L'israélisme est la véritable religion d'Israël, hélas supplantée par le judaïsme. Termes, définitions, présentation, différences avec le judaïsme et d'autres religions.














 
PROCHAINE FÊTE ISRAÉLITE CLIQUEZ ICI
Vous ne perdrez pas cette page, une ou deux autres s'ouvriront.
 


Translation תרגום
Bienvenue dans l'israélisme.
Il ne s'agit pas de politique, mais de religion.
Cette page présente quelques principaux aspects.


 
Important

En quelques mots :
l'israélisme est la religion écrite dans la Tora,
soit en français : le Pentateuque.
C'est la religion d'Israël telle que l'a instituée משה Moïse.
 
L'israélisme a retrouvé aujourd'hui un nom, une existence, et suscite un intérêt croissant. Cependant, cette religion est aussi la cible d'attaques des autres religions, qui, évidemment, traitent l'israélisme de "secte". (Pour en savoir plus : qu'est-ce qu'une secte, et qu'est-ce qu'une religion ? )

Au contraire des attaques, d'autres
ont choisi de faire de la récupération et du détournement. Ainsi, le terme "israélisme" est régulièrement récupéré par des individus qui l'emploient au profit de leur groupe religieux et de leurs convictions religieuses. Les termes qu'ils emploient sont parfois "israëlisme" ou "israelisme", parfois avec une adjonction telles que "israélisme messianique" ou "israelisme véritable", ou encore "israëlisme authentique". Etc.
Quelle que soit la variante trompeuse (avec la même orthographe ou avec un accent différent, ou aussi sans accent, ou encore avec une adjonction, etc.) toutes les récupérations sont des tromperies.
Un seul site définit l'israélisme, c'est le seul habilité, ce site est : http://hervetaieb.org ou http://www.hervetaieb.org
Pour en savoir plus sur les récupérations et détournements cliquez ici.

Mes ouvrages ne sont pas vendus ou commercialisés, même s'ils m'ont demandé des années de travail et d'abnégation.
"Tout travail mérite salaire", c'est le principe de la rémunération du travail. Toutefois, bien que d'autres feraient des éditions commerciales et en tireraient des profits, mes écrits sont en ligne, ni vendus ni commercialisés, mais en accès libre et gratuit pour tous les internautes du monde.
Si quelqu'un tentait de vous en vendre, c'est une escroquerie. Si vous les trouvez ailleurs que sur ce site, c'est contre mon gré, sans mon accord. C'est un plagiat ou l'exploitation sans droit de mon œuvre. Vous pouvez aussi me le faire savoir en prenant contact .

Enfin, et surtout, d'autres malfaiteurs verront peut-être une aubaine pour leurs escroqueries et "arnaques". Si un jour il vous est demandé quoi que ce soit, des informations, de l'argent, etc. au nom de l'israélisme ou en mon nom, sachez que c'est une imposture, une "arnaque".

Ne tombez dans aucun de ces pièges !
Vous pouvez me le faire savoir en prenant contact .

Merci de votre attention.
 
Hervé Taïeb

 
 
 
 
Israélisme : termes, définitions, présentation

 

Informations et éclaircissements avant le développement qui suit (dans le cadre à fond blanc).

- Cette page se lit et se comprend conjointement avec sa consœur :

la Foi israélite : notions de base

Ne croyez pas connaître ces notions. Vous pourrez y lire, entre autres choses, que la bonne prononciation n'est pas "Israël", mais "yachar-El". Cliquez ici pour vous rendre directement à cette explication. Ces notions de base vous permettront de corriger certaines fausses idées, compléter vos connaissances et mieux les structurer dans leur ensemble.
 
- Ces deux pages web, celle-ci et sa consœur ( notions ) sont encore complétées par une FAQ (fenêtre aux questions) : Israélisme : FAQ .
 
- Bien d'autres commentaires et explications se trouvent aussi dans un essai : "La Bible Plus Justement" .

- Comme vous pourrez l'apprendre de cette page et de l'ensemble de ce site, le judaïsme est bien différent de la Foi d'Israël ou Israélisme.
 
