la mort). La Tora ne parle pas d'un paradis "lieu de séjour éternel des morts". Cette thèse est mythique et reprise dans le judaïsme. Elle a vraisemblablement pour origine les croyances antiques de cette région du monde (Égypte et/ou régions avoisinantes). Le judaïsme soutient ce mythe par ses interprétations spécieuses, en associant le "jardin d'Eden" à un paradis céleste. Cette thèse n'a aucun fondement dans la Tora.
Cet exemple n'est qu'un parmi d'innombrables autres.
Les rabbins sont donc nés des premières racines qui donnèrent plus tard le judaïsme. Les rabbins ont donné le judaïsme, en passant par l'époque du pharisaïsme (les Pharisiens sont les prédécesseurs et ancêtres du judaïsme). Le judaïsme est donc une religion issue du "rabbinisme" (issue des rabbins).
En résumé, la "Grande Assemblée" s'est érigée, et, avec elle, de premiers principes déviants de la Tora. Ce qui suivit donna des rabbins, qui eux-mêmes donnèrent le pharisaïsme. Cette religion allait donner le judaïsme, elle destitua auparavant les Cohanim (les צדוקים "tsédokim", en français les "Sadducéens", les détenteurs légitimes du pouvoir religieux. Pour en savoir plus cliquer ici). Les Sadducéens destitués (l'occupation romaine et l'histoire qui suivit aida cette perte de pouvoir) le judaïsme a eu libre cours pour se constituer davantage, s'emparer de tous les pouvoirs religieux et se prétendre "religion d'Israël" grâce à des paraboles et explications alambiquées et très enchevêtrées. Cette position est encore occupée par le judaïsme, et ainsi défendue.

Evolution du judaïsme
Depuis, au fil des siècles et jusqu'à nos jours, la religion juive a dérivé de plus en plus, et en de nombreux sujets (inventions de fêtes, de jeûnes, de règles, etc. n'ayant ni fondement ni même une moindre trace dans la Tora parfois. L'obligation de se couvrir la tête d'une kipa est la plus visible et la plus connue).
Des caractéristiques du judaïsme comprenaient et/ou comprennent encore (liste non exhaustive) :

- La compilation de textes bibliques hérités des générations précédentes, mais ces textes furent aussi pollués par l'écriture de textes nouveaux mensongers.
Par exemple : le passage en lequel Jacob "lutte contre un ange". Ce passage est clarifié et démenti ci-dessous en rubrique "comment prononcer Israël" (cliquer ici).
Autre exemple : "la tour de Babel", ce passage est clarifié et démenti dans le livre "La Bible Plus Justement" (cliquer ici).

- Prier en commun, et dans des synagogues (aucune "prière" en commun n'existait au temps de Moïse et des rois d'Israël, la synagogue n'existait pas non plus).

- L'aversion envers les femmes étrangères, d'où des mariages juifs endogames (soit prendre épouse uniquement parmi les femmes juives).
A l'époque de la Grande Assemblée, le judaïsme n'existait pas encore. Les épouses endogames étaient alors de la tribu de Juda ou d'autres tribus d'Israël.
De nos jours il s'agit d'épouser une femme juive reconnue comme telle par le judaïsme ou une de ses branches (toutes les branches ne se reconnaissent pas entre elles, le judaïsme rabbinique et le judaïsme karaïte ne se reconnaissent pas forcément mutuellement. Le judaïsme dit "libéral" est encore une autre branche non reconnue des autres. D'autres branches, telles le "hassidisme", les "Loubavitches", sont admises par certaines autres).

- L'invention et l'écriture de multiples interprétations imaginaires, et autant de récits et illustrations mythiques (par exemple, le "midrash").
Tous ces écrits rabbiniques et/ou judaïques sont prétendus "être de la Tora". Qui les étudie prétend "étudier la Tora".

- L'exagération de commandements à des points que la Tora ne demande pas (par exemple, en ajoutant des règles alimentaires que la Tora ne demande pas, telles le salage des viandes, la séparation des laitages et des viandes, etc... Concernant l'alimentation, se référer à cet ouvrage, cliquer ici).

- Des inventions de règles introuvables dans la Tora (par exemple le port de la kipa ou de n'importe quel autre couvre-chef, des immersions purificatrices que la Tora ne demande pas, etc... Le judaïsme et ses croyances populaires accordent une importance particulière à une obligation de se couvrir la tête durant la prière, durant la lecture de textes bibliques ou liturgiques, et durant les repas. Les garçons et les hommes y sont obligés, les filles et les femmes non mariées ne le sont pas. De telles règles n'ont aucun fondement dans la Tora).

- Des déformations des propos bibliques (par exemple, l'obligation pour les femmes mariées de se couvrir la chevelure est basé sur le changement du sens d'un mot (ופרע Nombres, V, 18, ce verset parle "d'écheveler", mais, de là, le judaïsme demande aux femmes mariées de "se couvrir" la tête). Concernant le "jeûne de kipour", deux mots (תענית\לצום) aux sens différents ont été rendus synonymes).

- Des inventions de fêtes que la Tora ne demande pas (par exemple et de nos jours : Hanouka, Tou-Bichvat, Pourim, Lag Baomer).

- Des inventions de jours de jeûnes et/ou deuils aux caractères religieux, publics et obligatoires (par exemple, les "jeûne du 10 tévètt", "jeûne du 17 tamouz", "jeûne d'Esther", "jeûne de Guédalia", etc... Le plus connu est le jeûne dit "de kipour". Ce jour est demandé par la Tora, mais pas le jeûne. Pour en savoir plus, cliquer ici et aussi ici).

- Des inventions de règles aux caractères religieux, individuels et obligatoires (par exemple, des règles et rituels de deuil pour la perte d'un proche).

- Des inventions de célébrations (nomination d'un enfant, coupe des cheveux à trois ans, pèlerinages en l'honneur de rabbins, etc... La plus connue des célébrations étant la "bar-mitsva" à treize ans pour les garçons (obligatoire), et, moins connue, la "batt mitsva" à douze ans pour les filles (facultative). Ces célébrations n'ont aucun fondement dans la Tora.

- Du mysticisme : la "kabbale" est l'exemple le plus connu, avec son principal livre, le "zohar". Le mysticisme est contraire à la Tora (Deutéronome, XXIX, 28).
Cette importante source d'égarement n'a évidemment aucun fondement dans la Tora. Le judaïsme mystifie ses adeptes par ce biais aussi.


- Des inventions de croyances (par exemple, croyance au "mazal", littéralement il s'agit des "astres", "une bonne étoile", la "chance", des conjonctures astrales qui apporteraient bonheur, richesses, santé, etc...). L'expression "mazal tov" ("bon mazal", "bonne chance") est dans toutes les bouches juives.
De telles croyances et expressions sont peut-être les pires affronts faits à l'Éternel.
Pour en savoir davantage sur ces croyances et superstitions cliquer ici.
D'autres enseignements du judaïsme portent sur une future "résurrection des morts" pour "revivre sur terre". Cet enseignement (une croyance parmi les adeptes) est basé sur la lecture interprétative de textes présentés comme prophétiques, mais si énigmatiques qu'ils peuvent se prêter à toutes les interprétations et leurs contraires.
Prétendre qu'il y aurait une future "résurrection des morts pour revivre sur terre" est en totale contradiction avec croire ces morts au "gan Eden", soit au "jardin d'Eden", soit en un "paradis céleste" (cf. ce qui précède à propos d'un "paradis céleste"). Dans cette thèse du judaïsme, les morts qui sont si bien au "paradis", devraient alors  revenir sur terre pour y subir de nouveau ce que nous connaissons tous et qui n'est pas toujours un paradis, soit, parmi les maux du monde : la faim, des guerres, du labeur, des problèmes de santé, etc (liste ni ordonnée ni exhaustive). Dans ces conditions, revenir sur terre ne serait pas la grande joie prédite par le judaïsme, qui enseigne que les parents retrouveront leurs enfants (et vice-versa), en résumé que tous retrouveraient des êtres chers disparus. Au contraire, dans ces conditions (guerres, souffrances diverses, etc.) quitter un "paradis" pour revenir sur terre n'aurait rien d'une joie ou d'une bénédiction, mais serait davantage une punition ou malédiction. Le judaïsme enseigne tout et n'importe quoi, et les adeptes sont crédules et aveugles, ou ne veulent pas savoir.
Le christianisme, religion issue du rabbinisme et du judaïsme, a une autre lecture interprétative des mêmes textes. Pour le christianisme, il ne s'agirait pas de vider le "paradis céleste" des morts, qui s'y trouvent mieux que sur terre. La "résurrection" serait une nouvelle vie après la mort, une nouvelle vie nommée "résurrection" dans un "paradis céleste éternel".
Le christianisme aurait peut-être décelé la faille dogmatique du judaïsme, et inventé une parade plus attractive. Le christianisme enseigne donc que pour ses adeptes, il y aurait un "paradis", pour ses adeptes seulement (baptisés). Evidemment, nul n'est jamais allé au "paradis" pour constater et revenir témoigner. Dans cette religion encore (religion dite judéo-chrétienne) les adeptes ne demandent qu'à y croire (sans garantie) béats et bercés par des mots et promesses d'amour.
Le christianisme aussi promet que des êtres chers seront retrouvés au "paradis" (sans savoir s'ils s'y trouvent, ou s'ils n'ont pas mérité de s'y trouver).

Etc.

Ce sont des caractéristiques (liste non exhaustive) du judaïsme, qui n'étaient pas toutes présentes dès ses origines, mais qui sont apparues au fil des siècles, s'éloignant ainsi de plus en plus de la Tora, de la Foi et religion d’Israël.
L'ensemble a grandement influencé et modelé les religions nées et dérivées du judaïsme. Ces dernières ont aussi en retour influencé le judaïsme. Les religions dites "judéo-chrétiennes" se sont influencées mutuellement durant des siècles (lire "La Bible Plus Justement", des explications sont données en partie "Exode, III, 15," "le Nom de l’Éternel").
Entre autres caractéristiques, le judaïsme et les religions qui en sont nées promettent beaucoup d'invérifiable (le "paradis éternel", par exemple). Dans ces religions, un nombre important d'adeptes peut constituer un pouvoir, voire un pouvoir considérable, d'où l'importance de se montrer enjôleuses (religions ou branches dites judéo-chrétiennes). D'autres de ces religions ou branches nées du judaïsme ont préféré user d'une violence épouvantable pour convertir de force de nombreuses nations. A sa décharge, le judaïsme est celle qui a été et est  encore la moins prosélyte.

Le judaïsme est une religion issue de celle d'Israël, et déviante de celle d'Israël.
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël.

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Judaïsme et confusions
Confusion des mots
Pour rappel, les termes "juif", "israélite", "hébreu", voire "sémite", ont été réunis et employés comme s'il n'y avait aucune différence entre eux. Or, il y en a (cf. ce qui précède). Ces confusions perdurent encore, en langue française et d'autres langues du monde.
Effets de ces confusions :
- En langue française, le langage a parfois préféré le terme "israélite" à "juif". Cependant, ce choix est tombé en désuétude lors de la création de l'état moderne d'Israël. Car, le langage s'est mis à confondre, en plus, "israélien" et "israélite" (nationalité israélienne et personne israélite).

- D'autres langues ont conservé le nom "Juda" prononcé "Youda", au sens de "Juif". Tout "Juda" "Youda" "Juif" fut alors confondu avec un autre personnage du même nom dans le canon chrétien. Ce "Juda" (ou "Judas") du canon chrétien est associé à la traîtrise. Il est accusé d'avoir désigné Jésus aux soldats romains, et l'avoir ainsi livré à la mort.
Si ce "Youda/Juda" (ou "Judas") avait porté le nom de Barthélemy, Matthieu, Thomas ou un autre nom, il n'y aurait pas eu autant de confusion entre ce personnage et tous les "Youda/Juifs".
Il y aurait peut-être eu moins de haine et moins de persécutions envers les "Youda/Juifs", qui les ont subies durant des siècles.
Le S qui, en langue française, termine le nom de "Judas" a probablement été ajouté pour le distinguer des autres personnages bibliques du même nom. Cependant, ce n'est qu'en langue française, et ce S ne se prononce ni ne s'entend. Cette confusion a donc été vivace, et, avec elle, le mal envers les Juifs.

- Selon les lieux et époques, certaines personnes ont évité de prononcer le mot "juif", celui-ci ayant pris pour elles une consonance péjorative, voire injurieuse, à cause de vivaces idées anti-juives.
Ces idées créèrent des persécutions qui ont poursuivi les Juifs, rendus "personnes indésirables, non fréquentables". Les Juifs étaient alors un sujet à ne pas aborder, et "juif" un mot à ne pas prononcer. Aujourd'hui encore, il arrive d'entendre certaines personnes âgées (non juives) s'excuser avant de prononcer le mot "juif" si elles doivent le dire dans une conversation. Certaines autres personnes (d'origine italienne, par exemple, mais pas seulement) contournent le mot "juif" et disent "les Hébreux", pour ne pas dire "les Juifs" (confusion).

Ces confusions, et leurs effets, furent aussi des facteurs d'anti-judaïsme. Avec l'amalgame des mots "juif" et "israélite", les sentiments anti-juifs devinrent anti-israélites et anti-israéliens, sans faire de distinction.

- D'autres personnes encore, qui n'osent dire "juif", dont certains Juifs eux-mêmes, emploient un terme aux syllabes inversées (en "verlen" ou "verlan" de "vers-l'en", soit "l'envers"). Ce terme est "feu-jui" ("juif" à l'envers), qui a donné "feuj". Ce dernier terme est issu du langage familier. Il est péjoratif, voire injurieux. Même s'il n'est pas employé comme tel, il ne vaut pas mieux que les termes comme "youpin".
Dire "feuj" n'est pas respectueux envers les Juifs.
Dire "feuj" n'est pas respectueux du terme d'origine. Dire "feuj" n'est pas respectueux envers les individus.
Il est extrêmement regrettable que ce mot familier, "feuj", soit employé, et, de surcroît, par les Juifs à leur propre adresse.

Le méli-mélo fait par le judaïsme ne s'est pas arrêté là. Le judaïsme a aussi modifié, déformé, inventé les sens de certains termes.
Par exemple, au mot גוי "goye", le judaïsme a donné le sens de "non-juif", alors que ce mot signifie "ethnie". Israël est appelé גוי קדוש "goye kadosh" "ethnie sainte" en Exode, XIX, 6. Avec le sens donné par le judaïsme, Israël en ce verset serait alors un "non-juif saint", en totale opposition avec ce que prétend le judaïsme et son amalgame affirmant qu'un Juif est un Israélite et inversement.
Le sens de "non-juif" donné par le judaïsme est une énormité, une grossière absurdité.
Un autre exemple de sens détourné est celui du mot גר "guèr" auquel le judaïsme donne le sens de "converti au judaïsme". Or, en résumé, un "guèr" est un "non-israélite" vivant parmi les Israélites. A l'époque biblique, il y avait des Israélites, et des descendants d'autres ethnies qui vivaient parmi les Israélites dans les frontières d'Israël. Le mot גר "guèr" pourrait se résumer par "étranger". Il est ainsi traduit dans presque toutes les traductions bibliques (aucune ne donne le sens de "converti" ni "converti au judaisme", car ce sens est grotesque). Ainsi, l'ensemble des Israélites et des גרים "guérim" (pluriel de גר "guèr") formait le עם "âm" "peuple" d’Israël.
En ces exemples (les mots
גר "guèr" "étranger" et עם "âm" "peuple"), comme pour tout le vocabulaire, il est évidemment nécessaire de bien cerner les sens pour bien définir les mots, et bien les traduire dans le respect du sens original. Le judaïsme n'a rien fait ainsi. Au contraire, le judaïsme n'a fait qu'ajouter des confusions.
Le judaïsme a donc aussi tissé ce réseau d'égarement par les mots.
L'ensemble des confusions, transformations, interprétations, etc. apportées par le judaïsme a formé un inextricable et vaste entrelacement en lequel il est encore très difficile de voir clair pour la quasi totalité des Juifs, et des non-Juifs. Il est encore plus difficile de réaliser que le judaïsme a produit ce labyrinthe en lequel tous ses adeptes ont été perdus. En faire prendre conscience aux adeptes, pour les sortir de leur égarement, est actuellement  (mars 2018) encore inaccessible.

Confusion des religions
Le judaïsme a tenu, avec une volonté opiniâtre, à destituer les guides religieux que Dieu avait désignés par la voix de Moïse. Ces guides légitimes sont les descendants d'Aaron (qui était le frère de Moïse). Ces descendants d'Aaron sont appelés כהן "Cohen" au singulier, כהנים "Cohanim" au pluriel. Il existe un singulier et un pluriel parce que, avant de devenir un nom de famille, כהן "cohen" est un nom commun qui pourrait se traduire par "prêtre".
Ainsi, ce qui avait été ordonné par Dieu a été détruit dès l'époque du pharisaïsme (les "Pharisiens", pour en savoir davantage, cliquer ici).
Le judaïsme a remplacé les Cohanim par ses rabbins (guides religieux du judaïsme). Le judaïsme marquait ainsi son hégémonie. En ne respectant pas la Tora, ses principes et ce qu'elle a établi, le judaïsme marquait aussi l'une de ses premières profondes déviances.
Dans la suite, le judaïsme s'évertua à se prétendre religion d'Israël. Le judaïsme prétendit aussi qu'un Juif est un Israélite et vice-versa, etc. (cf. ce qui précède).
Les rabbins furent, non seulement des guides spirituels à l'échelle communautaire, locale, mais aussi, pour certains, des guides vénérés, présentés et suivis comme des prophètes. Or, il n'y a plus de pensée prophétique depuis la destruction du Temple de Salomon, soit plusieurs siècles avant l'époque des rabbins et du judaïsme.
Les écrits qui sont parvenus à nos jours ont été choisis, sélectionnés, compilés, recopiés par le judaïsme, uniquement par le judaïsme, depuis l'époque d'Ezra et de la Grande Assemblée (cf. ce qui précède). Les écrits originaux légués par Moïse étaient déposés auprès de l'Arche d'Alliance. Or, celle-ci est perdue à ce jour. Les écrits originaux, la Tora originale, se trouve probablement encore avec l'Arche. Mais, nul ne sait où.
Le Temple de Salomon détruit, l'Arche et la Tora perdues, les Cohanim destitués par le pharisaïsme (ancêtre du judaïsme) puis relégués au rang de "simples juifs" (dans le judaïsme), et sans aucun prophète pour dénoncer les écarts et déviances du judaïsme, cette religion a donc eu toute latitude pour supplanter la religion d'Israël et prétendre jusqu'à nos jours qu'elle est la religion d'Israël. Cette supercherie dure encore dans l'actuel état d'Israël en lequel le judaïsme est religion d'état.
"État juif" sont les termes employés dans une résolution de l'ONU en date du 29 novembre 1947. Cette caractéristique est présente dans la déclaration d'indépendance du pays, signée en mai 1948.
Les premiers mots de cette déclaration sont : בארץ ישראל קם העם היהודי . Ces mots se traduisent le plus littéralement possible par : "En terre d'Israël s'est levé (élevé) le peuple juif".

Déclaration d'indépendance de l'état d'Israël,
début du document original

Début de la déclaration d'indépendance de l'état moderne d'Israël.


Cette référence au judaïsme est présente dès le début en se substituant à la Tora. Or, la Tora ne parle jamais de "peuple juif". Elle n'en parle nulle part puisque le judaïsme n'existait pas. Ce qui existait, et qui existe encore, c'est le peuple d'Israël. La Tora parle uniquement de "peuple d'Israël".
Il n'existe pas de "peuple juif". Le judaïsme n'est pas un peuple. Le judaïsme est une religion (lire aussi ce qui suit).
Cette substitution ne se trouve pas seulement dans la déclaration d'indépendance (1948). Elle était déjà présente dans un hymne intitulé תקותנו "tikvaténou" "notre espoir" (écrit en Ukraine en 1878). Cet hymne est ensuite devenu l'hymne national de l'état d'Israël (1948) sous l'intitulé התקוה "atikva" "l'espoir". Les quelques paroles de cet hymne ne parlent pas d'Israël ni des Israélites, mais d'une âme "juive" ("l'âme juive frémit" נפש יהודי הומיה). Israël et les Israélites ont été remplacés par le judaïsme. Ce n'est pas l'auteur des paroles qui en est responsable ou fautif. Car, lui-même était vraisemblablement sous l'emprise et le conditionnement du judaïsme. Ses paroles en sont les effets. La responsabilité, la faute, est imputable au judaïsme, entre autres nombreuses fautes.
De même que l'auteur de l'hymne, les rédacteurs et signataires de la déclaration d'indépendance étaient vraisemblablement ignorants des différences et distinctions à établir entre les termes "juif", "israélite", "peuple juif", "peuple d'Israël", à cause de l'amalgame voulu et créé par le judaïsme qui les a rassemblés et mélangés. La notion même d'israélisme et ses différences avec le judaïsme était totalement inconnue alors. Les dignitaires israéliens signataires de cette déclaration ont été eux-mêmes perdus dans ces confusions, eux-aussi comme tant d'autres personnes depuis l'imposture du judaïsme.
Ainsi, la véritable religion d'Israël, l'israélisme, soit ce qui peut être lu dans la Tora (Pentateuque), a été déformée et complétée d'inventions, puis écartée, oubliée, ignorée, enfouie sous le judaïsme par le judaïsme.
En plus d'avoir causé cette confusion de religions, le judaïsme a donc aussi causé une confusion identitaire.


Confusion des personnes
Le judaïsme a donc produit le trouble et le chaos dans les esprits en ayant déclaré, entre autres choses, que ses adeptes sont des Israélites. Parmi ses adeptes se trouvent aussi ceux qui, par conversion, ont adopté le judaïsme pour religion. Or, pour rappel, on ne peut être israélite que par sa naissance, par son ascendance, par ses pères.
On ne peut être israélite par conversion. C'est impossible, mais le judaïsme le prétend.
Ainsi, en plus de la confusion des religions, le judaïsme a aussi créé la confusion des personnes en déclarant israélites des personnes qui ne le sont pas.
Cette confusion des personnes s'entend à l'échelle collective, communautaire, et aussi à l'échelle identitaire individuelle. Certains Juifs pensent être des Israélites, alors qu'ils ne le sont pas. A l'inverse, d'autres personnes évincées par le judaïsme (souvent à cause d'une mère non juive), pensent ne pas être des Israélites alors que ces personnes sont des Israélites.
Parfois, cette éviction remonte aux parents ou grands-parents. Dans ce cas, la mémoire connaît encore ce rattachement au peuple d'Israël. Mais, dans d'autres cas, l'éviction faite par le judaïsme peut remonter à plusieurs siècles. Dans de tels cas, après des générations, nul ne se souvient de ce lien avec Israël. Des Israélites peuvent donc se trouver de par le monde, ignorant être des Israélites, à cause du judaïsme qui a évincé leur aïeul. Ces Israélites peuvent se trouver dans n'importe laquelle des religions ou croyances existantes.
Des Juifs qui ne sont pas des Israélites sont donc déclarés Israélites par le judaïsme. Et, à l'inverse, des Israélites ont été évincés de leur famille, évincés du sein d'Israël par le judaïsme.

La principale cause de toutes ces confusions est le judaïsme,
ainsi qu'exposé en ce qui précède et suit.

Concernant la confusion des personnes, trois explications coexistent sur le changement de la règle biblique "israélite par le père" remplacée dans le judaïsme par "juif par la mère" :

- Selon une première explication (populaire), le changement de la règle biblique "israélite par le père" devenue "juif par la mère" aurait été fait lors du "don de la Tora".
Cette appellation "don de la Tora" est propre au judaïsme. Pour certains Juifs, le "don de la Tora" se résume à l'expression des "dix commandements" (Exode, chapitre, XX), soit quelques temps après le départ d’Égypte. Or le "don de la Tora" n'est pas que cette partie, et l'institution de la Tora ne s'est pas fait en un jour.
Dans cette explication, que l'on retienne "un jour" ou les cinq livres de la Tora (Pentateuque), rien n'existe concernant un tel changement ("israélite par le père" devenant "juif par la mère").
Ce changement n'est mentionné nulle part, ni explicitement ni implicitement.
Qu'est-ce-qui aurait changé avec le "don de la Tora" ?
Pourquoi ce changement ?
Où se trouverait une éventuelle trace écrite, explicite ? Etc.
Ce sont autant de questions sans réponse, qui rendent cette explication invraisemblable, et à écarter.

- Selon une seconde explication (populaire) les dirigeants juifs auraient été confrontés à des cas de viols. Selon une version entendue, des assaillants étrangers auraient pratiqué des "razzias" (mot arabe : raids de pillage) parmi les Israélites. Durant ces "razzias" les pilleurs auraient aussi enlevé et violé des femmes.
La mémoire collective n'identifie pas bien ces agresseurs. Ils seraient peut-être venus de la péninsule arabique. Une autre version les identifie aux Séleucides (dynastie de rois grecs) lorsque ceux-ci occupèrent la Judée (aux environs du second siècle avant l'ère chrétienne).
L'époque et l'origine exacte des assaillants restent difficiles à préciser. Cependant, la mémoire populaire (et collective) se souvient cependant du changement de la règle biblique, et se souvient aussi de la raison : les viols, et les enfants qui en sont nés.
Ainsi, pour faire accepter ces enfants, le judaïsme aurait alors transformé la loi biblique. En voulant effacer jusqu'à la mémoire des pères violeurs repartis en leur pays, le judaïsme aurait alors énoncé son nouveau principe, "juif par la mère", ignorant ainsi les pères.
Malheureusement, en voulant ignorer ou évincer des pères biologiques étrangers et violeurs, le judaïsme a aussi appliqué "sa loi" sur les pères israélites légitimes. Le judaïsme les a aussi écartés, ignorés, comme s'ils étaient des étrangers violeurs. En agissant sans réflexion sur les conséquences, le judaïsme a écarté tous les pères israélites, et a écarté des Israélites nés de pères israélites.
Cette seconde explication est possible, et vraisemblable.

- Selon une troisième explication, basée sur la chronique biblique du livre d'Ezra (chapitre X), ce changement aurait été fait dès l'époque d'Ezra et de la "grande Assemblée", par rejet des femmes étrangères que des Israélites avaient pris pour épouses.
En l'état actuel des connaissances bibliques, cette hypothèse ne peut être retenue. Car, rien n'indique dans le livre d'Ezra qu'il y aurait eu un changement de la règle biblique. Le livre d'Ezra indique que des épouses étrangères et leurs enfants ont été chassés, alors que dans l'explication qui précède les enfants nés de viols sont intégrés (non chassés).
Il est important d'observer que le livre d'Ezra et le judaïsme divergent sur plusieurs points, et n'ont qu'un seul point de convergence :
Divergences :
- En livre d'Ezra, la situation gérée est exceptionnelle et s'arrête à ces cas d'exception. Aucune nouvelle règle n'en émane.
Le judaïsme ne s'arrête pas à des cas d'exception (viols). Il énonce une nouvelle règle pour tous, dans tous les cas et pour toutes les générations futures.

- En livre d'Ezra, les femmes sont celles de peuples chez lesquels il est interdit aux Israélites de prendre époux et épouses (Deutéronome, VII, 1-11, notamment le verset 3, et Ezra, IX, 1-2).
Le judaïsme ne s'arrête pas à ces peuples. Il rejette toutes toutes les femmes non-juives du monde. Toutes sont inadmissibles. Car, toutes sont jugées à priori, et soupçonnées d'être potentiellement idolâtres, voire idolâtres, voire infidèles, etc. et incapables de tenir un foyer juif selon les règles du judaïsme (sauf celles qui se seraient converties au judaïsme, en recevant son enseignement et son emprise).
Au contraire des non-juives, les femmes juives sont toutes considérées à priori qualifiées, capables, fidèles et irréprochables même si elles ne le sont pas (Dieu seul le sait, peut-être), et même si elles n'ont pas toujours reçu une instruction juive complète.
De nos jours, le judaïsme impose souvent des cours aux jeunes femmes avant de les marier à un homme juif. Car, avant leur mariage, elles sont censées ignorer ce que comporte la vie conjugale, voire tout ignorer des hommes, jusqu'à leur anatomie dans les communautés les plus extrêmes. Par ces "cours pour dame" le judaïsme s'assure de cet enseignement minimum de judaïsme, et s'assure aussi de son emprise par des explications emberlificotées, mystiques, etc.

- En livre d'Ezra, il y a exclusion d'enfants (pour rappel, il sont nés d'unions interdites par la Tora). L'exclusion est catégorique, inconditionnelle et sans appel.
Selon le principe du judaïsme, au contraire du livre d'Ezra, il y a intégration d'enfants. Toute progéniture née d'une femme juive est intégrée, même si le père est de ces peuples interdits par la Tora.
L'interdit de la Tora concerne autant les hommes que les femmes (lire le verset ci-dessous). Les enfants nés du père israélite ou de la mère israélite d'un de ces peuples n'est pas admissible. C'est pourquoi le livre d'Ezra les rejette. Or, pour rappel, le judaïsme les intègre, et les déclare Israélites.
Cette intégration est faite avec volonté, et en imposant une nouvelle loi (qui supplante la règle biblique).

- Le livre d'Ezra, rejette des enfants que la Tora appelle ממזר, "mamzer" (Deutéronome, XXIII, 3). Un "mamzer" est l'enfant d'une union (maritale) interdite ou d'un rapport sexuel interdit. En l'occurrence, il s'agit d'unions interdites avec les femmes de certains peuples.
Ainsi, en rejetant ces femmes et leurs enfants, le livre d'Ezra rapporte une volonté de se conformer à la Tora.
Le judaïsme n'est pas du tout dans ce cas. L'enfant né d'un viol peut être un "mamzer" (né du viol d'une femme mariée, par exemple). Or, le principe du judaïsme a la volonté d'intégrer des "mamzer", et déclare que ces non-Israélites seraient des Israélites.
"Mamzer", plus de précisions :
Dans ce qui précède, le Deutéronome, VII, 3, exprime un interdit s'agissant de certains peuples :
לא תתחתן בם בתך לא תתן לבנו ובתו לא תקח לבנך
"Ne te marie pas avec eux. Ne donne pas ta fille à son fils,
et sa fille ne la prend pas pour ton fils
".
Transgresser cet ordre de la Tora est une "union interdite". C'est ce qu'a traité l'époque d'Ezra.
D'autres interdits de la Tora portent aussi sur l'adultère, l'inceste, et certains cas concernent les Cohanim. Ce sont d'autres sujets qui ne sont pas développés ici.
Un "mamzer" est donc un enfant né de la transgression d'un de ces interdits exprimés par la Tora.
Mais, le judaïsme a une autre approche. Sans entrer dans le dédale des nombreux cas que le judaïsme a interprétés à sa façon et/ou greffés à la Tora, l'on peut grossièrement résumer ainsi : le judaïsme peut appeler "mamzer" l'enfant d'un couple qui s'est uni en dehors d'un mariage juif (en tous points conforme aux critères du judaïsme). Cet enfant "illégitime" au sens du judaïsme serait appelé "mamzer" par le judaïsme, parce que le mariage des parents ne serait pas "légitime" selon les critères juifs.
Par exemple, les mariages entre juif et non-juive et entre juive et non-juif, ne sont jamais ratifiés par le judaïsme. Dans de tels cas, il n'y a pas forcément de transgression de la Tora. Mais, le judaïsme peut appeler "mamzer" l'enfant de l'un de ces cas, alors que ce n'est pas un "mamzer" au sens de la Tora.
Les règles du judaïsme ne sont pas celles de la Tora.
La Tora ne parle jamais de judaïsme ni de Juifs, mais d'Israélites. Le judaïsme n'existait pas à l'époque de la Tora, et n'aurait jamais dû exister.
La Tora parle de certains peuples qui occupaient la région et qui étaient idolâtres. Le mariage avec ces peuples a été interdit aux Israélites. Il y en a eu, c'est ce qui a été traité en livre d'Ezra. En dehors de ces peuples il n'y avait pas d'interdit à l'époque de la Tora, et il n'y en pas davantage de nos jours.
De nos jours, les peuples interdits par la Tora ne sont plus reconnaissables, et ne sont peut-être plus existants.
Résumé :
Un "mamzer" est pour la Tora l'enfant né de ce quelle a pourtant interdit.
Un mamzer est pour le judaïsme l'enfant d'un mariage que le judaïsme n'a pas ratifié selon ses critères.
En outre : certains Juifs extrémistes, voire certains rabbins extrémistes (ne pas généraliser), ont tenu ou tiennent encore des propos xénophobes, voire suprémacistes. Selon certains propos, un "mamzer" seraient pour eux un "bâtard" monstrueux à peine digne d'être considéré comme un être humain. De tels extrêmes ne sont pas de la Tora, mais sont des idéologies à la fois politiques, religieuses et xénophobes, développées par des groupuscules minoritaires.
En outre encore : certaines décisions rabbiniques, sur la base de raisonnements douteux, voire arbitraires, aboutissent à des règles juives qui ont en plus l'impudence de faire croire qu'elles appliqueraient la Tora. Ainsi, par exemple, un rabbin indique ceci :
Début de citation
"L’enfant né de l’union d’un non-Juif et d’une femme juive est un enfant juif à tous égards. Les filles issues d’une telle union ont cependant également le statut de "zona" "prostituée". Elles n’ont pas le droit d’épouser un Cohen".
Fin de citation
Rien dans la Tora ne permet d'établir une distinction entre un garçon et une fille né(e) d'un tel mariage.
Rien dans la Tora ne permet d'attribuer ainsi le "statut" (selon ce propos) de "zona" "prostituée" à une fille née d'un tel mariage.
Le plus souvent de tels propos sont justifiés sur la base d'auteurs, ouvrages ou décisionnaires juifs. Mais, parfois des versets de la Tora sont cités, faisant croire aux moins avertis que de tels propos auraient un réel fondement dans la Tora. En réalité les versets cités n'ont parfois aucun rapport avec ce qui est prétendu. Les adeptes ne vérifient pas, et n'auraient aucun pouvoir de réponse s'ils s'en apercevaient.
Comme en cet exemple, ce n'est que par des explications tortueuses, alambiquées, très enchevêtrées, etc. que le judaïsme veut croire et fait croire qu'il y aurait un fondement dans la Tora ou l'application de celle-ci.

Convergence :
Un seul faible point commun peut être trouvé entre le livre d'Ezra et le judaïsme : il y a aversion et rejet de femmes étrangères.
Toutefois, comme déjà précisé ci-dessus, Ezra s'est limité aux femmes de certains peuples étrangers interdits par la Tora, alors que le judaïsme rejette toutes les femmes non-juives sans distinction.
Cet unique point de convergence est donc pondéré par cette importante différence.

Des trois explications ci-dessus (changement de la règle biblique "lors du don de la Tora", ou à cause de viols, ou depuis Ezra), la première explication est à écarter. Elle correspond à ce qui est souvent entendu dans le judaïsme, prétendant en résumé que "tout ce qui se fait dans le judaïsme se fait depuis Moïse, voire avant lui". Cette affirmation est ridicule. Ce sont de telles affirmations qui sont plantées dans les esprits des adeptes, et qui les endoctrinent ainsi.
La seconde explication, celle à propos de viols, serait la plus vraisemblable. Elle se rapproche le plus de la règle juive encore actuelle, soit l'intégration de la progéniture d'une femme juive (sauf cas particuliers ) par le principe "est juif qui est né d'une mère juive". Ces cas de viols ont pu être la cause et l'origine du changement de la règle biblique (rappel de la règle : "est israélite qui est né de père israélite"). Ainsi, la nouvelle règle juive aurait été appliquée et érigée en loi sans réflexion sur les répercussions. Elle n'aurait été qu'un principe irréfléchi au début, après quoi des cas problématiques ont pu se révéler (par exemple, le viol d'une femme juive mariée, ou le viol d'une femme juive mariée et en début de grossesse de son époux). Sans pouvoir revenir en arrière, le judaïsme aurait été conduit à sophistiquer son nouveau principe en y ajoutant des cas particuliers et d'exception (par exemple le cas cité ci-dessus qui déclare "zona" "prostituée" une fille, sans fondement dans la Tora, mais une ou des raisons étranges dans le judaïsme).
Le livre d'Ezra a pu être une source d'inspiration pour la nouvelle règle juive. Le judaïsme a pu se baser sur le rejet des femmes étrangères en livre d'Ezra. De ce livre, le judaïsme a pu en tirer sa nouvelle règle par le raisonnement suivant : "enfant de femme étrangère est un non-Juif", ce qui implicitement conduit à dire : "enfant de femme juive est un Juif". Si c'est bien ce scénario qui s'est produit, ce serait une grave, terrible et lamentable incompétence des décisionnaires juifs qui n'auraient rien compris à ce qui fut fait à l'époque du livre d'Ezra (lire ce qui précède, les divergences avec le judaïsme).
Il est nécessaire de rappeler que cette explication (viols), rapportée par la mémoire collective et populaire juive, reste sans certitude. Certaines croyances populaires restent aussi vivaces que fausses. Mais, en l'occurrence, l'examen de cette explication la fait apparaître possible et vraisemblable.
Le judaïsme lui-même devrait pouvoir répondre. Mais, le faire serait un aveu du désastre causé par le judaïsme, admettant ainsi avoir perdu les Israélites, avoir intégré des non-Israélites en les déclarant "Israélites", et avoir intégré des cas de "mamzéroutt" (des cas de personnes dites "mamzer". De tels cas seraient donc des Juifs pour le judaïsme, qui en plus les déclare être des "Israélites"). Le judaïsme devrait pouvoir apporter la réponse et l'aveu, mais le judaïsme semble préférer le silence, peut-être parce que le judaïsme ne sait plus quand et pourquoi le judaïsme a écarté la règle biblique pour en adopter une nouvelle.

La règle biblique a été évincée, transgressée. Une autre a été imposée. C'est un fait, une évidence pour qui a bien étudié la Bible.
Le changement opéré par le judaïsme a été totalement irresponsable. Les conséquences sont terribles de nos jours, pour l'identité humaine à l'échelle individuelle, et aussi à l'échelle collective pour l'ensemble de la famille d'Israël dont on ne connaît plus les membres après des siècles d'écrasement religieux imposé par le judaïsme.
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Idées fausses sur le judaïsme
Le "peuple juif". Cette expression est encore un substitut du judaïsme, qui a écarté la véritable expression biblique "peuple d'Israël" pour la remplacer par "peuple juif" dans le langage et les esprits.
Pour rappel :
La Tora ne parle jamais de "peuple juif". Elle n'en parle nulle part. La Tora parle uniquement  de peuple d'Israël.
Il n'existe pas de "peuple juif". Le judaïsme n'est pas un peuple. Le judaïsme est une religion.
Israël est un peuple. La Tora en parle.  La religion d'Israël est celle exprimée dans la Tora. C'est celle que tente de retrouver, réhabiliter, restaurer, relever ce site. La religion d'Israël est l'israélisme. Le judaïsme en est un dérivé, bien trop dérivé.
Il n'existe pas de "peuple juif", pas plus qu'il n'existe pas de "peuple chrétien", ou de "peuple musulman", ou de "peuple hindouiste", etc. Car, judaïsme, christianisme, etc. sont des religions.
NB : ne pas confondre "peuple" et "population". Il n'existe pas de "peuple juif", ni de "peuple chrétien", etc. néanmoins ces personnes forment une population dans leurs pays et dans le monde. Dans le cas du judaïsme, il n'existe pas de "peuple juif", mais il existe une "population juive" dans tel pays ou tel autre, et dans le monde. De même, il n'existe pas de "peuple brun" ou "peuple blond" ou "peuple roux", mais il existe une population des bruns et brunes dans tel ou tel pays, et dans le monde, une population des blonds et blondes dans tel ou tel pays, et dans le monde, et une population des roux et rousses dans tel ou tel pays, et dans le monde. Ces exemples simplistes sont donnés pour différencier les notions de "peuple" et de "population" (statistique).
La Tora parle de "peuple d'Israël", jamais de "peuple juif". Le judaïsme n'existait pas à l'époque de la Tora, ni même les racines du judaïsme.
La Tora parle parfois des "enfants d'Israël", dans ce cas, il s'agit des seuls Israélites.
Dans d'autres cas, la Tora parle du "peuple d'Israël". Le peuple d'Israël est constitué des Israélites et des non-Israélites (Égyptiens, etc.) qui vivaient parmi les Israélites. Car, des non-Israélites avaient quitté l'Égypte avec les Israélites lorsque ces derniers en sont partis (Exode, XII, 38 ; Lévitique, XXIV, 10).
L'ensemble des Israélites et des non-Israélites formait le "peuple d'Israël".
Pour rappel, dans l'histoire du judaïsme, un amalgame a été fait en affirmant qu'un Juif est un Israélite et inversement (cf. ce qui précède). Cet amalgame est une tromperie. Juifs et Israélites ne sont pas forcément les mêmes individus (cf. ce qui précède). Malheureusement, à cause du judaïsme, un grand nombre d'Israélites ne sont plus connus et d'autres qui ne sont pas Israélites sont prétendus l'être par le judaïsme. Cet amalgame prétendant qu'un Juif est un Israélite (et inversement), n'est pas le seul amalgame fait par le judaïsme. Un autre a remplacé aussi "peuple d'Israël" par "peuple juif". Pour rappel, il n'existe pas de "peuple juif". C'est une invention trompeuse du judaïsme, qui a employé le nom de cette religion inventée, le judaïsme, pour tout recentrer vers elle et étendre son influence et son autocratie.

Les juifs sont riches. Les Juifs ont de l'argent. Ces idées portent le plus souvent sur une richesse d'argent, plus généralement sur une richesse de biens matériels.
De nos jours, des médias ont pris pour habitude d'établir une liste des personnes les plus riches du monde. Dans un tel classement, des Juifs n'apparaissent pas forcément, voire pas du tout (selon les critères). Si toutefois une personne juive en fait partie, c'est aussi parmi d'autres personnes qui ne sont pas juives. Mais, nul n'en dit que "les non-Juifs sont riches". Quant à la durée de ces personnes dans un tel classement, elle est aussi variable pour les Juifs (s'il y en a) que pour les autres.
Le "Juif riche" est plus proche du mythe que de la réalité.
Parmi la population d'un pays ou d'un autre, des Juifs se trouvent dans des situations sociales difficiles, voire précaires, voire dans des situations de misère. En Afrique du Nord, de même qu'en Europe et ailleurs (Asie, Amérique), des Juifs ont vécu pauvrement. De nos jours encore des Juifs se trouvent dans des situations de précarité, voire extrême, y compris dans l'actuel état d'Israël.
Dans l'histoire des Juifs, selon les lieux et les époques, les Juifs ont été marginalisés et interdits en certains métiers. Par exemple, être forgeron, maçon, charpentier, etc. était inaccessible aux Juifs par décision autoritaire. Quelques exceptions pouvaient exister, telles que boulanger ou charcutier par exemple, mais pour sa propre communauté, soit boulanger ou charcutier pour les Juifs uniquement. Il en fut de même s'agissant de posséder des terres et/ou être paysan. Par ségrégation les Juifs n'y avaient pas accès. Ainsi, les situations qui apparaissaient "nobles", méritoires ou respectables, furent parfois interdites aux Juifs (selon les lieux et époques). De ces faits, les Juifs furent conduits vers certaines professions, telles que l'usure et la banque, considérées comme viles (le plus souvent par le catholicisme, le protestantisme en ayant une autre approche et considération). C'est ainsi que des Juifs se sont trouvés en ces milieux. Et, c'est ainsi que des décennies ou des siècles plus tard, ce prétexte fut retenu par l'idéologie nazie pour le reprocher aux Juifs, voire les en accuser, répandant encore plus de haine et d'idées fausses encore vivaces de nos jours.
Penser ou dire que "les Juifs sont riches" est une idée préconçue entendue des autres et admise sans examen ou réflexion.
Les Juifs ne sont pas plus riches que d'autres, ni plus pauvres. Certains sont riches, certains sont pauvres. Collectivement tout cela répond à l'histoire du judaïsme et des Juifs, qui furent parfois chassés (rappelons l'expulsion des Juifs d'Espagne), et aussi spoliés de tous leurs biens lors de certains maux de l'histoire (tel le nazisme, qui ne fut pas le seul mal).
Outre la richesse matérielle, la richesse d'argent et de biens, d'autres idées peuvent penser et parler de richesse culturelle en disant que les Juifs sont riches de leur histoire, de leur savoir, de ce que la Tora (Pentateuque) et la Bible ont apporté au monde, etc. Mais, là encore et malheureusement, c'est toujours l'amalgame produit par le judaïsme qui opère sa confusion. La Tora et les autres écrits de la Bible ne parlent nulle part de judaïsme ni de Juifs. La Tora parle d'Israël. Il convient de parler d'Israël à propos de cette richesse immatérielle et culturelle.

Le "lobby juif". De même que les fausses idées précédentes (les Juifs sont riches, les Juifs ont de l'argent, etc.), l'idée d'un lobby juif est aussi plus proche du mythe anti-juif que de la réalité. Elle relève du racisme, de la xénophobie, de la judéophobie.
Car, il existe de nombreux lobbys, surtout concernant des activités professionnelles, industrielles, de grands groupes qui disposent d'importants moyens en tous genres, et qui défendent d'importants intérêts financiers. L'existence et l'influence, voire la pression, de tels groupes sont très connues de nos jours, particulièrement en certains lieux où s'exerce la démocratie tels le parlement européen (par exemple). D'une manière générale chaque corporation professionnelle est un lobby potentiel ou actif. Ces corporations se mobilisent souvent pour défendre leurs intérêts lorsqu'ils sont menacés par une loi par exemple (les médias parlent alors d'une "levée de boucliers"). Avant même qu'une loi soit présentée ou votée, en amont de celle-ci des personnes tentent d'exercer leur influence pour assurer ou favoriser la continuité de leur corporation, de leur activité commerciale ou industrielle, etc. L'on parle alors de "lobbyisme" et de "lobbyistes". Cela n'a pas de rapport avec les Juifs.
Ce phénomène n'est pas inconnu. Parfois, la presse parle du lobby du tabac, de l'alcool, des armes, de l'agro-alimentaire, ou d'une autre activité ou industrie, etc. Mais, les médias, la population, etc. ne parlent jamais de ces lobbys comme de "comploteurs", de "dangers visant l'argent, la destruction, le pouvoir". C'est pourtant en ces termes que le prétendu "lobby juif" est perçu ou décrit. Des thèses ont ainsi été écrites, en imaginant un dangereux "lobby juif" d'une cohésion épouvantable qui n'a d'autre but que s'emparer de toutes les richesses, tous les pouvoirs, pour servir à des fins essentiellement sionistes, etc.
La politique n'est jamais loin de telles thèses. Outre la religion, la politique aussi est souvent à l'origine de cette aversion envers les Juifs. La politique peut la créer ou l'attiser, s'en servir, manipuler des masses (le nazisme l'a fait, et a accédé au pouvoir par la démocratie), de même que l'ont fait et le font encore des religions ou branches religieuses contre les Juifs.
Ainsi que déjà écrit ci-dessus, se focaliser sur un "lobby juif" relève du racisme ou d'un parti pris religieux, non sans rapport avec la politique d'un état ou la politique internationale. Focaliser l'attention sur un "lobby juif" relève de la manipulation. De nombreuses autres "théories du complot" existent encore sur de nombreux autres sujets. Ce goût pour le mystère, en certaines populations, propage plus de mythes que de vérités avérées.

Les Juifs, peuple élu. L'expression, "peuple élu", plus littéralement "peuple choisi", vient de la Tora (Deutéronome, VII, 6-7 ; X, 15 ; XIV, 2). Mais, pour rappel encore, la Tora ne parle jamais de Juifs ni de judaïsme. La Tora parle d'Israël. Pour cette expression aussi, il est nécessaire de ne plus remplacer "Israël" par "Juif" ou "judaïsme" comme l'a fait le judaïsme. Il est nécessaire d'établir une distinction que des siècles de judaïsme ont empêché. Dire ou penser "les Juifs, peuple élu" n'est pas une vérité mais une déformation due au judaïsme. Le "peuple élu", ou, plus littéralement, "peuple choisi", est Israël dans les écrits bibliques.

Les Juifs, peuple béni. A cette fausse idée il est nécessaire de rappeler que le judaïsme a perdu les Israélites. De nos jours, le premier problème d'Israël c'est le judaïsme, qui a tant transformé la Tora et la parole de l’Éternel. En aucun cas le judaïsme ne peut donc être béni.
A cette fausse idée de bénédiction, il est malheureusement nécessaire de rappeler l'exil (les Israélites, dont les Judéens, ont été dispersés de par le monde, d'où l'expression "Juifs errants"). A l'exil s'ajoutent les persécutions (le mot "pogrom" a désigné les pillages et assassinats faits par les mouvements anti-juifs en Russie tsariste, puis plus généralement les persécutions des Juifs d'Europe). Il y eu aussi, hélas, les spoliations de biens et le génocide des Juifs durant la seconde guerre mondiale. Ces exemples ne sont malheureusement que quelques-uns parmi de principaux.
Plutôt qu'y voir une "bénédiction" qui ne se peut, car une bénédiction ne se serait exercée par tant de maux, de morts, et durant tant de siècles, il serait plus juste d'y voir une histoire très tourmentée en laquelle des Israélites se sont éloignés de la Tora (des siècles avant le judaïsme). Puis, la destruction du Temple de Salomon (il y a 2600 ans environ) marqua la fin de la tolérance divine. Depuis, l’Éternel ne se manifeste plus comme à l'époque de Moïse. Depuis, la pensée prophétique n'est plus revenue. Depuis, plusieurs invasions étrangères ont conquis le territoire d'Israël. Depuis, le judaïsme a pris place, et a encore davantage perdu les Israélites. Ces derniers ont subi l'exil en des pays où ils furent étrangers. Parfois, le judaïsme les a écartés des autres Israélites, à cause d'une mère "non-juive". Au fil des siècles des Israélites ont donc adopté d'autres croyances et religions, perdant encore plus leur identité et s'éloignant encore plus de la Tora. Le judaïsme a intégré des non-israélites, que le judaïsme a déclaré "Juifs donc Israélites". Des Israélites sont donc perdus de part le monde, totalement ignorants de leur identité, de leur origine et véritable religion.
De manière très résumée, c'est donc l'histoire très tourmentée d'une population qui a perdu ses repères, et qui a été perdue par de faux et mauvais guides religieux (les rabbins, le judaïsme). La population juive est aujourd'hui composée d'Israélites qui sont juifs et de Juifs qui ne sont pas Israélites.  Cette population est encore plus éloignée de la Tora à cause d'une religion, le judaïsme, qui dérive encore.
Qui peut voir une bénédiction en cette histoire pleine de tourments se force à le croire ou se trompe, tout en ayant un peu raison sur une chose : Dieu n'a probablement jamais totalement abandonné les Israélites (dont un grand nombre se trouve probablement parmi les Juifs).
Cependant, depuis la destruction du Temple de Salomon, l'histoire est davantage celle d'une punition (annoncée dès l'époque de Moïse*) que celle d'une bénédiction. Cette "punition" a cependant un but didactique, et aura une fin. Cette fin est celle d'une promesse et prophétie annoncée dès l'époque de Moïse (Deutéronome, XXX, 1 et suivants).
Hélas, à ce jour, la tourmente dure encore. Si les Israélites et les Juifs s'éveillaient sur eux-mêmes et sur le judaïsme, pour enfin revenir à l'israélisme, la religion d'Israël, la religion de la Tora, la tourmente pourrait peut-être cesser plus tôt que prévu.
* Se référer par exemple au Deutéronome, XXVIII, 58 et suivants, notamment le verset 64. Ces versets citent l’Égypte probablement de manière métaphorique, en tant que territoire d'exil et de servitude, le seul connu en cette époque.

Les Juifs, peuple d'élite. Pour cette idée comme pour les autres, l'amalgame fait par le judaïsme, confondant Israélites et Juifs, a trompé le monde. Dans ce cas aussi, il convient de distinguer les deux populations, distinguer l'histoire d'Israël (cf. ce qui précède) et l'histoire du judaïsme. Certes, les deux histoires sont entremêlées. Mais, les distinguer est possible et nécessaire.

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Les patriarches
Cette partie est un résumé de ce qui est développé ci-avant, en rubrique 1 (pour la lire cliquer ici).
Les patriarches sont des personnages principaux de la Tora (le Pentateuque). Ce sont des ancêtres, des aïeux, des pères fondateurs au sens propre, soit au sens généalogique.
Cette généalogie est la suivante :
L'homme d'Eden, communément appelé "Adam", est le premier ancêtre d'Israël.
Le livre de la Genèse, בראשית, énonce la descendance d'Adam sur plusieurs générations. Parmi les personnages importants de cette descendance se trouve נח Noé.
Après Noé se trouve אברהם Abraham.
Abraham fut le père de יצחק Isaac.
Isaac fut le père de יעקב Jacob.
Jacob fut nommé ensuite ישראל "Israël" (Genèse, XXXII, 29) (cette prononciation n'est pas la bonne, pour en savoir plus, cliquer ici).
Cette lignée : Adam, ... Noé, ... Abraham, Isaac, Jacob Israël, est celle de la famille d'Israël
(אזרחים). Certaines traductions emploient le mot "nation" à juste titre (du latin "natio", progéniture, ethnie, descendance).
Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob Israël sont tous des patriarches des Israélites.

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La nation d'Israël
Cette partie est un résumé de ce qui est développé ci-avant, en rubriques 1, 2 et 3 (les rubriques 2 et 3 traitent de la confusion avec le judaïsme).
Israël est le second nom donné à Jacob (deux noms pour un même personnage).
Jacob Israël a eu douze fils et une fille. Ses fils ont eu des descendants à leur tour. De génération en génération, les descendants d'Israël sont devenus nombreux. Ces descendants sont les Israélites (des précisions se trouvent dans les rubriques précitées).
Les Israélites ont formé une nation : la nation d'Israël. (Nation : du latin "natio", progéniture, ethnie, descendance. Par extension : communauté humaine, le plus souvent installée sur un même territoire, qui possède une unité historique et/ou ethnique et/ou linguistique et/ou culturelle plus ou moins forte). ("Nation" est composé du préfixe "nat" comme "natal", "natalité", "natif", etc., du latin "natalis", soit "relatif à la naissance").
Lorsque la Bible nous parle des אזרחים "nationaux", à propos d'Israël, il s'agit des seuls Israélites.

Jacob Israël est le père de cette nation, au sens propre du terme, c'est son patriarche.
Une personne est Israélite par son père (non par sa mère comme l'a prétendu le judaïsme). Une personne est Israélite si son père est Israélite, même si la mère n'est pas Israélite. Tous les exemples et personnages bibliques indiquent cette règle et correspondent à cette règle.
On est Israélite par son ascendance, exclusivement. C'est pourquoi, lorsque la Bible nous présente un personnage, elle nous indique son ascendance (untel, fils de x, fils de y, ...). Il s'agit toujours de la filiation par les pères.
Certains personnages bibliques dont la filiation est inconnue, tel que Job איוב, sont des personnages dont l'existence est mise en doute par nombre d'érudits dans le judaïsme, le christianisme et l'israélisme.
S'il est impossible de devenir Israélite autrement que par sa naissance, il est toutefois possible d'adopter la foi et la religion d'Israël, l'israélisme.
Contrairement à ce qu'a prétendu le judaïsme durant des siècles, se convertir ne peut rendre Israélite la personne qui se convertit. Car, l'ascendance d'une personne est immuable.
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Moïse
Moïse, en hébreu משה "moshé", était un prophète, soit un porte-parole de l’Éternel.
Plusieurs siècles après Abraham, alors que la nation d'Israël s'était installée en Égypte, l'Éternel se révéla à Moïse et lui demanda de guider les Israélites vers une autre terre, promise par l'Éternel depuis Abraham pour sa descendance.
Le pharaon refusa de laisser partir les Israélites qui, au fil des générations, avaient été réduits à l'esclavage. L'Éternel affligea alors l’Égypte de plusieurs "plaies", et les Israélites partirent d’Égypte, guidés par Moïse.
Moïse fut probablement le plus important prophète de l'histoire d'Israël. Sur ordres divins Moïse institua les commandements et les écrivit dans la Tora.
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Dans le désert
Manquant de confiance en l'Éternel, et ayant décrié la Terre Promise, les Israélites ne purent bénéficier aussitôt de celle-ci. Ils subirent une errance de quarante années dans plusieurs lieux désertiques.
Depuis le départ d'Egypte, sur les ordres de l'Éternel, Moïse institua de nombreuses lois et préceptes. C'est le premier code écrit et le premier Droit protecteur de l'humanité. Bien des codes civils, dans plusieurs états actuels, sont basés sur le modèle biblique (même si les sociétés dites modernes l'ont oublié ou en réfutent le fait).
Ces lois et préceptes sont connus en hébreu sous le nom de מצוה "mitsva" au singulier, מצות "mitsvot" au pluriel.
Le judaïsme comme l'hébreu "moderne de l'homme de la rue" emploient aujourd'hui le mot mitsva dans le sens de "bonne-action" ("j'ai fait une mitsva" est souvent dit pour "j'ai fait une bonne action"), ce qui est faux.
Une mitsva est un ordre, un ordre Divin ou "commandement". Les mitsvot furent instituées par Moïse à son époque, sur injonctions divines.
Il est faux de limiter les commandements au décalogue (décalogue : dix commandements). Celui-ci n'est qu'une partie. On compte plusieurs centaines de mitsvot.
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Les écrits
L'ensemble des lois, préceptes et principes institués par Moïse sont appelés Tora, ce qui se traduirait au mieux par "doctrine".
Sur les ordres de l'Éternel, Moïse consigna rigoureusement la Tora par écrit. Ses écrits furent légués aux Prêtres de l'Éternel, pour Israël. Ils accompagnaient l'Arche d'Alliance (Deutéronome, XXXI, 24-26, entre autres versets). Les écrits originaux et l'Arche d'alliance sont aujourd'hui introuvables. La Tora actuellement connue serait postérieure à l'établissement d'un roi en Israël (lire "La Bible Plus Justement", commentaires des versets Genèse, XXXVI, 31, et Exode, XVI, 35). Elle aurait été réécrite et transmise de génération en génération, non sans altération toutefois. Elle est au moins indéniablement incomplète (lire "La Bible Plus Justement" : à la fin du Deutéronome, il manque deux tribus dans les bénédictions de Moïse).
Pour ses écrits Israël est aussi appelé le "Peuple du Livre".

La transmission orale n'est que de courte durée. Elle se déforme, s'altère, se perd. La francophonie connaît ce dicton : "les paroles s'envolent, les écrits restent."
Les écrits actuellement connus ont été regroupés en un ensemble appelé en hébreu חומש, en français "Pentateuque", parce qu'il est composé de cinq livres.
Ces livres sont : la Genèse בראשית (se prononce en hébreu "béréchit"), l'Exode שמות (se prononce en hébreu "shémot"), le Lévitique ויקרא (se prononce en hébreu "vayikra"), les Nombres במדבר (se prononce en hébreu "bémidbar"), le Deutéronome דברים (se prononce en hébreu "dévarim"). Ces cinq livres forment la תורה Tora.
A ceux-ci s'ajoutent d'autres écrits appelés "Prophètes", et d'autres encore appelés "Hagiographes".
Le regroupement de ces écrits (Tora, Prophètes, Hagiographes) est appelé "Bible".
D'autres écrits ont été écartés de la compilation biblique. Celle-ci a été faite par le rabbinisme, qui établit sa sélection. Ces textes écartés de la Bible, bien qu'aussi intéressants que d'autres, sont appelés "apocryphes", du latin "apocryphus", du grec "apokruphos" signifiant "secret", d'où le nom d'apocryphes parce que le rabbinisme, selon ses branches, a tenu à garder des secrets.
Les écrits actuellement connus sont la source la plus ancienne et la moins altérée dont dispose l'humanité. Ils sont à étudier avec intérêt, mais aussi circonspection.
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Les prophètes
Les notions et définitions d’un prophète sont très étoffées et variées, selon les "religions", sectes, considérations personnelles, etc.
Concernant les croyances les plus répandues, elles attribuent essentiellement le sens de prédicteur d’un avenir (proche ou lointain).
Ce qui suit définit ce qu’est un prophète au sens de la Bible. Malheureusement, la Bible contient probablement des parties présentées comme prophétiques, mais qui sont très douteuses. Ce sont plus probablement de fausses prophéties qui ont été introduites dans les Bibles (Bible hébraïque et Bible chrétienne). Les explications suivent.

Qu'est-ce qu'un (vrai) prophète au sens de la Bible ?
Un prophète est un porte-parole de l'Éternel (Deutéronome, XVIII, 18). Son propos ne prédit pas toujours un avenir.
Ne peut se déclarer prophète qui le veut, ni être déclaré prophète par qui voudrait le voir ainsi.

Un prophète répond aux conditions suivantes :
Le livre du Deutéronome (chapitre XVIII, versets de 18 à 22) établit des critères, et ainsi une définition au mot prophète. Ces critères et définition permettent aussi de reconnaître qui serait un faux prophète.
1/ Un prophète doit être un Israélite (un descendant de Jacob Israël cf. rubrique ci-avant : La nation d'Israël), car le Deutéronome, chap. XVIII, v. 18, précise מקרב אחיהם "du milieu de leurs frères" (s'agissant des Israélites), et ne dit pas מקרב עמם "du milieu de leur peuple" (s'agissant du peuple d'Israël) (le peuple d'Israël est composé des Israélites et des non-Israélites établis parmi les Israélites. Ainsi, en précisant du "milieu de leurs frères", soit les Israélites, un prophète ne peut être qu'un Israélite).

2/ ) Un prophète agit sur l'ordre de l'Éternel exclusivement (versets 18 et 20), et parle en son nom (verset 22).

3/ Un prophète qui parle au nom de l'Éternel dit ce qui lui a été ordonné de dire sans s'en écarter.

4/ Un prophète annonce quelque chose à l'avance, et (lire la suite) :

5/ Ce qui a été annoncé doit se réaliser (le verset 22 s'exprime au futur. Si ce qui a été annoncé n'arrive pas (ולא יהיה ולא יבא "ne sera ni ne viendra") il s'agit alors d'un faux prophète. Même s'il s'agit d'un faiseur de prodiges, il peut s'agir d'un faux prophète, se référer au livre du Deutéronome, XIII, 2-5).

Concernant les écrits intitulés "les prophètes" dans la Bible :
La Bible est composée de la Tora (Pentateuque) et d’autres textes. Une partie de ces autres textes est intitulée נביאים "névihim" signifiant littéralement "prophètes" ("les prophètes" est employé dans les traductions).
Cependant, "les prophètes" n’est qu’un titre. Malheureusement, il induit en erreur d’emblée, alors que le discernement devrait s’imposer concernant ces textes.
La Tora aussi est à étudier avec prudence, car elle a subi des corruptions volontaires apportées à ses textes (se reporter, par exemple, à la rubrique 19, et notamment à sa conclusion en rubrique 191 qui révèle et commente une falsification).
La Tora est à étudier avec prudence, avec connaissances et expérience. Les autres textes composant la Bible sont à étudier avec encore plus de circonspection.
Il convient de toujours conserver à l’esprit que cet ensemble de textes provient du judaïsme. Ces textes ont été sélectionnés et regroupés par le judaïsme pour former ce qui est appelé aujourd'hui "la Bible".
Cet ensemble a été repris par le christianisme, et intégré dans son canon biblique avec d'autres textes en plus. Ces textes de plus sont propres au christianisme, et encore plus douteux que ceux du judaïsme.
En ce qui suit, les textes du christianisme ne sont pas abordés directement, mais les explications données mènent à les invalider comme d'autres du judaïsme.

Le judaïsme a donc sélectionné et présenté ces textes. Mais, le judaïsme n’est pas la religion d’Israël. Le judaïsme est une secte apparue en Judée (d’où le nom de judaïsme) il y a plus de vingt et un siècles. Les précurseurs de cette secte nommée aujourd'hui "judaïsme" étaient les "Pharisiens" (cette page internet parle des Pharisiens en plusieurs endroits. Une recherche dans la page vous y conduira. D'autres pages présentent aussi un résumé d’histoire, cliquez ici et aussi ici ).
Les toutes premières racines qui donnèrent plus tard le judaïsme, et sans le savoir, remontent au retour des déportés de Babylone, vers le cinquième ou sixième siècle avant l’ère chrétienne (des données sont contradictoires, 70 ans après la destruction du Temple de Salomon selon des données bibliques, mais 140 ans après selon des thèses ou conclusions d'historiens).
Concernant la partie biblique intitulée "les prophètes", certains de ces écrits sont attribués à tel ou tel prophète. C’est une position du judaïsme qui le prétend (et le christianisme a suivi). Mais, aucune certitude ne peut être établie. Au contraire, des faisceaux d'élements conduisent à penser que les auteurs prétendus ne seraient pas les réels auteurs, et les "prophéties" ne seraient pas de réelles prophéties non plus.

Précisions :
Tous les prophètes ne se trouvent pas dans la partie nommée נביאים "prophètes" ("les prophètes" dans les traductions). Moïse était prophète. Son histoire et ce qu’il a institué se trouvent dans la Tora (le Pentateuque).
Dans la partie nommée נביאים "prophètes", certains livres sont très différents des autres. Par exemple, le livre de Josué a peu de ressemblance avec d’autres. Son contenu, l’histoire narrée et le langage employé sont plus proches de la Tora que d’autres livres de la partie nommée "prophètes" qui sont très douteux, voire à invalider (entièrement ou en partie).
En résumé, il y a des prophètes dans la Bible, mais ils ne sont pas tous dans la partie "prophètes".
Quant à la partie "prophètes", elle contient certains textes douteux ou des parties douteuses, d'autres très douteuses, et de pires encore.

Certaines Bibles ont un classement mentionnant "petits prophètes" et "grands prophètes".
Ce qui distingue les "petits" des "grands" est simplement la taille du texte biblique qui est attribué à chacun d’eux. Les textes les plus longs ont donc donné l’appellation "grands prophètes", les plus courts l’appellation "petits prophètes", sans rapport avec la qualité des écrits ou des personnages.

Pourquoi des doutes ?
En résumé, l’inspiration divine insufflée aux prophètes s’est probablement arrêtée avec la destruction du Temple de Salomon, appelé aussi "premier Temple". Il aurait été détruit en l’an 586 avant l’ère chrétienne (selon certaines récentes estimations ou thèses). Les prophéties se sont donc arrêtées bien avant l’existence du judaïsme, et bien avant l'existence de ses précurseurs qui étaient les Pharisiens.
Depuis la destruction du Temple de Salomon, l’expression divine ne s’est plus manifestée à des prophètes, de même que la présence divine ne s’est plus manifestée.
D'autres explications et éléments suivent.

Ainsi, une première observation à retenir peut être faite :
- Les textes apparus après la destruction du Temple de Salomon peuvent être douteux au moins en partie.
Si ces textes (tout ou partie) reprennent des idées ou propos déjà présents dans des textes précédents, ou compatibles avec ces précédents, la raison d’en douter serait moindre.
Mais, sont mis en doutes les idées et propos nouveaux, d’un auteur prétendu prophète qui aurait vécu ou exprimé une "prophétie" après la destruction du Temple de Salomon, parce qu'à cette époque il n’y avait plus de vrais prophètes de même qu'il n'y avait plus de présence divine manifeste.

La présence divine ne se trouvait pas dans le dit "second temple" ni durant la période dite du "second temple". Il y a bien eu la construction matérielle d’un temple appelé "second temple", mais ce temple était vide de présence divine et vide de l’Arche d’Alliance qui n’a jamais été retrouvée depuis la destruction du Temple de Salomon (le Temple de Salomon est appelé aussi "premier Temple").
Lorsque ce "second temple" a été détruit lui aussi (par les Romains, en l’an 70 de l’ère chrétienne), Titus, alors officier qui commandait les légions romaines, est entré dans le "second temple" et a constaté qu’il était vide. L’Arche n’y était pas, et d’autres objets du Temple de Salomon n’y étaient pas.
N’ont jamais été retrouvés depuis la destruction du Temple de Salomon, entre autres :
- L’Arche d’Alliance,
- Les "Ourim et Toumim",
- Les Tables de la Loi (qui se trouvaient dans l’Arche),
- Les écrits originaux de Moïse (qui accompagnaient l’Arche),
- Le pot de manne qui devait servir de témoignage pour les générations futures
- Le bâton d'Aaron qui avait miraculeusement fleuri.
- Les trompettes d'argent.

Ces éléments manquants permettent de penser qu’il n’y a jamais eu de présence divine dans ce "second temple".
La présence divine ne se manifestait plus durant cette période dite du "second temple". Il en est de même concernant l’expression divine à des prophètes : elle n’existait probablement plus.

Ainsi, pour ces raisons, et pour rappel : les textes, idées, propos, etc. apparus après la destruction du Temple de Salomon ne peuvent être que douteux. C'est le moins qui puisse être dit.

Seconde observation à retenir :
Ces nouveaux textes, dits prophétiques, sont pour la plupart attribués à des personnages, et ces personnages sont eux-mêmes dits ou prétendus prophètes. En réalité, les auteurs de ces textes ne sont pas connus avec certitude.
Ainsi, et en résumé : des personnages sont prétendus prophètes, mais ils ne le sont probablement pas compte tenu des époques respectives auxquelles ils ont vécu.
De plus, ces textes sont attribués à ces prétendus prophètes, mais il n’est pas sûr qu’ils en soient les réels auteurs.
Sont donc exposées ci-dessus deux raisons (époque non prophétique et textes attribués à untel ou tel autre) qui rendent ces textes douteux.

Troisième observation à retenir :
Il faut encore distinguer l’époque à laquelle aurait vécu un prétendu prophète de l’époque à laquelle l’écrit qui lui est attribué a été rédigé (époque rédactionnelle). Cet écrit est parfois très ultérieur (jusqu’à plusieurs siècles) après l’époque présumée ou estimée à laquelle ce "prophète" aurait vécu.
L'attribution d'un texte ou d'une partie peut se révéler farfelue, grotesque. C'est le cas, par exemple, dans le livre d'Isaïe (ou Ésaïe) en lequel des parties auraient été écrites à près de trois siècles d'intervalle. (D'autres explications suivent concernant ce livre).

Quatrième observation à retenir :
Les (vrais) prophètes s’exprimaient souvent oralement. Ils pouvaient s’adresser à la population autant qu’à ses dirigeants et d'autres personnes de ses élites.
Après la mort des prophètes, certains écrits ont pu être rédigés en reprenant plus ou moins fidèlement leurs propos. C’est l'une des raisons qui expliquent pourquoi l'époque de vie du prophète est différente de l’époque rédactionnelle d’un écrit qui lui est attribué.
Malheureusement, il n’est pas toujours possible de croire en la reproduction fidèle des propos. Les textes ont pu être corrompus par les rédacteurs, volontairement ou involontairement.
Dans le premier cas (corruption volontaire), des idéologies et mythes ont pu être insérés.
Dans le second cas (corruption involontaire) plus le décalage entre la vie du prophète et l’époque rédactionnelle est important, plus il y a risque de mal reporter les propos. Dans ce cas encore, des idéologies et des mythes ont pu être insérés, mais en les croyant vrais. C’est le cas, par exemple, s’ils ont été transmis oralement par de précédents maîtres, comme cela se fait dans le judaïsme de nos jours, ces précédents maîtres eux-mêmes trompés par de précédents, etc. jusqu’à remonter à un ou des faussaires qui avaient des raisons politiques, religieuses, économiques ou autres, d’inventer des idéologies, dogmes, mythes, faux espoirs, etc. y compris des écrits eschatologiques (catastrophisme, fin du monde, fin des temps, jugement dernier, etc.).

Cinquième observation à retenir :
L’ordre de classement des livres, dans la partie "les prophètes" de la Bible, ne respecte pas l’ordre temporel des époques auxquelles ces prophètes ou prétendus prophètes auraient vécu, ni l’ordre temporel des évènements qu’ils narrent parfois.

Sixième observation à retenir :
Certains passages ou versets, voire des livres entiers, sont encore plus douteux que d’autres. Les livres d’Esther et de Daniel en font partie. Ils ne sont pas classés parmi "les prophètes" mais parmi les "écrits" ou "hagiographes", cependant le livre de Daniel a souvent été pris comme prophétique.
Il en est de même pour les livres d'Ezra (Esdras dans le christianisme) et de Néhémia (ou Néhémie), également classés parmi les "hagiographes". Certains passages de ces livres ont été interprétés comme prophétiques et/ou métaphoriques. Mais, ces livres font essentiellement une narration de leur époque, et une narration des actions qui ont été menées (retour des déportés de Babylone en Judée, reconstruction de Jérusalem, éviction de femmes étrangères accusées de troubles, etc.).
(Selon les Bibles, les livres d'Ezra et Néhémia sont distincts ou regroupés en un même ensemble "Ezra et Néhémia").

Le livre d’Esther est un conte qui, même s’il est peut-être basé sur une part d’événements réels, ne manque pas d’exprimer largement une propagande juive (pour rappel le judaïsme est une secte née d’une précédente qui était le pharisaïsme).
Cette propagande juive, en livre d’Esther, s’exprime encore plus clairement en chapitre 8, verset 17, qui parle d’une population qui se convertit au judaïsme. Ce terme n’existe pas dans la Tora (Pentateuque). La Tora ne parle ni de Juifs, ni de judaïsme, ni de conversion au judaïsme. La référence au judaïsme est un rare cas d’exception parmi tous les écrits bibliques.
Une seconde référence au judaïsme, aussi rare et exceptionnelle, se trouve dans le livre de Zacharie, ce qui rend très suspecte cette partie (d'autres explications suivent).
Il est nécessaire de rappeler que le judaïsme, dans son histoire, a été aussi prosélyte que le christianisme, ce qui explique cet engouement à promouvoir la conversion au judaïsme dans le livre d’Esther, qui a tous les aspects d'un écrit de propagande. Quant au livre de Zacharie, la partie douteuse aurait pour but de "ratifier" des pratiques inventées par le judaïsme (des jeûnes), en faisant croire qu'un prophète les auraient prédites. Cette partie du livre de Zacharie (voire d'autres) serait une falsification. Une autre falsification semblable a été introduite dans la Tora (Pentateuque), en Genèse, XXXII, 25-33. Cette falsification semblable aurait pour but de ratifier une autre pratique inventée par le judaïsme (une loi alimentaire. Se reporter à la rubrique 19, et sa conclusion en rubrique 191).

Le livre de Daniel a probablement été écrit à différentes époques, voire par plusieurs auteurs, le tout étant attribué à une personne nommée Daniel qui aurait été prophète à Babylone.
Prophète à Babylone est le premier élément qui interpelle. Babylone était une terre étrangère, une terre de déportation, et l'époque est postérieure à la destruction du Temple de Salomon. De ces constats, cette qualité de prophète est difficilement envisageable (seuls ceux qui veulent le croire y croient).
De plus, contrairement aux autres écrits de la Bible, le livre de Daniel n’est pas écrit en hébreu, mais partiellement seulement, et partiellement en araméen aussi. Or, les Babyloniens parlaient un dialecte sémitique appelé "babylonien" ou aussi "akkadien". L’usage de l’araméen dans cette région est plus tardif (postérieur à l'époque de la déportation de Daniel et du reste de sa vie).
Surtout, l’araméen est une langue souvent employée dans les écrits propres au judaïsme, ce qui laisse penser que cet écrit serait d’origine juive, en étant un peu propagandiste et un peu eschatologique aussi, mais pas prophétique.
Un personnage comme celui en livre de Daniel n’aurait probablement pas écrit dans sa langue natale, l’hébreu, qui aurait été plus ou moins perdue, supplantée par la nécessité de parler la langue du pays d’exil et de déportation, soit vraisemblablement l’akkadien (le babylonien). En effet, l’akkadien était employé à l'époque de Daniel, et l'akkadien a laissé ses traces dans le judaïsme. Par exemple (entre autres), les noms que le judaïsme a attribué aux mois de l’année sont des noms d’origine akkadienne (babylonienne). Par exemple encore, le premier mois de l’année, au printemps, a été nommé ניסן "nissane" par le judaïsme. Ce nom trouve son origine dans le mot akkadien ניסנו "nisseno" ou "nissenou", au sens akkadien de "bourgeon". (NB : de très nombreux Juifs pensent à tort que le premier mois est celui de תשרי "tichri" ou "tichrey", à l’automne, parce que le judaïsme a transformé une fête religieuse en lui donnant un nom qui n’existe pas dans la Tora. Cette fête est nommée par le judaïsme ראש השנה "rosh achana" signifiant "début de l’an").
Ainsi, l’emploi de l’hébreu et de l’araméen dans le livre de Daniel, mais pas l’akkadien, constitue une raison supplémentaire de douter de la véracité et l’authenticité de ce livre. Son caractère prophétique est encore plus mis en doute. Si toutefois il a été traduit, ce qui est une hypothèse sans soutien (émise pour tenter de comprendre), la traduction d’une langue à l’autre ne pourrait être qu’un facteur de déformation. L’original serait alors nécessaire, si toutefois cette hypothèse s’avérait être juste, et s’il était possible de bien comprendre de nos jours une langue sémitique (l'akkadien) morte depuis vingt-et-un siècles environ.

Un autre livre, celui de Zacharie, contient lui aussi au moins un passage très douteux. Ce passage est celui du chapitre 8, en versets de 18 à 23. Le doute porte sur des jeûnes. Le jeûne est une pratique du judaïsme. Aucun jeûne n’est demandé dans la Tora. L’Éternel n’en a demandé aucun, Moïse n’en a institué aucun. Or, ce passage du livre de Zacharie fait parler l’Éternel comme s’il approuvait et ratifiait des jeûnes qu’il n’a pourtant pas demandés et qui sont d’invention humaine. Il est donc difficile de croire en cette partie, qui serait probablement écrite pour apporter une tentative de justification à des pratiques de jeûnes que le judaïsme aurait adoptées de cultures étrangères (peut-être babyloniennes, effets de la déportation à Babylone).
La suite, en verset 23, parle de dix hommes qui se saisiraient de l’habit d’un seul Juif. L’emploi du mot Juif, comme dans le livre d’Esther (cf. ce qui précède), est un cas très rare et qui n’est pas compatible avec la Tora. Pour rappel : la Tora ne parle ni de Juifs, ni de judaïsme, mais d’Israël et de peuple d’Israël, sans séparer les Juifs ou Judéens des autres Israélites. Une telle séparation serait inconcevable, ce qui rend incompatible avec la Tora cette partie du livre de Zacharie.
En ce même verset, ces dix hommes diraient vouloir aller avec les Juifs, parce que (selon le verset) ils auraient entendu dire que l’Éternel est avec les Juifs. Ainsi, comme en livre d’Esther, ce passage est très douteux par l’emploi du mot Juif, par son aspect propagandiste, et à la gloire des Juifs.
De tels éléments portent à douter de ce passage, voire à discréditer tout le passage, voire davantage du livre de Zacharie (entre autres livres).

Conclusions :
Pour rappel, ces textes regroupés en une partie nommée נביאים "prophètes" ("les prophètes" dans les traductions) ont été sélectionnés et rassemblés par le judaïsme et/ou ses précurseurs. D’autres textes ont été regroupés en une partie nommée כתובים "écrits" ou "hagiographes". Et, d’autres textes encore ont été écartés de la sélection faite par le judaïsme, et sont donc perdus depuis plus de deux mille ans.
Le simple fait que la sélection de certains textes et l’éviction d’autres ait été faite par le judaïsme est déjà un problème en soi. Cette compilation reste malgré cela une source importante.
Concernant la partie nommée נביאים "prophètes", une proportion difficilement définissable est douteuse pour les raisons expliquées précédemment. Certains passages sont plus que douteux. Ils ont les aspects d’une falsification (comme l’exemple ci-avant, à propos du livre de Zacharie).
C’est pourquoi chaque partie de ces livres et écrits doit être abordée avec prudence, car elle est susceptible d’avoir été altérée par le judaïsme, avoir été mal transmise, mal reportée par écrit, mal traduite (dans le cas de l’hypothèse de l’akkadien, ci-avant), etc.
Outre les altérations involontaires apportées aux textes, des corruptions volontaires ont pollué les textes, comme expliqué précédemment.
Bien qu’aussi douteux et dénaturés, rejeter ces textes pourrait perdre des parties utiles. Il convient au contraire de les étudier, mais avec la prudence qu’il convient pour tenter d’estimer leur véracité, leur authenticité, leur message.
Plusieurs voies d’étude critique peuvent être employées, comme dans les explications qui précèdent. L’histoire, la linguistique, l’archéologie, la comparaison des sources (écrites, archéologiques, etc), sont autant de méthodes applicables (liste non exhaustive). Ces exemples sont du domaine des sciences, toutefois les scientifiques n’abordent pas l’aspect religieux, ou le font très mal, tout en se pensant compétents, voire les seuls compétents pour établir des conclusions valables (les travaux d’autres personnes sont souvent déconsidérés, ni étudiés, ni reconnus, ni retenus, sauf quelques rares exceptions).
Ainsi, des passages comme celui du livre de Zacharie, exposé en exemple, qui est incompatible avec la Tora, ne serait probablement pas relevé comme incompatible avec la Tora. Ce fait ne serait même pas distingué. Pourtant, cette voie critique permet d’identifier, voire invalider, certaines parties. Néanmoins, cette voie critique n’est pas dans les capacités de toute personne.

Une vaste partie de ces textes est écrite sur un mode énigmatique, ce qui permet à toutes les interprétations de les employer selon un dogme ou un autre, dans un sens comme dans un sens opposé. C’est ce qui fut fait par les dites "grandes religions" (en réalité de grandes sectes), chacune prenant hors de son contexte une partie ou un verset, ou même une partie d’un verset, afin de l’employer chacune à sa guise, selon ce qui lui convient.
Or, ce mode énigmatique n’est pas celui de l’expression divine tel que dans la Tora. Dans la Tora, l’expression divine est claire, explicite et concise, bien différente de certains textes des "prophètes" dont l’expression sont de longues suites de reproches, de craintes ou menaces, mais aussi d’espoirs en des temps futurs qui, à ce jour, ne se sont pas réalisés. Les sectes actuelles emploient toujours ces espoirs à leur profit.

En ce qui précède, l’attention est attirée sur une fin probable de l’expression divine aux prophètes lors de la destruction du Temple de Salomon. Toutefois, cette fin s’est peut-être produite avant cette destruction, peut-être dès la première invasion étrangère, soit la période d’occupation assyrienne, durant le huitième siècle avant l’ère chrétienne (AEC).
Selon cette hypothèse, plusieurs livres de la partie intitulée "les prophètes" seraient alors à invalider, soit les livres suivants, dont les "prophètes" auraient vécu lors de l’occupation assyrienne ou ultérieurement. La liste qui suit est établie selon les périodes auxquelles auraient vécu ces "prophètes". Ces périodes sont des estimations. Il est difficile de préciser les époques, car des sources indiquent des données ou thèses différentes.
Principales estimations :
- Invasion et domination assyrienne : vers 720 ou 740 avant l'ère chrétienne (AEC), soit le 8ème siècle AEC.
(Vers 720 AEC concernant le royaume d'Israël, nommé "royaume du nord" par le christianisme. Vers 700 AEC concernant le royaume de Juda, dit "du sud" par le christianisme. La thèse présentant 740 AEC semble moins étayée).
- Destruction du Temple de Salomon : vers 590 avant l'ère chrétienne (AEC), soit le 6ème siècle AEC.

Sauf erreur (toujours possible), seraient donc à invalider, car estimés ultérieurs à l'invasion assyrienne, les livres de :
- Michée מִיכָה (8ème siècle AEC)
- Isaïe (ou Ésaïe dans le protestantisme) יְשַׁעְיָה (8ème siècle AEC)
- Céphania (ou Sophonie) צְפַנְיָה (7ème siècle AEC)
- Nahum נַחוּם (7ème siècle AEC)
- Daniel דָּנִיֵּאל (7ème-6ème siècle AEC)
- Jérémie יִרְמְיָה (7ème-6ème siècle AEC)
- Habaquq חֲבַקּוּק (7ème-6ème siècle AEC)
- Ezéchiel יְחֶזְקֵאל (6ème siècle AEC)
- Haggaï (ou Aggée) חַגַּי (6ème siècle AEC)
- Zacharie זְכַרְיָה (6ème siècle AEC)
- Malachie מַלְאָכִי (5ème siècle AEC)
- Ezra (ou Esdras dans le christianisme) עֶזְרָא (5ème siècle AEC)
- Néhémia (ou Néhémie) נְחֶמְיָה (5ème siècle AEC)
- Obadia (ou Ovadia ou Abdias) עֹבַדְיָה (5ème-4ème siècle AEC)
- Joël יוֹאֵל (4ème siècle AEC)
Concernant Daniel, et pour rappel, le livre qui lui est attribué n’est pas classé parmi "les prophètes", mais il est souvent considéré et employé comme "prophétique". C’est pourquoi il figure dans cette liste. Il en est de même pour les livres d'Ezra et de Néhémia, parfois employés comme prophétiques par qui veut les interpréter ainsi.
Cette liste est établie selon les époques estimées auxquelles les personnages auraient vécu. Ces époques sont évaluées sur la base des éléments indiqués en chacun des livres.
L’un de ces livres pose le problème de narrer des époques très différentes, séparées jusqu’à plusieurs siècles. Ce livre est celui attribué à Isaïe. Les conclusions de plusieurs personnes ayant étudié le contenu convergent pour dire que ce livre aurait plusieurs auteurs. De ce fait, les différentes époques narrées ont fait l’objet de trois parties distinctes qui ont été intitulées : "Proto-Isaïe", "Deutéro-Isaïe", et "Trito-Isaïe". Ces trois parties concerneraient respectivement les époques suivantes : Proto-Isaïe : 8ème siècle AEC (avant l’ère chrétienne) ; Deutéro-Isaïe : 6ème siècle AEC ; Trito-Isaïe : 5ème siècle AEC.
(Pour rappel : d’une manière générale, les époques sont difficiles à préciser. Les données temporelles sont des estimations).
Comme précédemment expliqué, il faut donc distinguer l’époque de vie du "prophète" à qui est attribué un texte, de l’époque rédactionnelle du texte attribué à ce "prophète", et éventuellement l’époque du ou des auteurs ultérieurs comme dans le cas d’Isaïe.
Dans la Bible, ces trois parties, "Proto", "Deutéro" et "Trito-Isaïe", sont toutes regroupées dans le livre qui est attribué à Isaïe, comme si ce personnage avait vécu plusieurs siècles.
(Pour rappel encore : la Bible est un ensemble de textes sélectionnés et regroupés par le judaïsme).