- Il est essentiel de différencier deux termes et deux populations, les "Juifs" et les "Israélites". Le judaïsme prétend depuis des siècles qu'il s'agit des mêmes personnes. Le monde entier emploie "Juif" et "Israélite" en synonymes. Mais, ce sont deux ensembles, deux populations distinctes. Le développement qui suit (sur fond blanc) le démontre.

Attention aux imposteurs

L'israélisme a été défini en 2009, avec ses principales bases.
L'ensemble, incluant les termes et définitions, constitue une propriété intellectuelle protégée par le droit d'auteur et le copyright.

Des termes tels "israéliste" et "israélisme" existaient avant leurs définitions en ce site. Mais, il s'agissait d'homonymes ayant des sens différents, sens politique et autres sens. Il s'agissait aussi de synonymes de "juif", "israélite" et "judaïsme", une synonymie aux sens erronés (qui ne correspondent pas à la Bible).
Vous ne trouverez ces nouveaux termes et définitions en aucun dictionnaire ou autre ouvrage. Les droits n'ont été cédés ni accordés à nul autre personne ou entité.
Tous les droits sont la propriété de l'auteur, moi-même, Hervé Taïeb. Le seul site habilité est le mien :
http://hervetaieb.org ou http://www.hervetaieb.org
(vérifiez l'adresse du site où vous êtes)
Ces termes et leurs définitions sont l'aboutissement de nombreuses années de travail et recherches.

Malheureusement, depuis 2012, le terme "israélisme" est utilisé et détourné par plusieurs sortes d'imposteurs. Ce sont parfois de simples particuliers. D'autres fois ce sont des groupuscules et groupes religieux, souvent chrétiens, bien que certains ne veuillent pas se présenter ainsi (en Chrétiens). Quelques-uns prétendent être des "israélistes messianiques", en amalgamant la croyance chrétienne en Jésus (pour le christianisme, Jésus est le messie, d'où l'emploi du terme "messianique").
D'autres détournements utilisent des variantes orthographiques comme "israëlisme" ou "israelisme", et parfois avec une adjonction telles que "israélisme messianique" (cf. ci-avant) ou "israelisme véritable", ou encore "israëlisme authentique". Etc.
Ces variantes jouent sur les accents et les adjonctions pour tromper et détourner.
Attention aussi au "judaïsme messianique", qui n'est pas du judaïsme mais du christianisme. Le terme "judaïsme messianique" est aussi trompeur que "israélisme messianique".
Le judaïsme et l'israélisme ne croient pas au caractère messianique de Jésus.
Parler de "judaïsme messianique" n'a aucun sens intelligible, mais deux sens contradictoires, l'un, "judaïsme", qui ne croit pas en Jésus, et l'autre, "messianique", qui croit en Jésus. C'est une ineptie.
Pour en savoir plus sur le judaïsme messianique : cliquez ici.

Toute religion qui proclame ou prétend que Jésus est messie est une religion chrétienne. Car, "christ" signifie "messie". "Christ" a donné "christianisme" et "chrétien".

L'israélisme n'est pas une religion chrétienne, et ne l'a jamais été. L'israélisme est la religion instituée par Moïse, plus d'un millénaire avant Jésus et le christianisme.
L'israélisme ne sera jamais une religion chrétienne croyant en Jésus.

Malheureusement, c'est parmi les multiples religions que l'on trouve les pires aveugles, les pires entêtés, les pires imposteurs, les pires déformateurs et manipulateurs.
Ainsi, tout ce que vous pourriez lire ou entendre ailleurs, récupérant, voire détournant, tout ou partie de ce site, serait de l'escroquerie, une escroquerie morale d'abord, mais aussi une usurpation, et une violation du droit d'auteur et du copyright.

 
*
* *
 
RÉSUMÉ
 
En quelques mots l'israélisme qu'est-ce que c'est ?
L'israélisme est la religion d'Israël, celle que l'on peut lire dans la Tora (Thora ou encore Torah), en français : le Pentateuque.
Pour mieux comprendre l'israélisme, prenez la Tora/le Pentateuque, et lisez la/le en oubliant tout ce qui vous a été enseigné en matière de religion. Lisez la/le comme une première fois (ce sera certainement le cas pour de nombreuses personnes).
 