A la liste ci-dessus, sont manquants les livres attribués à Josué יְהוֹשֻׁעַ , Samuel שְׁמוּאֵל , Osée הוֹשֵׁעַ , Amos עָמוֹס , Jonas יוֹנָה , parce que ces personnages auraient vécu (estimations) avant la première invasion et occupation (assyrienne). De plus, les livres de Josué et Samuel établissent davantage des récits (narrations) de leurs époques, et non des prophéties (prédictions) annonçant des évènements futurs. Ces dernières raisons (récits et non "prophéties") expliquent aussi pourquoi les livres des Juges et des Rois, qui sont classés parmi "les prophètes" dans la Bible, ne sont pas dans la liste des "prophètes" douteux ci-dessus (ils sont néanmoins à lire avec prudence).

Il est difficile d’affirmer à quel moment l’Éternel a cessé de s’adresser aux Israélites par l’intermédiaire des (vrais) prophètes. Comme expliqué précédemment, ce pourrait être dès le début de la première invasion assyrienne (selon les sources vers 720 ou 740 AEC), car ce fait indiquerait que la protection divine ne s’exerçait déjà plus. Ce pourrait être aussi avec la destruction du Temple de Salomon (vers l'an 600 AEC).
Après la destruction du Temple de Salomon, jamais reconstruit jusqu’à nos jours, il semble qu’aucune expression divine ne se soit adressée à un prophète. Ainsi, tous les écrits ultérieurs, tous les personnages ayant vécu après cette destruction, ne devraient pas se trouver dans la compilation biblique. En supposant que les personnages aient réellement vécu, les écrits seraient des faux, inventés par des hommes, et pas des propos d’origine divine.
Le personnage de Job
איוב, est un personnage des plus douteux. Le livre qui lui est attribué l’est autant. Ce livre n’est pas dans les prophètes, mais dans les hagiographes. Le personnage et le récit seraient imaginaires. Car, on ne connaît pas l’ascendance de ce personnage nommé Job, de même qu’on ne connaît pas le pays de עוּץ Outs dont parle ce livre dès le début. Ce caractère imaginaire est connu dans le judéo-christianisme. Pourtant, ce livre fait toujours partie des Bibles, hébraïque et chrétienne.
Ainsi, ce problème de récits et propos imaginaires, mis en écrits, retenus et présentés aux populations en tant qu’œuvres à observer religieusement, est un réel problème que bien des éléments démontrent (cf. ce qui précède).

Les textes mis en doutes ressemblent à de longues prédications, prêches de moralisations et dogmes. Ils utilisent aussi des craintes et menaces (enfer, antéchrist dans le christianisme, apocalypse, jugement dernier, fin du monde, ...) et leurs opposés, soit des espoirs (paradis, résurrection des morts sur terre, rédemption, ère messianique et post messianique dans le judaïsme, salut chrétien dans le christianisme, ...)
NB : enfer et paradis, sont les plus connues de ces inventions de craintes et espoirs. Il n'en existe aucune trace dans la Tora, le Pentateuque, même pas par une falsification (apport corruptif volontaire comme d'autres cas relevés, cf. ce qui précède).

La crainte et la menace sont utiles pour faire exister les espoirs. Craintes et espoirs amènent les populations au dogme, soit au groupe sectaire qui prône ce dogme. Ainsi existe le groupe sectaire, la secte.
De nos jours encore ces mécanismes sont les mêmes. Les sectes existent, et avec elle des emplois, du commerce, des "fêtes religieuses", etc. soit une importante économie basée sur les croyances de sectes nommées de nos jours "religions", "grandes religions" lorsqu’elles comptent de nombreux endoctrinés.

Dans les écrits mis en doutes, bien des parties ne prétendent même pas émaner de l’Éternel ou de propos divins. Il est évident pour certaines qu’elles ne peuvent émaner de l’Éternel (par exemple en livre d’Isaïe, chap. 25, v. 1, et chap. 26, v. 15. Dans cet exemple, le verset 1 est explicitement le propos d'un homme).
Malheureusement, en ces écrits, des propos prétendus divins et d’autres qui n’ont même pas cette audace de le prétendre, sont mélangés et confondus. Le tout est présenté comme "religieux", "saint", "sacré". Dans l’exemple du livre d’Isaïe (dernier exemple cité ci-dessus), après des propos "humains" le chapitre 27, v. 3 exprime des propos censés être divins. Comme en cet exemple, est omniprésente la confusion, omniprésent le mélange de propos humains et d'autres prétendus divins.

A ce qui est exposé précédemment, se sont ajoutés les problèmes de mauvaises traductions, auxquels se sont ajoutés encore les interprétations (déformation des propos littéraux), et à tout cela s'est ajoutée de plus l’imagination humaine qui s'est greffée aux interprétations.
Les dérives se sont donc accentuées, et les dérives ont mené à des divergences donnant des religions différentes.
Des divergences peuvent aussi se trouver en une même "religion" (divergences à l'intérieur du judaïsme, et divergences à l'intérieur du christianisme. Ainsi, le judaïsme connaît le judaïsme rabbinique, divergent du judaïsme karaïte, et divergent encore des Samaritains. Ainsi, le christianisme a éclaté en plusieurs branches, unitarisme, trinitarisme, catholicisme, protestantisme, ce dernier ayant encore éclaté en adventisme, pentecôtisme, etc.).
Les divergences se trouvent aussi, et sont plus prononcées, entre les "religions" (en réalité des sectes), chacune prétendant enseigner un "savoir" que l’autre refuse ou réfute, chacune prétendant servir Dieu et répandre sa parole.
Toutes prétendent sur la base de ces textes qu'elles n'ont jamais mis en doute ou en question.
Auraient-elles un peu étudié ces textes ?
Aucune n'a eu le courage d'affirmer qu'ils sont pour le moins douteux, pour le moins en certaines parties. Une telle affirmation serait impopulaire. Elle ferait s'élever des voix qui demanderaient des comptes pour avoir maintenu des idées fausses durant des siècles. Ce serait mettre en péril la secte. Chacune préfère conserver le mensonge, et continuer d'exister ainsi.
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La prétendue "loi orale" dite aussi "Tora orale"
Parler de "loi orale" et de "Tora orale" sont des erreurs très populaires, et très difficiles à redresser.
La Tora est écrite. Aucune mitsva n'émane d'une quelconque "Tora orale" ou "loi orale". Toutes les mitsvot proviennent de la Tora, et seulement de la Tora (elles sont donc écrites).
Bien entendu, parallèlement à la Tora, la mémoire collective avait des connaissances supplémentaires, complémentaires, qui éclairaient encore les mitsvot (lois ou commandements). Un exemple : les ציצת "tsitsit" (ou peut-être "tsitsoth"). La seule signification de ce mot provient de la mémoire collective, ou devrait en provenir. Car, malheureusement, celle-ci est très défaillante, altérée.
Pour la majorité des Juifs d'aujourd'hui, les ציצת "tsitsit" ("tsitsits", "tzitzit" ou encore "tzitzits") sont des fils de laine qui pendent aux quatre angles d'un vêtement rectangulaire déclaré comme tel.
En réalité, la Tora demande de faire à ses vêtements des "tsitsit", ce qui serait vraisemblablement des "tresses". Elles seraient d'un nombre de fils (ou brins de laine) non précisé, et d'un mode de tressage non précisé non plus. A cette tresse, la Tora demande d'y ajouter un autre fil, peut-être aussi une "mèche" ou un "cordonnet" (traduction difficile) de couleur azur. De nos jours, la mémoire collective a oublié comment étaient faites ces tresses, elles étaient peut-être faites différemment, au choix des individus. On a même oublié que ces tresses et ce cordonnet qui y était ajouté étaient choses distinctes. On a encore oublié la couleur précise de ce cordonnet, on n'en connaît même pas la nuance, sinon qu'elle devrait se rapprocher de l'azur. Certains prétendent que ce serait l'azur "soleil couchant", aux nuances pourpres. En fait, nul ne le sait, ni ne pourrait le prétendre avec affirmation, encore moins avec certitude. Le mode de teinture de la laine et la composition de la teinture bleue se sont perdues.
En hébreu d'aujourd'hui, le mot ציץ "tsits" signifie "bourgeon" et ציצת "tsitsit" se traduirait par "touffe".
- La proximité des deux mots n'est-elle qu'une homonymie ?
- Les "tresses", s'il s'agit bien de cela, étaient-elles roulées en forme de bourgeon, et non pendantes comme le font les fidèles Juifs (rabbiniques) de nos jours ?
- Ou encore les "tsitsit" étaient-ils de petites touffes de laine au liseré bleu, cousues aux pans des vêtements ?
Ce sont toutes ces connaissances qui, en marge de la Tora (écrite), éclairaient celle-ci. C'est ce qu'il y avait de transmission orale : des informations complémentaires et importantes, mais non des lois.
Beaucoup de ces connaissances se sont perdues au fil des siècles.
La notion de "Tora orale" ou "loi orale" est propre au judaïsme (religion rabbinique). Cette religion est née d'autorités religieuses autoproclamées et défendues par le peuple. Ces "autorités" ont reconnu la perte des leurs connaissances. Un célèbre rabbin, il y a environ 18 à 19 siècles, disait à son époque que la transmission orale était "méconnaissable". Il entreprit alors de regrouper par écrit les connaissances qui lui étaient parvenues de ses prédécesseurs.
Dans l'exemple des "tsitsit", les Juifs les font aujourd'hui de fils de laine laissée sans coloration. Les Juifs sont d'ardents défenseurs d'une prétendue "loi orale" qu'ils reconnaissent déformée, déficiente, mais qu'ils soutiennent pourtant avec virulence.
De nos jours, les pratiques traditionnelles provenant d'influences étrangères et de l'exil, provenant aussi des superstitions, des croyances, des légendes, de l'ésotérisme et d'autres facteurs encore, intégrés par le judaïsme, ont largement pollué la transmission orale du savoir qui complétait la Tora écrite. (Quelques exemples : bains rituels, héné, craintes populaires telles que : Satan, dibbouk, Golem, aïne ara, etc. ...).
Bien du savoir s'est perdu, cependant, l'étude sérieuse de la Tora permet de comprendre, retrouver et redresser.
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Le rabbinisme
Lorsque l'on parle de judaïsme, une branche est nettement majoritaire. Cette branche est celle du judaïsme rabbinique.
Une autre branche existe, minoritaire et à peine connue. Cette autre branche est celle du judaïsme karaïte. Pour en savoir davantage sur le karaïsme et ses différences avec le judaïsme rabbinique, et ses différences avec l'israélisme, cliquez ici.
Concernant la branche rabbinique :
Les rabbins, uniques dirigeants et décisionnaires du judaïsme, sont des "guides spirituels" autoproclamés, des "autorités religieuses" auto instituées. Ils sont hélas maintenus et aveuglément défendus par leurs adeptes depuis deux millénaires environ.
Ces "guides" ou "autorités" sont cependant illégitimes.
Les véritables guides spirituels sont clairement désignés par la Tora : ce sont les כהנים Cohanim ("Cohanim" : pluriel de כהן "Cohen". Lire la rubrique Les Prêtres).
Malheureusement, dans le judaïsme un Cohen n'a pas vraiment de place ou rôle significatif, sinon quelques parties de la liturgie juive qui leurs sont attribuées. La plupart des Cohanim de nos jours sont malheureusement des fidèles du Judaïsme. Dans le judaïsme, un rabbin qui n'est pas Cohen a plus d'importance qu'un Cohen. Or, la Tora n'a jamais institué de rabbin. Ni le judaïsme, ni le rabbinisme n'existaient à l'époque de Moïse et de la Tora.

Les Cohanim devraient être les premiers fidèles et gardiens de l'israélisme.
Outre les Cohanim, les autres guides ou autorités dans la Tora sont les prophètes (un prophète est un porte-parole de l'Éternel, à qui l'Éternel a ordonné mission. Lire la rubrique "Les prophètes").

Nul rabbin vivant ou ayant vécu ne peut prétendre, comme les Cohanim et les prophètes, avoir reçu mission de la part de l'Éternel.

Le rabbinisme a donné naissance à plusieurs religions. D'entre elles, le "judaïsme", prétend être la Foi d'Israël. De fait, il s'agit d'une autre religion, une religion plus ou moins éloignée de la Foi d'Israël (ou israélisme). Cliquez ici pour connaître certaines différences entre israélisme et judaïsme.
Les deux religions sont malheureusement confondues, et le judaïsme supplante même la Foi d'Israël. La Foi d'Israël ou israélisme est malheureusement de nos jours quasiment inexistante, à redécouvrir et à faire renaître après des siècles de judaïsme rabbinique. C'est parce qu'il supplante la Foi d'Israël qu'il est nécessaire de parler du judaïsme, au contraire des autres religions nées du rabbinisme.
Bien qu'illégitimes, si les rabbins s'étaient avérés justes guides, ils mériteraient alors le respect. Malheureusement, ils ont contribué à l'égarement du peuple (cf. ce qui précède et suit, parmi d'autres reproches à leur faire).
Paroles de Moïse (Deutéronome IV 2) :
לא תספו על הדבר אשר אנכי מצוה אתכם
ולא תגרעו ממנו לשמור את מצות יהוה אלהיכם
"N'ajoutez rien à ce que je vous ordonne aujourd'hui,
et n'y enlevez rien,
afin de conserver les commandements de l'Éternel votre Dieu."
Si l'on ajoute des (prétendus) commandements, et si l'on enlève des commandements, alors, forcément, la Loi instituée par Moïse n'est plus la même.
Le judaïsme n'a pas respecté cette règle. En voici quelques exemples, parmi les plus connus :
- Port de la כפה ou כיפה "kippa" (kippah, kipa ou encore kipah : calotte ) : aucun fondement dans Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") après les menstruations : aucun fondement dans la Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") avant un mariage : aucun fondement dans la Tora.
- Bains rituels (מקוה "mikvé") pour la vaisselle : aucun fondement dans la Tora.
- Doublement des jours de fêtes religieuses : aucun fondement dans la Tora.
- Institution d'autres fêtes, périodes de deuil, etc... : aucun fondement dans la Tora.
- Obligation pour les femmes mariées de se couvrir la chevelure : aucun fondement dans la Tora. De plus, une grossière erreur sur le sens d'un mot hébreu en est à l'origine. Sinon une erreur, c'est peut-être aussi une transformation volontaire du sens.
Cette liste pourrait être allongée, mais établir l'inventaire exhaustif des aberrations rabbiniques et du judaïsme ferait écrire des volumes. Ceux-ci pourraient être conclus par une dernière évidence : les rabbins ont oublié les paroles de Moïse citées précédemment.
Si les énormités rabbiniques sont hélas incontournables, elles ne constituent pas le but de cette page Internet.
Ces quelques exemples, pris parmi les moins discutables, ne sont pas les pires méfaits du judaïsme. Les pires sont vraisemblablement d'avoir affirmé qu'être juif signifie être israélite (et inversement) ; d'avoir imposé le judaïsme (rabbinique) en religion d'Israël ; d'avoir prétendu qu'une personne est "juive si sa mère est juive" et d'avoir appliqué cette "loi" à tout Israël durant des siècles. Le rabbinisme a ainsi évincé des Israélites du sein d'Israël.
Pour en savoir davantage sur ce sujet : cliquez ici.
Dans le judaïsme, lorsqu'un écrit ou ouvrage propre au rabbinisme est étudié, cette étude est dite "étude de la Tora". C'est totalement faux. Le prétendre fut une des nombreuses voies d'égarement des esprits.
Voici quelques exemples d'écrits ou ouvrages propres au judaïsme. Si vous entendez ces noms, sachez qu'ils sont propres à cette religion rabbinique. Ils ne sont pas de la Foi d'Israël, pas israélistes. Ouvrages rabbiniques : le Talmud, le Midrash, la Mishna, le Choulkhane aroukh, le Zohar, la Kabbale, la Guémara, ... (liste non exhaustive).
En plus de ces noms, que vous avez peut-être déjà entendus, il y a encore la "alakha". Il s'agit du "code de bonne conduite" selon la pensée rabbinique. Tout cela n'est pas la Tora, quoi qu'en disent les dirigeants rabbiniques et leurs fidèles.

Le judaïsme est une religion rabbinique qui supplante la Foi d'Israël (supplanter : "écarter et se substituer à").
Si les rabbins étaient de justes guides, Israël ne serait plus en exil. A ce jour, 2000 ans de rabbinisme, environ, ont donné 2000 ans d'exil, environ.

Les différences les plus importantes entre israélisme et judaïsme (liste non exhaustive) sont indiquées en page termes et définitions.

Pour en savoir davantage sur les défenseurs du judaïsme rabbinique : écoutez en MP3 "L'armée rabbinique" (cliquez ici) .

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L'exil
De nos jours, on parle d'exil parce que les Israélites ont été déportés et dispersés parmi les autres nations (cf. : ce qui suit). Une partie de la population fut déplacée de force ou s'est exilée d'elle-même à cause des circonstances de l'histoire. Cependant une présence israélite en terre d'Israël a toujours subsisté.
Les Israélites devraient vivre dans un royaume théocratique, et en terre d'Israël, comme à l'époque de Moïse et des premiers rois. Ce retour d'exil est encore attendu.
Il ne pourrait s'agir d'une théocratie faite des pensées humaines, prétendument religieuses et décrétées par n'importe qui, comme le sont bien des groupuscules et états de nos jours.
L'avènement de la théocratie attendue sera peut-être, voire probablement, accompagnée de miracles, de même qu'il y en eut lorsque les Israélites quittèrent l’Égypte. Cette théocratie est aussi celle du retour de la pensée prophétique, celle de l'existence avérée de prophètes.
Les prophètes sont les porte-paroles de l’Éternel. Ils n'agissent ni ne parlent selon leurs volontés ou initiatives, mais uniquement sur l'ordre de Dieu (cf. : rubrique les prophètes).
Les rois Saül et David, qui ont régné sur Israël, ont été choisis par l’Éternel par voie prophétique. Par décision Divine, c'est parmi les descendants du roi David que se trouvent les héritiers de la royauté (second livre de Samuel, chapitre VII, versets 12-16).

La division, puis l'exil

Malheureusement, dès l'époque de David, des velléités se sont faites ressentir pour diviser le royaume d'Israël. Après le roi Salomon (fils de David) ce fut concrètement le cas. Deux royaumes coexistèrent : le royaume de Juda (tribu de David) et le royaume d'Israël (séparatiste au nord).

A la suite d'invasions étrangères le peuple d'Israël a perdu sa terre. Une partie du peuple fut déportée (première déportation vers Babylone). Le Temple de Salomon (dit "premier Temple" de Jérusalem) aurait été détruit lors de l'occupation Babylonienne, il y a environ 2600 ans.
Au fil des siècles et des invasions d'autres mouvements de populations ont mené des Israélites vers d'autres exils et d'autres nations.
Lors de l'occupation romaine, les royaumes de Juda et d'Israël furent rattachés à la grande province romaine de Syrie-Palestine (appellation romaine).
Après la destruction du Temple d'Hérode (dit "second Temple" de Jérusalem), lors de l'occupation romaine suivie de la chute des derniers résistants israélites, le royaume de Juda (Judée) fut aboli par décision de l'occupant romain. Jérusalem fut déclarée citée romaine et interdite aux Judéens et autres Israélites. C'est le début du long exil d'Israël, qui dure encore lors de l'écriture de ces lignes.
Beaucoup d'Israélites se regroupèrent en Galilée, autour du lac כנרת Kinéret (dit "lac de Tibériade", selon son appellation romaine).
Les Romains, dans leur volonté d'anéantir jusqu'à la mémoire des royaumes de Juda et d'Israël, donnèrent le nom de Palestine à cette région du monde, en souvenir des Philistins, antiques ennemis des Israélites.
Après les Romains, d'autres invasions et occupations étrangères se succédèrent sur la terre d'Israël.
Depuis la destruction du Temple de Salomon, il y a environ 2600 ans, l'Éternel ne s'est plus manifesté, n'a plus instruit de prophète. La cause principale est l'infidélité des Israélites envers l'Éternel.
Si les rabbins (guides spirituels du judaïsme) avaient été de justes guides, le peuple d'Israël ne serait plus en exil. Mais, le judaïsme n'est pas la religion d'Israël. C'est une religion dérivée, qui a égaré davantage les Israélites. A fortiori l'exil et l'absence de pensée prophétique ont été maintenus.
L'espoir attend qu'une décision divine intervienne malgré cet égarement, pour le contrecarrer, et pour ramener les Israélites à leur religion et à leur terre.
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Les tribus "perdues" d'Israël
Les propos populaires parlent souvent de tribus perdues. Parfois, ces propos portent sur deux tribus, d'autres fois sur dix tribus, et d'autres fois encore sur douze tribus perdues (douze serait l'ensemble des tribus d'Israël, soit tous les Israélites, ce qui n'est pas possible).
En fait, les propos et croyances populaires varient selon la branche judéo-chrétienne. Certaines branches chrétiennes ont leurs définitions de qui serait Juif et qui serait Israélite. Ce fait vient ajouter à confusion, car, en plus du christianisme, le judaïsme a aussi sa propre définition, et prétend à tort qu'un Juif est un Israélite.
Le judaïsme a donc son point de vue, pendant que des branches chrétiennes en ont d'autres.
Dans ces branches chrétiennes, des notions et/ou définitions de populations sont données selon s'il s'agit du "royaume du Sud" (soit le royaume de Juda) ou du "royaume du Nord" (soit le royaume d'Israël). Ces deux royaumes ont existé à la suite d'une séparation entre Israélites, à l'époque où Israël avait des rois. Ces appellations "du Sud" et "du Nord" sont propres au christianisme, de même que ses considérations à propos des populations. En certaines branches chrétiennes il s'agirait de dix tribus perdues. Elles correspondraient majoritairement aux tribus d'Israël ayant formé coalition avec le "royaume du Nord" (appellation chrétienne).
Le judaïsme rabbinique "officiel" (branche la plus connue du judaïsme, et la plus hégémonique) ne tient pas de tels propos sur des tribus qui seraient perdues (bien que la population juive en tienne parfois). Au contraire, le judaïsme rabbinique "officiel" prétend connaître les Juifs, grâce à son système de "kétouba" (acte de mariage entre Juifs), grâce aussi, plus récemment, à la délivrance de "certificats de judéité".
Cependant, si parler d'une, deux, dix ou douze tribus perdues n'est pas vrai, il reste néanmoins que les tribus d'Israël ne sont plus reconnaissables de nos jours, à l'exception d'une seule tribu. L'unique tribu reconnaissable, sans jamais avoir été "perdue", est la tribu de Lévi. Elle est en effet reconnaissable par deux noms, devenus des noms de famille, Lévi et Cohen, qui ont été respectés et perpétués de génération en génération en une chaîne ininterrompue. Parmi les Lévites (Lévites : descendants de Lévi), les Cohanim (pluriel de Cohen) constituent une subdivision. Ce sont des Lévites descendants d'Aaron, frère de Moïse (Aaron et Moïse étaient tous deux Lévites). Les descendants de Moïse sont des Lévites, mais pas des Cohanim. Les descendants d'Aaron sont des Cohanim parmi les Lévites.
Si, grâce aux patronymes (patronyme : nom du père) conservés de génération en génération la tribu de Lévi est reconnaissable, onze autres tribus d'Israël restent néanmoins "perdues". Les croyances populaires pensent devoir chercher des égarés, des ignorés, des oubliés, aux confins de la planète, ce qui n'est pas tout à fait faux, sans toutefois être juste. Car, ce n'est pas tant une perdition géographique, mais surtout une perte d'identité. Le judaïsme en est une principale cause. En effet, en ayant supplanté la Foi d'Israël, et en ayant déclaré qu'on est Juif, donc Israélite selon le judaïsme, par la mère (ce qui est faux), le judaïsme a évincé des Israélites du sein d'Israël, c'est à dire tous ceux dont la mère n'était pas juive, et tous leurs descendants. Au fil des générations, la mémoire et la connaissance de leur identité furent perdues.
En réalité, la Bible ne fournit aucun exemple où l'ascendance maternelle serait une règle d'appartenance à Israël ou une de ses tribus. Seule l'ascendance paternelle compte. En termes plus simples : une personne est Israélite si son père est Israélite, même si sa mère n'est pas Israélite. Il en est de même tribu par tribu. Une personne est Lévite si son père est Lévite, etc. pour toutes les tribus.
Le judaïsme a transformé cette règle, l'a inversée, et s'est montré particulièrement hostile à l'exogamie (union avec une personne de l'extérieur de son groupe ethnique), plus précisément avec des femmes "non juives". Dans le cas d'une union entre un Israélite et une femme non israélite, les enfants de cette union étant considérés par le judaïsme comme des "non-Juifs", donc non israélites selon le judaïsme, le judaïsme a ainsi évincé un grand nombre d'Israélites. Ainsi, on peut alors, de nos jours, trouver des personnes nommées Lévi ou Cohen se disant "non juives", poussées hors d'Israël par le judaïsme. Parmi ces exclus, beaucoup se sont trouvés dans l'obligation d'abandonner la Foi d'Israël, voire de se convertir à une autre religion.
Le judaïsme a écarté ces personnes (parce que leur mère n'est pas juive ou leur ascendance par les mères n'est pas de mères juives), mais ces personnes nommées Lévi ou Cohen, de même que toutes les autres qui ne sont pas aussi reconnaissables par leur nom, sont pourtant bien des Israélites.
En plus d'avoir écarté des Israélites du sein d'Israël, le judaïsme a intégré des personnes selon ses règles d'appartenance et ses règles de conversion au judaïsme. Le judaïsme leur a délivré des certificats de judéité et/ou des "kétoubot" (pluriel de "kétouba" : acte de mariage entre Juifs, permettant de savoir qui est "juif" de mariage en mariage et de génération en génération). Cependant, ces personnes reconnues juives, donc israélites selon le judaïsme, ne sont pas des Israélites.
En résumé, le judaïsme a écarté de vrais Israélites du sein d'Israël, tout en intégrant et en déclarant "israélites" des personnes qui ne le sont pas. Les conséquences se sont perpétuées durant des siècles, touchant les douze tribus, celle de Lévi comprise (car les Lévites n'ont pas été épargnés par l'éviction pratiquée par le judaïsme, mais les noms de Lévi et Cohen ont été conservés).
Des douze tribus d'Israël il y a donc onze tribus perdues, puisqu'une seule tribu est reconnaissable grâce à deux patronymes conservés (sauf cas particuliers, changement de nom à cause des persécutions, etc.).
Cette tribu, celle de Lévi, a eu ce traitement particulier (conservation des patronymes, et donc de la filiation par le père) parce que les Lévites avaient un rôle particulier auprès de l'Éternel. Les Lévites étaient au service du Tabernacle (Résidence Divine durant les pérégrinations dans le désert), et, parmi les Lévites, les Cohanim avaient une fonction plus importante encore au service de l'Éternel (Cohen se traduirait par "Prêtre").
De nos jours le nom de Lévi connait quelques variantes orthographiques telles que Lévy. Selon les pays, des changements phoniques sont aussi intervenus, surtout au nom de Cohen, dont certaines formes l'ont, sauf erreur, mené jusqu'à Kahn, Cogan, et d'autres transformations encore. Une autre manière de "renommer" les Cohanim a aussi été opérée à partir d'un verset de la Bible. Le livre du Lévitique, chapitre XXI, verset 7, indique :
אשה זנה וחללה לא יקחו
"Une femme prostituée et déshonorée, ils ne prendront point."

Cet interdit, concernant le choix d'une épouse, s'adresse aux Cohanim, et la suite du verset explique qu'un Cohen est un homme consacré.
Ceux qui n'ont pas respecté ce commandement selon les règles du judaïsme se sont vus "destitués" de leur nom de Cohen. Ils ont été nommés אזולי "Azoulay", ce nom étant composé des premières lettres des cinq mots de cette phrase en hébreu. Selon la mémoire collective du judaïsme, ceci aurait été fait afin de rappeler leur faute à ceux qui n'ont pas respecté cet interdit, et afin de connaître leurs descendants. Selon une autre version de la mémoire collective du judaïsme, il s'agirait de l'inverse. Ceux nommés "Azoulay", seraient au contraire les Cohanim qui auraient respecté ce commandement. Tous les autres Cohanim seraient alors des "faux Cohanim", ou de "vrais destitués".
Il est bien malheureux de devoir le dire, mais, à l'évidence, les égarements du judaïsme n'ont été que des plaies pour Israël. Les égarements du judaïsme ont égaré les Juifs moralement et religieusement, et, en supplantant la Foi d'Israël, le judaïsme a perdu les Israélites. Les "tribus perdues" d'Israël le sont par ces faits. Et, hélas encore, les quelques ethnies ou branches tribales ayant vécu séparées du monde juif, telles que celles d'Ethiopie (par exemple), ont été rattrapées par le judaïsme, converties au judaïsme, voire converties de force au judaïsme (rabbinique). Elles ont été "judaïsées" et "rabbinisées", ce qui concrètement signifie que le judaïsme a nié leur identité, et la retirée d'eux, jusqu'à ce que, de fait, ces personnes se soumettent au judaïsme.
Dans l'exemple de l'ethnie ou branche d'Ethiopie, elle serait née des amours de la reine de Saba et du roi Salomon. (Cette version est discutée, et le nom de cette reine n'est pas mentionné dans la Bible. Elle pourrait avoir eu le nom de Balkis ou Bilkis. Elle aurait régné sur un territoire qui, dans la géographie actuelle, s'étendrait du Yémen à l'Ethiopie). La mémoire collective de ces ethnies ou branches a été niée et anéantie. Le judaïsme s'est imposé à elles, avec ses lois, telles que la judéité par la mère, entre autres.
Aberration, incongruité, outrage, le judaïsme est parfois allé jusqu'à imposer une "seconde circoncision" à ces personnes. Bien sûr, une telle absurdité ne pouvait physiquement être opérée une seconde fois sur un homme déjà circoncis. Cependant le judaïsme s'est bien imposé, en exigeant une "tipat dam" une "goutte de sang". La négation a été poussée jusque là, et l'humiliation avec.
Pour ces ethnies comme pour le reste des Israélites, le judaïsme a aussi supplanté leurs pratiques ancestrales pourtant conservées durant des siècles (jusqu'à la "judaïsation"). C'est ainsi que l'ont peut voir de nos jours, en Israël, des personnes originaires d'Ethiopie porter une kippa (kippah, kipa ou encore kipah : calotte ), porter un talit (ou talet, talite ou encore talith, châle de prière rituel du judaïsme), pratiquer le culte et les rituels du judaïsme que ne pratiquaient pas leurs ancêtres.
Au fil des générations, il est évident que la mémoire encore existante chez les anciens de ces ethnies ou branches a disparu avec eux. La principale survivante de nos jours est celle (fausse) de l'abondant judaïsme environnant.
Onze tribus d'Israël seraient perdues. Mais, quoi qu'il en soit, un jour ou l'autre, tôt ou tard, l'Éternel fera connaître les siens.
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L'état "moderne" d'Israël
L'actuel état d'Israël est né en 1948 d'un vote à l'O.N.U. Après la seconde guerre mondiale et la shoa. L'état d'Israël est né pour, entre autres idées, que les Juifs ne soient plus apatrides ni persécutés.
Pour ces raisons, cet état n'est pas un état laïque, mais un "état juif". En faire un état laïque, comme il en existe plusieurs autres, enlèverait à l'état d'Israël sa raison d'être, celle qui l'a créé.
Que ce pays ait pu se créer, que cette langue ne soit pas morte et oubliée, qu'elle soit reparlée et écrite dans son alphabet original (non l'alphabet latin, comme l'ont choisi d'autres pays) est certainement miraculeux. L'existence de cet état n'est certainement pas le fait d'un "hasard", mais bien un don divin.
Cependant, cet état n'est pas un royaume, et bien que "juif" cet état n'est pas une théocratie. Les Cohanim n'y exercent pas leur fonction, l'Éternel ne se manifeste pas, il n'y a pas de pensée prophétique.
Surtout, et malheureusement, l'état moderne d'Israël est juif, basé sur le judaïsme rabbinique, alors qu'il devrait être israéliste. En termes plus simple, l'état moderne d'Israël ne devrait pas être un état juif mais un état israéliste. Hélas, de nos jours, que l'on veuille y émigrer, y vivre, s'y marier, y divorcer, y être enterré, le judaïsme rabbinique régit l'ensemble, reconnu à tort par l'état d'Israël comme religion d'état. Or, le judaïsme rabbinique n'est pas conforme à la Tora.
L'israélisme devrait être la seule religion de l'Etat "moderne" d'Israël. Si l'israélisme y était établi, ne serait-ce qu'un peu, ou existant quelque part dans le monde, ne serait-ce qu'un peu aussi, peut-être que l'Éternel accepterait alors de se manifester de nouveau, parce que les hommes auraient manifesté de l'intérêt pour Lui.
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Les Prêtres
כהן "Cohen" en hébreu signifie "prêtre" (pluriel כהנים "Cohanim").
A l'époque de Moïse, l'Éternel a choisi pour Son Service la famille de לוי Lévi parmi les descendants de Jacob Israël. Parmi les Lévites (Lévites : descendants de Lévi), seuls les descendants d'Aaron, frère de Moïse, sont Cohanim, Prêtres.
Parmi les Cohanim, l'un d'entre eux est supérieur à ses frères, autres Cohanim. Il est appelé כהן גדול "Cohen gadol" "Grand-Prêtre". Il constitue une autorité supérieure, et il est plus proche de l'Éternel et Son Service. Il a des obligations qui lui sont propres et que n'ont pas les autres Cohanim.
Malheureusement, en ayant pris place, le judaïsme n'a pas maintenu cette fonction de
כהן גדול "Cohen gadol". L'organisation mise en place par l'Éternel a été remplacée par le judaïsme. La fonction de כהן גדול "Cohen gadol" a été supprimée et n'existe plus de nos jours. De plus, dans le judaïsme un rabbin, Cohen ou non, est un dirigeant religieux supérieur à un Cohen qui n'est pas rabbin. Pour en savoir davantage sur l'apparition du judaïsme et la suppression du כהן גדול "Cohen gadol", cliquez ici.
Pour rappel, les Cohanim (pluriel de Cohen) sont des descendants de Lévi. De nos jours, la distinction particulière des descendants de Lévi a conduit au maintien de leur nom, au contraire des autres familles (ou tribus) d'Israël. Le nom Lévi est courant de nos jours, et provient de l'époque biblique en une chaîne ininterrompue.
Il en est de même et à fortiori pour les descendants d'Aaron, les Cohanim. Leur fonction est devenue leur nom : Cohen. Ce nom aussi, provient de l'époque biblique en une chaîne ininterrompue.
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La Foi d'Israël
La Foi d'Israël, israélisme ou religion Israéliste, est monothéiste (croyance en un seul Dieu). L'israélisme ne connaît aucun saint parmi les êtres humains. Une nation, celle d'Israël, une fonction, celle de Cohen, sont déclarées "saintes" dans la Tora, mais jamais un individu en tant que tel. Dans la Tora ce qui est déclaré "saint" l'est pour son caractère "sacré" ou "consacré", alors que d'autres religions peuvent qualifier de "saint(e)" au sens de "personne qui ne commet pas de péché". Si aujourd'hui il arrive au langage populaire de dire d'untel ou untel "c'est un saint", c'est par déformation, par mimétisme, par égarement, par l'influence d'autres religions.
La Foi d'Israël ne déifie aucun homme ni aucun "être spirituel", mais seulement l'Éternel, l'Éternel exclusivement.
Pour rappel : l'israélisme ou Foi d'Israël est aussi exposée en page termes et définitions.
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Le messie
Cette partie est nouvelle. Elle est en cours de relecture et corrections orthographiques. Merci de votre compréhension.

Que veut dire "messie" ? Qu'est-ce qu'un "messie" ?
Le mot "messie" provient du latin "messias", qui lui-même vient de l'hébreu משיח "machiah" qui veut dire "oint". Il s'agit d'onction, l'action d'oindre, c'est à dire enduire d'une huile, une huile particulière en l'occurence.
L'onction était un acte de sanctification et de consécration.
L'onction se pratiquait avec une huile aromatisée de substances végétales. Cette huile était elle-même consacrée.
C'est d'abord le Tabernacle (sanctuaire mobile des Israélites durant les années passées dans le désert) qui fut ainsi consacré par une onction. Puis ce furent les כהנים "cohanim", soit les Prêtres, qui furent "oints" (se référer entre autres au livre de l'Exode, chap. 40, v. 9-16).
Plus tard dans l'histoire d'Israël, des rois d'Israël, choisis par l'Éternel, furent aussi "oints". L'appellation de משיח "machia'h" signifiant "oint" leur fut aussi attribuée.
Cette appellation, "machia'h", donna "messias" en latin, ce qui donna "messie" en français (cf. ce qui précède).

Lorsque le mot "messie" est employé à propos d'un homme, il s'agit d'un Prêtre (Grand-Prêtre) ou d'un roi d'Israël.
S'agissant des Prêtres, Aaron
(frère de Moïse) et les fils d'Aaron furent les premiers "messies" (bien avant les rois).
S'agissant des rois, les rois Saül, David, Salomon, furent les premiers rois d'Israël, les premiers "messies".


Les dires et croyances populaires disent souvent "le messie", comme s'il n'y en avait qu'un.
Mais, il n'y a pas qu'un seul "messie". Il y en eut plusieurs dans le passé, et plusieurs sont attendus dans le futur, des Grands-Prêtres et des rois d'Israël.
Le prochain roi sera probablement un personnage particulier, qui donc sera "messie", "oint", et qui aura une descendance de rois qui seront eux aussi "oints", "messies".
Il en est de même pour les Grands-Prêtres, qui seront "oints", "messies". De nos jours, et contrairement aux rois d'Israël, la dynastie des Prêtres existe et est connue. Mais, actuellement, aucun d'eux n'est "oint", "messie".

Concernant les premiers rois d'Israël, Saül et David, ils furent choisis par l'Éternel pour régner, après quoi ils furent désignés et oints par un prophète, Samuel en l'occurrence (se référer à : Samuel I, chap. 9, v. 15-17 ; Samuel I, chap. 16, v. 13). Puis, régna Salomon, fils de David, qui fut oint par le Grand-Prêtre Tsadok (Çadok en certaines traductions) (Rois I, chap. 1, v. 39).
L'homme ainsi choisi par l'Éternel, désigné et oint par un prophète ou un Grand-Prêtre, était alors appelé "machiah" (en hébreu), soit "messie" (en français), c'est à dire "oint" pour avoir reçu cette onction particulière.
Il s'agit d'un véritable règne, réel, terrestre, pas un règne "spirituel", "céleste", comme prétendu par les dogmes chrétiens.

Après la mort du roi Salomon, il y eut des troubles et des revendications de la royauté. Puis, les Israélites se divisèrent en deux royaumes. L’un des deux royaumes fut nommé "royaume d’Israël" (parfois nommé par le christianisme "royaume de Samarie", ou encore "royaume du nord"). L’autre des deux royaumes fut nommé "royaume de Juda" (parfois nommé par le christianisme "royaume du sud").
En ces deux royaumes (et après Salomon) des rois s'autoproclamèrent ou furent proclamés rois par leurs partisans. Des rois régnèrent ainsi, sans légitimité, soit en n'étant pas des descendants du roi David, et/ou sans sans avoir été choisis par l’Éternel, et/ou sans avoir été désignés par un prophète, et/ou sans avoir été oints. Chacun de ces rois régna sans être légitimement "messie" (oint).

Après environ 200 ans d’existence, le royaume d'Israël fut envahi et conquis par l’empire assyrien, vers l’an 720 avant l’ère chrétienne (AEC). Il cessa alors d'exister.
Dès cette époque, la population israélite conçut l'espoir de retrouver un roi israélite, un "messie", un roi qui serait un libérateur de l’occupant assyrien.
Vers l’an 700 AEC, le royaume de Juda fut attaqué à son tour par l’empire assyrien. La majeure partie de son territoire fut dévastée et conquise, mais pas sa principale ville, Jérusalem.
Après cette conquête par les Assyriens, ce qu'il restait du royaume de Juda se trouva encerclé par les trois grandes puissances régionales de l’époque, soit l’Assyrie, l’Égypte et Babylone.
Jérusalem finit par tomber au pouvoir des Babyloniens, et le Temple de Salomon (à Jérusalem) fut détruit vers l'an 586 AEC. Une partie de la population du royaume de Juda (une partie des "Judéens") fut déportée à Babylone.
L'espoir et la volonté de retrouver un roi israélite, un "messie", se renforça parmi les Israélites, avec aussi l'espoir de retrouver un roi fédérateur, un "messie" fédérateur, comme le furent les trois premiers "messies", soit les trois premiers rois israélites (Saül, David, Salomon).

Un "messie" est un homme, un roi ou un Grand-Prêtre.
Un "messie" n'est pas un dieu, ni Dieu ni fils de Dieu
(comme ce que prétend le christianisme), ni un demi-dieu (comme il y en avait dans les croyances antiques).

De nos jours, et comme les rois d'Israël et de Juda autoproclamés ou proclamés par leurs partisans, certains souverain(e)s du monde dit "occidental" sont prétendu(e)s "oint(e)s" et/ou régner "de droit divin". C'était ainsi pour les rois de France. Plus récemment, c'était ainsi en Ethiopie. C'est aussi le cas d'autres souverain(e)s qui régnent encore (notamment au Royaume Uni). Toutes et tous sont prétendu(e)s "messies", ce qui ferait d'elles et d'eux des reines et des rois d'Israël, sans pourtant avoir été choisi(e)s par l'Éternel, sans avoir été désigné(e)s par un prophète, sans avoir reçu l'onction.

Ce qui précède exposait donc les bases élémentaires à connaître concernant le terme et les hommes qui en ont été qualifiés.

Concernant les Israélites, et de nos jours :
- Concernant la population israélite :
Cette population qui est censée attendre son messie, son roi, n'est malheureusement plus connue. Car, les Israélites ont été perdus par le judaïsme, notamment parce que le judaïsme n’a pas pratiqué la règle biblique (règle biblique : une personne est israélite si son père est israélite).
Pour rappel : le judaïsme a abandonné la règle biblique et a pratiqué sa propre règle (règle juive : une personne est juive si sa mère est juive). Hélas, le judaïsme a prétendu que sa règle est la bonne, et qu'elle seule définit qui est juif ou juive, en prétendant aussi qu'une personne juive est israélite (ce qui est faux, cf. explications qui précèdent).
En n’appliquant plus la règle biblique, le judaïsme a évincé des Israélites du sein d’Israël (en les prétendant "non juifs", "non israélites", bien qu’ils soient israélites). De nos jours, de nombreux Israélites se trouvent de par le monde, ignorant être des Israélites, croyant en d'autres "religions" parce que le judaïsme a nié leur qualité d'Israélites, ce qu'ils sont pourtant.
Certains de ces Israélites ont donc foi en d'autres "religions", certaines qui attendent "un messie" ou "le messie", ou d'autres qui n'en attendent pas.