L'israélisme n'avait pas de nom parce que le judaïsme a pris sa place et se fait encore passer pour la religion d'Israël.
Même l'état "moderne" d'Israël est juif au lieu d'être israéliste. Nous ne sommes qu'au tout début d'une réhabilitation.
 
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais une religion dérivée de la Foi d'Israël.
Le judaïsme est né d'un phénomène de société en lequel des "maîtres", appelés רב "rav", se sont substitués aux כהנים "Cohanim", les Prêtres nommés par l’Éternel.
Les interprétations de ces nouveaux "maîtres" ont remplacé ce qui est exprimé par la Tora.
Le mot hébreu רב "rav" a donné en français le mot "rabbin". Au pluriel, רב "rav" donne en hébreu רבנים "rabbanim".
Le judaïsme est une religion rabbinique, entre autres religions rabbiniques. Les différences majeures entre judaïsme et israélisme sont exposées dans ce qui suit.
 
Le judaïsme ayant supplanté la religion d'Israël, le terme israélisme n'a donc jamais pu exister durant ce temps, et la réelle religion d'Israël n'a pu être identifiée ou distinguée. C'est pourquoi il a fallu réinventer de nos jours, et définir à nouveau, les termes en hébreu et en français.
 
Les termes et définitions qui suivent ont été apportés en juin 2009, et posent ainsi les bases du renouveau israéliste.
Le terme ישראלי "Israélite" existait déjà, mais il a été redéfini grâce à l'étude biblique. Les précédentes définitions qu'on a pu lui donner sont toutes plus ou moins erronées, égarées, confondues, confondantes.
Trois termes sont totalement nouveaux : ישראלות israélisme , ישראלותי israéliste et ישראלותי israélique, dont vous trouverez les définitions en cette page web.
Les raisons pour lesquelles ces nouveaux termes et définitions sont créés sont aussi exposées dans un message adressé au groupe Elisrael (israélistes et sympathisants). Pour lire ce message cliquez ici.

Il est important de souligner que ce qui suit n'est pas l'avis d'une personne ou plusieurs, mais ce qui se détache de l'étude biblique.
Les références, uniquement bibliques, sont citées.
 
Si vous n'avez jamais lu la Bible, au moins le Pentateuque (soit les cinq premiers livres de la Bible) vous ne comprendrez rien à ce qui suit, et vous le rejetterez. Lisez le Pentateuque avant d'étudier cette page web, ou simultanément.
 
Bonne étude, et merci de votre intérêt.

 

 

 

Termes et définitions © Copyright Hervé Taïeb 2009-2017,
tous droits réservés à l'auteur.
 
La reproduction, la traduction, l'utilisation intégrale ou partielle des termes, des définitions, des idées, sont interdites et font appel au droit d'auteur.
Aux plagiaires pilleurs d'idées, fruit du travail des autres : merci de vous en abstenir.
 
En hébreu un commandement se dit une מצוה "mitsva", au pluriel des מצות "mitsvot".
 
En plus de cette page web, d'autres études sont disponibles :
sommaire des études
 
 
 
Sommaire de cette page

Israélisme :
Terminologie
- Terme existant redéfini : Israélite
- Nouveau terme 1 : israélisme
- Nouveau terme 2 : israéliste
- Nouveau terme 3 : israélique
- Développement
 
Différences entre israélisme et autres religions :
- Histoire du judaïsme, différences entre "Juifs" et "Israélites"
- Différences entre israélisme et judaïsme
- Différences entre israélisme et karaïsme
- Différences entre israélisme et judaïsme messianique

Correspondance avec un internaute
Il s'agit d'une correspondance hors du commun, qui regroupe des idées souvent entendues dans l'opinion juive. C'est pourquoi cette correspondance a été retenue pour figurer dans cette page, et c'est aussi pourquoi d'amples et détaillées réponses ont été fournies. Parmi les sujets :
la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent, etc.)