- Au plan religieux :
Le judaïsme a été une perdition (le judaïsme a apporté d'importantes transformations et inventions, des mythes, contes, légendes, superstitions, etc. qui ont altéré les connaissances, et apporté d'autres croyances).
Le judaïsme a fait d'un "messie" attendu une sorte d'être surnaturel, ou surhomme, ou saint homme. Sans que ce soit une position officielle du judaïsme, bien des croyances erronées entourent cette attente (entre autres croyances, une résurrection des morts, un retour de tous les défunts à la vie terrestre).
Avec de telles croyances, le judaïsme prétend attendre המשיח "LE messie" (parfois aussi מלך המשיח "LE roi oint", ou encore המלך המשיח "LE roi, LE oint", soit "LE roi messie").
Le judaïsme attend "LE messie" qui correspondrait à ses inventions, soit un "messie" qui désignerait le judaïsme comme "la seule religion juste", et les Juifs comme "justes", ce qui n'arrivera donc jamais (cf. explications qui précèdent).
Il convient aussi d'ajouter que le judaïsme a plusieurs branches qui ne se reconnaissent pas mutuellement (branche Karaïte, libérale, rabbinique, cette dernière se divisant encore en d'autres. Il faudrait aussi tenir compte des Samaritains, si toutefois cette communauté est comptée dans le judaïsme).
Laquelle de ces branches et communautés qui s'opposent serait dite "juste" par un (vrai) messie ?
En réalité cette question ne se posera jamais, puisque le judaïsme n'est qu'une imposture et un tissu d'inventions. Mais, si une telle question se posait, la réponse que fournirait un (vrai) messie ferait accepter celui-ci par certaines branches pendant qu'il serait réfuté par d'autres.

- Concernant l'état moderne d'Israël :
C'est malheureusement un état juif, avec les problèmes cités ci-dessus (sans parler des problèmes politiques et militaires, puisque la violence, de nombreuses guerres et des actes de terrorisme ont parsemé l'histoire de l'actuel état juif d'Israël).
L'état actuel d'Israël est donc un état juif, une démocratie aussi, avec des partis religieux juifs très impliqués dans la vie politique. Mais, dans cet état juif, plus ou moins dirigé par des partis politico-religieux juifs (selon les élections et gouvernements), aucune place n'aurait été prévue et réservée pour un messie pourtant attendu.
Quelle place, quelle autorité aurait-il ? Quel rôle, quel pouvoir ? Ces questions ne semblent pas avoir été prévues dans l'actuel état d'Israël. Elles n'ont pas de réponse connue, et d'autres questions peuvent encore se poser.

- Concernant l'identité d'un messie :
Ce ne sera pas n'importe quelle personne comme l'ont été et le sont encore des souverains du monde qui ne sont pas Israélites, mais qui prétendent "avoir reçu l'onction" ou sont prétendus ainsi, se prétendent ou sont prétendus "messies" ("oints", régnant de "droit divin") sur les exemples bibliques.
Un messie sera un Israélite.
Un messie sera un descendant du roi David.
Qui n'est pas descendant du roi David ne peut se prétendre ou être prétendu messie ("machiah, "messias", "messie", signifiant "oint") pour régner sur Israël.

De nos jours, la situation est donc chaotique. Les Juifs ne sont pas forcément Israélites. Quant aux Israélites, ils ne sont pas forcément juifs et ne savent pas forcément qu'ils sont Israélites, à cause du judaïsme qui les a repoussés ou repoussé leurs ancêtres, ces derniers se tournant alors vers d'autres "religions".
Les Israélites sont dispersés dans le monde, certaines personnes sans connaître leur appartenance à la descendance de Jacob-Israël (Jacob fut ensuite nommé Israël. Les Israélites sont ses descendants par naissance et par lignée paternelle).
Outre ce chaos, et en théorie, la nation d'Israël (les Israélites), dont onze tribus ont été perdues (pour ce sujet, cliquez ici), est encore à ce jour dans l'attente d'un roi et du rétablissement de la royauté. L'état d'Israël devrait être un royaume et une théocratie, avec, et surtout, le retour manifeste de l'Éternel.
Royaume et théocratie n'impliquent pas l'abolition de toute démocratie. Le premier roi d'Israël (Saül) a régné par la volonté du peuple qui voulut un roi à sa tête. Ce roi fut choisi par l'Éternel, et désigné par un prophète (Samuel).
Ce roi attendu, ce messie, ne sera rien de plus qu'un homme, un mortel comme tous les humains, et comme l'ont été avant lui ses prédécesseurs, Saül, David, Salomon.
Il ne faut en aucun cas déifier cet homme (comme ce fut le cas pour Jésus), ni un autre homme. Ce serait une faute grave envers l'Éternel.
* * * * * * *

Concernant le mythe, la légende de Jésus :
Cette partie est nouvelle. Elle est en cours de relecture et corrections orthographiques. Merci de votre compréhension.

Avant-propos
- Ce qui suit s’efforce d’éclairer le sujet, apporter des réponses, exposer ce qui n’est pas connu ou mal, etc.
La perception sera impopulaire, particulièrement dans le christianisme et parmi les Chrétiens, parmi tous ceux qui ont façonné leur représentation de Jésus, individuellement et/ou collectivement.
Mais, ce ne sera pas impopulaire parmi ceux qui recherchent sincèrement ce qui concerne Dieu, un savoir, une vérité, et qui sont prêts à réviser, abandonner les fausses idées inculquées par le judaïsme et le christianisme (ou "judéo-christianisme).

- Concernant ce sujet, nulle personne ne pourrait prétendre être objective (ni historiens, ni sociologues, ni représentants religieux, ni d’autres personnes).
Car, toute personne qui prétendrait être objective serait dans l’erreur ou mentirait, sans en avoir conscience ou en pleine conscience. En effet, toute personne a reçu, directement ou indirectement, une influence religieuse du monde environnant. Cette influence exerce ses effets dans les modes de pensée, les réflexions, les recherches, etc., et aussi, bien sûr, dans la perception des faits du passé, leur compréhension, et les conclusions arrêtées par les uns ou les autres.

- Ce site n’est pas un site athée, ni laïc, mais israéliste. La Foi et la doctrine d’Israël y sont recherchées, tout en sachant que les écrits de fondements, principalement la Bible hébraïque, ont été altérés au fil des siècles.
D’une manière générale ce site expose une recherche de vérité, qui s'efforce aussi de comprendre, comparer, distinguer, valider ou l’inverse, etc.

- Bien que développé ce qui suit ne peut être exhaustif.
* * * * * * *

Le contexte et l’histoire, en résumé (selon ce qui est su ou probable) :
Sur le plan politique et militaire, à l'époque de Jésus les Israélites espéraient depuis plusieurs siècles retrouver leur unité, comme au temps de Saül, David, Salomon.
Les Israélites espéraient aussi, et surtout, se libérer des occupants, et retrouver leur souveraineté. Car, depuis l’invasion assyrienne, environ sept siècles plus tôt, les territoires d’Israël étaient des provinces d’empires étrangers, et les Israélites étaient des tributaires.
Les Israélites espéraient donc un roi, un roi "oint", soit un roi משיח "machia’h", un roi "messie", comme l’étaient les premiers rois d’Israël avant que des usurpateurs ne s’autoproclament "rois", "oints", "messies" (pour rappel : משיח "machia’h en hébreu signifie "oint", et a donné "messias" en latin, "messie" en français).
Les Israélites espéraient donc un libérateur, un "messie" guerrier, comme le furent Saül et David, un "messie" qui aurait combattu et chassé les envahisseurs, les Romains en l’occurrence.

Sur le plan cultuel et religieux, cette époque était celle de nouveaux guides qui se sont auto institués, autoproclamés, et qui n’avaient jamais existé ni guidé Israël, ni auparavant, ni même à cette époque. (Ils s’imposèrent guides plus tard, lorsque les Romains persécutèrent et décimèrent les guides légitimes qui étaient les כהנים "cohanim", les Prêtres).
Ces nouveaux guides, mais guides selon eux-mêmes, étaient appelés רב "rav" au singulier, רבנים "rabanim" au pluriel. Cette dénomination est tirée d’une racine de deux lettres (ר,ב) dont le sens indique "beaucoup", "une grande quantité".
Prétendus et supposés avoir cumulé "beaucoup de savoir", "un grand savoir", ces personnes étaient pour cela nommées רב "rav" (au singulier), רבנים "rabanim" (au pluriel).
Ces termes ont donné en langue française les termes de "rabbin" (au singulier) et "rabbins" (au pluriel).
Aucun rabbin n’existait au temps de Moïse, lorsque celui-ci, sur injonctions divines, institua le culte, les pratiques, les principes, les lois, etc. (l’ensemble étant appelé : תורה Tora).
Il est difficile de savoir précisément à quelle époque ces rabbins sont apparus, quel exemple ils auraient imité, comment ils ont émergé, à quel moment ils ont été dénommés ainsi, etc. Ils seraient apparus un à deux siècles plus tôt, mais leur histoire et leurs toutes premières racines remontent à l’époque du retour de Babylone des déportés Judéens (les Judéens sont les habitants de la Judée. Une partie des Judéens fut déportée à Babylone).
Depuis cette époque sont apparus des lieux de cultes qui n’existaient pas auparavant, ni dans le royaume d’Israël, ni dans le royaume de Juda. Ces lieux de cultes sont ce qui est appelé aujourd’hui les
בתי כנסת "bateï knéssètt", soit en français les synagogues.
Les rabbins faisaient partie d’un groupe à la fois politique et religieux. Ce groupe est celui bien connu des Pharisiens, qui donna plus tard le judaïsme, qui lui-même se transforma jusqu’à devenir le judaïsme de nos jours.
Les Pharisiens avaient pour particularité d'interpréter les écrits en apportant des explications imaginées et en leur faisant dire autre chose que leur sens littéral.
C'est ainsi qu'une nouvelle religion s'est échafaudée, sur la base de tels apports, nouveaux et inventés (pour rappel : il n'y avait plus de prophète à cette époque).

Sur le plan politique, les rabbins, et plus généralement les Pharisiens, reprochaient aux élites israélites leur assimilation aux occupants, les occupants romains à l’époque de Jésus, et, avant les Romains, les occupants grecs et l’hellénisation qui s’exerçait.

Sur le plan religieux, les rabbins, et plus généralement les Pharisiens, avaient, et ont toujours (hélas), une caractéristique qui les définit et les singularise. Cette caractéristique est l’interprétation. Interpréter, dans leur cas, ne signifie pas chercher à bien comprendre et appliquer au mieux. Les interprétations, dans le cas des rabbins, des Pharisiens, et du judaïsme d’hier et d’aujourd’hui, ont donné aux textes de fondements (la Tora) d’autres sens que les sens littéraux et explicites, qui ont pourtant été écrits pour ne pas être perdus ni transformés.
Des interprétations inventées ont été données aux textes, des interprétations parfois farfelues et sans fondement dans les écrits, parfois aussi sans aucun rapport avec les écrits, ou encore contradictoires ou opposées aux écrits.
C’est pour cette caractéristique que les rabbins de cette époque ont eu le nom de פרושים "péroushim", ce qui donna en français "pharisiens", du verbe לפרש "lifross" de la racine פ,ר,ש. Le sens biblique de ce mot peut signifier "expliquer", "commenter", "exposer un principe" (Lévitique, chap. 24, v. 12). Il peut aussi prendre le sens de "étendre", comme étendre les mains ou les ailes (Exode, chap. IX, v. 33 ; chap. 25, v.20).
De ces sens dans les écrits bibliques, les rabbins et leurs ancêtres Pharisiens ont donné des "explications" des plus douteuses, des plus inventées, des plus étendues jusqu’à être très éloignées des écrits, voire, pour rappel, contradictoires ou opposées.
Pour rappel, et en résumé : les rabbins, et plus généralement les Pharisiens, ont donné le judaïsme. Puis, du judaïsme sont nées les "religions" dites "judéo-chrétiennes", et plus généralement les "religions" dites "abrahamiques". Toutes ces "religions" ont leurs interprétations différentes, voire opposées, et toutes divergent et/ou s’opposent sur le plan religieux (principes, fondements, pratiques, liturgie, etc.). Toutes ces "religions" sont les descendantes de la méthode déviante qu’est l’interprétation. En résumé, cette méthode est déviante parce qu'elle transforme les écrits, et leur fait dire autre chose que ce qu’ils disent.

Il est important de rappeler et souligner qu’à cette époque il n’y avait plus aucun prophète. Il n’y avait plus de guide divinement inspiré (prophète), plus de porte-parole de l’Éternel (prophète) pour diriger les Israélites et les éclairer. Ainsi, de nombreux charlatans s’attribuaient un rôle et un pouvoir religieux. Leurs interprétations faisaient dire aux écrits d'autres choses, soit leurs pensées mythomanes, soit ce qui les arrangeait pour leur notoriété, ou leur économie, etc. (En outre, c'est encore vrai de nos jours : les écrits sont toujours remplacés par des interprétations extravagantes qui ne trouvent aucun fondement dans les textes constituant la Tora, textes en principe communs aux dites "trois grandes religions").
Au sujet des prophètes, inexistants à cette époque, une rubrique traite ce sujet. Pour l'étudier cliquer ici .

Concernant Jésus, certaines personnes, partisanes, veulent qu’il ait été רב "rav" rabbin, pendant que d’autres personnes, opposées, lui nient ce titre.
Que Jésus soit considéré rabbin ou non, il est certain qu’il se trouva membre et acteur de cette mouvance interprétative, imaginative et inventive. C’est ainsi, par interprétations, étendues jusqu’à l’éloignement, l’égarement, qu’ont été imaginées, inventées, des idées inexistantes dans les écrits de fondements (par exemple, et entre autres, le "paradis céleste", son opposé "l’enfer", etc.).
Ce sont de telles idées, comme le "paradis céleste", le "salut éternel", etc. que Jésus aurait prêché, fascinant ainsi des ignorants, des personnes qui n’avaient aucune connaissance des écrits de fondements, ou très peu, des illettrés, des personnes peu instruites. A cette époque, en Judée comme ailleurs dans le monde, les analphabètes et peu instruits constituaient la majeure partie d’une population.
De nos jours encore, certains sujets, certaines "sciences" ou compétences, ne sont pas du domaine populaire, mais sont du domaine des "experts", ou "spécialistes", qui eux-mêmes sont érigés en références.
A cette époque, des charlatans passaient pour des "experts", des "éclairés", des "sages", des "instruits" dotés de "beaucoup" de connaissances, d'où leur titre de "rav" (rabbin) (mot dont la racine signifie "beaucoup", cf. explications qui précèdent). Ils s'érigèrent en instructeurs du peuple, et furent considérés comme tels.
C'est toujours ainsi à notre époque, notamment dans le judaïsme, mais aussi dans d'autres "religions" dont les guides portent un autre titre.
Et, de nos jours encore, des idées telles que le "paradis céleste", le "salut", etc. fascinent, attirent et séduisent toujours autant, et saisissent encore plus de monde. (Ces sujets, le "paradis", le "salut", sont abordés en ce qui suit).

C'est donc dans le contexte historique décrit ci-avant, après scission entre le royaume d’Israël et celui de Juda, après des invasions, assyrienne, égyptienne, babylonienne, puis romaine, que des espoirs ont été mis sur un homme, dans le cours de cette histoire.
Cet homme fut lui aussi prétendu "oint", "messie", par quelques personnes, comme d’autres hommes ont été prétendus "messie" avant lui.
Cet homme est connu dans le monde sous le nom de Jésus, tiré de son nom latin, la langue du christianisme catholique romain, bien qu’il ait été supplicié et tué par les Romains (pour cet autre sujet, cliquez ici ).

Jésus se serait-il prétendu "messie" ?
Ni "messie" ni guerrier, Jésus ne correspondait pas du tout à cette attente populaire. Il n’aurait même jamais tenu le moindre propos "politique" à propos de l’occupation romaine, ou à l’encontre de Rome et des Romains.
Jésus ne correspondait pas à un "messie", ni à la description d’un "messie", et il le savait certainement. Il n’aurait peut-être même jamais pensé être un "messie".
Envisager qu’il se serait autoproclamé "messie" serait alors à écarter. Une telle déclaration aurait été bien trop décalée, extrêmement différente de l’attente et des caractéristiques connues d’un roi משיח "machia’h" "messie".
Par une telle hypothétique déclaration, il n’aurait été que ridicule aux yeux d'une population qui n'était pas ignorante concernant l'occupation, les armes, l'ancienne royauté d'Israël.
Même en envisageant qui ait pu s'autoproclamer "messie", il n’aurait fait que ressembler à de précédents faux "messies", et n’aurait été qu’un de plus dans une liste déjà trop longue. De plus, au contraire de ces précédents "messies" autoproclamés, Jésus n’avait ni cour, ni armes, ni armée, ni moyens, ni même un discours correspondant.

Qu’était alors Jésus ?
Jésus n’aurait été qu’un prêcheur de ses propres croyances, ayant toujours su rester en ce domaine, et hors du domaine politique. Les Romains toléraient les croyances, mais n’auraient pas toléré une incursion ayant un tel aspect politique, et belliqueux de surcroît.
Malgré sa prudence, Jésus fut pourtant mis à mort par les Romains, précisément pour ce motif politique, celui de sédition, rébellion contre Rome. Car, il fut probablement prétendu "messie" par une ou des tierces personnes. Ce fait fit de Jésus un homme qui se prétendait "roi d’Israël", pour toutes les tribus d'Israël, incluant la tribu de Juda, comme les premiers rois. Car, un messie n'est possible qu'ainsi.
Il ne peut y avoir de messie pour certaines tribus d'Israël, mais pas d'autres.
Il ne peut y avoir de messie pour la tribu de Juda, mais pas d'autres.
Un messie légitime est de choix divin, de la lignée du roi David. Un messie est forcément pour tous les Israélites, pour toutes les tribus d'Israël.
Prétendre Jésus "messie" fit donc de lui un grave opposant à l’autorité et la domination de Rome.
Cette proclamation de "messianité" a probablement échappé au contrôle de Jésus, qui s’était gardé d’entrer en politique et s’opposer aux Romains.

Qui était Jésus ?
Cette question reste sans réponse concernant sa naissance, sa tribu et son lieu de naissance. Il en est de même concernant la majeure partie de sa vie. En effet, seules ses dernières années de vie sont connues, celles de son parcours de prêcheur et "exorciseur", jusqu'à sa mort.
Ce qui concerne sa naissance est prétendu par les écrits chrétiens et/ou la "tradition" chrétienne. Mais, les écrits chrétiens et la "tradition" chrétienne sont aussi partisans qu'extravagants (à l'instar des "pérushim", soit les "interprétateurs", en français les Pharisiens, qui sont les précurseurs du judaïsme et du christianisme) :
Selon le christianisme, Jésus serait le fils d'une femme néanmoins restée vierge, épouse d'un homme qui ne serait pas le père de Jésus, ce qui relève de l'adultère.
Virginité et adultère sont deux des problèmes posés, et qui auraient vraisemblablement échappé aux mythomanes à l'origine de ces fabulations.
De plus, ce conte fabuleux fait totalement abstraction de la naissance. Il ne précise pas si Jésus serait né par voie naturelle (vaginale), ce qui n'aurait pu laisser vierge sa mère. En suivant ce récit, il conduit à supposer que Jésus, lors de sa naissance, aurait donc défloré sa mère.
Il est évident que le ou les concepteurs de cette histoire, qui relève clairement de la mythologie, se sont attachés à une pureté, ou candeur, ou naïveté, ou "pureté" sexuelle (selon leurs considérations), mais la suite concernant l'accouchement leur aurait échappée, peut-être parce qu'ils n'avaient jamais accouché eux-mêmes, et n'en avaient aucune idée, ni connaissances anatomiques.
Cependant, le problème posé par l'incompétence des inventeurs n'a pas échappé à certaines églises (méthodistes, par exemple). En ces églises, la mère de Jésus est prétendue avoir été vierge avant, pendant, et après la naissance de Jésus.
Dans ce dernier scénario, on ne sait d'où Jésus serait sorti. Cette remarque fait penser à la mythologie gréco-romaine, en laquelle un personnage serait "sorti" (ou né) de la cuisse d'un autre. Dans ce pan de la mythologie gréco-romaine, c'est aussi une femme "mortelle" qui aurait été enceinte d'un dieu, comme dans la mythologie chrétienne. (Mais, la mère mortelle étant morte avant la naissance, le dieu aurait extrait son fils pour l'implanter dans sa cuisse, où l'enfant aurait fini sa gestation).
Certaines similitudes entre la mythologie gréco-romaine et la mythologie chrétienne sont évidentes, sauf pour les partisans et adorateurs du mythe de Jésus, et de Jésus lui-même.
Quant à l'adultère, certains partisans rétorquent qu'il n'y en a pas eu, parce qu'il n'y aurait pas eu d'acte sexuel. Cette dernière réponse fait abstraction de la conception. La prétendue vierge mère de Jésus ayant conçu d'une autre manière et d'une autre origine que de son époux, il y aurait bien eu adultère de ce fait.
La réflexion conduit à une autre question. La "vierge mère" de Jésus savait-elle qu'elle porterait un enfant qui ne serait pas de son époux ?
Si la réponse est oui, alors elle serait bien dans un adultère, qu'elle aurait accepté.
Si la réponse est non, alors la conception pourrait être assimilée à un viol.
Et le christianisme prétend que Dieu en serait le coupable, coupable d'adultère ou de viol, pour avoir un (prétendu) fils.
C'est grotesque, malséant, hérétique, choquant. Pourtant, le christianisme implicitement l'affirme.

Sans plus de commentaires, les contradictions, incohérences, extravagances, conduisent à classer l'ensemble dans les mythologies du monde, et ne permettent pas de retenir une réponse à la question "qui était Jésus ?".
Ainsi, face au manque d'éléments constituant l'identité de Jésus et son cheminement, ses partisans religieux parlent donc de "mystère de Jésus", tout en s'adonnant à son adoration, et en admettant ne rien savoir sur lui ou si peu.
En résumé, les éléments sérieux de biographie manquent. C'est admis de nos jours par une majorité (outre les populations qui, par manque d'instruction, n'admettent pas cette réponse). Cette majorité est aussi constituée des partisans religieux appelés "théologiens". Ce sont eux qui ont trouvé cette réponse, à propos d'un "mystère de Jésus", une réponse à donner à la population, et plus généralement au monde entier.
Aussi extravagante que le mythe, cette réponse des "théologiens" chrétiens est donnée comme étant "à intégrer et à croire". Selon ces "théologiens" il faudrait croire à ce "mystère", accorder foi à quelque chose qu'on ne sait pas.
"C'est un mystère, on ne sait rien à ce sujet, mais il faut y croire". Tel est le résumé de la réponse "théologique" chrétienne.
Cette réponse pourrait encore se résumer à : "croyez en Jésus, une mystérieuse personne dont on ne sait rien".
D'une manière générale, lorsqu'il arrive à bout d'argument et/ou de réponse, le christianisme finit toujours ou presque par une navrante réponse disant : "c'est de la foi". Elle est donnée fièrement comme une affirmation de foi, la foi chrétienne, mais sans avoir conscience d'être déplorable, ridicule, sans aucun sens, absolument pas convaincante. Au contraire, elle conduit à retenir que la foi chrétienne est insensée, n'est pas croyable.
En conclusion, le "mystère de Jésus" selon le christianisme, est en effet un point de convergence à retenir : on ne sait pas qui était Jésus. Les extravagances ne peuvent être retenues.

Qui aurait prétendu Jésus "messie" ?
Ce sont peut-être des partisans de Jésus, qui auraient voulu voir en lui un "messie", et l’auraient déclaré ainsi. Mais, comme expliqué précédemment, Jésus ne correspondait pas du tout à un "messie". Il est donc difficile de penser que cette proclamation serait venue de ses partisans.
Au contraire de partisans, ce sont peut-être des détracteurs de Jésus qui l’auraient prétendu "messie", usant ainsi de cette manœuvre pour attirer sur lui la répression romaine. Cette dernière hypothèse n’a peut-être jamais été suffisamment étudiée, émise et retenue par des chercheurs. Cependant, elle reste une hypothèse possible.

Déclaré "messie" par des partisans ou par des détracteurs, la réponse reste inconnue. Quant à la question de sa "messianité", elle aurait été posée à Jésus par le préfet romain Ponce Pilate. Jésus n’y aurait pas répondu.
La question se serait posée au préfet, et ce dernier l’aurait posée à Jésus, parce que la réponse n’aurait pas été connue.
Si Jésus s’était autoproclamé "messie", une telle proclamation aurait été populaire, et le fait aurait été su des Romains. Il en aurait été de même si des partisans avaient proclamé Jésus "messie".
Mais, le doute aurait subsisté. C’est pourquoi Ponce Pilate aurait posé cette question directement à Jésus. Une réponse de Jésus aurait été décisive.
Ainsi, plutôt qu’une réelle déclaration ou proclamation, il s’agissait vraisemblablement d’une rumeur qui aurait couru, une rumeur sans certitude pour les Romains, une rumeur issue de partisans ou de détracteurs, mais rien de plus qu’une rumeur.
Il semble important de retenir qu’il n’y aurait donc jamais eu de véritable proclamation de "messianité", ni de Jésus, ni de ses partisans.
Il n’y aurait eu qu’une rumeur provenant d’un ou de quelques-uns des ses partisans, ou d’un ou de quelques-uns de ses détracteurs.
Une autre possibilité peut encore être émise. Une rumeur a pu partir d’une personne ni vraiment partisane, ni vraiment opposée, mais une personne de peu de réflexion, sans intention, sans considérer la portée de ses propos, une personne comme il en existe dans le monde entier, et de tous les temps, une simple personne qui "dit n'importe quoi" (expression populaire).
Dire Jésus "messie" a peut-être été de l'ironie, une moquerie. C'est aussi une hypothèse possible.
Ironique ou non, dans cette attente et ce contexte, une telle rumeur a pu se propager de bouche en bouche, en prenant de l’ampleur.

Le "procès" de Jésus.
Contrairement à ce qui est souvent raconté, débattu, ou encore porté à l’écran (télévision, cinéma), il n’y aurait pas eu de procès pour statuer sur le cas de Jésus.
Jésus aurait été présenté au préfet romain Ponce Pilate lors d’une procédure qui n’était pas un procès. Cette procédure était nommée "cognitio extra ordinem", c’est à dire hors de toutes celles ordinaires comme son nom latin ("extra ordinem") l’indique. C’est alors que la question de sa prétendue "messianité" aurait été posée à Jésus, par Ponce Pilate.
Selon certaines opinions, en posant cette question, non sur l’origine de la déclaration de "messianité", mais directement sur la "messianité", Ponce Pilate aurait voulu donner à Jésus une possibilité de sauver sa vie. Mais, une telle opinion veut donner à Ponce Pilate un cœur philanthrope, voire un amour chrétien comme il a été imaginé et moulé au fil des siècles.
Loin d’être un bienfaiteur, Ponce Pilate a posé une question sur le sujet essentiel, et dont la réponse était capitale. Soit Jésus démentait être un "messie", soit Jésus déclarait être "messie". Ce dernier cas aurait fait de Jésus un ennemi de Rome.
Jésus n’aurait pas répondu. Il n’aurait pas démenti. Il n’aurait pas affirmé être "messie".
Sans réponse claire et suffisamment explicite, la rumeur subsistait, faisant de Jésus un ennemi de Rome. Ponce Pilate décida donc que Jésus serait supplicié à mort.

Un démenti aurait-il permis à Jésus de sauver sa vie ?
Ponce Pilate et Jésus étaient-ils seuls, en tête à tête ?
Ou, étaient-ils entourés de plusieurs autres personnes, des fonctionnaires romains, des magistrats, des gardes, un interprète, un scribe (ou greffier), etc. ?
Ces questions n’ont pas de réponse certaine. Car, et malheureusement, ce qui est rapporté sur cette histoire l’est beaucoup par des sources partisanes, chrétiennes, qui prétendent Jésus "messie", encore de nos jours.
Sinon des sources partisanes chrétiennes, d’autres sources peuvent être partiales romaines, de leurs chroniques et chroniqueurs de l’époque.
Un tête à tête est difficilement envisageable. A l’époque, comme de nos jours, on n’aurait pas laissé un haut fonctionnaire seul en présence d’un prisonnier, soit un danger potentiel pour un haut fonctionnaire. Des témoins, des scribes ou greffiers, devaient assister aux échanges et en attester. La présence d’autres personnes (magistrats, gardes, ...) est aussi à envisager.
La forme et les circonstances de cet entretien ont peut-être été déterminantes pour Jésus et pour l’histoire, autant que la question posée sur la messianité.
Pour Jésus, il était peut-être déjà trop tard pour sauver sa vie. Outre Ponce Pilate, des instances supérieures (à Rome, par exemple) voulaient peut-être l’élimination (la mort) de Jésus, un fauteur de troubles.
Sinon des instances supérieures, des raisons exigeaient peut-être aussi sa mort, pour des raisons politiques, parce que Jésus constituait une trop grande menace à la "pax romana", la "paix romaine", que l'empire imposait à ses provinces, notamment celles qui avaient connu des affrontements internes, des guerres civiles. Le conquérant romain faisait alors taire les armes entre les antagonistes, en s'imposant à tous, et en imposant la "pax romana".
Jésus aurait-il compris que sa mort était inévitable ?
Aurait-il gardé le silence pour cette raison ?
A t-il gardé le silence simplement pour ne pas satisfaire les Romains, et les laisser dans l'incertitude ?
A t-il voulu les mépriser, sans respect ni amour (chrétien) ?
Pour les partisans de Jésus, il n’a pas démenti être "messie". Pour les opposants, il n’a pas confirmé être "messie".
Les opinions restent partiales. Mais, ce ne sont que des opinions, personnelles et partiales.
Même si Jésus avait déclaré être "messie", cela n'aurait pas fait de lui un vrai messie.
Les faits à considérer pour cette impossible "messianité" sont exposés ci-avant et ci-après.

Concernant la messianité :
Comme expliqué précédemment, il est impossible que Jésus ait été "oint", "messie". Car :

- Il n’était pas Prêtre (pour rappel, seuls les Grand-Prêtres et les rois peuvent avoir reçu une onction pour les consacrer ou les sacrer).

- Il n’était pas roi. Pour être roi, et oint, il aurait dû être descendant de Juda, et, parmi les descendants de Juda, il aurait dû être descendant de David, et de son fils Salomon. Or, l’ascendance de Jésus n’est pas connue. Sa ville natale n’est même pas connue, ni même sa tribu parmi celles d’Israël.

Selon certaines personnes ou thèses (toujours ultérieures à la mort de Jésus) il serait né à נצרת Nazareth, en Galilée. Ce sont surtout des historiens qui adhèrent à cet avis, ou en sont émetteurs. Il s’agit d’une thèse, la pensée d’une ou plusieurs personnes. (Une thèse est une position, voire sous influence, voire partisane, mais pas une certitude).
Ce qui fut écrit après la mort de Jésus est essentiellement constitué d’écrits chrétiens partisans. Pour les partisans, une naissance à Nazareth aurait posé problème. Car, cette ville n’était pas en territoire de Juda, mais en territoire de זבלון Zabulon. Jésus aurait donc été un possible descendant de Zabulon, mais pas de Juda (tribu de David).
Alors, pour contrecarrer ce problème posé par Nazareth, les sources chrétiennes, traditionnelles et évangéliques canoniques (écrits du christianisme), mentionnent בית לחם Bethléem comme lieu de naissance. Car, Bethléem était en territoire de Juda. Ainsi prétendu né à Bethléem, Jésus pouvait passer pour un descendant de Juda.
Cette explication sur Bethléem, qui ne serait pas la vraie ville de naissance, est souvent retenue, y compris par des historiens. Car, aucune raison ou élément ne pourrait démontrer, ou établir, que Jésus serait né à Bethléem.
Pour certaines voix plus explicites, affirmer cette naissance à Bethléem n’est qu’une supercherie, une fausse information, un mensonge dans le but de faire passer Jésus pour un Judéen (un habitant de Judée) et un descendant de Juda, ce qu’il n’aurait pas été.

Rappels :
- La tribu de Jésus n’est pas connue. C’est un problème majeur en soi, et suffisant pour qu’il soit impossible de le prétendre "oint", "messie".
Même les sources écrites chrétiennes et canoniques ne prétendent pas que Jésus aurait été descendant de Juda. Elles tentent de le faire penser, mais sans l’affirmer. Elles laissent ainsi la tradition chrétienne le prétendre par des formules douteuses, en disant, par exemple, que la tribu de Juda aurait été la "parenté charnelle de Jésus". Cette formule est à double sens. "Parenté charnelle" peut s’entendre par opposition à son "existence spirituelle" (selon les croyances chrétiennes). Elle peut aussi s’entendre comme prétendant (mensongèrement) Jésus de la tribu de Juda.
De telles formules ne peuvent permettre d’y accorder crédit. Au contraire, ce double sens, et ce manque de clarté et d’évidence, incitent à la méfiance et laissent entrevoir leur volonté de tromperie.

- Pour être roi, Jésus aurait dû être "oint", soit en hébreu משיח "machia’h", en français "messie".
Qui aurait "oint" Jésus ? Quel prophète, ou quelle autre personne ?
Il n’y avait plus de prophète à cette époque pour oindre Jésus. (Pour rappel, ces explications sur les prophètes sont disponibles en cliquant ici ).
Même dans les sources chrétiennes canoniques (les plus favorables aux croyances chrétiennes qui ont été décidées au fil des siècles) rien n’est affirmé au sujet d’une réelle onction, matérielle, concrète, terrestre.
Certaines sources chrétiennes prétendent qu’il aurait été "oint par Dieu". Mais ce n’est pas ce que Dieu a institué. Dieu n’aurait pas procédé à l’encontre de ce qu’il a institué.
Selon le dogme trinitaire (du christianisme), Jésus serait Dieu. Jésus aurait donc été "oint" par lui-même. C’est absurde.
Malgré l’absurdité, l’on pourrait ajouter que Jésus se serait alors autoproclamé, "auto-oint".
D’autres sources chrétiennes prétendent que Jésus n’aurait pas été "oint" d’huile, conformément à la pratique, mais "oint de l’esprit saint". Ce ne sont encore que des explications forcées, mythologiques, et sans correspondance à ce qui était institué et pratiqué.
Cette entité, "l’esprit saint", est propre aux croyances chrétiennes trinitaires (dogme catholique romain). Les Chrétiens unitaires ne partagent pas cette croyance.
Il est facile d’investir un inconnu, et après sa mort, de tout ce que l’on peut imaginer, de tout ce que l’on veut prétendre, en inventant des explications fabuleuses, fantastiques et captivantes pour crédules qui croiraient n’importe quoi.
Jamais Jésus ne s’est prétendu Dieu, ni fils de Dieu. Il ne l'était pas plus qu’une autre personne. Tous les Israélites sont des "fils (ou enfants) de Dieu" (Deutéronome, chap. 14, v.1).

Résumé :
Nous ne savons pas où Jésus est né.
Nous ne savons pas son ascendance.
Nous ne savons pas qui l’a "oint".
Nous ne savons pas s’il a été "oint".
Nous ne savons même pas de quelle tribu d’Israël il était descendant.
Jésus était-il Israélite, au moins ? Ce n’est pas sûr, puisque si peu est su sur lui.
La conclusion s’impose d’évidence :
Jésus "oint", "messie", roi d’Israël, est totalement impossible. Le prétendre ne peut l’être que par des explications tortueuses, forcées, mensongères.

Concernant le personnage, et ce qui a été fait de lui :
Quel était le nom de Jésus ?
Le nom hébreu de Jésus n’est pas connu dans les ouvrages qui parlent de lui, car ces ouvrages ne sont pas en hébreu.
Le nom qui lui est connu n’est pas le même pour tout le monde.
Certains le nomment יהושע "Yéhoshouha".
D’autres emploient une forme prétendue abrégée, soit ישוע "Yéshouha".
D’autres encore prétendent une forme galiléenne (région de Nazareth) encore plus abrégée, soit ישו "Yéshou".
Il faut encore ajouter le judaïsme qui lui a fait l’honneur d’inventer un nom pour lui seul, un nom proche de la dite "version galiléenne", soit ישו ou יושו "Yoshou".
Enfin, on ne peut oublier les versions les plus connues dans le monde, les versions chrétiennes, qui ont donné Jesus, Jésus, via le latin "Iesus" ("Yézouss").
Mais, aucune de ces versions ne serait la bonne.
Le nom le plus probable serait יושע "Yoshua" ("Yoshoua"). C'est la première forme citée ci-dessus, mais sans la lettre ה, qui n'aurait pas lieu d'être, et dont la présence ou l'absence modifie la prononciation
En effet, cette lettre serait une déformation volontaire parfois apportée par les scribes, comme par exemple dans le prénom "Yonatann" (ou "Yonathan", "Jonathan"). Ce prénom peut se trouver écrit יונתן "Yonatann" comme en livre de Samuel I, chap. 14, v. 1, ou יהונתן "Yéhonatann", comme en Samuel I, chap. 14, v. 6. (Deux versions différentes dans le même chapitre).
La raison probable de cette déformation serait une volonté de ne pas écrire יו "Yo", qui serait un nom divin. Le judaïsme a été et est encore excellent pour déformer beaucoup de choses. Les textes bibliques, tel le livre de Samuel cité dans cet exemple, nous sont parvenus par le judaïsme, avec des déformations que la mémoire collective a pu oublier.

Quelle langue Jésus aurait-il parlée ?
Dans le christianisme, beaucoup prétendent que la langue de Jésus aurait été l’araméen. Mais, s’il était natif de
נצרת Nazareth, il aurait plus probablement parlé l’hébreu, comme le reste de la population de Nazareth. Car, cette ville était relativement loin de la frontière avec le territoire d’Aram (langue araméenne). Jésus n’aurait pas été un "frontalier" du territoire d’Aram, et n’aurait donc pas eu cette raison de parler l’araméen. De plus, les différentes invasions auraient pu le faire parler la langue des Égyptiens de l’époque, ou des Babyloniens de l’époque, ou des Romains de l’époque (langues étrangères citées dans l’ordre des invasions). Les Romains étaient les derniers envahisseurs. C’est donc leur langue qui aurait pu s’imposer, et que Jésus aurait peut-être pu parler, plutôt que l’araméen.
Rien ne permet une quelconque certitude sur l’araméen que Jésus aurait parlé, ni sur les autres langues étrangères.
De plus, Jésus s’adressait à la population, qui était peu instruite, souvent illettrée, et qui ne parlait probablement aucune langue étrangère, ni l’araméen ni une autre. Pour s’adresser à la population c’est probablement l’hébreu de cette époque qu’employait Jésus.

Quelle popularité aurait-il eue ?
Contrairement aux écrits chrétiens et partisans (soit les "Évangiles", qui ont été rédigés bien plus tard, après la mort de Jésus), et contrairement aussi aux réalisations modernes, cinématographiques ou télévisuelles, fortement sous l’influence du christianisme, Jésus n’avait que peu de popularité. Les images de foules qui l’auraient attendu, acclamé, adoré, accueilli avec des offrandes, partout où il se rendait, et notamment à Jérusalem, ne sont pas des réalités. Ce sont des déformations de l’histoire, parfois dans un but de glorification de Jésus, voire dans un but prosélyte.
Les écrits chrétiens, les Évangiles canoniques, ne lui prétendent que douze partisans, douze disciples à Jérusalem lors d’un pèlerinage important. C’est bien peu par rapport aux centaines de milliers de personnes qui venaient à Jérusalem lors des pèlerinages (estimations selon des historiens : 300 000 à 400 000 pèlerins).
Une grande partie des écrits chrétiens, dont se sont inspirées ces réalisations, n’est que pure mythologie, comme, par exemple, le mythe des "rois mages" (qui seraient venus d’Orient, guidés par une étoile, après avoir appris la naissance de Jésus. Un seul texte chrétien, "l’Évangile selon Matthieu", en fait mention. Les autres "Évangiles" n'en expriment rien. "L’Évangile selon Matthieu" est le seul, et sans indiquer qui étaient ces "mages", ni leur nombre, ni leurs noms, ni leur(s) contrée(s) d'origine. De plus, dans cet "Évangile selon Matthieu", ces "mages" ne sont pas "rois". C'est la tradition chrétienne qui les aurait ainsi qualifiés, vers le 3ème siècle EC. Puis, des noms leur auraient été trouvés et attribués vers le 8ème siècle EC).

Ce que Jésus avait de particulier est difficile à préciser tant les écrits et les dires l’ont transformé, vanté, glorifié, après sa mort, et jusqu’à le déifier aussi, toujours après sa mort (défier : prétendre qu’il était Dieu, rendre Dieu).
Il n’était pas déifié de son vivant, ni durant les premiers siècles après sa mort. Il fut déifié par la décision du premier concile de Nicée (une assemblée d’évêques, du christianisme). Cette décision d’en faire Dieu fut prise plus de trois siècles après la mort de Jésus. C’est cette assemblée qui décida de dire et prêcher que Jésus aurait été Dieu.
Depuis, c’est la position de l’église catholique romaine, réfutée par d’autres Chrétiens qui ne partagent pas ce dogme (notamment les Chrétiens unitaires, qui n’ont pas foi en la "trinité" du dogme catholique romain, qualifié aussi de dogme "trinitaire").
Parmi les autres Chrétiens, les Protestants sont divisés et n’ont jamais "officiellement" tranché la question de la déité ou non de Jésus. Cependant, un grand nombre de Protestants, voire une majorité, pensent et s’expriment (parfois sans en avoir conscience) selon le dogme catholique romain qui déifie Jésus.
Pourtant, Jésus lui-même n’aurait jamais osé prétendre une telle énormité, n’aurait jamais osé se prétendre Dieu. Cette aberration ne se trouve qu’en quelques rares versets écrits en grec ancien, peut-être mal compris, et/ou mal traduits, de rares versets dans les écrits chrétiens, des écrits partisans, rédigés par d’autres que Jésus, et postérieurement à sa mort.

Concernant des écrits, Jésus n’en aurait laissé aucun lui-même. Le fait qu’il n’en ait laissé aucun peut mener à penser qu’il n’était peut-être pas lettré. Car, il tient à cœur d'un homme lettré, qui a foi en un enseignement et un héritage à léguer, de laisser des écrits. Les grands prophètes, tels que Moïse, ont laissé des écrits, et parfois sur l'ordre de Dieu (par exemple et entre autres : Exode, chap. 34, v. 27). C'est ainsi en Israël, et c'est aussi afin que la transmission écrite ne soit pas déformée par l'oral comme l'ont fait le judaïsme, le christianisme, et d'autres encore.
Jésus était-il lettré ? C’est encore une question sans réponse.
Les écrits qui parlent de Jésus sont tous postérieurs à sa mort, ce qui ne lui a laissé aucune possibilité de les contredire, les rectifier ou s’y opposer.
Certains de ces écrits ont été faits plusieurs décennies après la mort de Jésus, et d’autres plusieurs siècles après sa mort. Mieux préciser les époques est difficile, car certains écrits sont dits "canoniques" (et prétendus "saints"), d’autres sont des "apocryphes" (c’est à dire écartés par les églises, et tenus "cachés", "secrets", sens du mot "apocryphe"). De plus, certains écrits sont prétendus de telle époque par la tradition chrétienne, mais prétendus d’une autre époque par les historiens.

Dans la mythologie chrétienne qui a été faite, Jésus serait fils de Dieu. Dieu aurait choisi une femme mariée, Marie, épouse de Joseph, pour être la mère de Jésus.
Pourquoi Dieu n’aurait-il pas choisi une femme libre, une vierge célibataire, puisque certaines branches du christianisme semblent attachées à la virginité ?
Ou encore une veuve, voire encore vierge ?
Pourquoi le choix ne s’est-il pas porté sur une femme libre, plutôt que sur l’épouse d’un homme encore en vie ?
Cette mythologie a inventé un adultère, et elle prétend de surcroît qu’il serait provenu de Dieu. C’est inconcevable, irrecevable, répugnant, révoltant et hérétique.
Ceux qui ont inventé ces mythes n’avaient probablement aucune culture israélite, ni la moindre connaissance. Car, dans la culture israélite, un enfant né d’un adultère serait un ממזר "mamzer", un enfant illégitime, un exclu du peuple d’Israël (pour ce sujet, cliquez ici ).

Les phénomènes ou "miracles" que Jésus aurait produits :
Comme déjà exposé ci-dessus, à cette époque la population était peu instruite, et souvent illettrée.
Un prestidigitateur qui, comme de nos jours mais à cette époque, aurait fait sortir une colombe de son chapeau, serait passé pour un faiseur de miracles.
Ces prétendus miracles ne sont rapportés que par les écrits chrétiens qui sont très douteux, aussi douteux que partisans (cf. explications qui précèdent et suivent).
Même en supposant que Jésus aurait produit des "phénomènes", ou "prodiges", etc., cela ne fait pas de lui un "messie", ni un prophète, ni un dieu, et certainement pas Dieu.
La Tora, dans le Deutéronome, avertit justement sur un faiseur de "prodiges" (Deutéronome, chap. 13, v. 2-5).
Les actions, discours, l’idéologie, les prêches, etc. de Jésus ne correspondaient pas à la Tora. S’il a vraiment effectué des "phénomènes" ou "prodiges", il correspondait alors à un faiseur de "prodiges", que la Tora demande de ne pas croire ni suivre.

Les différences avec la Tora :
Certaines différences avec la Tora sont déjà exposées ci-avant. D’autres différences encore sont les suivantes.

- Selon plusieurs sources, Jésus aurait été (entre autres) une sorte d’exorciste nomade avant de devenir prédicateur.
L’exorcisme croit au "diable", comme le christianisme, et prétend le combattre ou le soumettre. L’exorcisme croit aux esprits malfaisants, aux "démons", etc. et prétend libérer d’eux.
Tout cela n’existe pas dans la Tora. Tout cela n’existe pas, ni dans la Tora ni dans la réalité.
Le "diable" n’existe pas, ni les "esprits", ni les démons, ni les "djiinns" ou "jnounes" (sorte de démons, voire d’endroits déserts), etc.
Tout cela est mythique, mythologique.
Ce sont des croyances antiques, qui ont été celles des peuples environnants. L’enseignement de la Tora, et la Foi en la Tora, auraient dû libérer de ces croyances. Mais, la population a repris des croyances antiques, comme ont été reprises des idoles, des croyances, et comme ont été pratiqués des cultes idolâtres (notamment le culte à "Achéra", Rois I, chap. 15, v. 13 ; Rois II, chap. 13, v. 6 ; Rois II, chap. 23, v. 14 ; Jérémie, chap. 17, v. 2).
Si Jésus a été un exorciste, alors lui aussi aurait repris ces croyances contraires à la Tora, et il aurait allégué pouvoir chasser ces prétendus "diables", "démons", "esprits", "esprits possesseurs", etc. et/ou avoir le pouvoir de remédier à leurs prétendus effets.

- Selon les pensées, croyances, dogmes et écrits chrétiens, Jésus aurait prêché et promis le "Salut", c'est à dire une "vie éternelle céleste" après la "vie terrestre", une vie éternelle dans un "paradis céleste".
Tout cela n’existe pas dans la Tora.
La "vie éternelle", dans un monde autre que terrestre, est la reprise de croyances antiques, comme en avaient les Égyptiens et d’autres peuples. Cette croyance des Égyptiens explique pourquoi ils embaumaient leurs morts, les puissants, les maîtres, leurs serviteurs aussi, et même leurs animaux de compagnie, afin que tous servent leurs maîtres dans "l’au-delà" ("au-delà" de la vie terrestre).
En certains peuples, voire chez les Égyptiens aussi, les animaux domestiques et les serviteurs pouvaient être tués, assassinés, afin qu’ils suivent et servent leur possesseur et maître dans ce monde "éternel, céleste" imaginé. Les épouses aussi pouvaient être mises à mort, et tuées, pour les mêmes raisons.
Ces croyances et pratiques ne sont pas de la Tora. L’homicide pour de telles raisons transgresse la Tora.
La vie éternelle, céleste, dans un "au-delà" céleste, voire un "paradis céleste", n’existe nulle part dans la Tora.

La Tora enseigne la réincarnation :
Genèse XXV 8 : "Abraham expira et mourut, ... et fut réuni à son peuple."
Genèse XXV 17 "(Ismaël) ... expira et mourut, et fut réuni à son peuple."
Genèse XXXV 29 "Isaac expira et mourut, et fut réuni à son peuple."
Genèse XLIX 29 "Il (Jacob) leur ordonna en disant : (lorsque) je serai réuni à mon peuple..."
Genèse XLIX 33 "Jacob ... expira et fut réuni à son peuple."
"Réuni à son peuple" est explicite. Il ne faut pas imaginer un "peuple céleste", ni une "vie céleste" que la Tora ne mentionne nulle part. Interpréter ces mots ainsi, en "vie céleste", relève, comme déjà dit, de l’imagination, de l’invention.
Il s’agit de renaissance dans une vie "terrestre" comme celle quittée.
Dans le cas des exemples ci-dessus, "fut réuni à son peuple" signifie que ces personnages sont revenus, lors d’une renaissance, pour vivre une nouvelle vie "terrestre", et dans le même peuple, soit le peuple d’Israël.
Ce pourrait être une nouvelle vie dans un autre peuple, si une personne n’a pas mérité de renaître israélite. C'est ce que la Tora nomme כרת הנפש "carett anéfèsh", c'est à dire la déchéance de cet être, l'exclusion du peuple d'Israël lors de la ou des vies suivantes (entre autres exemples : Exode, chap. 12, v. 15. Cet exemple parle explicitement de l'exclusion, du "retranchement du peuple" en certaines traductions. Ce n'est pas un commandement, rien n'est ordonné aux Israélites. Car, Dieu seul peut juger et déchoir cet être, l'exclure du peuple).
En résumé, nous sommes sur terre pour évoluer, de génération en génération, de renaissance en renaissance, de vie en vie, de réincarnation en réincarnation.
De vie en vie, nous nous enrichissons aussi, tous et chacun, d’expériences diverses.
Nous sommes mis en situations différentes afin d’apprendre, comprendre, voire, peut-être aussi, "expier" ainsi nos fautes passées, le mal qui aurait été fait à autrui dans une ou des vies précédentes.
Le but ne serait pas de rendre du mal pour le mal, mais aussi et surtout de mettre une personne fautive dans la situation de celle à qui du tort ou du mal aurait été fait.
Par exemple, un meurtrier, un voleur, un violeur, etc. pourraient se retrouver en situation inverse, celle de leur victime.
Ce n’est pas non plus inéluctable, ni une règle absolue. Tout dépendrait de la prise de conscience de la personne fautive, ses regrets, sa propre évolution, jusqu’à devenir incapable de reproduire le mal qu’elle aurait fait dans le passé.

Malheureusement, les mauvaises traductions, influencées par le judaïsme, puis le christianisme, ont transformé le sens de ויאסף אל עמיו "il fut réuni à son peuple" pour donner "il rejoignit ses pères" ou encore "il fut ajouté à ses pères", ce qui est faux.
Ces mauvaises traductions ont aussi conforté la profonde erreur professée par les "grandes religions" à propos d'un "paradis" en lequel on retrouverait les êtres aimés défunts.

NB : ne pas confondre réincarnation et résurrection.
Malheureusement, ces deux termes sont confondus, et parfois employés en synonymes. Or, dans les croyances ou religions :
La réincarnation est une renaissance, un retour à une vie matérielle, terrestre, une vie mortelle, dans un corps de chair comme nous le connaissons tous.
La résurrection est dans le christianisme le passage de la vie terrestre à la vie spirituelle céleste, essentiellement ou exclusivement concernant Jésus.
Dans des croyances populaires chrétiennes, la résurrection est parfois associée au "salut", elle serait "universelle", concernerait toute personne à qui le "salut" aurait été accordé, soit une "vie spirituelle céleste et éternelle", "aux côtés de Jésus".
(D'autres expressions disent : "à la droite de Jésus", ou encore "à la droite de Dieu", bien que Jésus ne soit pas Dieu, mais prétendu être Dieu par un dogme chrétien).
Dans d'autres croyances populaires judéo-chrétiennes, la résurrection serait le retour à la vie de tous les morts, ces derniers revenant à la vie matérielle terrestre qu'ils ont eue, leur vie de mortel. Ils revivraient tous dans le corps de chair et de sang qu'ils ont eu. (D'autres détails accompagnent ces croyances, notamment dans le judaïsme : cela se passerait à Jérusalem, les corps rouleraient sous terre jusqu'à arriver à Jérusalem, etc.).

Hélas, les concepts de réincarnation et résurrection ont été confondus (mélangés). Le concept originel de la Tora (Pentateuque) a pu être mal compris au fil des siècles, et déformé par les interprétations de textes dits prophétiques.
(Pour rappel : une grande partie des textes dits "prophétiques" sont douteux.
Cliquer ici pour accéder ou retourner à la rubrique "les prophètes").
C'est peut-être de cette confusion que seraient nés les concepts de "résurrection" décrits ci-dessus. Ils ont pu aussi être induits et/ou confortés par les croyances antiques environnantes (notamment les croyances égyptiennes et zoroastriennes) qui auraient été reprises, mélangées, et davantage imaginées. (Le zoroastrisme est expliqué plus loin dans cette étude).
Le judaïsme en a fait une croyance en un "paradis céleste" nommé גן עדן "gan Éden", soit un "jardin d'Éden" céleste où irait l'âme après la mort. Cette croyance est très proche de celles égyptiennes et d'autres encore. Cependant, pour le judaïsme, le "gan Éden" accueillerait toute personne "juive", et pas uniquement les riches, ou dignitaires, ou pharaons, ou "demi-dieux", ou "dieux vivants", qui auraient les moyens de payer les rituels (embaumement, etc.) comme dans les croyances antiques idolâtres.
Le judaïsme, sur la base de textes "prophétiques" interprétés, a aussi imaginé le "retour des morts" à leur vie terrestre, lors d'une époque très attendue par le judaïsme, et nommée "ère messianique". Alors, les morts reviendraient du "paradis", tous les morts, de tous les temps. Tous se retrouveraient, et reprendraient chacun sa vie terrestre (bien que tous auraient été beaucoup mieux au "paradis").
Ainsi, le judaïsme prône et professe deux choses différentes : "le paradis" ("gan Éden"), mais, paradoxalement, le "retour des morts à la vie" (les morts seraient extirpés du "gan Éden" où ils se trouveraient pourtant si bien).
Quant au christianisme, il a repris une partie de ces croyances, notamment, et selon ses formules : la "vie spirituelle, céleste, hors du corps de chair et de sang". Cette "vie spirituelle" se passerait dans un "paradis éternel". (Ces mêmes notions préexistaient dans le judaïsme, reprises des croyances antiques, cf. explications qui précèdent. Ces croyances existent encore de nos jours dans le judaïsme, et dans son descendant le christianisme, qui les ont perpétuées et les perpétuent encore).

Dans la Tora, il n’y a pas de "paradis céleste", ni nommé גן עדן "gan Éden", ni nommé autrement.
Il n’y a pas de "vie éternelle céleste".
Il n’y a pas de "salut" pour qui croit en Jésus, comme prêché par le christianisme. Croire en Jésus est même le contraire. Croire en Jésus, penser qu’il serait Dieu, est une aberration, autant qu'une hérésie et un affront fait à Dieu. Nulle personne n’aurait de "salut" en outrageant ainsi Dieu, en croyant en Jésus.

Il n’y a pas de "salut pour une vie éternelle dans un paradis céleste".
Mais, il y a nous, sur terre, et ce que nous en faisons, en bien, en mal, de vie en vie, individuellement et collectivement.
S’il existait un "paradis" ou un "enfer", ce serait le produit de nos actes, terrestres, selon si nous produisons un monde de paix et de justice, autant que possible, ou un monde terrible en lequel s’exerce la loi de la violence, des meurtres, de la soumission d'êtres humains par d'autres êtres humains (esclavage, soumission à une ou des "religions" par la force et la terreur), etc.

Avec les différences exposées précédemment, il est déjà clair que le personnage de Jésus ne correspond pas à un messie.
Ce qu'il prêchait, les idées, les concepts
(le salut, le paradis, la vie éternelle, etc.), ne correspondent pas à la Tora, à la Foi d’Israël.
Jésus, ce qu'il aurait prêché et ce qu'il aurait pratiqué (l'exorcisme, par exemple) seraient même en opposition aux principes et enseignements de la Tora, et en opposition à Dieu, que Jésus aurait pourtant prétendu défendre selon les sources chrétiennes.
Ces quelques différences ne sont pas une liste exhaustive.

Autres différences avec la Tora, et avec le judaïsme, prédécesseur du christianisme.
Sans savoir si cela provient de Jésus, ou du christianisme inventé après lui, il est aussi nécessaire de souligner que des branches chrétiennes et leurs Chrétiens s’adressent à Jésus, qui est mort, et s’adressent aussi à des "saintes" et des "saints", qui sont mort(e)s, notamment à "Marie", dite "mère de Jésus", dite aussi "mère de Dieu" (car Jésus serait Dieu pour une grande majorité de Chrétiens). Marie est dite aussi "sainte Marie", et encore "sainte vierge" (car elle est prétendue être restée vierge, par de principales ramifications chrétiennes). Marie est l'objet d'une vénération supérieure aux autres "saints" et "saintes". Le christianisme catholique et le christianisme orthodoxe la vénèrent, et leurs cultes à Marie sont appelés "culte marial", ou aussi "dévotion mariale", ou encore "hyperdulie" (ce terme est catholique, et introduit par le catholicisme au 16è siècle EC).

S'adresser à des morts est inexistant dans la Tora, et contraire à celle-ci (Lévitique, chap. 19, v. 31 ; Deutéronome, chap. 18, v. 11).
Hélas, dans le judaïsme aussi, il y a des rabbins que la population juive qualifie, elle aussi, de "saints", probablement sous l'influence du christianisme. Néanmoins, ce n'est pas une position "officielle" du judaïsme ni de ses dirigeants, bien que ces derniers emploient souvent cette même erreur de langage, comme la population.
Dans le christianisme catholique et le christianisme orthodoxe, s'adresser à des "saints", qui sont des morts, est un culte institutionnalisé. Ces ramifications chrétiennes ont leurs "saints" "canonisés" ("officiellement" déclarés "saints"). Certains de ces "saints" sont des personnalités qui ont marqué l'histoire de leur branche chrétienne (par exemple, des évêques ou des papes, qui ont été "canonisés"), mais ils ne sont pas forcément reconnus "saints" par les autres ramifications chrétiennes.
Des idoles de "saintes" et "saints", ou leurs représentations picturales, devant lesquelles se tenir et "prier", sont aussi fréquemment présentes dans ces églises. En fait de "prier", ceux qui s'y adonnent croient s'adresser à ces morts, qui sont censés les entendre, entendre leurs "prières" et les satisfaire.

Le judaïsme ne s'adresse pas aux morts comme le fait le christianisme, cependant il arrive que le "mérite" présumé et prétendu d'un rabbin défunt soit invoqué pour demander à Dieu quelque chose, souvent une demande individuelle, personnelle. C'est une explication répandue dans le judaïsme.
Une sorte de culte est donc pratiquée, avec une ou des prières, si possible sur la tombe du défunt, ou, à défaut, son mémorial.
En résumé, les Juifs s'adressent à Dieu, en invoquant le "mérite" d'un rabbin défunt, ce qui se résume à :
"Mon Dieu, ce rabbin a du mérite. Alors, mon Dieu, accorde-moi donc... (demande personnelle)...".
C'est en résumé ce qui est pratiqué, bien que le "mérite" ne soit celui du demandeur.
Le fond est donc surprenant, puisqu'il invoque le "mérite" d'une autre personne afin d'obtenir quelque chose pour soi, comme en s'attribuant le "mérite" de l'autre personne, défunte.
Concernant la forme, un rituel plus ou moins court, avec souvent une lecture de psaumes, accompagne la demande.
En plus des initiatives personnelles, des célébrations collectives sont aussi pratiquées. Des dates sont prévues au calendrier juif, chacune en l'honneur d'un rabbin défunt. Une célébration est alors fêtée, appelée הילולא "iloula" (mot judéo-araméen) "louange", révérant un rabbin défunt.
En outre, il n'est pas rare d'entendre "nos vénérés rabbins" dans le judaïsme (vénérer un ou des rabbins est une hérésie et une offense à Dieu).
Le judaïsme avait-il déjà ces aspects idolâtres à l'époque de Jésus ? Il est difficile d'y répondre. Toutefois, il est sûr que le judaïsme les a eus dans son histoire, et les a encore de nos jours.
"Vénérer" des rabbins n'est pas qu'une erreur de langage. Car, se rendre sur la sépulture de l'un d'eux, en pèlerinage ou pour invoquer son "mérite", plutôt qu'adresser directement à Dieu sa demande, est bien une sorte de détour, une déviance. Rendre un tel hommage à un ou des rabbins, avec pèlerinages, rituels et prières, s'apparente à de l'idolâtrie, d'autant plus que les rituels sont constitués de bases ésotériques, mystiques, kabbalistiques, avec des lectures de tels textes (notamment des parties du "Zohar", principal ouvrage constituant la "Kabbale", soit une partie de la mystique et la mythologie juive).

Judaïsme et christianisme ont en commun des jours à leurs calendriers pour "vénérer" des personnes mortes, des lieux de pélerinage, des processions, des rituels, en l'honneur de ces personnes mortes.

Dans la Tora, aucun culte n'est rendu aux morts.
La sépulture de Moïse n'a pas été connue du peuple probablement pour de telles raisons, pour qu'aucun culte ne soit rendu à un homme, même s'il fut prophète (ce que ne sont pas les rabbins). Quant aux pèlerinages, la Tora en demande certains, en l'honneur de Dieu, seulement et exclusivement Dieu, et seulement comme Dieu les a demandés. La Tora demande aussi de ne rien y ajouter, donc certainement pas des pèlerinages pour "vénérer" des rabbins (que la Tora n'a jamais institués, ni en guides religieux, ni autrement).

Il est difficile de penser que de tels rituels auraient existé au temps de Jésus. Car, le judaïsme n'existait pas encore. Et son ancêtre le pharisaïsme n'était encore qu'une secte marginale et minoritaire. Le judaïsme s'est créé et transformé au fil du temps.
Cependant, le judaïsme serait-il à l'origine de l'adoration des "saints" du christianisme ?
Qui du judaïsme ou du christianisme a influencé l'autre ?
De façon résumée, le christianisme est le "fils aîné" du judaïsme (résumé imagé). Puis, le judaïsme et le christianisme se sont mutuellement influencés au fil des siècles.

Dans la Tora, aucun homme n’est "saint". Une fonction peut l’être, celle de Prêtre, mais aucun homme n'est qualifié de "saint".
Ainsi, la croyance du christianisme et les qualificatifs employés ne correspondent pas à la Tora.
De même, s'adresser à des "saints" ou des "saintes" défuntes, pour leur demander protection, ou d'autres demandes personnelles, ne correspond pas à la Tora. C'est même contraire à la Tora (cf. ce qui précède et suit).
Le judaïsme est aussi dans cette déviance en employant le qualificatif de "saint" à propos de personnes, essentiellement ses rabbins.
Le christianisme pense, de plus, que des morts, Jésus et les "saints", auraient le pouvoir d’intervenir ou interférer dans la vie et le monde (réel, terrestre, pas le monde imaginaire céleste, paradisiaque).
Certaines croyances du judaïsme ou de sa population sont semblables, à la différence qu'il ne s'agit pas de Jésus, ni de "saints", mais parfois de membres de la famille, le plus souvent un père, parfois une mère, à qui protection est demandée (le plus souvent, mais pas uniquement).

Dans la Tora, il n’existe pas de telles croyances. Lorsqu’une personne est morte, elle est morte, elle n’est plus. Elle n’a aucun pouvoir d’agir dans la vie et le monde.
Lorsqu’une personne est défunte, son être spirituel ou "âme" (נפש "néfesh" en hébreu) renaît en une autre personne, dans le cycle des réincarnations (cf. ce qui précède).

En aucun cas une personne défunte ne peut intervenir ou interférer dans le monde, "depuis les cieux" ou "le paradis" etc. comme le croient le judaïsme et le christianisme (non "officiellement" dans le judaïsme, mais cette croyance existe bien dans la population, et elle est rarement contrecarrée par les rabbins).
Il est nécessaire de clairement dire que de telles croyances relèvent de ce qui est communément nommé de nos jours l’animisme.
Bien que lanimisme, n’ait pas de définition assez précise (hormis des tentatives pour la circonscrire), toute croyance, culte, religion, adoration, etc. faite à des défunts, ou à des ancêtres, ou à des "esprits", etc. entre dans le cadre de l'animisme.
Dans le cas occurrent, il s'agit bien de croyances, qui pensent, et/ou prônent, et/ou enseignent, etc. que des défunts ou leurs "âmes" auraient la capacité d'intervenir dans le monde matériel, et que ces âmes interviendraient en effet dans le monde. De plus des rituels et cultes sont rendus à ces défunts.
Il s'agit bien d'animisme, même si les croyances concernées se montreraient peut-être choquées d'être ainsi qualifiées, et/ou dans le déni du fait.
NB : simplement se receuillir sur une tombe, l'entretenir matériellement, marquer ainsi ou autrement hommage et respect à la personne défunte, n'est ni un culte ni une croyance, et n'a donc rien à voir avec l'animisme.

Malheureusement, les prédécesseurs du judaïsme (les rabbins, les Pharisiens) et le christianisme ont repris ces croyances antiques des peuples environnants.
Le judaïsme et le christianisme ont propagé ces croyances, se sont mutuellement influencés jusqu’à nos jours, et ont mélangé leurs croyances idolâtres et animistes à la Foi d’Israël, en prétendant que c’est la Foi d’Israël alors que c'est faux.

Les promesses spirituelles du christianisme.
Du christianisme ou de Jésus ? Compte tenu des explications qui précèdent, une importante partie proviendrait du christianisme, mais pas de Jésus que le christianisme a fait parler après sa mort.
La proportion de ce qui viendrait de Jésus, et ce qui viendrait du christianisme, est difficile à établir. Il serait encore plus difficile de tenter de distinguer l’origine (de Jésus ou du christianisme) de chaque sujet, et cela n’apporterait que de vains débats puisque ces promesses spirituelles sont des reprises de mythes et croyances antiques (cf. ce qui précède).

Quelles sont les promesses de Jésus et/ou du christianisme ?
- Le "salut", c’est à dire, pour une personne, l’accès à la vie éternelle, à condition d’avoir adhéré aux mythes chrétiens.
Sinon, cette personne serait "condamnée" (terme du christianisme) à la vie éternelle en "enfer", selon les mythes chrétiens.

- Si la personne a adhéré aux mythes chrétiens, elle pourrait avoir droit au "paradis". Mais ce n’est pas une certitude.
Si elle a fait du mal, le "salut" et le "paradis" lui seraient refusés, malgré son adhésion au mythes chrétiens. Dans ce cas, la personne à qui le paradis est refusé "brûlera éternellement en enfer" (selon une expression du christianisme).
Si le "salut" est accordé, la "vie éternelle" se passerait au "paradis, au côté de Jésus".

Ainsi, le christianisme, qui ne professe ni ne prêche la réincarnation, n’accorde qu’une seule vie terrestre dans son concept imaginaire et ses promesses. Une personne peut naître et vivre dans les pires difficultés, devoir lutter, voler, etc. pour manger et survivre, cette personne serait jugée à sa mort comme celle qui n’a jamais connu la moindre difficulté, mais une vie de personne nantie.
Ainsi pense le christianisme. Une seule vie, des plus différentes et déséquilibrées selon les personnes, mais un même "jugement" et un même accès au paradis, sur la base d’une seule vie, une seule qui serait pourtant déterminante pour l’éternité.
Selon les croyances chrétiennes, certaines personnes naîtraient dans la misère, ou le rejet ou l'abandon par leur famille, sans affection, sans instruction, maintenues au plus bas de l’échelle sociale, ne connaissant que des frustrations, des privations, en résumé bien des facteurs qui pourraient les conduire à mal agir, alors que d’autres personnes ne connaîtraient dès leur naissance que les richesses, les réussites, et d’autres richesses encore, l’affection des leurs, voire l’affection d’un public ou d’une population, etc.
Toutes ces personnes, les nanties en toutes choses comme les déshéritées, seraient jugées, malgré l'absence de difficultés pour les uns, alors que les autres auraient subi des souffrances, qui, de plus, les auraient conduits à des actes reprochables que le "jugement" leur reprocherait. Dans le langage courant, une telle situation serait nommée "double peine". Elle serait même triple. La "première peine" est ce qui a été subi, ce dont une personne a été privée, ce dont elle a souffert. La "seconde" ou "double peine" serait le "jugement" avec ce qu'il reprocherait, ce dont il accuserait. La "troisième peine" serait la sanction qui en découlerait.
Il y aurait des parcours sans obstacle pour certains, pendant que d’autres en ont eu de multiples, jusqu’à les déséquilibrer moralement, mentalement, et les conduire à des fautes, des actes pour lesquels ils seraient "condamnés", alors que les personnes nanties ont été préservées d'être en situation de commettre de tels actes ou de telles fautes.
Toutes seraient donc jugées. Mais, pas de la même façon, puisque les désavantagées seraient encore plus accablées par le "jugement". Le langage courant en dirait : "c'est leur enfoncer la tête dans l'eau" (soit les noyer, les achever, plutôt que les sortir de l'eau).
Tel est le schéma chrétien. Toutes les personnes n’auraient qu’un jugement unique, après une vie unique, une vie si différente d’une personne à l’autre.
Ainsi pense, professe, prêche, le christianisme.

Ce sont donc, ci-dessus, les principales promesses et principaux messages du christianisme. L’ensemble est très simple, voire simpliste. Il se résume à : "adhérez vous serez heureux/se pour l'éternité, sinon, vous êtes prévenu/e, vous brûlerez en enfer pendant l’éternité".

Plus élaborés, perfides, fallacieux, artificieux sont les arguments et moyens d’adhésion, tout en étant aussi simplistes.
Pour adhérer, il suffit d’accepter le "baptême". Le "baptême" est propre au christianisme. C’est un acte de foi et d’adhésion à cette croyance, le christianisme.
Le christianisme, celui d’hier comme celui d’aujourd’hui, ne fait pas de complication pour qui veut y entrer (contrairement au judaïsme de nos jours, qui se veut plus fermé, demande des années d’études et de soumission, et commence souvent par dissuader les personnes qui veulent s’y convertir, alors que dans le passé le judaïsme fut aussi prosélyte que le christianisme).
Pour être attirant, le christianisme a supprimé bien des commandements, que Jésus aurait pourtant probablement observés et pratiqués (s’il était Israélite, car le doute subsiste sur ce dernier point, cf. ce qui précède).

Après Jésus, le christianisme a supprimé peu à peu :
- Le Shabatt. Il n’y a plus de Shabatt ni sanctification du Shabatt.
Hormis en quelques rares branches chrétiennes, telle celle dite "adventiste", et peut-être quelques rares communautés chrétiennes (à Madagascar, peut-être christianisée par l'adventisme), pour les autres branches chrétiennes le Shabatt est devenu un jour ordinaire, et la célébration du dimanche a pris place dans le christianisme. Il en fut ainsi par décision d’un empereur romain (Constantin 1er).
Cette décision a été prise sur la base d’un antique culte idolâtre, un antique culte "païen" (terme inventé par le christianisme), mais, bien que "païen", il a été intégré dans le christianisme.
(L'adjectif "païen" viendrait du latin "paganus" ou "paganismus", qui aurait aussi donné le terme de "paganisme". Depuis le moyen-âge, le christianisme emploie ces termes à propos de ce qui n'est ni juif ni chrétien. Auparavant, le sens donné désignait ce qui n'est pas chrétien).
Pour remplacer le Shabatt par le dimanche païen, comme l'exigea l'empereur romain, un prétexte a alors été trouvé, qui n'était pas la véritable raison "païenne". Ce prétexte prétendit que le dimanche Jésus serait ressuscité.
Le christianisme s'est donc soumis à l'autorité d'un homme, un simple mortel, et a intégré son ordre, contrairement à ce qu'aurait pratiqué Jésus, prétendu Dieu et immortel (mais bien mortel pourtant).
Le prétexte mentionne parfois que les Chrétiens auraient célébré le dimanche avant cette décision romaine. Dans ce cas, la suppression du Shabatt serait alors bien due au christianisme, et uniquement au christianisme.
Das les deux cas, entièrement du fait du christianisme ou par la décision d'un empereur romain, le christianisme a bien supprimé le Shabatt, contrairement à ce qu'aurait pratiqué Jésus.

Sans entrer dans d’autres détails (qui ne seraient bons que pour d’interminables et vains débats), le christianisme a supprimé aussi (liste non exhaustive) :

- Les lois alimentaires.
- Les fêtes et pèlerinages demandés par la Tora. Ils sont abolis, et remplacés par des célébrations chrétiennes.
- Il n’y a plus de tribu, ni d’Israélite ou d’autre peuple ou ethnie. Le christianisme est ouvert à tout le monde (prosélytisme oblige, et, ainsi, les églises se déclarent, se prétendent, s'autoproclament "universelles").
- La circoncision. La circoncision est un acte d'alliance entre l’Éternel et les descendants d'Abraham (Genèse, chap. 17, v. 10). Mais, le christianisme ne distingue plus les descendants d'Abraham. Pour le christianisme, tout le monde "entre dans l'alliance" en se faisant chrétien (selon les modalités de chaque branche chrétienne).

L'essor du christianisme après Jésus
Rappel et résumé. Des mythes antiques ont été repris, qui n'étaient pas "nouveaux", pas un "nouveau testament".
Une majeure partie des commandements a été abolie, et oubliée, bien que le christianisme soit basé sur l’histoire d’Israël et les commandements ordonnés aux Israélites. Mais, le christianisme ne distingue plus les Israélites.

C’est donc ainsi, avec des mythes, des promesses, des inventions attirantes, et l'abolition des commandements, que le christianisme a séduit.
Son discours se résume à "croyez en Jésus, vous aurez la vie éternelle dans un paradis, au ciel". C’est tout.
Quel crédit peut-on y accorder ? Sur quelle base ? Quelle preuve ?
Malgré la faiblesse des arguments, l'absence de toute preuve, l'évidente séduction, et surtout malgré l'infidélité envers l’Éternel, il y eut des crédules parmi les Israélites, puis parmi les autres peuples.

Pour les réticents, les dubitatifs, etc. des peurs ont été inventées ("fin du monde", "apocalypse", "jugement dernier", "antéchrist", ...).
Le message inventé pour canaliser les rétifs disait, et dit encore (hélas) : "adhérez à la foi en Jésus, vous n’aurez rien à craindre de ces menaces, vous serez "sauvés" ("salut chrétien")".
Et il y eut des crédules.

Aucune de ces "menaces" n’existe dans la Tora.

Explication à propos du mythe de l'enfer
La גי הנם "guey hiname" ou "guey héname", parfois prononcé "guey hinome", soit la "vallée de Héname", est une vallée située près de Jérusalem.
Remarques pour les hébraïsants : l'orthographe varie selon les références. La première occurrence se trouve en livre de Josué, chap. 18, v. 16 : גי בן הנם "guey ben héname" soit la "vallée de Ben Héname" ou la "vallée du fils de Héname". Cette même référence emploie aussi une forme plus courte : גי הנם "guey héname", soit la "vallée de héname". D'autres orthographes sont : גיא הנם en Néhémie, chap. 11, v. 30 ; גיא בן הנם en Jérémie, chap. 7, v. 32.
La prononciation "hénome" ou "hinome" n'est validée par aucune référence biblique : l'orthographe הנום n'existe pas.

A l'époque biblique, cette vallée était un dépôt d'ordures et d'autres rebuts de la cité. Certains dépôts pouvaient s'embraser naturellement. Certains déchets produisent une fermentation, de la chaleur, des gaz. Sinon un embrasement des déchets par eux-mêmes, il pouvait y avoir d'autres causes naturelles, la foudre et la chaleur du plein été. Parmi les causes non naturelles, des feux pouvaient volontairement y être allumés pour détruire les déchets.
Ce lieu fut aussi un endroit où des lépreux, alors relégués hors des
villes, se regroupaient. La plupart d’entre eux y vivaient la suite de leur vie, et y mourraient.
Ces personnes étaient alors sommairement inhumées là.
La tombe creusée dans le sol était parfois l'usage. Lorsque c'était le cas, une fois la personne inhumée, la tombe pouvait être recouverte de pierres, afin qu'elle ne soit pas recreusée par des animaux.
Cet usage a perduré dans le temps, et ailleurs qu'en ce lieu. Ainsi, pour marquer le respect ou l'affection, les personnes se rendant sur une tombe y apportaient des pierres, pour la consolider ou restaurer le monticule. De nos jours, les Juifs ont conservé cet usage, mais sans savoir pourquoi. Ils déposent une pierre lorsqu'ils se rendent sur une tombe, même si celle-ci est déjà recouverte d'une imposante pierre tombale. Le judaïsme les a égarés par des explications mystiques, mythologiques, en établissant un rapport invraisemblable entre la pierre et l'âme de la personne défunte.

Un autre usage était plus courant à cette époque. La personne défunte était déposée dans une cavité, une grotte naturelle ou creusée. Une telle cavité (ou caveau) pouvait recevoir plusieurs défunts. Dans ce cas, l'intérieur d'une cavité comprenait des emplacements individuels.
Plusieurs mois après le dépôt d'un corps, les ossements étaient regroupés et déposés dans un réceptacle (parfois appelé "urne" ou "urne funéraire", mais il ne s'agit pas de crémation du corps). De nos jours, une telle pratique de regroupement des ossements existe encore, y compris ailleurs qu'en Israël. En France et d'autres pays francophones cette pratique porte le nom de "réduction de corps". Les ossements sont placés dans un réceptacle appelé "reliquaire".
La trace biblique la plus ancienne concerne Sara, épouse d'Abraham, que ce dernier déposa dans la grotte de מכפלה "macpéla" (מערת המכפלה) (Genèse, chap. 23, v. 19). Abraham fut aussi déposé dans cette grotte, par ses fils Isaac et Ismaël (Genèse, chap. 25, v. 9). Toutefois, il n'y a pas de trace biblique de regroupement des ossements dans un réceptacle. Cet usage serait plus récent dans l'histoire.

Ainsi, la גי הנם "guey héname", la vallée de "héname" était aussi une nécropole. De ce fait, selon la saison et les circonstances météorologiques, des feux follets (phénomènes lumineux, comme une flamme) pouvaient y être vus, comme dans les cimetières de nos jours.
Mais, à cette époque, les cimetières comme de nos jours n'existaient pas. Les feux follets n'étaient pas un phénomène connu et expliqué comme aujourd'hui. La population n'avait pas l'instruction de nos jours, mais était souvent dominée par diverses croyances et superstitions.
De plus, le גיא הנם "guey héname" était aussi un lieu de cultes proscrits, notamment des cultes idolâtres et infanticides en lesquels des enfants étaient brûlés vifs (de tels cultes et actes sont interdits par la Tora, voire sévèrement réprimés. Lire par exemple le Lévitique, chap. 20, v. 2).

Les personnes lépreuses qui vivaient au "guey héname" recevaient probablement les visites de leurs familles, qui apportaient des vivres, des vêtements, etc.
Avec de tels mouvements, et en tant que lieu de proscrits et de cultes interdits, la vallée de "héname" était probablement devenue aussi un lieu de trafics, voire de prostitution, voire encore de meurtres et de cadavres abandonnés.

Ce lieu, le גיא הנם "guey héname", qui est une vallée bien réelle, matérielle, terrestre, est devenu l'équivalent de "l'enfer" dans le judaïsme de nos jours. Ces mêmes mots sont toujours employés dans le judaïsme d'aujourd'hui, גיא הנם, souvent prononcés "guey hinome", pour parler de "l'enfer". Ils sont employés comme l'opposé du גן עדן "gan éden", soit le "jardin d’Éden", soit le "paradis céleste", où iraient les âmes après la mort. Les âmes iraient donc soit au "gan éden", le "paradis", soit au "guey héname", "l'enfer", dans la mythologie juive. Ces deux concepts sont proches de ceux du zoroastrisme.
Le zoroastrisme est une croyance religieuse monothéiste. Elle serait apparue dans la région qui fut la Perse (actuellement l'Iran). Cette croyance religieuse aurait été fondée par un personnage nommé dans le monde occidental "Zoroastre", ou "Zarathushtra", ou encore "Zarathoustra" ("Zara Oustra"). Les sources sont confuses à propos de l'époque de naissance du fondateur. Certaines la situe jusqu'à 3700 ans avant l'ère chrétienne.
Le zoroastrisme aurait été la principale croyance religieuse en Perse et durant l'empire perse, depuis le 7ème siècle avant l'époque de Jésus. L'empire perse aurait répandu le zoroastrisme dans toutes les directions de ses conquêtes territoriales, y compris en Judée et à Jérusalem, plusieurs siècles avant Jésus. Babylone fit aussi partie de l'empire perse aux environs de l'époque où les Judéens y furent déportés.
L'invasion de la Judée, l'occupation de la Judée, la déportation des Judéens, leur séjour à Babylone, ces événements imprégnèrent les Judéens de croyances et de cultures étrangères.
Lors du retour de cette population de déportés, qui, après plusieurs décennies d'exil, était aussi constituée des enfants nés en déportation et encore plus imprégnés que leurs ascendants, elle rapporta aussi les mythes étrangers. Ces mythes furent adoptés, encore imaginés, adaptés et même inscrits dans ce qui constitue la Bible connue aujourd'hui. C'est ainsi que des mythes tels que celui de "la tour de Babel", peut-être aussi celui du "Déluge", ont été greffés à l'histoire d'Israël, et se trouvent encore greffés à la Bible actuellement connue.
A propos de ces passages bibliques, lire les commentaires qui s'y rapportent dans le livre "La Bible Plus Justement", cliquer ici.

Cette mythologie étrangère, ensuite intégrée par les Judéens dans ce qui devint la Bible (qui, pour rappel, est une compilation de textes faite par les guides religieux autoproclamés qui sont les rabbins, le judaïsme) a été reprise par le christianisme, et le christianisme l'a encore développée à sa façon. Les deux mythologies, celle d'origine zoroastrienne et celle devenue chrétienne, ont aussi en commun ce qui serait le "purgatoire" dans la branche chrétienne du catholicisme, et la "Maison du Druj" dans le zoroastrisme. Dans les deux croyances, il s'agirait d'une sorte d'étape expiatoire avant d'accéder à une "résurrection", dans un "paradis" céleste dans l'imaginaire chrétien, dans un "paradis" terrestre dans l'imaginaire zoroastrien.

De croyances et mythologies étrangères, ensuite associées à un dépôt d'ordures, aussi lieu de proscrits, de cultes interdits et trafics, sont donc nés les mythes judéo-chrétiens et ce que le langage courant nomme "l'enfer".
D'autres facteurs ont ensuite complété les mythologies juive et chrétienne, en situant "l'enfer" au centre de la Terre, par exemple, etc. Les deux mythologies ont aussi leurs différences. Par exemple, le "purgatoire" de la branche chrétienne catholique n'existe pas dans le judaïsme.

L'essor du christianisme après Jésus (reprise et suite).
Toute une "religion" basée sur de tels mythes a donc été inventée, élaborée et conçue pour être propagée dans le monde entier. Elle fut échafaudée durant des siècles, et répandue durant des siècles aussi, par des missionnaires endoctrinés.
Et, il y eut des crédules, convertis et endoctrinés (ou l'inverse endoctrinés et convertis).

On ne peut ignorer ni oublier les moyens et méthodes. Le stratagème le plus efficace pour attirer du monde tient en un mot : l’amour, dont le christianisme use et abuse abondamment, dans tous les propos, tous les discours, etc.
"Jésus est amour",
"Jésus vous aime",
etc.
Cet "amour" dont le christianisme se sert, surtout de nos jours, est l’arme la plus nuisible, la plus spirituellement meurtrière.
En outre, ce phénomène, appelé ou qualifié de "love bombing", "bombardement d’amour", par des sociologues, est aussi employé par d’autres sectes dont le but lucratif ne fait aucun doute, sauf pour les endoctrinés de ces sectes.

Un dicton plus ou moins connu, selon les pays, dit en résumé : "lorsque je veux tuer quelqu'un, je le baise". (Le verbe "baiser" a pris une connotation grossière en langue française, qui l'a remplacé par "embrasser").
Cette courte phrase résume toute la perfidie de la méthode, et son dessein cruel. L'idée rappelle évidemment le "baiser de Juda", l'un des disciples de Jésus (Juda aurait baisé Jésus pour le désigner aux soldats Romains qui l'ont fait prisonnier).
Qui vous baise, n'est pas toujours qui vous aime et vous veut du bien.
Ainsi, qui vous parle d'amour, n'est pas toujours qui vous aime et vous veut du bien.
Ainsi, le christianisme parle beaucoup d'amour, et beaucoup plus que son père le judaïsme. Mais, "amour" n'est souvent qu'un mot dans des propos, pas un réel sentiment envers autrui.
Quant à la réalité du personnage de Jésus, à qui tout amour est attribué, elle est exposée ci et là en cette étude.
De manière résumée, Jésus n'était qu'un homme, sans même la moindre correspondance avec un "messie", encore moins avec un "fils de Dieu", et il n'était certainement pas Dieu comme le prétend le dogme catholique (le catholicisme n'est qu'une branche chrétienne parmi d'autres, mais cette branche est très influente et représentative dans le monde chrétien de nos jours).
Jésus était capable de colère et de violence envers autrui (envers les "marchands du temple", selon des écrits chrétiens). Il n'était pas ce que le christianisme a imaginé sur son personnage.

L'amour a été employé, est toujours employé, comme du miel en appât.
Toutefois, il existe une différence importante dans le christianisme d'aujourd'hui : les endoctrinés n'ont pas conscience du mal qu'ils font en reproduisant ce mimétisme, en parlant d'amour et en s'adonnant au prosélytisme.
Ils n'ont pas conscience du mal qu'ils font en propageant et en perpétuant le christianisme, qui n'est que la reprise de mythes, croyances et mythologies antiques, encore un peu plus imaginées, inventées, élaborées, adaptées, par le christianisme.