*
* *

Terminologie

Terme existant redéfini selon la Tora (Pentateuque)
Israélite
ישראלי - ישראלית
Nom commun. Masculin et féminin identiques. Pluriel : Israélites.
Définition recadrée : membre de la famille d'Israël, descendant d'Israël par lignée paternelle (une personne est israélite si son père est Israélite).
 
Avec la bonne prononciation (cf. ce qui précède en début de page), ces termes devraient se prononcer en français comme en hébreu, soit "Yacharéli" au masculin, "Yacharélite" au féminin.
- Retour au sommaire -
 

 
Nouveau terme 1 
Israélisme
ישראלות
Nom commun, masculin singulier.
Composition : à partir du nom propre "Israël" et doté du suffixe "isme" tel que dans "judaïsme", "bouddhisme", "pentecôtisme", "hindouisme", … .
 
Définition : religion des Israélites et des israélistes.
 
Pour rappel (cf. ci-dessus) :
Israélite : membre de la famille d'Israël, descendant d'Israël par lignée paternelle (une personne est Israélite si son père est Israélite).
 
Avec la bonne prononciation (cf. ce qui précède en début de page), ces termes devraient se prononcer, en français "yacharélisme", et en hébreu "yacharéloute".
- Retour au sommaire -
 
 
Nouveau terme 2 
Israéliste
ישראלותי - ישראלותית
Nom commun. Masculin et féminin identiques. Pluriel : israélistes.
Composition : à partir du nom propre "Israël" et doté du suffixe "iste" tel que dans "bouddhiste", "pentecôtiste", "hindouiste", … .
 
Définition :
Fidèle de l'israélisme. Toute personne, israélite ou non, ayant fait de l'israélisme sa seule religion.
 
Avec la bonne prononciation (cf. ce qui précède en début de page), ces termes devraient se prononcer, en français "yacharéliste", et en hébreu "yacharélouti" au masculin, "yacharéloutite" au féminin.
- Retour au sommaire -
 
 
Nouveau terme 3  
Israélique ou israéliste
ישראלותי - ישראלותית
Adjectif. Masculin et féminin identiques. Pluriel : israéliques ou israélistes.
Composition : à partir du nom propre "Israël" et doté du suffixe "ique" tel que dans "bouddhique", "judaïque", "islamique", … .
ou : à partir du nom propre "Israël" et doté du suffixe "iste" tel que dans "pentecôtiste", "hindouiste", … .
 
Définition :
Relatif à l'israélisme.
 
Avec la bonne prononciation (cf. ce qui précède en début de page), ces termes devraient se prononcer, en français "yacharélique" ou "yacharéliste", et en hébreu "yacharélouti" au masculin, "yacharéloutite" au féminin.
- Retour au sommaire -
 
 
 