En parlant d'amour sans cesse et à tout-va, ceux qui le font se mentent et se rassurent eux-mêmes et mutuellement.
Il faut y ajouter les étreintes (parfois dites "câlins"), des gestes et comportements faits en plus des mots. Il en est fait usage et abus envers des inconnu(e)s, souvent pour provoquer leurs émotions, et ainsi les manipuler à des fins prosélytes. Dans ce cas encore, celles et ceux qui s'y adonnent n'ont pas toujours conscience de la manipulation qu'ils/elles exercent. Car, ils/elles le font parfois par reproduction de ce qui a été fait envers eux/elles-mêmes.
D'une manière générale, tous se confortent et se réconfortent mutuellement. C'est constant et présent chaque dimanche dans les églises, ou lors des prières familiales (avant repas, par exemple), etc. Ainsi est constamment cimentée leur croyance.
Ces façons de parler d'amour, comme aussi s'appeler "mon frère", "ma sœur", sont des moyens sociaux pour faire partie d'un groupe, ou s'insérer dans un groupe. C'est souvent le seul but vraiment recherché : faire partie d'un groupe social, mais sans réelle foi.
Dans le christianisme tout le monde et chacun parle d'amour, n'a que ce mot à la bouche, qui est répété, dit que vous êtes aimé(e), que Jésus vous aime, etc. L'amour répété est forcé.
Ce modèle qui emploie "amour" comme un mot hypnotique, comme un appât sûr, a été employé partout, pour des raisons commerciales, dans des chansons, des publicités, etc.
Sous une telle influence et de tels faits, des personnes parlent aussi d'amour alors qu'il s'agit d'homicide, d'euthanasie, d'avortement. L'adultère aussi est parfois "justifié" en invoquant "l'amour", comme un "acte d'amour".
La prostitution aussi parle "d'amour", de "faire l'amour", à des clients qui ne peuvent être aimés puisqu'ils sont inconnus pour la plupart. C'est leur argent qui est "aimé".
Les abus de langage ont des conséquences.
Amour et sexe sont confondus sans discernement.
De nos jours, cet amour fallacieux, employé partout et par tous en argument attirant, en boniment répété et répété, a trompé bien des personnes depuis leur jeunesse, et en bien des pays du monde.
Il ne peut être bon de reproduire de mauvais exemples, que ce soit par stupide mimétisme, pour faire du prosélytisme, ou une autre raison.
Parler d'amour n'est pas toujours juste, pas toujours bon.
Et, pour rappel, qui vous baise et/ou vous parle d'amour, n'est pas toujours qui vous aime et vous veut du bien , ni ne vous en fera (cf. ci-dessus).

Une autre particularité attirante existe dans le christianisme. Cette autre particularité est le pardon. En résumé, il suffit de se "confesser", c'est à dire avouer un ou des péchés à un prêtre de la même branche chrétienne. (C'est alors une "confession privée". Une autre forme dite "publique" existe aussi). Ce prêtre a alors, par son église, le pouvoir "d'accorder au pécheur l'absolution" c'est à dire, en résumé, le pardon de Jésus (qui est mort) à celui qui se "repent" (c'est à dire, celui qui regrette son péché et l'a avoué au prêtre).
Toutes les branches chrétiennes n'ont pas exactement les mêmes opinions, pratiques et obligations (par exemple, la "confession privée" à un prêtre n'est pas obligatoire dans le protestantisme), mais toutes ont cette particularité.
Ainsi, tout est pardonnable, sans aveu à qui du tort aurait été fait, sans nécessairement réparer alors que c'est possible. Même le meurtre (homicide) peut être pardonné, c'est le prêtre qui en décidera. Et, même dans des cas aussi graves, tout peut être tenu secret, voire doit être tenu secret. C'est le "secret de la confession".
De nos jours, des faits ont été publiquement révélés à propos d'enfants sexuellement abusés par des prêtres, dans plusieurs pays du monde, et durant des décennies. Tout a été tenu secret, durant des décennies, bien que des faits aient probablement été "confessés" par des prêtres à d'autres prêtres, qui ont probablement "accordé l'absolution", et aussi gardé le secret.
Dans cet exemple, ce monde chrétien a donc fait parler un mort, Jésus, en accordant en son nom "l'absolution", en gardant les secrets, grâce à quoi les faits ont perduré, faisant des victimes qui se comptent en milliers.
Tout ce processus est totalement absent des textes qui ont précédé le christianisme. Jésus n'a certainement jamais connu ce procédé de "confession", ni publique ni privée, ni à un prêtre, ni "l'absolution". Tout cela n'existait pas à l'époque de Jésus, mais imaginé et échafaudé au fil des siècles, prétendument au nom de la "succession apostolique" (en résumé, la mission que Jésus aurait confiée à ses disciples, qui eux-mêmes l'auraient transmise à de suivants, et successivement encore à d'autres personnes, d'autres générations, et ainsi de suite).
Dans le judaïsme, on ne parle pas de "succession apostolique", mais souvent de "transmission orale", ou "Tora orale". Ce serait, selon le judaïsme, ses adeptes et défenseurs, une transmission de connaissances d'un rabbin à un suivant, d'une génération à une suivante, et successivement ainsi de suite, depuis l'époque de Moïse et de Moïse lui-même. (C'est ce que prétend le judaïsme. Mais, il n'existait pas de rabbin au temps de Moïse. Ces "guides" autoproclamés sont apparus après le retour des déportés Judéens de Babylone, des siècles après Moïse).
Le judaïsme, qui est le père (involontaire) du christianisme, tente toujours de justifier ses inventions par une prétendue "transmission orale", et arrive ainsi à faire croire n'importe quoi.
Le fils du judaïsme, soit le christianisme, justifie ses inventions par une prétendue "succession apostolique", et arrive ainsi à faire croire n'importe quoi.
Tel père, tel fils.

Ce n'est pas ainsi dans la Tora. Qui aurait spolié son prochain, par exemple, doit le révéler, et pas garder le secret. Il doit restituer un objet ou une valeur qui aurait été volée, rendre la chose évidente (Nombres, chap. 5, v. 7, par exemple), et pas auprès d'un prêtre ou d'un quelconque tiers, mais à la personne lésée. Il doit éventuellement rembourser, ajouter un cinquième en plus (même référence. En outre, le mot employé dans cet exemple, וְהִתְוַדּוּ, est au pluriel parce que le propos parle d'un homme ou d'une femme. Le pluriel est inclusif. En outre encore, ce verbe a donné l'expression bien souvent entendue de nos jours dans l'hébreu moderne : בוודאי "bévadaï !", "c'est évident !". Le doublement du ו vav est propre à l'hébreu moderne, et l'ajout du א est probablement d'origine rabbinique, sous l'influence de la langue araméenne).

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Comme indiqué en avant-propos, cette étude ne peut être exhaustive tant il y aurait à dire, tant le judaïsme et le christianisme ont inventé, et inventé encore, et se sont répandus dans le monde, surtout le christianisme.
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Conclusion
Ainsi, partant d’un prédicateur itinérant, dont la majeure partie de l'histoire et la vie restent inconnues, sans même savoir de quelle tribu il était, ni même s’il était Israélite, il fut pourtant dit successivement : Jésus "messie", Jésus "sauveur", Jésus "libérateur", Jésus "rédempteur", Jésus "fils de Dieu", Jésus "saint esprit", Jésus "Dieu", sans oublier Jésus "amour", …
alors qu'il n'était absolument rien de tout cela, pas plus qu'un autre homme ordinaire.
Tout a été construit avec ce que certains ont voulu voir en lui, et que les Chrétiens d'aujourd'hui veulent encore voir en lui, parce qu'ils ont été endoctrinés dès la naissance pour la plupart, comme la presque totalité de l'humanité, toutes croyances confondues.

Les crédules et partisans de Jésus, n'étaient que quelques-uns il y a deux mille ans. Selon le christianisme, Jésus n'aurait eu que douze "disciples", appelés "apôtres" dans le christianisme.
A ces douze, qui étaient des hommes, il faudrait ajouter au moins une femme, appelée dans le christianisme "Marie de Magdala" plus connue en français sous le nom de "Marie-Madeleine".
Une autre femme, "Marie de Béthanie", serait probablement à ajouter. Toutefois, l'église romaine a prétendu durant des siècles qu'il s'agirait de "Marie-Madeleine". Cependant cette position n'a pas été retenue par d'autres églises et branches chrétiennes.
L'église romaine a abandonné plus tard sa position. Tout s'arrange, tout est arrangé, comme voulu.
Selon certaines thèses, basées sur un texte apocryphe (rejeté, tenu secret) nommé "Évangile de Marie-Madeleine", cette dernière aurait été la disciple ou apôtre "préférée de Jésus". Selon certaines traductions elle aurait été aimée de Jésus "plus que toutes les autres femmes". Ainsi, selon certaines thèses, elle aurait été l'épouse, la concubine ou compagne de Jésus.
Les noms hébreux de ces deux femmes, Marie-Madeleine et Marie de Bhétanie, ne sont pas connus (en supposant qu'il y aurait bien eu deux personnes). Ces noms sont inconnus pour des raisons déjà exposées précédemment : les textes chrétiens ne sont pas écrits en hébreu.
Il y aurait donc ces quatorze personnes, mais les églises ne veulent pas entendre parler des femmes parmi les "apôtres". Les églises préfèrent un Jésus célibataire, et des "apôtres" mâles exclusivement, soit au nombre de douze.
Le texte de l'Évangile de Marie-Madeleine mentionnerait une opposition ou querelle entre Marie-Madeleine et l'un des douze hommes. Selon ce texte, elle seule aurait reçu de Jésus un enseignement (oral) que les autres disciples n'auraient pas eu. Mais, l'un de ces hommes aurait nié qu'une femme puisse avoir reçu seule un enseignement, même si elle fut si proche de Jésus.
Ces positions et oppositions, qui auraient donc déjà existé dès les premiers/premières "apôtres", sont aussi les raisons du rejet de ce texte. Les églises ne veulent pas des femmes parmi les apôtres, ni de Jésus marié ou concubin, ni de trace d'opposition d'une femme contre un des douze apôtres retenus, voire d'autres raisons encore.
Quoi qu'il en soit des querelles, divisions et positions des églises, tout le fond est faux : Jésus n'était pas ce qui aurait été prétendu à l'époque, ni ce qui est prétendu de nos jours (cf. tout ce qui précède, et suit), et le nombre de quatorze personnes est très faible.

Malgré ce faible nombre, le prosélytisme a répandu le christianisme et a fait des milliards de Chrétiens aujourd'hui.
Ce n'est que le prosélytisme qui a propagé cette croyance, rien de plus ou de mieux que seulement du prosélytisme (pas de miracle, ni événement aussi important).
Le terme "prosélytisme" ne doit pas faire penser uniquement à des adhésions volontaires au christianisme, ni à des methodes seulement attirantes pour convertir.
Bien à l'opposé des "méthodes douces et mielleuses", durant une grande partie de son histoire, le christianisme a été prosélyte par la violence. Plusieurs pays d'Europe sont allés chercher des richesses matérielles, ont voulu coloniser plusieurs territoires, et ils y sont parvenus. Cette colonisation s'est faite au prix de tueries.
Des êtres humains ont été assassinés, d'autres ont été réduits à l'esclavage.
Les églises ont toujours été présentes avec les colonisateurs, et elles n'ont jamais manqué d'imposer le christianisme lorsqu'elles étaient ainsi en position de force.
En plus des colonisations, il y eut aussi les inquisitions, notamment en France et Espagne. Elles ne furent pas dirigées uniquement contre les Juifs, mais aussi contre d'autres mouvements chrétiens tels les "cathares", les "vaudois". Comme pour les colonisations, de mêmes procédés violents ont été pratiqués. Le christianisme s'est imposé par la menace (la conversion ou la guerre, ou la mort) et par la violence.
En résumé de cette forme de prosélytisme, le christianisme s'est imposé par la force dans le monde entier. C'est ainsi qu'il y a aujourd'hui des milliards de Chrétiens, qui eux-mêmes perpétuent encore et aveuglément le christianisme.
Hélas, les populations converties ont aujourd'hui oublié, ou éludé, qu'elles sont chrétiennes sur les sangs de leurs ancêtres assassinés, en Afrique, en Amérique, en Asie, en Europe, et en Océanie colonisée aussi.
Tout ce mal fait, tout ce sang versé, toutes ces personnes tuées, tout cela a été fait au nom de Jésus (qui, rappelons le aussi, est mort). Tout a été fait au nom de "l'amour de Jésus", un très étrange "amour".
Selon le christianisme, Jésus aurait "sauvé le monde", "sauvé l'humanité". Le christianisme en a massacré une partie, et cruellement.
En "bonnes chrétiennes" endoctrinées, ces populations ne savent, ne veulent savoir, ne retiennent, ne connaissent que "l'amour de Jésus", "Jésus mort pour sauver le monde", "Jésus mort pour vous", "Jésus mort pour toi, pour lui, pour elle". Etc. C'est ce que le christianisme leur a enseigné, durant des siècles, et ce qui est cru aujourd'hui, et encore perpétué.

A l'époque biblique des idoles de bois, de pierre, de métal, étaient façonnées de mains d'hommes. Elles représentaient ce que certains avaient imaginé, ou voulaient voir, ou voulaient montrer, ou voulaient avoir pour dieu.
Il en est de même avec Jésus. Il n'a pas été fait de bois, de pierre, ni de métal, ni façonné de mains d'hommes, mais de l'imagination des hommes.
La représentation (intellectuelle) de Jésus a été façonnée, comme une idole, outre sa représentation matérielle qui est une idole (au sens propre) visible dans pratiquement toutes églises.

En plus d'un façonnage pour une image collective, le christianisme a aussi la particularité d’avoir en Jésus un "dieu malléable" au niveau individuel, c’est à dire en qui chacun met ses rêves, ses espoirs, selon ce que chacun veut, comme chacun les entend, selon ce que chacun attend, et chacun selon ses opinions qui peuvent être opposées d'une personne à une autre. Tout le monde fait parler Jésus.
Tout est "amour", tout est "pardon", tout est pardonné, toujours pardonné, inconditionnellement. C'est ainsi que chacun parle à autrui, "Jésus t'aime", "Jésus te comprend", "Jésus te pardonne", etc. C'est entendu, par exemple, parmi les homosexuels/les qui se parlent entre eux ou elles, au nom de Jésus. Mais, leurs opposants/es défendent des valeurs contraires au nom de Jésus, de "l'amour de Jésus", qu'il eut avec une femme (Marie-Madeleine, selon certaines thèses, mais opposées à d'autres thèses), etc. Tous s'affrontent au nom de Jésus, que chacun fait parler à sa façon.
Certains le voient chaste et célibataire, pendant que d'autres le disent hétérosexuel et époux de Marie-Madeleine. Etc.

Ainsi, au plan individuel, chaque Chrétien voit et fait "Jésus" plus ou moins comme il le veut, comme il l’entend, selon ses propres attentes personnelles, que "Jésus" comblerait un jour ou l’autre, dans le monde réel ou le monde "spirituel céleste éternel" promis.
Il est donc très plaisant, agréable, réconfortant, sécurisant, etc. de croire en ce (prétendu) dieu "qui vous aime", et qui ne contredit personne, ne contrarie jamais, puisqu'il est mort, et puisque chacun l'imagine et le fait parler à sa façon.
Au plan collectif, le christianisme a représenté, fait parler et utilisé Jésus pour ses croisades et inquisitions meurtrières. Le christianisme a aussi influencé les politiques, les souverains et souveraines, notamment Isabelle 1ère de Castille, plus souvent appelée "Isabelle la catholique", à qui est attribué l'expulsion des Juifs d'Espagne, leur persécution, l'inquisition en Espagne, l'évangélisation (christianisation) de peuples d'Amérique, et autant de sangs versés. Isabelle "la catholique" aurait agit par "piété", selon certaines thèses. Mais, une "piété" insufflée par l'église, insufflée par ceux qui l'ont monstrueusement façonnée, en utilisant Jésus, en utilisant un mort.

Sur le plan "religieux", le christianisme est une croyance polythéiste, puisque, selon la branche chrétienne, cette branche croit en deux ou trois entités "divines", soit "le père" et "le fils" (deux entités), ou "le père", "le fils" et "le saint esprit" (trois entités).
Prétendre que ces deux ou trois entités ne feraient qu'une, et prétendre du monothéisme par cette invention, ne peut être qu'une position chrétienne, une croyance interne au christianisme. L'observation extérieure ne peut retenir autre chose que deux ou trois entités bien distinctes et distinguées par le christianisme lui-même, qui parle bien des deux, ou trois, et "bénit" au nom de ces deux ou trois entités.
Le protestantisme ou l'une de ses propres ramifications (méthodisme, adventisme, judaïsme messianique, ...) pourrait peut-être se trouver hors de ce polythéisme si cette branche chrétienne ou une de ses ramifications se prononçait clairement et "officiellement" sur la non-déité de Jésus, ce qui ne semble pas avoir été fait jusqu'ici.
Une seule branche chrétienne, minoritaire, voire marginale, ferait peut-être exception, c'est l'unitarisme, qui croit que Jésus serait "messie", mais sans le déifier. C'est en théorie le dogme de base de cette branche, mais elle pourrait s'être égarée, ou certains de ses adeptes, en accordant foi aux autres croyances chrétiennes (qui sont donc polythéistes).

Le christianisme est aussi une croyance idolâtre, puisque c'est un homme qui est déifié. Cette idolâtrie croit en un dieu "façonné" par l'imagination (cf. ce qui précède), un dieu qui fut en réalité un homme comme tous les autres, qui était mortel comme tous les autres, qui a été tué (par les Romains) et qui est en mort, comme sont mortes aussi des centaines d'autres personnes crucifiées par les Romains.
L'idolâtrie matérielle est également très présente, en certaines branches chrétiennes, par les représentations picturales et statufiées de Jésus, des "saints", voire d'autres représentations mythologiques (gargouilles, diables, animaux, ...).

Enfin, par ses croyances en Jésus et les "saints", qui sont des morts, le christianisme est aussi une croyance animiste, puisqu'à des morts (Jésus et les "saints") est demandé qu'ils interfèrent dans le monde des vivants, le monde réel, et leurs actions sont attendues. Le christianisme croit en un tel pouvoir des morts. C'est pour cela une croyance animiste.

Aujourd’hui, après deux mille ans de prosélytisme chrétien, des milliards de crédules sont endoctrinés dès la naissance.
L'humain est comme une page blanche. Ce qui a été inscrit depuis l’enfance, par les parents, la famille, l'entourage socioculturel, reste dans l'univers psychoaffectif d'une personne.
Il peut être très difficile de corriger les croyances inculquées, voire impossible parfois, à fortiori si la personne veut conserver des croyances, même si elles sont absurdes, parce que cette personne y est attachée pour de telles raisons psychoaffectives. Il en est ainsi pour l’immense majorité des individus, dans le monde entier, toutes croyances ou "religions" confondues.
Les habitudes culinaires sont peut-être un exemple pour illustrer (un peu) cette "inscription" dans la construction humaine. Lorsqu'une personne a été habituée à consommer certaines nourritures (par exemple, des insectes, des larves, des reptiles, ... ou des fromages malodorants, de la viande faisandée, etc.), elle n'aura pas de mal à continuer et voudra continuer, tandis que d'autres personnes pour qui cette nourriture est répugnante la trouveront dégoûtante et la repousseront.
Néanmoins, des personnes sont capables de changer leurs habitudes culinaires, pour un temps ou durablement. Mais, en matière de croyances et "religions" c'est plus complexe. Car, les charlatans religieux ont construit un inextricable tissu de mensonges et d'inventions enchevêtrés que croient pourtant les endoctrinés avec beaucoup de conviction. C'est aussi vrai dans le christianisme que dans le judaïsme ou d'autres croyances ou "religions".
De plus, les endoctrinés (du judaïsme, du christianisme, et d'autres croyances encore) ont souvent la volonté de perpétuer leurs croyances et les traditions qui s'y rapportent. C'est parfois explicitement exprimé : "je veux faire comme mon père et mon grand-père". Cette volonté est souvent causée par une impression de fidélité aux ascendants à sa famille, sa "religion", voire son pays ou sa communauté "religieuse". Ce domaine est celui de l'attachement aux parents, à sa famille, sa "communauté". Rompre cette chaîne serait pris comme l'acte d'un transfuge (traître, déserteur), alors que rompre cette chaîne pour revenir à Dieu et ce qu'il a institué serait un acte de fidélité envers Dieu. Malheureusement, de nombreuses personnes préfèrent être fidèles à leurs croyances, leurs traditions, leurs dirigeants religieux, leurs parents, leurs égarements, plutôt qu'être fidèles à Dieu. L'ignorance des personnes, souvent causée par leurs dirigeants religieux, par leurs parents, est aussi un obstacle pour identifier la parole divine et les différences avec leurs propres comportements. La parole divine n'étant même pas identifiée ou connue, y revenir est impossible. Et, qui prône ou professe la parole divine est pris pour une personne dérangée, insensée, ou provocatrice, etc.
Les croyances religieuses, les coutumes et traditions, etc. sont souvent enseignées par la famille et l'environnement socioculturel dès la naissance, et cela relève aussi du domaine psychoaffectif. On ne peut ignorer aussi une part de nostalgie.
Dans certains cas, la "religion" n'est même plus ce qui est voulu ou poursuivi. N'est pas voulue, non plus, une explication sur cette "religion", ni au contraire son invalidation. Ce qui est voulu et poursuivi est seulement la perpétuation, sans plus de raison ("je veux faire comme mes parents et mes grands-parents... et les explications sur Dieu, sur la "religion", je ne veux pas les savoir. Je veux seulement faire comme faisaient mes parents et mes grands-parents". De tels propos ont souvent été exprimés et entendus, dans le judaïsme, dans le christianisme, et ce ne sont probablement pas les seules croyances où des propos semblables peuvent être entendus).
Ainsi, dans de tels cas, qui ne sont pas rares, Dieu est malheureusement "relégué" à une position secondaire, ou plus éloignée encore.
Il n'y a ni reflexion, ni volonté de s'instruire, ni recherche de Dieu, ni volonté d'obéir à Dieu, mais davantage une volonté d'obéir à des dirigeants "religieux", des charlatans, à qui une confiance stupide, inculte et aveugle est accordée (des charlatans qui ignorent être des charlatans, pour la plupart, mais qui le sont pourtant).
Sinon à ces "dirigeants religieux", c'est une stupide volonté de perpétuation, sans plus de raison, ni connaissance, ni recherche de Dieu, ni volonté d'obéir à Dieu.
Ce qui est perpétué peut pourtant être contraire à ce que Dieu a demandé, contraire à ce qu'il aurait voulu, contraire à ce qu'il attend encore. Malheureusement, c'est perpétué avec volonté, par des personnes qui prétendent adorer Dieu, servir Dieu, obéir ou se conformer à Dieu. Certaines le prétendent, d'autres le prétendent et y croient.

C’est donc malheureusement ainsi, par un endoctrinement, un conditionnement, dès la naissance, que se sont perpétuées durant des siècles les "religions", qu’il s’agisse du judaïsme, du christianisme, ou d'autres "religions" ou "sectes".
Mais, heureusement, il existe quelques rares personnes qui ont la volonté de rechercher la vérité, qui ont aussi un réel attachement à Dieu, et qui sont grâce à cela capables de s'émanciper de l'absurde des dites "religions", capables de s'émanciper de "l'absurdéisme".

A étudier aussi : les Juifs n’ont pas tué Jésus. Les Romains ont tué Jésus.

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Comment prononcer Israël ?
"Izraël" est souvent entendu, surtout dans les médias (journaux télévisés, radios).
Parfois "issraël" est entendu. "Iss" ou "iz" ? Telle est la question.
"Izraël" est à éliminer. Cette prononciation est aussi incorrecte en français qu'en hébreu (sauf au Québec où "izraël" serait admis).
Il resterait alors "issraël", si toutefois la question n'avait que ces deux réponses possibles. Or, ce n'est pas le cas.

Quelle est la bonne prononciation ?
Pour la connaître il faut se pencher sur la composition du nom, et sa signification. Car, les noms ont un sens en hébreu (langue d'origine).
Le rabbinat français a donné le sens de "jouteur puissant" à ישראל "Israël". Malheureusement, cette signification ne se vérifie pas, et elle ne tient pas compte de la terminaison אל "èl" signifiant Dieu, "l'Éternel".
Conservant ce même sens, certaines personnes prétendent aussi que "yissar-èl" ou "yissarel" serait la bonne prononciation. D'autres versions existent, aussi éloignées, erronées, les unes et les autres.
Parmi les variantes, "yissraël" (en insistant sur le "yi" du début) est la version à laquelle s'attachent des puristes hébraïsants. Hélas, ils semblent aussi puristes et scrupuleux que dans l'erreur. Car, Israël comme Yissraël et d'autres subtilités ne peuvent être la version originale, celle en hébreu biblique, celle de l'époque où ce nom fut attribué pour la première fois.

Afin de connaître la bonne prononciation, quelle est la signification ?
ישראל "Israël" est un prénom (de nos jours il est parfois porté en nom de famille). Ce prénom est composé de trois premières lettres, ישר , suivies de la terminaison אל "Èl" désignant "l'Éternel".
En se focalisant sur les premières lettres ישר , un terme simple et clair apparaît. Il est évident : c'est ישר (se prononce "yachar"). ישר "yachar" est un adjectif qui signifie "droit". Il s'agit de droiture, de rectitude, en synonyme de "justesse" et "honnêteté".
"L'Éternel est droit". Tel est sans aucun doute le sens du nom ישראל qui devrait donc se prononcer "yachar-Èl" ou "yacharèl".
Il ne s'agit pas d'une théorie, mais d'une certitude qui trouve sa confirmation dans les textes bibliques, dans un autre nom attribué à Israël, en fait Yachar-Èl. Cet autre nom est ישרון traditionnellement prononcé "yéchouroun" (parfois écrit "Yeshurun", et d'autres variantes encore, en lettres latines).
"Yéchouroun" est la prononciation traditionnelle. Cependant ce nom pourrait aussi se prononcer "yacharoun", parce qu'il est composé du même adjectif ישר "yachar", soit "droit", "droiture", "rectitude", "justesse".
Quoi qu'il en soit de la prononciation de ce nom, "yéchouroun" ou "yacharoun", il vient confirmer le sens de droiture, et donc la prononciation, de "Yachar-Èl".
La connaissance, l'étude et le rapprochement de ces deux noms, "Yachar-Èl" et "Yéchouroun" (ou "Yacharoun"), ne laissent aucune possibilité de doute : "Israël" n'est pas la bonne prononciation. "Yachar-Èl" est certainement la bonne.
(Références bibliques pour ישרון "yéchouroun" ou "Yacharoun" : Deutéronome, XXXII, 15 ; XXXIII, 5 ; XXXIII, 26 ; Isaïe (ou Ésaïe), XLIV, 2).

Comment Yachar-Èl serait-il devenu Israël ?
Israël est mentionné en hiéroglyphes sur une stèle de l’Égypte antique. Elle est appelée "stèle de Mérenpta" (parfois écrit "Mérenptah", nommé aussi "Mineptah" ou encore "Mernéptah", qui fut le 4ème pharaon de la 19ème dynastie, de 1213 à 1203 avant l'ère chrétienne). Le raisonnement qui découle de ce fait est alors simple :
Si cette prononciation figure sur un monument égyptien, Israël est donc vraisemblablement le nom et la prononciation employés par les Égyptiens.
Le texte biblique indique clairement que les Égyptiens pouvaient changer un nom. Ainsi, יוסף "Yossef" (Joseph), ainsi nommé en hébreu, fut renommé צפנת פענח "Tsafnat Panéakh" par le pharaon de son époque (Genèse, XLI, 45).
Israël serait donc sans doute la prononciation égyptienne. Elle a pu être imposée aux Israélites lors d'une occupation du pays d'Israël. Le texte biblique rapporte clairement que le pays fut tenu par l’Égypte (Rois II, XXIII, 29 et suivants). De plus, le passage biblique précité mentionne encore un changement de nom : le nom du roi אליקים Elyakim fut changé par le pharaon en יהויקים Yéhoyakim (Joakim ou Joïakim dans des traductions françaises) (Rois II, XXIII, 34).
Sinon par l'imposition, le nom de Yachar-Èl a pu être transformé pour devenir Israël. Ce nom, Israël, a pu être volontairement intégré par les Israélites en suivant des dérives cultuelles et culturelles. Ainsi, l'on peut rappeler que le roi Salomon prit pour épouse la fille d'un pharaon de son époque (Rois I, III, 1). Salomon fut infidèle à Dieu et adora d'autres dieux (Rois I, XI, 4-9). Les dérives cultuelles sont clairement écrites. Les dérives culturelles les accompagnaient sans doute. La population suivait ses rois, et ces derniers influençaient le peuple. Les rois comme la population ne furent exempts de dérives et fautes (souvent reprochés dans la Bible).
Néanmoins, ces hypothèses possibles ne permettent pas de préciser quand et comment le nom Israël fut employé par les Israélites eux-mêmes, à la place de Yachar-Èl, et jusqu'à nos jours.

Si le moment et le mode d'expansion du nom Israël restent difficiles à cerner, le véritable nom, Yachar-Èl, ne laisse pas de place au doute. Car, aucun autre sens n'est possible en hébreu.
Néanmoins, en ce site et ses pages web "Israël" est encore utilisé, afin de ne pas perturber les esprits, et ne pas faire penser à une toute autre religion (ou secte, terme parfois lancé en moquerie, accusation, etc.).

Comment prononcer Israël ?
Observations et explications complémentaires
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Le nom ישראל "Israël" (traditionnellement prononcé ainsi) apparaît pour la première fois dans la Bible en Genèse, XXXII, 29. Ce même verset semble donner une explication à ce nom :
כי שרית עם אלהים
Ces mots ont été compris, et traduits, comme s'il s'agissait d'une lutte contre l’Éternel (ou "contre des puissances divines", ou encore "puissances célestes", et d'autres variantes proches de ce sens).
Cependant, c'est l'ensemble du passage biblique qu'il convient d'observer. Pour en prendre connaissance, il faut remonter au moins au verset 25. A ce stade, Jacob (dont le nom sera changé en "Israël") a aidé sa famille à traverser un cours d'eau (appelé "gué de Jaboc" dans les traductions) (verset 24). A partir du verset 25 le récit se complique considérablement, et en devient incompréhensible. Car, ce verset parlerait d'un homme qui se serait "battu" contre Jacob, selon la quasi totalité des compréhensions et traductions judéo-chrétiennes.
- Mais, pourquoi un homme se serait battu contre Jacob ? Et qui est cet homme ?
Ce sont les deux premières questions que se pose le lecteur qui s'émancipe des enseignements reçus pour lire et comprendre à nouveau le texte.
En verset suivant (26), le texte indique que cet homme aurait blessé durablement Jacob.
- Pourquoi cet homme a t-il fait cela ?
C'est encore une question qui reste sans réponse.
Le verset 27 est encore plus mystérieux. L'homme demande à être libéré parce que l'aube est venue.
- Pourquoi cet homme demande t-il à être libéré ? Il pouvait partir de son plein gré, de même qu'il a agressé Jacob de plein gré.
- Pourquoi parle t-il de l'aube ? Quel rapport pourrait être établi entre cette agression, dont la raison échappe, et l'aube ?
La suite du même verset (27) est encore plus étrange. Alors que Jacob aurait dû prendre cet homme pour un agresseur, un bandit de chemins, Jacob lui demande sa bénédiction.
- Pourquoi Jacob, qui a pourtant "lutté" contre lui (selon le sens traditionnellement donné), demande la bénédiction de cet homme ? Demande t-on une bénédiction à quelqu'un qui se comporte en agresseur, et contre qui on a lutté ?
Ce n'est qu'au verset 29 que le lecteur peut comprendre qu'il y aurait quelque chose de divin. Mais quoi ? Les compréhensions et traductions restent sur un sens de "lutte", "joute" ou "combat". Ce serait donc entre Dieu et Jacob.
Mais pourquoi ?
Cette question et les précédentes restent entières et sans réponse.
Force est de constater que ce passage biblique est l'un des plus incompréhensibles et obscurs du Pentateuque (Tora).
Pour tenter de le comprendre, il faut aussi se pencher sur deux verbes inhabituels qui y sont employés. Malheureusement, ces deux verbes ont reçu le sens douteux de "lutte", "joute" ou "combat", un sens donné par des hébraïsants, mais un sens qui ne se vérifie pas.
L'un des verbes employés est en verset 25, sous une forme conjuguée : ויאבק איש עמו . Ces mots ont été compris, traduits, comme s'agissant d'une lutte : "un homme lutta avec lui" (lutta avec Jacob).
Un second verbe est employé, en verset 29 : כי שרית עם אלהים . Ces mots aussi ont été compris, traduits, comme s'il s'agissait d'une lutte : "car tu as lutté avec Dieu".
Deux verbes différents, employés sous une forme conjuguée, ont donné lieu à une seule compréhension, et traduction. C'est très regrettable, car le texte aurait dû être respecté.
Le plus important réside dans le sens donné. Il ne se vérifie pas parce que, s'agissant d'un combat ou lutte, l'hébreu biblique emploie une forme expressive particulière. Le meilleur exemple est le verbe להלחם qui, lui, signifie sans aucun doute "guerroyer" ou "lutter", "combattre". Dans ce cas, la forme expressive est להלחם ב "léhilahem bé" "combattre" ou "lutter" "contre" (la traduction littérale est difficile). Les exemples bibliques sont nombreux (l'un d'eux est en Exode, XVII, 9-10). Or, le passage obscur qui est étudié n'emploie pas cette forme expressive. Les deux verbes ne sont pas suivis de ב "bé" mais de עם "im" (traduction difficile).
ויאבק איש עמו
כי שרית עם אלהים
Ce constat de plus vient, lui aussi, remettre en question la compréhension traditionnellement connue, et bien sûr les traductions qui en découlent.
Un sens douteux a été donné, qui n'est vraisemblablement pas celui d'un lutte, joute, ou combat.
Ces dernières observations ajoutent encore des interrogations, accentuent le mystère.
Pour tenter de cerner les sens de ces deux verbes, leurs sens bibliques, il faudrait trouver d'autres références bibliques où ils seraient employés. Or, il n'y en a pas.
- Le premier verbe, ויאבק "vayéhavek", n'a pas d'autre cas semblable. Sa composition avec les lettres אבק fait aussitôt penser à la "poussière". De nombreux cas d'emploi du mot אבק existent dans le juste sens de "poussière". Mais, ces cas sont ceux de noms communs, alors que c'est un verbe conjugué qui est employé en Genèse, XXXII, 25 (le passage obscur).
Le sens possible serait alors "s'empoussiérer". Cependant, ce sens possible n'éclaire pas vraiment ce récit. Quant à l'infinitif de ce verbe, aucune référence biblique n'est trouvée (la forme à l'infinitif serait-elle לאבק ou encore להאבק ? Aucune référence biblique n'emploie ces infinitifs possibles).
→ Ce verbe reste indéfini, faute d'autres références bibliques.
- Quant à שרית "sarita" (selon la vocalisation traditionnelle), dans son cas aussi la singularité de son emploi doit être observée. Il n'apparaît que dans ce passage (obscur, Genèse, XXXII, 29). Ce verbe n'a pas non plus d'autre référence biblique, ni sous forme conjuguée ni à l'infinitif.
La recherche des lettres employées ne laisse apparaître qu'un seul cas d'emploi, mais la sous forme d'un nom commun, en Chroniques I, XII, 39. Dans cette référence, le mot שרית "saritt" est employé pour l'ensemble des dignitaires d'Israël. Ce mot שרית "saritt" semble composé de שר "sar" signifiant "prince", "dirigeant", ou "dignitaire". Si ce sens est retenu dans le cas des versets obscurs, le sens pourrait être "parce que tu as été princier", ou "digne", voire "loyal", ce qui se rapproche ou rejoint le sens de "droiture" du nom ישראל traditionnellement prononcé "Israël" (qui serait en fait "Yachar-Èl").
→ Comme le premier, ce second verbe ne peut être défini.
Le sens de combat, lutte, joute, semble plus incongru encore pour ce second verbe. Car, Dieu féliciterait-il quelqu'un de s'être opposé à lui, d'avoir lutté contre lui ?
De plus, un homme peut-il lutter contre Dieu, et gagner (comme ce fut compris et traduit) ? Ce sens de lutte ou joute apparaît incompatible.
Une autre observation doit encore être formulée sur la suite du même verset (Genèse, XXXII, 29). Il mentionne אנשים "des personnes", alors que plus haut le texte parlait d'une "lutte" (sens très douteux) avec un seul homme (איש "un homme" en verset 25).
Malheureusement, les sens, traductions et commentaires donnés ont confondu les versets, comme si le verset 29 parlait de l'homme du verset 25.
Compte tenu des observations ci-dessus à propos du mot שרית "sarita", le verset 29 se traduirait plutôt par :
"Parce que tu as été digne envers Dieu et envers des personnes"
ou
"Parce que tu as été loyal, envers Dieu et envers des personnes".
Il s'agirait de loyauté envers Dieu et les hommes, non d'un combat contre Dieu et contre un homme (l'agresseur des versets précédents).
Pour rappel : ce sens princier, avec dignité, loyauté, se rapproche de la droiture ou rectitude, qui est le sens le plus probable du nom ישראל "Israël", qui devrait se prononcer en réalité "Yachar-Èl"

Ce qui précède a amplement expliqué les interrogations (restées sans réponse). Également, ce qui précède a détaillé des observations, souligné des incohérences dans la compréhension du texte, et donc sa traduction. L'observation de l'ensemble devrait conduire à de sérieux doutes sur ces versets, Genèse, XXXII, 25-33.
Cependant, cette partie est plus que douteuse. Ce serait une falsification du texte.
Les nombreux indices de différentes natures, exposés ci-avant, convergent pour établir que ces versets sont vraisemblablement une corruption volontaire apportée au texte. C'est très probablement une parte légendaire, mythique, qui ne devrait pas faire partie du Pentateuque (Tora). Cette conclusion trouve sa confirmation plus loin dans Pentateuque, en chapitre XXXV.
Car, en effet, il existe deux récits. Le nom de Jacob est changé en "Israël" (en fait "Yachar-Èl") dans un autre verset, en Genèse, XXXV, 10. Cette partie serait la véritable. Elle ne comporte aucune des nombreuses questions sans réponse, aucune incohérence, rien qui mette en alerte le lecteur qui cherche à y voir clair.
Malheureusement, les sempiternels opposants rétorqueraient, par exemple, que le chapitre XXXV rappelle ce qui se trouve en chapitre XXXII. Mais, ce n'est pas le cas.
Car, des données divergent entre les deux récits. En eux-mêmes ils sont différents : ce n'est pas la même histoire dans l'un et dans l'autre. Également, les lieux sont différents :
- מעבר יבק "le gué de Jaboc" en XXXII, 23, renommé פניאל Penïel en XXXII, 31
- לוז Louz en XXXV, 6, renommé בית אל Béthel en XXXV, 15.
Ce nom de בית אל Béthel avait déjà été donné lorsque Jacob fuit son frère, en Genèse, XXVIII, 19. Le verset Genèse, XXXV, 7 rappelle cette fuite. Le chapitre XXXV est en cohérence avec cet autre passage biblique, contrairement au chapitre XXXII qui ne se vérifie pas ailleurs.
Outre les lieux, les moments de la vie de Jacob sont des moments différents. En chapitre XXXII, le récit se fait à la veille des retrouvailles entre Jacob et son frère עשו Ésaü. Ce n'est pas du tout cela en chapitre XXXV, qui se déroule après le viol de Dina (fille de Jacob) et la vindicte contre la ville de Sichem (chapitre XXXIV).
Le chapitre XXXV n'est pas le rappel du XXXII.
De plus, pourquoi Dieu répéterait-il son nouveau nom à Jacob Israël ?
Ces différences importantes (lieux, noms, moments) sont donc soulignées, et, avec elles, l'incohérence du chapitre XXXII avec un autre, le XXXV, ce dernier se vérifiant par le chapitre XXVIII.

Le chapitre XXXV peut donc être retenu. Il ne donne pas de raison au changement du nom de Jacob, qui s'appellera alors Israël (verset 10), qui doit se prononcer Yachar-Èl.. Ce manque d'explication pourrait être frustrant, mais, c'est ainsi, les explications ne sont pas toujours données :
- Il n'y avait pas non plus d'explication au changement du nom de שרי "Saraï", devenu שרה "Sara" (parfois écrit Sarah, bien que le h n'ait aucune utilité) (Genèse, XVII, 15).
- Un autre exemple se trouve en Nombres, XIII, 16, où le nom de הושע "Hochéa" devient יהושע "Josué".
- Le nom de יצחק Isaac n'est pas non plus expliqué (Genèse, XVII, 19). Son sens est clair, "rire", et la raison probable se trouve deux versets avant (en Genèse, XVII, 17) : à l'annonce de la naissance de son prochain fils, malgré son âge avancé, Abraham rit ויצחק (verset 17). Cette explication peut être comprise, mais le texte ne la donne pas explicitement.
Le chapitre XXXV de la Genèse comporte ces ressemblances, voire cohérences, avec d'autres passages bibliques, et d'autres personnages. L'explication ou raison d'un nouveau nom n'est pas toujours donnée. C'est le cas dans le chapitre XXXV, concernant le nom "Israël", en fait Yachar-Èl. L'explication n'est pas donnée, mais comme pour le nom d'Isaac, le sens et la prononciation du nom Yachar-Èl sont clairs (mais ils ont été détournés par un apport mythique, mensonger, et une mauvaise compréhension de cet apport).

Pourquoi une falsification du texte ?
La corruption du chapitre XXXII pourrait s'expliquer (sans certitude) par ce qu'il exprime lui-même. Le dernier verset (33) mentionne une pratique du judaïsme (à ne plus confondre avec la religion d'Israël). Ce verset indique explicitement la non consommation du nerf sciatique.
Cette pratique du judaïsme n'est pas un commandement. Elle n'est trouvée nulle part ailleurs que dans ce verset (passage corrompu). Même ce verset n'exprime pas un commandement, mais une pratique juive (non israélite, mais juive).
Ce verset (33), s'exprime mensongèrement en employant "enfants d'Israël", alors qu'il s'agit de la population juive, celle ayant adopté le judaïsme pour religion (née depuis l'apparition des rabbins, que la Tora ne connaît pas, n'a jamais institués).
L'histoire douteuse qui précède ce verset 33 est vraisemblablement une légende, un mythe, et cet ensemble de versets (de 25 à 33) a pu être introduit pour justifier cette pratique juive. Or, comme démontré précédemment, ce récit comporte plus d'une incohérence et des questions qui ne trouvent pas de réponse.
En outre, à la seule lecture des versets de 25 à 33, le lecteur pourrait penser que les "enfants d'Israël" (mots employés mensongèrement par le verset 33) pratiquaient le cannibalisme. Car, à la seule lecture, rien n'indique dans ces versets que cette pratique fut appliquée aux animaux de boucherie. Seul le lecteur averti, qui connaît le judaïsme, peut comprendre qu'il s'agit des animaux de boucherie. Le ou les falsificateurs du texte ont omis d'écrire cette précision importante, sans laquelle tout lecteur ignorant du judaïsme déduirait qu'il s'agissait de cannibalisme.
Il semble donc important de préciser qu'aucun cas de cannibalisme n'est connu dans l'histoire des Israélites, ni même dans l'histoire de leurs ascendants.
De nos jours encore, dans les abattoirs et halles alimentaires, les bouchers juifs n'achètent pas l'arrière des bêtes (bovins et ovins). Ils s'entendent avec d'autres clients ou bouchers non-juifs qui, eux, achèteront l'arrière des bêtes. C'est ainsi parce que le nerf sciatique est difficile à retirer. L'arrière d'une bête est donc cédé à des non-juifs, et n'est pas commercialisé dans les boucheries juives. C'est une pratique juive, qui n'a aucun autre fondement que ce récit douteux, qui apparaît même mensonger, et finit par cette explication à propos du nerf sciatique (Genèse, XXXII, 33).
NB : d'autres traductions parlent de "tendon", et pas de "nerf". D'autres encore parlent du "tendon du nerf". (Cette traduction est habile pour confondre tous les sens donnés sans se prononcer entre "nerf" et "tendon". "Nerf du tendon" serait alors plus approprié).
Certaines traductions mentionnent aussi "articulation de la hanche", "emboîture de la hanche", "cavité de la hanche", et d'autres encore parlent de "cuisse". Cette dernière traduction ne semble pas vraisemblable. La cuisse se dit שׁוֹק (se prononce "shok") alors que ce mot n'est pas employé dans ces versets. La traduction la plus vraisemblable est celle de "nerf sciatique", correspondant à la pratique juive encore actuelle.

En conséquence :
Grâce à la présence du chapitre XXXV, heureusement conservé dans le Pentateuque, grâce aussi à l'analyse qui précède, l'altération apportée au chapitre XXXII est mise en évidence.
Le vocabulaire, surtout les deux verbes employés en chapitre XXXII, ne semble pas correspondre à une époque rédactionnelle biblique. Ces deux verbes seraient d'une époque ultérieure puisqu'ils n'apparaissent pas dans la Bible.
Ce dernier constat est compatible avec l'époque à laquelle sont apparus les premiers rabbins (il y a environ 21 siècles). Le vocabulaire peut donc être celui de toute époque depuis.
Ce même constat est autant valable concernant le judaïsme, une religion née des rabbins (il y a environ 21 siècles) : le vocabulaire employé est compatible avec l'apparition du judaïsme, et peut donc être celui de toute époque depuis.
L'analyse ci-dessus ne permet pas de préciser davantage l'époque à laquelle a été introduite la fraude. Elle peut aussi avoir précédé l'apparition des premiers rabbins, à une époque où ceux-ci n'existaient pas encore en tant que tels, une époque durant laquelle les mythes, contes et légendes existaient. Ils furent ensuite repris par les rabbins et le judaïsme, mais la fraude a pu être faite avant l'apparition des premiers rabbins, peut-être par leurs prédécesseurs qui ne s'appelaient pas encore ainsi.
Concernant la compréhension
Les versets de 25 à 33, surtout les deux verbes mis en questions, ne semblent pas avoir été compris. Ces verbes restent encore difficilement définissables du fait de leur cas d'exception.
L'hébreu employé dans la fraude provient peut-être d'une région géographique particulière, dont le parlé n'était pas répandu dans tout le pays d'Israël.
Une autre hypothèse est possible, qui ne porterait pas sur la région géographique, mais la langue. Les verbes employés dans la fraude peuvent provenir d'une autre langue, ou de son influence. L'araméen est une langue étrangère à l'hébreu, mais comportant quelques ressemblances ou proximités avec l'hébreu. De nos jours encore, certaines prières des rituels juifs sont dites en araméen.
Une troisième hypothèse ne pourrait être omise, prenant en compte à la fois la région et la langue. Dans le nord d'Israël, il y a environ vingt siècles et davantage, la population pouvait parler les deux langues, l'hébreu bien sûr, mais aussi l'araméen. Les בעלי המסורה "bahaley amassora" c'est à dire littéralement les "maîtres de la tradition", appelés "Massorètes" en français, annotaient parfois le texte biblique de mentions dans un langage dit "judéo-araméen", un mélange d'hébreu et d'araméen (un peu comme l'a fait le yiddish, avec de l'hébreu et des mots d'origine germanique). De nos jours encore, les termes "bar mitsva" fournissent un exemple de judéo-araméen. "Bar" signifie "fils" en araméen, et "mitsva" signifie "commandement" en hébreu. "Bar mitsva" est une composition judéo-araméenne. Un "bar mitsva" est un garçon arrivé à l'âge de pratiquer les commandements, dans le judaïsme. La même composition en hébreu donnerait "ben mitsva".
Une partie du vocabulaire employé dans la fraude pourrait donc être du judéo-araméen de son époque rédactionnelle, voire de l'araméen de son époque rédactionnelle.
Concernant la Bible
Le texte de la Bible hébraïque est celui dit "du Codex d'Alep", sur lequel les Massorètes ont travaillé, surtout entre les septième et dixième siècle de l'ère chrétienne. La fixation définitive aurait été adoptée vers le quinzième siècle de l'ère chrétienne, mais le texte adopté serait du dixième siècle de l'ère chrétienne.
Les Massorètes ne sont pas désignés comme "coupables". Ils ont peut-être hérité de la fraude sans en avoir conscience, et l'auraient conservée religieusement. Le début de la fixation du texte biblique hébraïque aurait commencé à l'époque de la כנסת הגדולה "knessett agdola", vers le quatrième siècle avant l'ère chrétienne, pour être fixé vers le quinzième siècle de l'ère chrétienne (cf. ce qui précède). Le processus de fixation aurait donc duré environ quatorze siècles (1400 ans). Les éléments actuellement connus ne permettent pas de déterminer qui a introduit la fraude, ni même quand elle fut introduite.
Concernant la traduction
Les traducteurs ont certainement dû avoir du mal à traduire ces verbes qui ne sont pas connus ailleurs, et peut-être issus d'un dialecte oublié (peut-être le judéo-araméen, cf. ce qui précède). Laisser cette partie sans apporter une traduction n'aurait pas été admissible. La difficulté posée aux traducteurs explique l'erreur de sens qui a été donnée à deux verbes différents, compris et traduits tous deux par un seul sens, de surcroît erroné, celui de "combat", "lutte" ou "joute". Cette traduction fut donnée à défaut d'en trouver une meilleure, plus juste.
De ce sens erroné a été tiré celui aussi inexact de "jouteur puissant" donné au nom d'Israël.
Ce sens a perduré jusqu'à nos jours, à cause d'une duperie apportée au texte du Pentateuque (Tora).
Concernant la prononciation du nom d'Israël
La prononciation du nom "Israël" est vraisemblablement d'origine égyptienne. Cette déduction est faite grâce un élément archéologique, extra biblique, extra religieux, une stèle égyptienne (cf. ce qui précède "comment prononcer Israël").
Concernant la prononciation des verbes
Ce serait le nom "Israël", prononciation d'origine égyptienne, qui aurait servi à vocaliser le second verbe, שרית "sarita". Car, il est composé de deux lettres communes avec le nom "Israël". Ces deux lettres sont ש "shine" (ou "sine") et ר "rèsh". Ces deux lettres communes à ישראל "israël" et שרית "sarita" ont ajouté à la confusion.
La correspondance entre ce nom et ce verbe n'était toutefois pas possible. La première lettre du nom ישראל "Israël" n'est pas à la même position dans le verbe, ce qui aurait dû attirer l'attention et éviter de se fourvoyer.
En résumé :
- Deux verbes ont été mal compris.
- Un sens faux leur a été donné.
- Le sens faux a été corrélé au nom "Israël".
- Ce sens faux à été donné au nom "Israël".
- Parce que le second verbe était inconnu, sa prononciation était inconnue
- La corrélation faite avec le nom "Israël" lui a donné une prononciation.
- Cette prononciation était tirée de celle égyptienne, prononçant "issraël".
Concernant la religion juive
Le rapport qui fut fait entre Jacob Israël et les bêtes de boucherie suscite pour le moins l'interrogation. Pourquoi avoir transposé cela sur des bêtes, les bêtes de consommation ?
C'est pourtant un fait du judaïsme. Cette pratique est encore vivace. Elle présente la marque évidente des interprétations rabbiniques, qui établissent une grande variété de corrélations plus que douteuses, en l'occurrence entre un "ange" contre qui Jacob aurait "lutté", et dont le handicap se retrouve transposé aux bêtes de boucherie.
De tous temps, les rabbins (guides religieux juifs, autoproclamés guides religieux d'Israël) ont été très doués pour inventer de telles invraisemblances par leur méthode caractéristique qui est l'interprétation.
Leur imagination n'a pas de limite. Ce devrait être risible, mais c'est grave et coupable lorsqu'il y a invention d'histoire abracadabrante, invention d'une pratique que Dieu n'a pas demandée, et altération volontaire des textes de fondements.
Ces textes sont supposés avoir été écrits par des prophètes (un prophète est un porte-parole de Dieu, et n'annonce pas forcément l'avenir).
A cause de telles altérations, la vérité n'est plus connue, mais doit être recherchée.
A cause de telles altérations, le mensonge règne. Le judaïsme règne depuis près de vingt et un siècles, voire davantage (les premiers rabbins seraient de l'époque de la כנסת הגדולה "Grande Assemblée", bien que le terme רב "rabbin" n'était pas encore autant répandu, ni les rabbins autant respectés et aveuglément suivis).
Le tout début du rabbinisme serait de cette époque de la Grand Assemblée (vers le 4ème siècle avant l'ère chrétienne), le tout début du judaïsme aussi.
Le rabbinisme a donné naissance certes au judaïsme, mais aussi à d'autres religions et branches religieuses, avec d'autres interprétations, et d'autres "guides religieux". Le chaos religieux règne depuis.

Rappels et conclusion
Le chapitre XXXII (versets de 25-33) rapporte un mythe, un mythe qui ne se vérifie pas ailleurs dans la Tora. Ce mythe a pu être démenti grâce au chapitre XXXV et d'autres voies d'analyse.
Ce mythe a donné naissance à une pratique juive, non israélite, qui n'a pas de fondement dans la Tora, une pratique qui n'est même pas exprimée comme un commandement.
L'ensemble, mythe et pratique, a été inscrit dans le chapitre XXXII de la Genèse, à une époque vraisemblablement ultérieure à la réelle époque rédactionnelle de la Genèse, et aussi ultérieure aux autres époques rédactionnelles de l'ensemble biblique.

Pour toutes les raisons exposées ci-avant, le chapitre XXXII, versets de 25 à 33, n'a pu être retenu dans l'étude sur la prononciation du nom ישראל traditionnellement prononcé "issraël".
- Le sens probable retenu est la droiture, la rectitude, non celui de "jouteur puissant" donné par le rabbinat sur la base de versets plus que douteux.
- Quant à la prononciation du nom ישראל , la stèle égyptienne mentionnée ci-avant est une trace extra biblique et archéologique permettant de penser que la prononciation "issraël" serait d'origine égyptienne.
La bonne prononciation du nom israélite ישראל serait "Yachar-Èl" (ou "yacharèl").

Si de nouveaux éléments sérieux étaient trouvés, ils seraient considérés, et, éventuellement, les conclusions qui précèdent seraient modifiées.
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Les sources de la Bible
Une grande majorité pense qu'il n'existerait qu'une seule "Bible", mais, en fait, il existe plusieurs bibles. Car, parmi les religions "bibliques", chacune a admis ou non certains textes.
Les bibles sont des regroupement d'écrits de diverses époques et divers auteurs.
Il faut distinguer l'époque narrée, et l'époque rédactionnelle. Par exemple, lorsque les Israélites sont partis d’Égypte, l'époque narrée est celle de Moïse. Mais l'époque rédactionnelle (l'époque où cette histoire a été écrite) est bien ultérieure (bien plus tard). L'époque rédactionnelle est ultérieure à l'établissement d'un roi israélite.
Les époques rédactionnelles sont souvent inconnues, mais supposées ou estimées.
Il s'agit souvent d'auteurs inconnus, mais présumés. Certains textes sont attribués à un auteur, mais sans certitude.
L'israélisme et les dites "grandes religions" ont de nombreux textes en commun dans leurs bibles.
Ces regroupements d'écrits sont aussi appelés "écrits de fondements".
La partie commune à l'israélisme et aux religions judéo-chrétiennes est nommée :

- Par le judaïsme : תנ״ך "tanakh" ("tanah") (la bonne prononciation ne peut être écrite en lettres latines). Le תנ״ך "tanakh" est donc la Bible du judaïsme.

- Par le christianisme : "ancien testament".
Une autre partie est nommée "nouveau testament". Cette partie est propre aux religions chrétiennes. L'ancien testament et le nouveau testament composent donc la Bible du christianisme.

L'israélisme et le judaïsme n'admettent pas le "nouveau testament" en leurs écrits de fondements.
Ce qui suit concerne la partie commune, soit le תנ״ך "tanakh" ("ancien testament" pour le christianisme). En cette partie commune, quelques variations peuvent exister, d'une bible à une autre, d'une communauté à une autre, mais sans différences majeures.
Cet ensemble de textes regroupés est aussi nommé "compilation".
Les bibles commencent par la תורה Tora, soit en français le "Pentateuque". La Tora est elle-même composée de textes appelés "livres", au nombre de cinq livres (selon ce qui est actuellement établi). La Tora a une importance particulière parce que les commandements y sont exprimés, et ne se trouvent pas ailleurs. D'autres commandements existent dans un texte prophétique, le livre d’Ézéchiel, mais il s'agirait d'un temps futur, encore attendu à ce jour.
La compilation biblique la plus répandue, connue et admise est :
- la version massorétique
- du codex d'Alep

Que veut dire "massorétique" ?
"Massore" et "massorétique" (dans la francophonie) viennent du terme hébreu מסורה "massora" qui a pris aujourd'hui le sens de "tradition", "transmission".
Ce terme ("massora") est tiré d'un verset du livre d’Ézéchiel, XX, 37,
והעברתי אתכם תחת השבט והבאתי אתכם במסרת הברית
Traduction rabbinique et/ou traditionnelle la plus courante :
"Et je vous ferai passer sous la verge (bâton), et je vous engagerai dans les liens de l'alliance"
Cette traduction est à revoir. Car, le sens réel d'un terme reste à retrouver. Ce terme est במסרת "bémassorètt", qui a donné les termes "massora", "massorétique", etc. Ce terme au sens incertain n'a probablement pas de rapport avec le sens de "tradition"/"transmission" que l'on lui confère aujourd'hui.
La langue française nomme "massorètes" les personnes qui ont œuvré à cette transmission "traditionnelle".

Qui étaient les "massorètes" ?
Ils sont appelés en hébreu בעלי המסורה "bahaleï amassora" "les maîtres de la transmission" ou "maîtres de la tradition".
Une large période couvre la période dite "des massorètes". Selon certaines sources, la période des massorètes s'étendrait du septième au dixième siècle de l'ère chrétienne (EC). Selon d'autres, elle s'étendrait du sixième au huitième siècle (de l'EC).
Il est difficile de dire que la période massorétique aurait commencé à tel siècle et serait terminée à tel autre. Car, il n'y a pas d'événement fondateur qui marquerait son apparition soudaine, pas plus qu'un événement abrogatoire qui marquerait sa disparition. Il est néanmoins possible d'identifier une période plus active ou novatrice entre le septième et le dixième siècle de l'ère chrétienne.
Les prédécesseurs des massorètes auraient œuvré dès l'époque de la כנסת הגדולה "knessett agdola" la "Grande Assemblée", vers l'an 500 avant l'ère chrétienne (AEC). Depuis cette époque, et jusqu'au dixième siècle de l'ère chrétienne (soit jusqu'à la période la plus tardive attribuée aux massorètes), c'est donc une longue période d'environ 1500 ans.
Les massorètes ont été des héritiers, des maillons dans des siècles et générations de judaïsme (à ne plus confondre avec l'israélisme ).
Les massorètes ont eu plusieurs écoles, et des différences et désaccords entre elles.
Une grande partie de ces écoles se trouvait dans la région du כנרת "kinérètt", appelé lac de Tibériade en langue française.
Il est courant de lire ou entendre dire que les massorètes auraient été novateurs dans leurs recopies des écrits. Selon ces idées courantes, ils n'auraient pas modifié les textes, mais ils auraient apporté des aménagements pour une lecture plus aisée.
→ Selon certaines sources et avis :
Avant les copies massorétiques, les textes auraient été écrits sans espace entre les mots. Pour en faciliter la lecture, les massorètes auraient inventé et ajouté cinq lettres dites "finales" à l'alphabet hébreu. Ces lettres finales servaient à marquer la fin des mots (un système différent des langues latines qui ont choisi d'employer une majuscule au début du premier mot d'une phrase). Ces cinq lettres finales sont ך ם ן ף ץ (formes finales des lettres : כ מ נ פ צ ).
Le choix des lettres et leur nombre limité à cinq restent encore mal expliqués.
→ Selon d'autres sources et avis :
Les massorètes n'auraient pas introduit ces lettres finales, mais ils les auraient adoptées et se seraient employés à les faire adopter.

La réponse à ces avis différents se trouve dans un manuscrit du premier ou second siècle avant l'ère chrétienne. Ce manuscrit est connu sous le nom de "papyrus Nash" (du nom d'un acquéreur en 1898, en Égypte). Il s'agirait d'un rituel de prière, composé en partie des "dix commandements" (Exode, XX, 2-13).
Ce document ancien comporte des lettres finales, bien avant les massorètes de la période dite "active". Ces derniers ne seraient donc pas les inventeurs des lettres finales.
En l'image ci-dessous le texte manuscrit de l'Exode, XX, 3-4.

De nos jours, ces cinq lettres finales sont encore employées, bien qu'inutiles. Car, des espaces séparent aujourd'hui les mots.
En l'image ci-dessous le texte manuscrit de l'Exode, XX, 12.

S'ils n'ont pas inventé les lettres finales, les massorètes ont pu apporter ou adopter d'autres aménagements et méthodes. Par exemple, méticuleux copistes, les massorètes comptaient les mots et les lettres pour s'assurer de la fidélité de leurs copies. Ainsi, selon certaines sources et avis, ils agrandissaient une lettre dans un texte pour marquer son milieu (en nombre de lettres). Cette marque est reproduite de nos jours dans les bibles hébraïques (en verset Lévitique, XI, 42, la lettre ו "vav" du mot גחון est d'une taille supérieure aux autres. Elle marque le milieu de la Tora, en nombre de lettres). Selon d'autres sources et avis, cette méthode était déjà employée, avant les massorètes, par d'autres copistes aussi méticuleux.
D'autres marques dans la Tora restent encore sans explication certaine. Deux marques prises pour la lettre נ "noun" sont de taille plus importante que le texte. Dans le langage courant du judaïsme elles sont appelées "nouns renversés". Si ces marques sont bien la lettre נ noun, elles seraient "inversées" dans le sens gauche-droite, mais pas dans le sens haut-bas. Bien qu'une explication soit encore recherchée, des rabbins ne manquent pas d'enseigner leurs interprétations imaginaires, plus ou moins mystiques en plus, comme s'il s'agissait de certitudes. Ces marques semblent encadrer deux versets. La première précède le verset Nombres, X, 35 (ou bien elle clôture le verset 34). La seconde est placée après le verset Nombres, X, 36 (ou bien elle clôture le verset 36). Dans les versions d'imprimerie, la lettre noun est employée à l'envers. Dans les versions électroniques du texte, des caractères spéciaux sont utilisés, des crochets [ , parfois des parenthèses (. Ces marques sont donc encore reproduites de nos jours, y compris dans les versions électroniques de la Tora. Ci-dessous l'image d'une version d'imprimerie employant la lettre נ noun à l'envers.


Qu'est-ce que la version "massorétique" ?
Après des siècles de transmissions traditionnelles, orales et écrites, des textes ont été sélectionnés pour former une bible. Cette composition est attribuée à אהרון בן משה בן אשר Aaron Ben Moshé Ben Ashèr (qui vécut vers le dixième siècle EC).
Aaron Ben Moshé Ben Ashèr était un scribe d'une lignée de "massorètes". Sa composition a été nommée "version massorétique".
Cet ensemble de textes choisis a été érigé en norme à la même époque (vers le dixième siècle EC). Cette bible a eu ses détracteurs, et a fait l'objet de critiques jusqu'au début du quinzième siècle de l'ère chrétienne.
La version massorétique est une compilation de textes formant une bible dite "hébraïque", parce qu'elle ne contiendrait que des textes en hébreu (contrairement à d'autres textes de bibles chrétiennes rédigés en langue grecque). Toutefois, la bible dite "hébraïque" contient aussi des textes écrits en araméen (une langue étrangère à l'hébreu, de la région de l'actuelle Syrie).
Ce qui est appelé "Bible hébraïque" est la bible retenue par le judaïsme. Pour rappel, cet ensemble est aussi admis par le christianisme, qui le nomme "ancien testament".
Cette compilation biblique contient donc la Tora (cf. ce qui précède), et aussi des écrits dits prophétiques. Le tout est complété par d'autres écrits appelés כתובים "kétouvim", soit en langue française les "hagiographes".

La Tora de l'ensemble massorétique.
Pour rappel : la Tora (Pentateuque) est une partie de cet ensemble ou version "massorétique".
Il est important de savoir que la Tora originale a été écrite par Moïse (Exode, XXIV, 4 ; Exode, XVII, 14 ; Exode, XXXIV, 27 ; Nombres, XXXIII, 2). La Tora était déposée auprès de l'Arche d'Alliance (Deutéronome, XXXI, 9 et 24-26). Hélas, l'Arche est recherchée depuis environ 2600 ans. Elle est introuvable depuis. La Tora originale est probablement encore auprès de l'Arche, aussi introuvable.
Avant que l'Arche ne disparaisse, et selon le Talmud, la Tora originale était à la disposition des copistes dans le Temple de Salomon (mais pas dans la reconstruction appelée "second Temple", où ne se sont trouvées ni l'Arche ni la présence divine).
Les "massorètes" ont reconstitué un ensemble, nommé aujourd'hui "Tora", sur la base de transmissions orales traditionnelles et sur la base d'écrits recopiés de génération en génération durant des siècles.
Cet ensemble, appelé Tora, rapporte en résumé l'histoire de la création du monde, et l'histoire d'Israël depuis son premier ancêtre (nommé communément אדם "Adam") jusqu'à la mort de Moïse.
Il est important de garder à l'esprit que cet ensemble "massorétique" n'est pas un original divinement inspiré et écrit par un ou des prophètes, mais une reconstitution faite par des hommes, qui sont faillibles, et qui se sont souvent opposés, voire violemment.

Qu'est-ce qu'un codex ?
Un codex est un livre fait de pages reliées l'une sur l'autre (comme un livre actuel) ce qui le différencie d'un livre aux pages reliées l'une à côté de l'autre pour former un rouleau.
- Un rouleau est appelé "volumen" (mot latin) s'il se déroule horizontalement, comme un "séfer Tora" ("rouleau de Tora").
- Un rouleau est appelé "rotulus" (mot latin) s'il se déroule verticalement.
Le codex serait apparu durant le second siècle avant l'ère chrétienne.
La "version massorétique", qui compose donc les bibles d'aujourd'hui, a été écrite sur des pages formant un codex. Cette reliure tranche considérablement avec celle traditionnelle du volumen encore perpétuée de nos jours pour les "sifreï Tora" (pluriel de "séfer Tora").

Qu'est-ce-que le codex d'Alep ?
C'est un ensemble d'écrits manuscrits, ceux sélectionnés pour composer la Bible hébraïque.
Pour rappels :
- Ce codex est constitué du texte de la Tora (Pentateuque) selon la transmission traditionnelle faite par les massorètes, et des autres écrits formant la Bible hébraïque ou Bible juive.
- Ne plus confondre judaïsme et israélisme. Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais une religion dérivée.
Tous les écrits du codex d'Alep auraient été rédigés dans la première moitié du dixième siècle (soit au moyen âge de l'ère chrétienne).
Cet ensemble, appelé "codex d'Alep", est considéré comme étant le plus fiable en matière de "massora", soit la transmission par la tradition (du judaïsme). C'est aussi la plus ancienne version actuellement connue de la Bible hébraïque (par transmission massorétique). Le codex d'Alep est la plus haute référence en matière de "massora". Certains parlent aussi "d'autorité" en la matière.
Les textes qui y sont écrits sont aussi accompagnés d'une "vocalisation". Il s'agit d'un système de points et signes guidant la prononciation. Dans le langage courant, ce système est appelé ניקוד "nikoud", les signes sont appelés נקדות "nékoudott" (improprement traduit par "voyelles").
Comme pour la "vocalisation", d'autres signes sont présents pour la cantillation (chanter le texte).
Les massorètes auraient apporté ces aménagements.
Ces signes, de vocalisation et de cantillation n'existent pas dans tous les manuscrits en hébreu. Les sifreï Tora (rouleaux de Tora) n'en comportent jamais, et cet usage est encore respecté de nos jours. Les autres manuscrits, soit ceux pour l'emploi quotidien (avant l'imprimerie), les bibles d'étude, les rituels de prières, etc. en comportent.
Ce sont donc généralement les "documents de travail" ou d'apprentissage qui sont sous forme de codex, et qui comportent de tels signes. A l'inverse, les sifreï Tora (rouleaux de Tora) en sont dépourvus afin de conserver les caractéristiques originelles (ce qui est discutable, car la forme des lettres a évolué au fil des siècles). Dans le judaïsme les sifreï Tora sont placés à un niveau supérieur. Par exemple : on évite de les toucher des doigts (voire interdiction totale de contact, selon les communautés). Ils sont conservés en un lieu réservé, et ne sont employés que pour un office religieux.
Au contraire d'un séfer Tora, le codex d'Alep était donc probablement un livre de travail, un livre d'usage courant, comme le sont les livres liturgiques et les bibles imprimées de nos jours.
En hébreu ce codex est connu sous l'appellation כתר ארם צובא "kétèr aram tsova". Cependant ces termes seraient du "judéo-araméen" plutôt que de l'hébreu.
Exemple de ce nom sans signes de vocalisation :
כתר ארם צובא
Avec signes de vocalisation :
כֶּתֶר אֲרָם צוֹבָא
La traduction littérale des termes כתר ארם צובא "kétèr aram tsova" ne permet pas de leur donner un sens francophone. La traduction littérale serait "manuscrit de la couronne d'Aram".
→ Selon certains, Aram serait l'ancien nom biblique de l'actuelle Syrie. Mais, ces noms et leurs territoires ne se correspondent pas (la "Syrie" n'existait pas, et les frontières d'Aram n'étaient pas celles de l'actuelle Syrie).
Selon les époques, des villes-états et/ou royaumes pouvaient étendre leurs territoires et former des empires. Les noms peuvent être différents d'une époque à une autre. Des noms bibliques peuvent être Aram ou Achour (Assur), ou encore Our (Ur), Our-Kasdim (Ur, en certaines traductions, à l'époque d'Abraham, en livre de la Genèse).
Les noms employés dans les écrits bibliques renseignent sur les époques concernées. Le centre de ces territoires est souvent aux environs des fleuves Tigre et Euphrate. D'autres noms peuvent être connus dans les cultures occidentales (Mésopotamie, Assyrie, Chaldée, voire une partie de l'Arménie). Contrairement à une idée répandue, le territoire d'Aram n'était donc pas la Syrie d'aujourd'hui, et le nom כתר ארם צובא "kétèr aram tsova" donné à ce codex du dixième siècle (EC) n'est pas forcément adéquat. Aram a été choisi parce que ce manuscrit est originaire d'Alep (plus de précisions dans la suite).
En langue française Aram a donné "araméen", ce qui n'est pas, non plus, forcément adéquat (cf. ce qui précède : ce nom correspond à une époque ou période). Cependant, les langues hébraïque et française ont conservé Aram et araméen, la francophonie s'étant peut-être alignée à l'hébreu.

Du dialecte dit judéo-araméen, voire purement araméen, a pu être inséré par endroits dans la Tora, dans la version massorétique du codex d'Alep (en commentaires de la partie "comment prononcer Israël" ).

→ Dans la Tora (version massorétique du codex d'Alep) un mot ou nom reste énigmatique aujourd'hui encore. Ce mot ou nom est עזאזל "azazel" (Lévitique, XVI, 8, 10, 26). Des théories existent pour l'expliquer, mais, même le judaïsme reconnaît que ce mot ou nom reste une interrogation. Ce pourrait être du judéo-araméen.

Le codex d'Alep aurait été écrit dans la région du כנרת "kinérètt" (lac de Tibériade en français).
Dans son parcours, le codex aurait subi une histoire tourmentée qui l'aurait fait voyager en plusieurs lieux, jusqu'à se trouver à Alep vers la fin du quatorzième siècle (EC) (Alep est aujourd'hui une ville de Syrie). Il a été conservé dans la synagogue d'Alep jusqu'au vingtième siècle (EC).
Malheureusement, en 1947 (XXème siècle EC), des émeutes anti-juives ont causé la perte de parties importantes du codex. L'ensemble de ses manuscrits aurait été jeté au sol, des pages se seraient détachées, et sont aujourd'hui perdues. Selon des théories et suppositions, des pages auraient été prises par des membres de la communauté juive, pour les préserver. D'autres affirment que ce serait par des émeutiers, pour les négocier.
NB : l'original du codex d'Alep a subi des pertes, mais son contenu écrit est connu depuis des siècles. Ce contenu du codex d'Alep a servi à un rabbin dit "décisionnaire", משה בן מימון Moshé Ben Maïmon (connu sous le nom de Maïmonide, 1135-1204 EC), pour les recopies de la Tora selon la version massorétique (devenue normative). L'époque de Maïmonide se situe environ deux siècles après la rédaction du codex d'Alep.
Au onzième siècle (EC) le codex d'Alep aurait été dédié à la communauté karaïte de Jérusalem.
→ Le karaïsme est une branche du judaïsme, mais une branche non rabbinique.
Le karaïsme admet la même Bible que le judaïsme rabbinique, mais refuse tous les autres écrits juifs rabbiniques, et refuse aussi la "loi orale" juive rabbinique.
Les guides spirituels des Karaïtes ne sont pas des rabbins, mais des חכמים "khakhamim".
Pour en savoir plus sur le karaïsme, cliquez ici .
Dans ses dernières pages, le codex d'Alep mentionne le nom de son rédacteur :שלמה בן-בויאעא Shlomo Ben Bouyaha. Il aurait ensuite été vérifié, "vocalisé" et annoté par אהרון בן משה בן אשר Aaron Ben Moshé Ben Ashèr.
Le codex d'Alep aurait été écrit pour une communauté karaïte. Cette hypothèse est soutenue par les Karaïtes de nos jours, soutenant aussi que le massorète אהרון בן משה בן אשר Aaron Ben Moshé Ben Ashèr, aurait été un Karaïte lui-même. Le colophon (notes en fin d'ouvrage) du codex mentionne סגולת הקראים "trésor des Karaïtes".
Le codex d'Alep est aujourd'hui conservé au musée d'Israël.



Le codex de Leningrad
Un autre codex ancien existe, sensiblement le même que celui d'Alep, mais considéré aujourd'hui comme plus complet (à cause des parties manquantes au codex d'Alep, depuis 1947). Cet autre codex est connu sous le nom de "codex de Leningrad", ainsi nommé parce qu'il est conservé depuis 1863 à la Bibliothèque Nationale Russe de St-Petersbourg (Leningrad fut le nom de St-Petersbourg entre 1924 et 1991, soit durant le soviétisme).
Le codex de Leningrad est un peu plus récent que le codex d'Alep. Il serait du début du onzième siècle (daté vers l'an 1008 ou 1010 EC). Il aurait été écrit sur la base du codex d'Alep. Son lieu de rédaction serait Le Caire (actuelle Égypte).



Terminologie
Le codex d'Alep a donné la bible "hébraïque" ou "bible juive".
Cette bible est appelée en hébreu תנך ouתנ״ך "tanakh" ou "tanah".
Ce terme est un acronyme tiré des mots : תורה , נביאים , כתובים "tora", "névihim", "kétouvim", soit respectivement en français : "la Tora", "les prophètes", "les écrits".
"Les écrits" sont aussi appelés "hagiographes".
La Tora est aussi appelée חומש "houmach", et en français le "Pentateuque".
Le תנ״ך tanakh est aussi appelé מקרא "mikra" ("la mikra").
En résumé :
La bible hébraïque = bible juive = תנ״ך tanakh = מקרא "mikra" = codex d'Alep
Cette compilation d'écrits est nommée "Ancien Testament" par le christianisme.
Judaïsme et christianisme admettent cette compilation.
L'israélisme l'admet aussi, tout en étant plus circonspect que les autres religions. Ces dernières confèrent des caractères sacrés, indéniables, prophétiques, que l'israélisme n'accorde pas. Car les auteurs ne sont pas forcément prophètes (voire rarement), mais, au contraire, plus souvent inconnus. L'israélisme admet et considère à égalité toutes les sources sérieuses (écrites, archéologiques, issue du codex ou non, etc … ). Toute source permettant de retrouver la vérité, l'histoire, le divin, est admissible.
Le codex d'Alep a donc donné les deux bibles, juive et chrétienne, cette dernière étant aussi complétée par le "Nouveau Testament" (partie propre au christianisme).
Le Nouveau Testament est composé de :
"L'Évangile" ou "les Évangiles", "les Actes des Apôtres", "les Épîtres", "l'Apocalypse".
Pour rappel : cette partie nommée "Nouveau Testament" n'est admise ni par l'israélisme ni par le judaïsme.
D'autres écrits, versions ou traductions composent aussi les textes sacrés chrétiens (selon les branches ou communautés chrétiennes). Une traduction bien connue est celle dite des "Septante", qui est une traduction de la Tora en grec. Le langage courant parle souvent de "la Septante".
→ Cette traduction, dite "des Septante", fut faite au troisième siècle avant l'ère chrétienne, par soixante-douze traducteurs (septante-deux). Mais, l'histoire n'a retenu que "septante".
Bien que ces "septante-deux" traducteurs n'auraient traduit que la Tora, est aussi appelée "Septante" la traduction en grec ancien de l'intégralité תנ״ך tanakh.
La Septante n'est admise ni par l'israélisme ni par le judaïsme. L'israélisme et le judaïsme explorent et étudient ces textes en leurs langues originelles : l'hébreu et parfois l'araméen ou le judéo-araméen.
La Septante a aussi des versions différentes. Plusieurs codex ont été conservés jusqu'à notre époque ("Vaticanus", "Sinaiticus", "Alexandrinus"), qui font apparaître quelques différences entre les versions, et quelques différences avec le texte massorétique.
La Septante n'est pas admise par toutes les branches chrétiennes. Le protestantisme n'accepte pour référence que le texte massorétique du תנ״ך tanakh. Cependant, le protestantisme admet en plus des textes propres au christianisme.
Les textes retenus par une religion ou bible sont aussi dits "canons" ou "canoniques", et un ensemble entier peut également être dit "canon".
Les textes relatifs à la religion ou au culte sont dits "sacrés". Le christianisme emploie souvent "Écritures" pour parler de ses textes "sacrés". "Les Écritures" et "les Saintes Écritures" sont aussi des termes employés par le christianisme.

Conclusions
Les principales sources bibliques sont donc :
- Des textes méticuleusement recopiés de génération en génération, de siècle en siècle, depuis Moïse qui les a écrits sur ordre divin et grâce à l'inspiration divine. Le récit de la Création fait probablement partie de ce qui a été réécrit avec beaucoup d'attention et de minutie. Après Moïse, d'autres prophètes ont pu laisser comme lui des écrits d'inspiration divine.

Mais, les bibles comportent aussi :
- Des traditions dont on retrouve trace dans les écrits bibliques. Par exemple :
- La pratique du jeûne (pour en savoir plus, cliquez ici ).
- La non consommation du nerf sciatique (une probable falsification du texte de la Tora) (pour en savoir plus, cliquez ici ).
(Liste non exhaustive)
Les pratiques traditionnelles ne sont pas des commandements, ni d'inspiration divine. Certains passages bibliques peuvent être des falsifications dans le but de justifier des pratiques traditionnelles, et les conserver comme des commandements. De tels passages n'ont pas leur place dans une bible.

Les bibles comportent encore :
- Une transmission orale (qui fut ensuite écrite). Cette transmission est appelée aussi "tradition" ("la tradition", soit l'ensemble des connaissances transmises par la "voie orale", en plus des pratiques traditionnelles).
Cette transmission orale a communiqué et perpétué de réelles connaissances, mais, malheureusement, elle a aussi transmis des inventions. Comme pour les pratiques traditionnelles, certains récits ne sont pas d'inspiration divine. Le judaïsme en est très abondant (surtout dans le "midrash", qui, en marge des écrits bibliques, est une compilation d'histoires inventées afin d'illustrer des commentaires et interprétations purement rabbiniques). Ainsi, certains passages bibliques peuvent avoir été inclus dans le codex d'Alep depuis des récits mythiques, légendaires ou folkloriques, et ainsi corrompre le véritable texte. De tels passages (mythes, contes, légendes, …) n'ont pas, non plus, leur place dans une bible.

Les bibles actuelles sont aussi :
- Une sélection d'écrits faite depuis les prédécesseurs des massorètes, et par les massorètes.
(Pour rappel : le codex d'Alep est un ensemble de textes érigé en norme vers le dixième siècle de l'ère chrétienne, après environ 1500 ans de transmissions orales et écrites. Ces 1500 ans sont comptés depuis la כנסת הגדולה "Grande Assemblée", qui marque le tout début du judaïsme et ses dérives de la religion d'Israël).
Certaines sources écrites, certains textes, ont été écartés par les massorètes et/ou leurs devanciers. Ces textes, non sélectionnés pour faire partie de la bible hébraïque, sont dits "apocryphes" (du grec ancien "apókryphos" signifiant "caché", voire "secret").
A cela il convient d'ajouter, pour le christianisme, une sélection d'écrits faite par ses propres détenteurs d'un pouvoir religieux. Comme le judaïsme, le christianisme a aussi ses textes écartés de la bible chrétienne.

Les bibles des deux religions, judaïsme et christianisme (soit les bibles de toutes les religions dites "judéo-chrétiennes"), sont aujourd'hui le produit d'environ vingt-cinq siècles (2500 ans depuis la כנסת הגדולה "Grande Assemblée") de transmissions orales et écrites de textes choisis, tandis que d'autres textes ont été perdus ou refoulés.

Concernant la Tora :
Des écrits ont été sélectionnés et sont appelés "Tora" (Pentateuque). Ils figurent dans les bibles. Mais, sans les manuscrits originaux écrits par Moïse, et sans les "Tables de la Loi" (appellation du langage courant) il est extrêmement difficile de savoir ce qui y correspond et ce qui n'y est pas fidèle.
→ Les "Tables de la Loi" sont les tables de pierre sculptées par Moïse et écrites par l’Éternel (Exode, XXXIV, 1 et 28). Elles étaient déposées à l'intérieur de l'Arche d'Alliance (appellation du langage courant) (Deutéronome, X, 5).

Concernant les prophètes et les autres écrits bibliques :
Les textes desנביאים "névihim", en français "les prophètes", et les textes des כתובים "kétouvim", en français "les écrits", sont d'époques plus récentes que la Tora originale.
Les prophètes adressaient souvent la parole divine oralement. Les textes dits "des prophètes" n'ont pas forcément été écrits par les prophètes eux-mêmes. Des disciples auraient écrits certains textes, voire après la mort du ou des prophètes, voire encore plusieurs générations plus tard.

Les sources et les époques sont donc variées. Il est impossible de prétendre que tout ce qui se trouve dans le codex d'Alep, et donc dans les bibles (du judaïsme et du christianisme), serait d'inspiration divine. Au contraire, ce contenu écrit est le fruit d'une transmission humaine (et non divine) sur une durée de plusieurs siècles. Ceci signifie que les écrits ont pu en avoir été déformés, involontairement et volontairement. Des choix humains aux diverses raisons, politiques, militaires, économiques, religieuses, etc., ont probablement été faits pour servir ces raisons. Dans d'autres cas, des passages ont probablement été reconstitués tant bien que mal (les manuscrits anciens sont parfois dégradés, perforés, avec des mots ou passages manquants, cf. les illustrations qui précèdent). Des reconstitutions ont pu rendre certaines parties bibliques obscures, incompréhensibles et/ou douteuses.
Les textes ont donc subi d'indéniables altérations. Par exemple :

- Jacob a été nommé Israël en Genèse, XXXII, 25-29 . Mais, des données divergentes sont notables en Genèse, XXXV, 9-12 (pour étudier ce sujet, cliquez ici ).

- Dans le texte de la Tora, en Exode, IV, 24-26, il est question de la mort de quelqu'un, mais on ne sait qui, ni pourquoi. Ce passage est très obscur.

- Le verset Exode, VI, 28 semble être une phrase incomplète, ou mal placée. (NB : l'étude se conçoit en langue originelle, soit l'hébreu biblique).
Dans ce même chapitre, les versets 12 et 30 semblent se répéter, mais les termes ne sont pas exactement les mêmes dans les deux versets.
Les trois versets, de 28 à 30, semblent avoir été placés là sans bien savoir où ils devaient l'être. La différence de propos entre le verset 12 et le 30 indiquerait qu'ils ne doivent pas être pris "à la lettre".

- En exode, chapitre VII, des incohérences rendent le récit confus :
Selon les mots employés en versets 9, 10 et 12, il s'agirait du bâton d'Aaron, qui se serait transformé en תנין crocodile devant le pharaon.
→ NB : de mauvaises traductions mentionnent "serpent" à la place de "crocodile", ce qui ajoute à la confusion (décrite en ce qui suit).
Le verset 15 semble parler d'un autre bâton. Car, il parle de נחש serpent (et non de crocodile). Ce serait alors le bâton de Moïse (qui, pour rappel, se serait transformé en serpent devant les Israélites).
Mais, le verset 19 contredit le 15. Il est de nouveau question du bâton d'Aaron (en verset 19).
La réflexion fait penser à une erreur dans la rédaction du verset 15. Un rédacteur ou copiste a pu se tromper en écrivant "serpent" à la place de "crocodile", et l'erreur aurait été scrupuleusement, religieusement, reproduite durant des siècles.
Compte tenu de ces données, il est difficile de fier au texte. S'agit-il du bâton de Moïse ? De celui d'Aaron ? Avaient-ils chacun un bâton, ou est-ce le même qui a servi à tous les miracles ? Actuellement, ces questions ne peuvent que subsister, faute de pouvoir apporter une réponse certaine.
D'autres différences sont encore notables en chapitre VII :
- En verset 17, l'Éternel parle de "frapper" les eaux du Nil (אנכי מכה).
- En verset 19, l'Éternel demande qu'Aaron "étende sa main" (ונטה ידך) sur les eaux de l’Égypte. En ce verset, il ne s'agit pas seulement des eaux du Nil, et il ne s'agit pas de les frapper.
- Puis, selon le verset 20, Aaron aurait "frappé" les eaux du Nil (ויך את המים).
Toutefois, concernant ces dernières différences une explication est possible : "étendre la main" était peut-être une expression de l'hébreu biblique, comme en langue française l'expression "lever la main" (sur quelqu'un) prend le sens de "frapper", "vouloir frapper" ou "tenter de frapper" (quelqu'un). Cette théorie est étayée par le chapitre suivant, Exode, VIII, 12, en lequel les mots "étends" et "frappe" sont employés dans un même propos.

- Selon les versets, Exode, XII, 40-41, le séjour des enfants d'Israël en Égypte fut de 430 ans. Mais, cette durée ne correspond pas aux autres données généalogiques fournies. (Pour plus d'explications, lire les commentaires sur ces versets dans La Bible Plus Justement ).

En dehors de la Tora, un autre exemple peut être cité au sujet de la mort du roi Saül :
- Le premier livre de Samuel, chap. XXXI, v. 4-13, indique que Saül se serait donné la mort au cours d'une bataille. Mais :
- Le second livre de Samuel, chap. I, v. 6-10, donne un récit différent. Dans ce dernier, Saül aurait été tué, à sa demande, par un Amalécite (un descendant d'Amalec, l'ensemble des descendants formaient alors le peuple d'Amalec).

Comment Saül est-il réellement mort ? Bien que des données convergentes rassemblent les deux versions, cette question subsiste encore.
Dans cet exemple, la recherche et la réflexion privilégieraient la version du premier livre de Samuel (Saül se serait tué lui-même), car elle se retrouve en un autre écrit biblique, en Chroniques I, Chap. X, v. 4-6. Cette dernière référence donne de plus une explication en verset 13 : Saül serait mort pour n'avoir pas gardé la voie de Dieu, et pour avoir eu recours à la nécromancie (tentative insensée d'évocation ou consultation d'un ou plusieurs morts, quel que soit le moyen employé, magie, sorcellerie, spiritisme, etc.).