* * * * * * *
 
 
Développement
 
Croyances et fondements :
L'israélisme n'est pas une nouvelle religion, mais une très ancienne religion. L'israélisme a longtemps été confondu avec le judaïsme parce que supplanté par ce dernier.
L'israélisme n'est pas une religion inventée (par des hommes), mais instituée par Dieu par la voix de ses porte-paroles, les prophètes.
Ce qui a été institué se trouve principalement dans un ensemble de codes, lois et préceptes établis en majeure partie par Moïse, sur injonctions divines.
Cet ensemble est constitué de plusieurs livres, qui sont des écrits de fondements. Il est appelé en hébreu תורה Tora (orthographié aussi Thora ou encore Torah, bien que la présence du H n'ait ni aucune raison d'être).
La Tora est appelée en français Pentateuque, parce qu'elle est constituée de cinq livres (Pentateuque est composé du grec "pénte" signifiant "cinq").
La Tora est elle-même une partie de la Bible.
La Tora contient plusieurs centaines de commandements.
L'israélisme accepte la même composition de Bible que le judaïsme. Cependant, certains écrits, par exemple les livres de Job et d'Esther, suscitent le doute. Outre ces livres (Job et Esther) certains passages ou récits bibliques sont lus avec circonspection. C'est le cas, par exemple, pour l'histoire de Samson. Bien que sa force lui aurait été attribuée par miracle, un verset (Juges, XVI, 2) prétend qu'il aurait arraché les portes d'une ville, battants et chambranles, et les aurait chargés sur ses épaules. Même miraculeusement assez fort pour le faire, le volume reste bien encombrant pour un homme, ce qui mène à réfléchir et s'interroger sur un éventuel apport légendaire. Cet apport pourrait concerner jusqu'à la totalité de l'histoire de Samson. Partant peut-être d'une réalité, il pourrait s'agir d'une falsification du tout ou d'une partie. L'histoire de Samson aurait pu être insérée pour focaliser l'attention du peuple sur les dangers de l'exogamie (exogamie : prendre une épouse issue d'un autre peuple, en l'occurrence : Dalila).
Autre exemple, parmi ce que rapporte la Bible : le second livre des Rois, chapitre XXII, versets 19 et 20 semblent contraires à la Tora sur deux points.
1/ En verset 11, le roi déchire ses vêtements. Cet acte est une manifestation de deuil encore pratiquée de nos jours dans le judaïsme. En ce verset, il s'agissait ainsi de s'endeuiller ou se mortifier, parce les Israélites des précédentes générations n'ont pas respecté la Tora. Cependant, cet acte n'est pas une mitsva, mais une pratique socio-culturelle. Le deuil n'est que toléré par la Tora. Or, en verset 19, l'Éternel approuve cet acte. S'il n'y avait que ce point à souligner, il pourrait être pensé que l'Éternel a admis cet acte pour son sens socio-culturel. Mais, le verset suivant interpelle aussi.
2/ Le verset 20 dit לכן הנני אספך על אבתיך "c'est pourquoi je te réunirai à tes pères" (c'est à dire après sa mort). "Être réuni à ses pères" correspond à la déviance du judaïsme (puis du christianisme) qui croit en un paradis céleste, où se trouveraient les défunts ancêtres. Cette croyance judéo-chrétienne en un paradis n'existe nulle part dans la Tora. La Tora parle d'être "réuni à son peuple" (développé en ce qui suit à propos de la réincarnation). La Tora ne parle jamais d'être "réuni à ses pères". Il faut également observer que le verbe, en ce verset 20, est suivi de על (se prononce "âl"), alors que la Tora emploie אל (se prononce "èl"). La Tora parle d'être נאסף אל, alors que ce verset douteux parle d'être נאסף על. Ainsi, ces versets pourraient avoir été manipulés, mal transmis ou mal réécrits, voire une partie plus importante de ce récit.
L'israélisme ne peut encore se prononcer fermement sur ces exemples, pris parmi d'autres. Ils sont cités pour expliquer que l'israélisme n'exclut pas les manipulations ni les altérations involontaires que la Bible du judaïsme a pu subir.
De plus, la Tora et le reste de la Bible ne sont pas les seules sources admises par l'israélisme (lire en fin de page).
*
* *
La Foi d'Israël ou israélisme est monothéiste. Dieu s'est révélé à l'homme d'Eden (Adam). Puis, parmi les descendants de l'homme d'Eden, Dieu s'est encore révélé à Abraham, à Isaac fils d'Abraham et à Jacob fils d'Isaac. Jacob fut aussi appelé Israël. Ces premiers personnages, jusqu'à Jacob-Israël, sont les patriarches de la nation d'Israël. Les descendants d'Israël (par lignée paternelle) sont les Israélites.
 
C'est par la voix des prophètes, ses porte-parole, que Dieu ordonne et instruit lui-même. A l'époque de Moïse, de nombreux commandements lui ont été ordonnés par Dieu pour Israël.
La Tora (Pentateuque) est un regroupement d'écrits de fondements. Elle fait le récit de la création du monde et des êtres vivants, y compris l'humanité, puis relate l'histoire d'Israël depuis son premier ancêtre, l'homme du jardin d’Éden (communément appelé Adam).
 
Dans son legs, Moïse enseigne aux Israélites comment ils devront reconnaître un prophète après lui. Deutéronome, XVIII, 18-22 :
- Un prophète est exclusivement Israélite.
- Il agit sur l'ordre de l'Éternel et parle en son nom.
- Il dit ce que Dieu lui a ordonné de dire.
- Il doit annoncer à l'avance ce que Dieu lui a ordonné, et cette annonce doit se réaliser.
Si une de ces conditions n'est pas remplie, il s'agit alors d'un faux prophète. Fut-il faiseur de prodige, il peut s'agir d'un faux prophète (Deutéronome, XIII, 2-5). C'est pourquoi toutes les conditions désignant un prophète doivent être remplies.
Pour d'autres détails sur les prophètes : cliquez ici.
 
Parce que ce sont des prophètes, porte-parole de Dieu, qui instruisent la religion israéliste, elle ne peut ni ne doit provenir de l'imagination humaine. L'israélisme professe de ne pas s'égarer dans ce qui est né de l'imaginaire humain. L'israélisme s'efforce donc de distinguer ce qui, en matière de religion, est d'origine divine (à respecter) de ce qui, en matière de religion, provient des idéologies humaines et/ou de l'imagination humaine (idéologies et imagination humaines sont distinctes de la religion. Elles ne doivent s'insérer et altérer ainsi l'israélisme).
 
L'israélisme n'adore que Dieu, et ne s'adresse qu'à Dieu.

L'israélisme ne reconnaît aucun "saint", sinon l'Éternel (Dieu) lui-même.
N'en reconnaissant aucun, l'israélisme ne s'adresse pas à des "saints". Une personne défunte (prétendue "sainte" ou non) ne peut en aucun cas agir sur le monde (lire ce qui suit).

En ces derniers points, l'israélisme diverge du christianisme. Ce ne sont pas les seuls points de divergence. D'autres sont les mêmes qu'avec le judaïsme (lire ce qui suit).

L'israélisme n'interprète pas. Interpréter a été une méthode qui a ouvert la porte à toutes les sottises, toutes les interprétations et leurs opposées. Les interprétations ont élevé les hommes les uns contre les autres, les partisans des uns contre les partisans des autres.
Les écrits ont été faits pour contrecarrer les inventions, les pertes, les oublis, et les dérives telles que les interprétations. Les écrits ont été faits pour s'y référer.

→ L'israélisme cherche à retrouver et restaurer la Foi d'Israël, enfouie sous les interprétations qui ont donné plusieurs religions, qui elles-mêmes ont donné d'autres interprétations, et d'autres partisans et opposants.

L'israélisme cherche à enseigner aux Israélites leur propre religion aujourd'hui ignorée. L'israélisme est donc prioritairement tourné vers les Israélites, mais pas uniquement.
Toute personne sincère et bien intentionnée envers Dieu et l'israélisme est la bienvenue.

L'israélisme ne se livre pas au prosélytisme, qui est aussi un facteur ayant contribué à élever les hommes les uns contre les autres.
Au contraire de diviser comme l'ont fait d'autres religions, l'israélisme cherche à fédérer, ramener aux écrits de fondements.
 
- Retour au sommaire -
 
 
* * * * * * *
 
Quelques différences entre israélisme et judaïsme
(et d'autres religions dites "judéo-chrétiennes")
 
Des trois "grandes" religions, seul le judaïsme a prétendu, et prétend encore, être la religion d'Israël. C'est pourquoi l'accent est mis plus particulièrement sur les différences entre le judaïsme et l'israélisme.
Ce qui suit souligne ces différences, en complétant en même temps la présentation de l'israélisme. D'autres différences sont aussi exposées (parfois plus détaillées) en page des notions.
 