Ces exemples de contradictions, versions différentes, passages obscurs ou incompréhensibles, etc. ne sont que quelques-uns parmi un ensemble qui ne peut être quantifié.

Pour ces raisons, la compilation massorétique, qui a donné le codex d'Alep, soit les bibles (du judaïsme et du christianisme), ne peut être considérée comme porteuse de paroles divines en toutes ses parties. Le codex d'Alep est cependant l'ensemble le plus connu et le plus admis.
Les autres sources ou manuscrits sont extrêmement difficiles à trouver, à étudier, et ne présentent pas plus de garantie sur leur origine d'inspiration divine. Reporter sa foi en l'une de ces sources (non bibliques) peut être égarant, dangereux pour la pensée, la vie, la Foi. Car, de nombreuses idéologies ont existé depuis le retrait de la manifestation divine et de la pensée prophétique, il y a 2600 ans. Ces idéologies ont laissé de multiples écrits qui n'ont pas de valeur religieuse, parce que leur origine n'est pas divine. Ils sont d'origine humaine et de ses inventions fallacieuses.

Le codex d'Alep (incluant ses recopies sous toutes formes, imprimées, numériques, etc.) reste le plus connu du public. Cependant, il est nécessaire de conserver à l'esprit, durant l'étude biblique, que des mythes, contes, légendes, supercheries et autres pollutions aux diverses raisons ont dénaturé les textes originaux, qui, eux, étaient véritablement d'inspiration divine.
Néanmoins, le codex d'Alep contient vraisemblablement des parties rigoureusement réécrites depuis des originaux d'inspiration divine.
Les massorètes ne sont pas désignés ici comme des coupables ou corrupteurs. Au contraire, ils étaient de scrupuleux copistes. Ils savaient que des changements avaient été apportés par leur prédécesseurs. Mais, les massorètes ne se sentaient pas en droit ni en devoir d'y apporter des correctifs.
L'un des changements, parmi les plus importants apportés aux écrits bibliques, est celui porté au nom divin. Il fut remplacé par ce qui est aujourd'hui appelé "le tétragramme" (lire "La Bible Plus Justement", commentaires de l'Exode, III, 15). Dans ce cas encore, il n'est pas dit que les massorètes auraient apporté ce changement, bien que ce soit également possible puisque le codex d'Alep était un livre usuel, un livre d'usage quotidien, un livre d'étude, d'apprentissage, de travail. Un tel ouvrage aurait donc pu être volontairement corrigé par les massorètes (théorie non vérifiée) afin de protéger le nom divin d'un éventuel outrage volontaire ou involontaire, et afin de pouvoir se défaire du manuscrit en le jetant simplement sans outrager le nom divin (qui toutefois apparaît, mais une seule fois, et non dans l'ensemble du manuscrit. Il aurait donc suffit de retirer une seule feuille, celle où est écrit le nom divin, pour la traiter différemment du reste du manuscrit).

L'étude biblique doit être abordée avec prudence. Il en est de même s'agissant d'en citer des passages. Cette dernière remarque est pensée pour ceux dont le but est la propagande religieuse et le prosélytisme. Toutes les religions dérivées du judaïsme s'y adonnent, voire ont cette sorte de "commandement" dans leurs professions de foi.
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Le calendrier d'Israël
Le langage courant emploie souvent deux expressions à propos de calendrier :
- L'une parle de calendrier "lunaire". Il s'agit d'un calendrier basé sur le cycle de la Lune autour de la Terre.
- La seconde expression parle de calendrier "solaire". Il s'agit d'un calendrier basé sur le cycle de la Terre autour du Soleil.
Une vivace et ancienne croyance populaire pense et affirme depuis très longtemps que le calendrier d'Israël serait un calendrier "lunaire", et/ou qu'il doit tenir compte de la Lune. Parfois, cette même fausse croyance pense aussi que ce serait un commandement (dans la Tora, le Pentateuque).
En fait, Israël a peut-être employé dans son passé un calendrier "lunaire", mais il n'existe pas de trace biblique d'un tel calendrier.
Aucun commandement ne demande de tenir un calendrier "lunaire".
Contrairement à la croyance populaire, depuis l'époque de Moïse un commandement existe, qui institue un calendrier "solaire". Ce commandement se trouve plusieurs fois, en références suivantes : Exode, chap. XIII, verset 4 et versets suivants ; chap. XXIII, v. 15 ; chap. XXXIV, v. 18 ; Deutéronome, chap. XVI, v. 1.
Ce qui est exprimé en ces versets, est l'obligation de célébrer au printemps la Fête des Azymes Hag Amatsot (cette fête est improprement appelée "Pessah" par le Judaïsme, elle est aussi appelée "Pâque" en langue française). Les traductions bibliques parlent parfois de "printemps", parfois de "mois de la germination", et d'autres expressions encore. Dans tous les cas, les traductions et compréhensions du texte conduisent à la même saison : le printemps (il n'y a pas de désaccord sur ce point).
Or, le phénomène des saisons n'est par produit par la Lune. Le phénomène des saisons est produit par le cycle de la Terre autour du Soleil (soit le cycle du "calendrier solaire", cf. ci-dessus).
Ainsi, en demandant que la Fête des Azymes soit célébrée au printemps, la Tora demande que cette fête soit célébrée selon un "calendrier solaire".
Le cycle lunaire ne correspond pas à ce qui est trouvé dans la Tora, ni pour la durée d'un mois (חדש "hodesh" dans la Tora, les explications suivent), ni pour la durée d'un an.

Pour comprendre pourquoi le cycle lunaire ne correspond pas à la Tora, il doit être expliqué avec quelques détails.

Quel est le cycle lunaire ?
Il est nécessaire de distinguer la "période de révolution" et la "période synodique".

- La "période de révolution" est le temps mis par un astre pour accomplir un tour complet autour d'un autre astre.
Dans le cas de la Lune, le temps de son cycle autour de la Terre est d'environ 27 jours, 7 heures, 43 minutes. Cependant, ces données étaient probablement encore inconnues à l'époque biblique. Ce qui était connu était vraisemblablement sa "période synodique".

- La "période synodique" est le temps mis par un astre pour revenir à la même place céleste selon une observation depuis la Terre (explication simplifiée).
Dans le cas de la Lune, durant son cycle autour de la Terre, cette dernière avance aussi dans son cycle autour du Soleil. Ainsi, du fait de l'avancée de la Terre, il faut à la Lune plus de temps pour retrouver une semblable apparence ou position dans le ciel, observée depuis la Terre.
La "pleine lune" est vraisemblablement ce qui fut le plus observé ou retenu. Ce serait donc son apparition qui aurait été employée, mais pas sa réelle position astronomique.
La "période synodique" (moyenne) de la Lune est de 29 jours, 12 heures, 44 minutes.
La période synodique est probablement ce qui était observé, connu et employé à l'époque biblique.

Terminologie :
- "Pleine lune" : selon une observation depuis la Terre, phase en laquelle le disque lunaire apparaît le plus complet et circulaire, rendant ainsi le spectacle de la Lune plus lumineux que les autres nuits du cycle.

- "Nouvelle lune" : selon
une observation depuis la Terre, phase en laquelle la Lune n'est pas visible dans le ciel nocturne. La Lune se trouve alors entre le Soleil et la Terre (c'est pourquoi elle n'est pas visible depuis la partie terrestre dans la nuit).
En certaines cultures ou civilisations, la "nouvelle lune" est la phase en laquelle la Lune réapparaît sous forme d'un croissant (premier croissant).

- "Lunaison" : intervalle de temps entre deux "nouvelles lunes".

Ces deux cas ("période de révolution" et "période synodique") ne se retrouvent pas dans la Tora. Aucun des deux ne permet de penser qu'il aurait été employé par les Israélites à l'époque de Moïse ou de la Tora.
Cependant, la lunaison aurait été employée bien plus tard, durant la période du "sanhédrin" (du grec ancien "synedrion" : "siéger en assemblée", institution d'origine étrangère qui aurait commencé en Judée à une période indéterminée, selon certaines sources avant la déportation des Judéens à Babylone).
Après le sanhédrin, la "lunaison" aurait été employée par le judaïsme. Puis, cette religion a réformé cette méthode (au IVème siècle de l'ère chrétienne, selon des sources juives). Ce faisant, le judaïsme se séparait de l'autorité du sanhédrin qui, jusque là, fixait seul le calendrier et les dates de fêtes.
L'emploi de la lunaison et d'un calendrier basé sur ce cycle furent adoptés par égarement, par méconnaissance biblique, méconnaissance de son analyse, et probablement à l'imitation d'autres peuples.

Que nous apprend la Bible ?
L'étude des données textuelles du "déluge" font apparaître que les mois du calendrier étaient tous de 30 jours.
Cette étude est détaillée dans "La Bible Plus Justement", en commentaires de la Genèse, VII, 11 à Genèse, VIII, 14.
Cette durée de 30 jours est régulière, pour tous les mois. Elle ne correspond pas aux lunaisons. Toutefois, les lunaisons en étaient peut-être à l'origine. Partant d'une observation de plus de 29 jours (cf. ce qui précède, la "période synodique"), les Israélites auraient peut-être décidé d'employer un calendrier en arrondissant cette durée à 30 jours. Néanmoins, cette hypothèse n'est pas une certitude, et, bien qu'émise, elle n'est pas retenue. Car, les 30 jours du calendrier biblique ont vraisemblablement une autre origine (des explications suivent un peu plus loin, concernant le calendrier égyptien).
Si l'origine des 30 jours du calendrier biblique est bien la lunaison, alors le passage de 29 à 30 jours signifierait que les Israélites auraient adopté un autre système, indépendant de la Lune et de son observation. Ceci confirmerait encore qu'aucun calendrier lunaire n'est demandé par la Tora. Car, si un tel calendrier (lunaire) a été employé, il a été abandonné. Or, il n'aurait pu être abandonné s'il enfreignait un commandement.
Quoi qu'il en soit de l'origine des 30 jours du calendrier biblique, aucun calendrier lunaire n'est demandé par la Tora.

Il reste cependant une inconnue. Douze mois de 30 jours donnent 12 X 30 = 360 jours. Ce nombre est plus court que celui d'une année (environ 365 jours), soit un cycle de la Terre autour du Soleil. Chaque année d'un calendrier de 360 jours serait trop courte d'environ 5 jours. Six années d'un tel calendrier seraient trop courtes d'environ un mois (6 ans X 5 jours manquants par an = 30 jours manquants).
Comment alors se faisait la synchronisation avec le calendrier solaire et le printemps ?
Cette question n'a pas encore trouvé de réponse biblique.

L'hypothèse suivante peut être émise. Les Égyptiens avaient d'importantes connaissances astronomiques et connaissaient l'année de 365 jours.
Selon certaines sources, ce nombre serait mentionné sur un papyrus dit "papyrus Rhind", du nom d'un de ses acquéreurs. Ce document serait du XVIè siècle avant l'ère chrétienne, et mentionnerait être une copie d'une version plus ancienne de trois siècles. Cette durée de 365 jours aurait donc été connue des Égyptiens dix-neuf siècles avant l'ère chrétienne, voire encore plus tôt.
De même que les Israélites, les Égyptiens avaient des mois de 30 jours. Et, comme les Israélites, ces mois étaient au nombre de douze par an. Ces douze mois du calendrier égyptien étaient répartis en trois saisons de quatre mois. De plus, le calendrier égyptien employait des jours additionnels au nombre de 5 ou 6 par an. Ces 5 ou 6 jours, appelés "jours épagomènes", s'ajoutaient aux 360 autres afin de faire correspondre le calendrier au cycle astronomique (12 mois X 30 jours = 360 jours + 5 ou 6 jours épagomènes = 365 ou 366 jours).
Néanmoins, bien que les mois de 30 jours et le nombre de 12 mois par an soient communs aux calendriers égyptien et israélite, les trois saisons du calendrier égyptien n'auraient pas été employées par les Israélites.
N'étaient pas employés, non plus, les jours additionnels (épagomènes). Car, cet ajustement n'est pas retrouvé dans la Tora (Pentateuque). L'analyse des dates dans le récit du déluge permet d'écarter l'emploi de ces jours additionnels par les Israélites.

Cette analyse est détaillée dans "La Bible Plus Justement", en commentaires de la Genèse, VII, 11 à Genèse, VIII, 14.

Ainsi, reste encore inconnue la méthode employée par les israélites pour synchroniser l'année de 360 jours avec le cycle réel astronomique (environ 365,2422 jour, ainsi évaluée en l'an 2000 de l'ère chrétienne, pour une année dite "solaire", parfois dite "tropique" ou encore "équinoxiale", à distinguer de la période de révolution de la Terre qui est d'environ 365,2564 jours).

Dans le judaïsme et auparavant :
Avant l'essor du judaïsme, le sanhédrin (cf. ci-avant) décidait du calendrier. Plutôt que des jours additionnels, le sanhédrin a employé un mois supplémentaire dit "embolismique". Ce mois supplémentaire n'était pas ajouté tous les ans, mais parfois seulement, donnant des années de treize mois dites "années embolismiques" (du fait d'avoir un "mois embolismique"). Ces années ne revenaient pas à fréquence régulière. Elles étaient déterminées au jugé, par le sanhédrin, à l'observation de la nature. Ainsi, lorsque le printemps semblait encore loin aux yeux du sanhédrin, un mois supplémentaire (dit "embolismique") était décrété.
Ce principe, de mois supplémentaire certaines années, a été conservé jusqu'à nos jours par le judaïsme (en toutes ses branches y compris le karaïsme qui est un judaïsme non rabbinique).
NB :
- Le judaïsme rabbinique a modifié son calendrier au IVème siècle de l'ère chrétienne selon des sources juives, au IXème siècle de l'ère chrétienne selon d'autres sources. Le judaïsme a ainsi adopté un calendrier dont les années embolismiques (comprenant un mois embolismique) reviennent de manière régulière, et sont ainsi connues à l'avance.
Ce calendrier juif n'observe pas visuellement la Lune, mais il est plus ou moins basé sur son cycle ("période synodique"). Les mois de ce calendrier juif (rabbinique) comptent parfois 29 jours, parfois 30. Les mois tentent donc de correspondre au cycle lunaire, sans qu'il soit suivi des yeux. Ce calendrier est donc basé sur la Lune, tout en ayant abandonné son observation pour plus de régularité et se passer de l'observer.  Ce calendrier juif a aussi été élaboré pour se rapprocher d'un calendrier solaire. Ainsi, ce système est dit "luni-solaire" (parfois orthographié "lunisolaire").

- Le judaïsme karaïte, farouche opposant au judaïsme rabbinique depuis des siècles (une opposition qui semble s'amoindrir de nos jours), a conservé la méthode du sanhédrin, soit l'observation de la Lune. Pour se synchroniser au cycle solaire, le judaïsme karaïte a aussi conservé l'observation de la nature afin de prendre une décision au jugé, un jugement parfois unilatéral sur l'opinion d'un seul homme. Cette observation de la nature, qui se faisait sur les végétaux et les animaux à l'époque du sanhédrin, s'est focalisée de nos jours sur la maturité de l'orge, pour la majeure partie des communautés karaïtes (celles-ci sont réparties en Israël et aux États Unis d'Amérique, mais la maturité de l'orge s'observe en Israël uniquement).

Aucune des méthodes employées par le judaïsme (rabbinique ou karaïte) ne correspond à la Tora. Selon les données bibliques, les Israélites n'observaient pas la Lune, mais se synchronisaient d'une manière que la Bible ne rapporte pas explicitement. La perte de ces connaissances a probablement conduit aux méthodes adoptées par le sanhédrin, puis par le judaïsme (observation lunaire, mois lunaires, années embolismiques, calendrier luni-solaire).

L'origine du calendrier lunaire se trouve peut-être à Babylone, où les Judéens ont été déportés et ont reçu l'influence de cette civilisation. Cette influence a laissé des traces jusque dans le calendrier juif employé de nos jours. En effet, les noms des mois du calendrier juif rabbinique, encore employé par l'actuel état d'Israël, sont des noms en langue akkadienne, la langue babylonienne.
Le calendrier juif lunaire, devenu luni-solaire, ne serait que le prolongement juif de l'influence babylonienne dont les traces indéniables sont encore présentes.

Des défenseurs d'un calendrier lunaire ou luni-solaire rétorqueraient peut-être, et obstinément, que la Tora parle de חדשים "hodashim". Ce mot hébreu est parfois traduit par "mois", et par "néoménies" (du latin "neomenia", "nouvelle lune") dans les Bibles.
Concernant la traduction, c'est un problème de mauvaise compréhension, et de transmission orale qui a été déformée par les croyances populaires (qui pensent à la Lune), et elles-mêmes déformées par le judaïsme qui s'est obstiné à employer un calendrier luni-solaire.
Concernant le fond, la Tora fait mention de חדש "hodesh" communément traduit par "mois" (au singulier). Elle parle aussi de חדשים "hodashim" communément traduit par "mois" (au pluriel). Littéralement, ces mots ont pour sens le "renouveau" (חדש). Malheureusement, dans les esprits (les croyances populaires, le judaïsme) ce "renouveau" a été associé à celui de la Lune ("nouvelle lune"). Or, il ne faut confondre les mots חדש "hodesh" (mois) ou חדש "hadash" (nouveau, renouveau) avec le mot ירח "yaréah" signifiant "Lune". Ce renouveau, dont il est question, n'est pas forcément lié au cycle lunaire. Les mots חדש "hodesh" "mois" et ירח "yaréah" "Lune" sont des mots bien distincts. Le renouveau dont il est question est peut-être simplement celui d'un nouveau mois.
Néanmoins, et pour rappel, il est possible que le cycle lunaire ait été employé par les Israélites à une époque lointaine passée, et qu'il soit à l'origine du mot חדש "hodesh" "mois". Mais, ce n'est pas une certitude. Il n'y a pas de trace biblique pour l'indiquer. Si toutefois il en a été ainsi, le cycle lunaire fut abandonné par les Israélites (cf. explications qui précèdent). La Tora demande des célébrations, certes, mais pour des mois correspondant aux données de la Tora, soit des mois de trente jours (cf. explications qui précèdent).

Dans l'israélisme
L'israélisme, la religion d'Israël, n'emploie pas de calendrier lunaire, de même que les Israélites de la Tora n'en employaient pas (cf. explications qui précèdent).
Un jour nous retrouverons peut-être la méthode qu'employaient les Israélites pour se synchroniser avec le cycle astronomique, les saisons, le printemps. Cependant, quelle que fut cette méthode, par un mois embolismique ou par des jours épagomènes, la Tora n'exprime aucun commandement pour une méthode.
Aussi, il n'y a pas de commandement qui obligerait à compter des mois de trente jours.
Reformulation et résumé :
- La synchronisation avec le réel cycle des astres peut se faire par une méthode ou une autre, il n'y a pas de commandement à ce sujet.
- Les mois bibliques étaient de trente jours, mais ce n'est pas un commandement.
Compte tenu de ces données, adopter une méthode avec des mois de trente jours donnerait donc une année de 360 jours.
Ce nombre (360) imposerait d'ajouter soit des jours épagomènes (5 jours par an, parfois 6 jours), soit un mois embolismique certaines années (un 13ème mois de trente jour).

Dans le cas d'un mois embolismique, la synchronisation se ferait tous les six ans (car environ 5 jours manqueraient aux années sans embolisme, jusqu'à la 6ème année comprise, ce qui ferait 5 jours X 6 ans = 30 jours sur une période de 6 ans). Ainsi, un mois embolismique de 30 jours devrait être employé tous les six ans. Mais, ce décalage pris chaque année par rapport au réel cycle astronomique est trop important. Il y aurait davantage d'années trop courtes que d'années synchronisées.
C'est le cas des calendriers juifs, karaïte et rabbinique, qui n'attendent pas 6 ans parce que certains de leurs mois sont de 29 jours, mais ils cumulent un décalage d'un mois qui se régularise par un mois embolismique.
En plus d'un mois embolismique de 30 jours, il faudrait encore tenir compte d'un jour supplémentaire tous les quatre ans, puisqu'une année est d'environ 365,25 jours (décimales arrondies à1/4 pour faciliter le raisonnement). Ceci imposerait un mois de 31 jours tous les quatre ans (environ).
Compte tenu de ces éléments, et surtout du décalage (jusqu'à un mois) beaucoup trop important, la méthode de synchronisation par un mois embolismique est rejetée par l'israélisme.

Quant aux jours épagomènes, ils posent le problème de devoir décider arbitrairement de les placer quelque part dans l'année. Dans ce cas, ils devraient être soit regroupés l'un à la suite de l'autre, soit éparpillés durant l'année (comme dans le calendrier grégorien). Dans le premier cas (regroupés) il y aurait une suite de 5 ou 6 jours qui ne font ni une semaine ni un mois, et qu'il faudrait décider où placer. Dans le second cas, les éparpiller durant l'année pose le même problème qu'en calendrier grégorien avec ses mois aux durées irrégulières (28, 29, 30 ou 31 jours).
C'est en tenant compte de ces données qu'un calendrier israéliste a été élaboré. La méthode retenue est celle des jours épagomènes, mais en les répartissant avec régularité, améliorant ainsi le calendrier grégorien.

Le calendrier israéliste
Tenant compte du seul commandement qui demande, en résumé, de se conformer au printemps pour la fête de "Hag Amatsot", ce qui revient à observer un calendrier dit "solaire", le calendrier israéliste a retenu les caractéristiques suivantes :

- Un calendrier dit "solaire" doit être employé, devant se  baser sur les connaissances astronomiques les plus modernes.

- Compte tenu de connaissances contemporaines, ce calendrier du type "solaire" doit conduire à un compte de 365 jours par an, et certaines années à 366 jours par an, afin de le synchroniser à la réalité astronomique (et sans avoir d'année de 365 jours + une fraction de jour).

- Le temps d'une année à retenir doit être celui qui produit les saisons, soit un an = environ 365,2422 jours pour une année dite "tropique", dite aussi "équinoxiale", ou encore "solaire" (à distinguer de la période de révolution de la Terre, soit un an = environ 365,2564 jours).

- Le décalage (environ un jour en quatre ans) peut se régulariser par une année de 366 jours dite "bissextile", de même que dans le calendrier dit "grégorien" (du nom du pape Grégoire XIII, qui l'imposa en 1582 de l'ère chrétienne).
NB :
- Le fait que le calendrier dit "grégorien" soit d'origine chrétienne n'est pas une raison pour le rejeter. Qu'il ait été élaboré par le christianisme ne change rien à l'orbite de la Terre autour du Soleil, ni à son année dite "solaire" ("équinoxiale"), ni à sa "période de révolution".
- La méthode employée par le calendrier grégorien pour s'ajuster aux astres par une année bissextile tous les quatre ans n'est pas, non plus, à rejeter.
- En l'occurrence, il ne s'agit pas d'employer le calendrier grégorien, mais d'employer sa méthode de rattrapage par des années bissextiles.

- Cinq mois doivent être allongés à 31 jours, soit 5 jours de plus par an, ce qui amène l'année à 365 jours (lire ce qui suit). Ces jours supplémentaires sont ceux dits "épagomènes".
A l'époque biblique, les Israélites ont laissé les mois "lunaires" pour des mois de 30 jours. Les Israélites de cette époque se sont montrés modernes en se séparant d'une méthode ancienne (basée sur le cycle lunaire, avec observation, que pratiquaient d'autres peuples de la région). Les Israélites ont adopté une méthode plus régulière (douze mois de 30 jours), sans observation de la Lune, et qui tenait compte des connaissances de leur époque.
Comme les Israélites de l'époque biblique nous devons tenir compte des connaissances actuelles et nous montrer aussi modernes en matière de sciences.

- Les mois de 31 jours sont regroupés en fin d'année.

- Durant une année de 365 jours, la répartition des mois et de leurs jours est ainsi :

M1

M2

M3

M4

M5

M6

M7

M8

M9

M10

M11

M12

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

31 j

31 j

31 j

31 j

31 j


- Certaines années, lorsque nécessaire pour s'ajuster aux astres, un jour supplémentaire est ajouté au septième mois, l'amenant ainsi à 31 jours, ce qui donc amène cette année à 366 jours.

- Durant une année de 366 jours, la répartition des mois et de leurs jours est ainsi :

M1

M2

M3

M4

M5

M6

M7

M8

M9

M10

M11

M12

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

30 j

31 j

31 j

31 j

31 j

31 j

31 j

 
- Ce jour supplémentaire au septième mois (lors d'une année bissextile) sera une variable d'ajustement du calendrier lorsque nécessaire par rapport à la réalité astrale. Car, il ne pourrait y avoir uniquement des années de 365 jours.

- Le premier mois est celui du printemps, tel que l'indique le livre de l'Exode, chapitre XII, verset 2.
Le premier jour du premier mois est alors celui de l'équinoxe de printemps de l'hémisphère nord (qui est l'équinoxe d'automne de l'hémisphère sud) soit, dans le calendrier grégorien et selon les années, le 19 mars (rarement), ou le 20 mars, ou le 21 mars. A cette date d'équinoxe, jour et nuit ont des durées à peu près égales, soit environ 12 heures de jour et 12 heures de nuit, sur toute la planète.
En résumé de cette caractéristique :
Jour de l'équinoxe (
selon les années, le 19, 20 ou 21 mars du calendrier grégorien) = 1er jour du premier mois du calendrier israéliste. Il doit en être ainsi chaque année.
NB : sur la base des indications trouvées dans la Tora, dans le calendrier d'Israël les mois se comptent depuis le printemps (cf. ce qui précède, Exode, XII, 2), mais le changement d'année se fait à l'automne (au 15è jour du septième mois, Exode, XXXIV, 22, avec la fête de Soukote. Pour plus d'informations, cliquer ici).
Ainsi, les années se comptent d'un automne à l'autre (même le judaïsme a conservé ce principe sans le corrompre. Il n'en est pas ainsi dans les religions chrétiennes).

Important : le calendrier israéliste s'ajustant chaque année à l'équinoxe, la fréquence de ses années bissextiles n'est pas la même que dans le calendrier grégorien. De plus, l'heure de l'équinoxe doit être prise en compte. Le calendrier d’Israël ne change pas de jour à minuit comme le calendrier grégorien. Ainsi, s’il fait nuit en Israël à l’heure de l’équinoxe, la date est alors celle du jour à venir. Ces éléments influencent la fréquence des années bissextiles qui ne seront donc pas forcément tous les quatre ans comme dans le calendrier grégorien.

- La prévision des équinoxes est du rôle des astronomes et des observatoires astronomiques. Ce sont ces hommes et institutions de science qui ont pour mission de dresser des tables et éphémérides astronomiques.
C'est aussi à ces hommes et institutions de science d'indiquer, par leurs tables ou d'autres moyens, si le septième mois doit être de 30 ou 31 jours, pour des raisons ordinaires d'équinoxe, ou pour une quelconque autre raison extraordinaire (par exemple, un ajustement supplémentaire au fil du temps, des décennies, siècles, etc.).
Le septième mois est celui qui permet l'insertion d'une variable d'ajustement, soit un jour de plus ou non, selon les années.

- Le calendrier israéliste ne cherche pas à se synchroniser avec l'équinoxe d'automne (appelé aussi "équinoxe de septembre"). Car, le seul commandement de la Tora porte sur le printemps, et aucun commandement ne porte sur l'équinoxe d'automne.
Il en est de même concernant les solstices, celui d'été (appelé aussi "solstice de juin") et celui d'hiver (appelé aussi "solstice de décembre"). Aucun commandement ne porte sur les solstices.
Synchroniser à la fois les deux équinoxes avec les fêtes ne se peut. Car, ce n'est pas demandé par la Tora. En outre, quelle fête d'automne devrait correspondre au solstice d'automne ? Pour rappel : la Tora ne demande pas de synchronisation à l'automne.
De plus, la régularité des mois de 30 ou 31 jours ne permet pas de suivre les deux équinoxes qui, eux, ne sont pas à intervalles réguliers : l'équinoxe d'automne se fait 187 jours (environ) après celui de printemps. Puis, l'équinoxe de printemps se fait 178 jours (environ) après celui d'automne. (187+178=365).
L'intervalle de temps d'un équinoxe à l'autre n'est pas régulier, parce que la vitesse de la Terre n'est pas constamment la même durant son cycle autour du Soleil (se référer en astronomie aux dites "lois de Kepler" du nom de l'astronome Johannes Kepler, 1571-1630 de l'ère chrétienne).
Il n'est donc pas possible d'avoir des mois réguliers, mais un cycle qui n'est pas régulier toute l'année. Pour rappel : l'analyse des données bibliques du déluge ont permis de comprendre que les mois bibliques sont réguliers, et de trente jours (Cette étude est détaillée dans "La Bible Plus Justement", en commentaires de la Genèse, VII, 11 à Genèse, VIII, 14).
En résumé, il est impossible de faire coïncider les mois, les fêtes, les deux équinoxes et les deux solstices, et le tout avec des intervalles réguliers.
Cependant, un calendrier peut indiquer les dates des deux solstices, de même que les dates des deux équinoxes. Les prévoir relève du rôle des observatoires et de leurs tables astronomiques.

Ce sont ci-dessus les principales caractéristiques du calendrier d'Israël, conformément à la Tora, sans tenir compte de la Lune, ni de l'influence de calendriers étrangers à la Tora basés sur la Lune et son cycle autour de la Terre.

- Par rapport au calendrier juif rabbinique, ce nouveau calendrier israéliste ne prend pas un décalage d'un mois entier avant de s'ajuster comme un calendrier solaire (car, les calendriers juifs, karaïtes et rabbiniques sont dits "luni-solaire", pour employer le cycle lunaire, mais en se synchronisant au cycle solaire).


- Par rapport au calendrier grégorien, ce nouveau calendrier israéliste est aussi exempt des bases idolâtres présentes dans le calendrier grégorien. Car, ce dernier s'est établi sur d'anciennes fêtes idolâtres qui célébraient le solstice d'hiver. Le calendrier grégorien a pris la place de ces célébrations, tout en maintenant le moment de l'année en lequel elles étaient fêtées. C'est pourquoi le début de l'an est en hiver dans le calendrier grégorien.
Un autre avantage du nouveau calendrier israéliste se trouve dans la simplification des mois. Ceux-ci ne comptent pas 28, ou 29, ou 30, ou 31 jours comme dans le calendrier grégorien, mais 30 ou 31 jours.
De plus, les mois de 31 jours sont regroupés en seconde partie d'année. Ce positionnement évite de s'interroger, en comptant sur sa main (entre autres techniques outre la mémorisation) pour savoir si un mois fait 30 ou 31 jours.
Enfin, le nouveau calendrier israéliste recommençant chaque année à l'équinoxe (le 1er jour du premier mois étant celui de l'équinoxe de printemps de l'hémisphère nord), ce calendrier ne prend ni avance ni retard, tout en permettant de connaître plusieurs années à l'avance la durée du septième mois (30 jours, ou 31 jours s'il faut une année de 366 jours pour s'ajuster).

Ce nouveau calendrier israéliste pourrait aussi remplacer le calendrier grégorien
, y compris dans le monde (dans les états qui emploient le calendrier grégorien). Car, ce nouveau calendrier a les mêmes avantages, sans les inconvénients du calendrier grégorien, notamment l'inconvénient de l'exception du mois de février, plus court, voire trop court pour certains services administratifs qui doivent tenir des délais plus pressants que lors des autres mois (jusqu'à 3 jours de travail en moins en février).

Ce nouveau calendrier existe. Il est déjà prêt pour les ans de 2018 à 2022 de l'ère chrétienne (calendrier grégorien).
- Cliquez ici pour les années 2018 et 2019 du calendrier grégorien, soit l'an 0 (préparatoire) et l'an 1 du calendrier israéliste.

- Cliquez ici pour les années 2019 et 2020 du calendrier grégorien, soit l'an 1 et l'an 2 du calendrier israéliste.

- Cliquez ici pour les années 2020 et 2021 du calendrier grégorien, soit les ans 2 et 3 du calendrier israéliste.

- Cliquez ici pour les années 2021 et 2022 du calendrier grégorien, soit les ans 3 et 4 du calendrier israéliste.
Les années suivantes seront aussi mises en ligne.

La comparaison des années du calendrier israéliste permet de constater sa régularité, et celle des dates des fêtes  israélites (régularité par rapport à l'équinoxe, et
régularité par rapport au calendrier grégorien), alors que les calendriers juifs, karaïte et rabbinique, attendaient de cumuler une erreur d'un mois environ pour ensuite se régulariser en employant un mois embolismique.

Calendrier grégorien et calendrier israéliste ont en commun de mêmes versets et commandements de la Tora (Pentateuque) (cf. références ci-avant). Une volonté d'y correspondre au mieux est aussi commune aux deux calendriers. Les mêmes bases et données astronomiques sont également communes aux deux calendriers. Ils aboutissent donc tous deux à des résultats très semblables. Mais, le calendrier israéliste a les aménagements et avantages cités ci-avant, et correspond davantage à la Tora pour le compte des mois depuis le printemps, et le compte des années depuis la fête israélite de Soukott (alors que le calendrier grégorien change d'année en hiver, ce qui ne correspond à rien dans la Tora, mais correspond à d'antiques fêtes idolâtres).

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Autres calendriers (à ne pas suivre)
Parmi les calendriers qui ont existé ou ont été employés par le judaïsme (ou l'une de ses branches), un calendrier de 364 jours est connu. L'auteur ou les auteurs du livre d'Hénoch (חנוך Hénoch, Hénoc ou Énoc selon les traductions) et du livre des Jubilés (יובלים ou היובלים) auraient  décrit et employé ce calendrier. D'autres groupuscules ou sectes juives l'auraient aussi employé  durant la période dite  "du  second temple".
Les partisans du livre d'Hénoch pensent et/ou déclarent qu'il aurait été écrit par חנוך Hénoch (aïeul de נח Noé, Genèse, V, 21-29).
Les partisans du livre des Jubilés pensent et/ou déclarent qu'il aurait été écrit par משה Moïse.

Ces deux livres sont donc attribués à Hénoch et Moïse, mais, en réalité, ce sont des pseudépigraphes, soit des écrits dont l'auteur ou les auteurs n'ont pas employé leur propre nom, mais un pseudonyme. En l'occurrence, les véritables auteurs ne sont pas identifiés.

Les écrits composant ces livres s'étendent du sixième siècle avant l'ère chrétienne jusqu'au premier siècle de l'ère chrétienne. Ces siècles sont dits "du second temple".
Quelques mots sur le "second temple" : en réalité, il n'y eut pas de "second temple", car ce "second temple" est resté vide, notamment sans l'Arche d'Alliance, et sans les Tables de pierre que l'Arche contenait. Ce "second temple" initié à l'époque d'Ezra était vraisemblablement une construction uniquement matérielle, vraisemblablement non agréée par l’Éternel, et sans sa présence. Ce n'était donc pas un Temple comme le fut celui de Salomon, resté unique jusqu'à nos jours.
La période de rédaction de ces livres d'Hénoch et des Jubilés s'étend donc sur cinq siècles environ. Cette période est très ultérieure à Noé, très ultérieure aussi à Moïse, et encore ultérieure à la destruction du Temple de Salomon. Après la destruction du Temple de Salomon, aux époques rédactionnelles des écrits du livre d'Hénoch et du livre des Jubilés, il n'y avait plus de pensée prophétique.

Il n'y a ni raison religieuse ni fondement biblique pour tenir compte du calendrier des livres d'Hénoch et des Jubilés.
Seule l'église éthiopienne orthodoxe a intégré ces livres dans son canon. Outre l'exception de cette église, ces écrits et leur calendrier ont été rejetés par le judaïsme et par la quasi-totalité de la chrétienté (chrétienté : ensemble des religions chrétiennes).
L'israélisme n'a aucune raison de retenir ce calendrier de 364 jours qui ne correspond à rien, ni à la Tora, ni à un calendrier "solaire".

L'une des raisons qui a conduit à ce calendrier se comprend du nombre de 364 qui a été retenu. Ce nombre correspond à 52 semaines. 52 semaines X 7 jours = 364 jours.
Mais, ce nombre, 364, ne correspond pas au cycle de la Terre autour du Soleil, ni même à celui de lunaisons.
NB : la période "synodique" (moyenne) de la Lune (son cycle observé depuis la Terre) est d'un peu plus de 29 jours (le cycle est d'environ 29 jours, 12 heures, 44 minutes).
12 X 29 jours = 348 jours.
13 X 29 jours = 377 jours.
Le nombre de 364 jours (du calendrier des livres d'Hénoch et des Jubilés) ne correspond à aucun des nombres "lunaires" ci-dessus.
Ces livres et calendrier n'ont jamais prétendu tenir un calendrier lunaire, mais solaire uniquement.

L'inventeur ou les inventeurs de ce calendrier de 364 jours se seraient attachés à des semaines pleines (52 semaines de sept jours). En procédant ainsi, un avantage aurait été recherché ou trouvé, et adopté : tous les ans les dates sont toujours au même jour de la semaine (le début de l'an est toujours le même jour de la semaine, et ainsi de suite, de même que pour les fêtes, dont les dates sont toujours au même jour de la semaine, pour chaque fête sauf pour le jour de Shavouhott qui n'a pas de date fixe dans la Tora).
Le début de l'an (toujours au même jour de la semaine) serait le jour de la création des astres selon l'interprétation du texte biblique par l'auteur ou les auteurs du calendrier (la création des "luminaires" se lit en Genèse, I, 16, au "quatrième" jour de la Création, en Genèse, I, 19). Ainsi, dans ce calendrier, le début de l'an est toujours un "quatrième" jour de la semaine, soit un mercredi (en commençant la semaine au dimanche. La semaine commence le lundi dans les religions chrétiennes, mais pas dans les calendriers juifs).
Il n'y a aucune raison de figer les dates aux mêmes jours de la semaine.
Une année ne peut se diviser par 7 (jours d'une semaine) comme dans ce calendrier de 364 jours. Une année dure 365 ou 366 jours (sans fractionner un jour), ce qui ne peut ramener chaque année une même date au même jour de la semaine.

Les mois de ce calendrier étaient de 30 ou 31 jours, en des trimestres comptant deux mois de 30 jours et un mois de 31 jours. Au total il y avait donc 8 mois de 30 jours, soit 8X30=240 jours + 4 mois de 31 jours, soit 4X31=124, donc au total 240+124=364 jours.
(Reformulation :  au total de l'année quatre mois de 31 jours, pour quatre trimestres, soit 4 trimestres de 91 jours (30+30+31=91), => 4X91=364).

L'année de 364 jours étant plus courte que la réalité, une méthode devait probablement être employée pour l'ajuster à la réalité saisonnière (sans quoi le printemps calendaire se serait retrouvé en hiver, etc. Tout se serait retrouvé décalé au fil des ans et décennies). Cependant, la méthode d'ajustement employée reste inconnue. La méthode d'insertion d'un mois, comme dans le calendrier juif et celui du sanhédrin, aurait faussé totalement la volonté d'aligner les dates aux mêmes jours de la semaine. Cette observation conduirait à penser que ce calendrier n'aurait pas été utilisé longtemps, voire pas du tout. Car, en cas d'insertion d'une journée (lors d'une année bissextile), ou d'un mois (embolismique), les dates du calendrier n'auraient plus été en correspondance avec le jour de la semaine souhaité (le début de l'an n'aurait plus été au quatrième jour de la semaine, etc.).
Une autre question se pose. En cas de mois supplémentaire, aurait-il été de 30 ou 31 jours ? Cette question posée est peut-être à écarter. Car, dans un système tel que celui de ce calendrier de 364 jours, une seule possibilité aurait permis de ne pas décaler les dates et les jours de la semaine : c'est l'insertion d'une semaine supplémentaire. Dans ce cas, l'année de 364 jours aurait été amenée à 364 + 7 = 371 jours. Cette volonté n'est pas impossible, car cette valeur correspond à une forme d'interprétation biblique (appelé "guématria" ou "guématrie", lire la Bible Plus Justement). Le judaïsme, dès cette époque et jusqu'à nos jours, a toujours été en recherche de mysticisme. La "guématrie" fait partie des égarements mystiques du judaïsme, et ce nombre (371) a pu être choisi pour donner un semblant de caractère divin à ce calendrier (car ce nombre correspond en "guématria" à l'addition des valeurs numériques de noms divins, 314+31+26=371 ou 314+26+18+13=371 ou 345+26=371).
Cependant, ce calendrier et le choix de ce nombre de jours (364 ou 371) ne serait que le résultat d'une volonté humaine sans aucun caractère divin, car Dieu n'a rien demandé de tel.
Le nombre de 371 n'est pas le seul à avoir une importance aux yeux des adeptes d'ésotérisme et autres inventions  de l'esprit humain. Le nombre 52 a aussi une importance, et lui aussi parce que ce nombre correspond en "guématria" à l'addition ou la multiplication de noms divins (26+26=52 ; 26X2=52 ; 13X4=52). Le chiffre 7 (comme les jours de la semaine) revêt aussi une importance aux yeux de ces adeptes, qui lui accordent une sorte de "sainteté" et d'autres qualités que l'imagination interminable peut trouver. En multipliant 52 (cf. ci-dessus) par 7 (cf-ci-dessus), le produit donne 52X7=364, soit un multiple de 7 et de 52. Pour obtenir ce nombre, 364, il faut aussi passer par des mois de 31 jours. Comme les précédents, le nombre 31 aussi correspond en "guématria" à un nom divin (dont la valeur numérique est de 31), ou à l'addition de deux noms divins dont les valeurs numériques sont 13 et 18 (13+18=31).

C'est vraisemblablement à ces valeurs qu'à voulu correspondre ce calendrier. Il s'est attaché à cet égarement, plutôt qu'à se conformer à la volonté divine qui demande de respecter la saisonnalité.
Dans ce calendrier est donc retrouvée une mystique bien connue dans le judaïsme. Cet ésotérisme se trouve en ce calendrier de l'époque antique, et cet
ésotérisme s'est perpétué jusqu'à nos jours, dans le judaïsme d'aujourd'hui (ce fait a ainsi permis de décoder ce qui fut voulu dans ce calendrier de 364 jours).

Dans tous les cas, encore une fois : ce calendrier de 364 jours (et peut-être 371) ne correspond à rien, ni à la Tora, ni à une année, ni à la volonté divine.

Autres aspects du calendrier des livres d'Hénoch et des Jubilés
- Commencer l'année à partir de la création des astres est une négation de la création qui précède celle les astres.
La Création n'a pas commencé avec les astres. Qui souhaite révérer la Création dans son calendrier devrait commencer l'année au premier jour de la Création (pas au quatrième).

- Dans un cycle de plusieurs années, la création qui précède celle des astres est donc placée en fin d'année.
Qui a inventé ce calendrier aurait probablement eu un raisonnement "retourné" en plaçant ainsi le début de la Création à la fin de l'année précédente.

En conclusion
Pour la plupart des religions judéo-chrétiennes, leurs dirigeants et exégètes, ces livres d'Hénoch et des Jubilés seraient le fruit de sectes juives. Ces écrits cumulent donc d'être juifs, et sectaires en plus, sectaires à l'intérieur même du judaïsme.
Pour rappel, la conclusion s'impose : il n'y a aucune raison de retenir ce calendrier.
Quant aux écrits composant ces livres, outre le calendrier, ces écrits restent néanmoins une source d'études en différents domaines : linguistique, grammaire, éléments d'histoire, etc.


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