Avant d'aborder les différences entre israélisme et judaïsme,
un peu d'histoire du judaïsme

Le judaïsme d'aujourd'hui n'est pas la religion de la Tora, mais prétend l'être depuis des siècles. Il y a environ deux mille ans, quatre grands courants coexistaient en terre d'Israël :

1 - Les צדוקים , se prononce "tsédokim" ou "tsédoukim" ou encore "tsadoukim", en français les "Sadducéens". Ce nom vient de celui de צדוק הכהן "Tsadok aCohen" ou Grand-Prêtre Tsadok. En résumé, les "Tsédokim" ou "Sadducéens" étaient les détenteurs légitimes, au sens de la Tora, du pouvoir religieux. "Légitimes" parce que, conformément à la Tora, ils étaient כהנים Cohanim (pluriel de Cohen), soit Prêtres oints pour assumer cette fonction, et, ce, depuis l'époque de משה Moise et son frère אהרון Aaron. Ce dernier fut le premier de la dynastie des Cohanim.
Cependant, bien que légitimes au sens de la Tora, les כהנים Cohanim ou Prêtres n'étaient pas forcément exemplaires dans leur comportement.
2 - Les פרושים se prononce "pérouchim" (parfois écrit "perushim" ou "pérushim"), soit en français les "Pharisiens". On donne à ce nom le sens de "séparés", parce que ces personnes se seraient séparées des sadducéens. Mais, le sens de פרושים "pérouchim" serait plutôt celui de "interprètes" (en hébreu לפרש signifie "interpréter") parce que ce courant "interprétait" la Tora, c'est à dire donnait d'autres sens que ceux littéraux écrits. Les sens interprétatifs étaient donnés selon les idéologies du pharisaïsme. C'est ce que fait encore de nos jours le judaïsme, en conservant ces sens interprétatifs et en diffusant sa "pensée juive", soit son idéologie. En effet, le judaïsme actuel est le descendant du courant pharisien d'il y a deux mille ans. Des historiens et historiens des religions s'accordent sur ce constat.
On parle de judaïsme, et non de pharisaïsme, parce qu'il s'agissait de Juifs, c'est à dire de la population du royaume de יהודה , se prononce "yéhouda", en français "Juda", du nom de Juda, un des fils d'Israël qui a lui-même donné son nom à la terre et au royaume de יהודה "Yéhouda". Ce territoire est nommé en français la Judée. La population de Juda est composée des descendants de Juda (fils d'Israël), qui sont nommés Judéens, ce qui donna en français "juif", "juive", "juifs", "juives". Ce n'est qu'une partie du peuple et du territoire d'Israël.
3 - Les "Esséniens". Le terme en français vient du grec. S'il a une source en hébreu, peut-être en araméen, cette origine n'est pas identifiée avec certitude. De nombreuses sources étymologiques possibles ont été présentées, sans vraiment expliquer cette appellation. Les Esséniens vivaient à l'écart, en ascètes. De ce fait, ils n'ont peut-être pas été nommés en hébreu par leurs contemporains. Ils ont peut-être reçu ce nom en latin, car :
L'existence des Esséniens, indéniable, est relatée dans des sources historiques, dont un livre bien connu des historiens intitulé "la guerre des Juifs", écrit par Flavius Josèphe, un כהן Cohen (Prêtre) devenu citoyen romain, contemporain des Esséniens.
(Le véritable nom de Flavius Josèphe serait : יוסף בן מתתיה הכהן, se prononce Yossef ben Matatya aCohen, ce qui signifie Joseph, fils du Prêtre Matatya. Cette filiation fait de Joseph un כהן Prêtre lui aussi).
Les Esséniens forment un troisième courant, lui aussi idéologique et interprète, comme celui des Pharisiens, mais plus éloigné encore de la Tora. Selon certaines sources les Esséniens vivaient entre hommes dans le célibat, et étaient chastes (ce que ne demande pas la Tora). Ils vivaient de façon austère (ce que ne demande pas la Tora), s'immergeait dans l'eau en pensant se purifier ainsi (ce que ne demande pas la Tora). Ce dernier exemple se retrouve aussi dans le judaïsme, qui pratique aussi l'immersion purificatoire ou "bain rituel" (מקוה mikvé, ce que ne demande pas la Tora). Le christianisme aussi le pratique (lors du baptême, par exemple). Le courant essénien a sans nul doute influencé le judaïsme et le christianisme. Plusieurs historiens et/ou théologiens pensent que Jésus aurait séjourné parmi les Esséniens, retenant une part de leur idéologie.
4 - Les קנאים, se prononce "kinayim" ou "kinyim", les "jaloux" ou "exclusifs", parce qu'ils "jalousaient" la terre d'Israël, ne voulant la partager ou la laisser au pouvoir de Rome. Le français leur a donné le nom de "Zélotes", pour leur "zèle" à combattre et défendre leur pays. C'est en effet un courant plutôt militaire que religieux, qui combattait armes à la main le pouvoir romain. Flavius Josèphe (cf. ci-dessus) les cite aussi dans ses écrits ("antiquités judaïques").
 
Nous voici donc, deux mille ans plus tard. Depuis cette époque, les guides et dirigeants légitimes, au sens de la Tora, les כהנים Cohanim ou Grand-Prêtres, ont été destitués par des "maîtres à penser" que la Tora n'a jamais nommés ou institués. Ces "maîtres" sont appelés רבנים "rabanim", soit en français "rabbins". Ils sont encore aujourd'hui les guides religieux et communautaires du judaïsme et des Juifs, les descendants et héritiers religieux des Pharisiens.
Ces "maîtres à penser" ont ajouté nombre de "lois" que la Tora ne connaît pas. A l'inverse, des parties de la Tora ont été écartées, ne sont pas pratiquées. Le rabbinisme a aussi ajouté des "fêtes religieuses" telles que Hanouka et Pourim par exemple, des célébrations (bar-mistva, par exemple), etc.
Ce sont des exemples d'écarts qui révèlent une différence et une divergence importantes et fondamentales : le judaïsme est constitué de rites, pratiques, coutumes, traditions, superstitions, fêtes, célébrations, jeûnes, deuils, etc. dont l'origine n'est pas divine, n'est pas trouvée dans les textes de fondements ni conforme à ceux-ci, mais qui sont d'origine humaine, établis par des rabbins appelés aussi "décisionnaires", sur la base de leurs interprétations et considérations.
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais prétend l'être.
Par amalgame, le judaïsme prétend qu'est israélite qui est juif, ce qui est faux, et prétend aussi que le peuple juif et le peuple d'Israël sont la même chose, le même ensemble, ce qui est faux aussi. Car, pour le judaïsme on est juif par sa mère. Or, pour la Tora et l'israélisme on est israélite par son père. Les enfants nés des unions d'hommes israélites avec des femmes non-israélites sont israélites pour la Tora et l'israélisme. Malheureusement, ces enfants ont été évincés du sein d'Israël par le judaïsme, ce dernier ne les reconnaissant pas juifs ni israélites, sur la base des décisions du judaïsme.
Peuple d'Israël et peuple juif ne sont donc pas le même ensemble. Prétendre que oui, comme le fait le judaïsme, est un égarement sinon une supercherie religieuse et morale autant qu'une imposture.
De nos jours, et de ces faits, l'ensemble du peuple d'Israël, au sens de la Tora, n'est plus connu, le judaïsme ayant écarté des Israélites, et ceux-ci ayant alors oublié leur rattachement à Israël et s'étant perdus au fil des générations.
Une autre conséquence concrète se trouve aussi dans l'émigration vers l'état moderne d'Israël. Ce dernier n'est pas un état laïque, mais un état juif. Une personne israélite au sens de la Tora ne pourrait faire valoir son "droit au retour" (ensemble de lois israéliennes pour intégrer les Juifs parmi ses citoyens) sans passer par un rabbinat officiel et admis, qui, hélas, déclarerait cette personne "non-juive" donc non-israélite selon le judaïsme. Dans cet exemple encore, le judaïsme exclut des Israélites du sein d'Israël. Certes, l'état moderne d'Israël prévoit en principe le "droit au retour" pour toute personne à l'ascendance juive par son père ou sa mère. Cependant, cette ascendance est observée dans le vase clos du judaïsme, toujours selon les règles du judaïsme.
 
Différences entre Juifs et Israélites
Rappels et résumé
 
- Les Juifs sont un groupe social. Ce sont les personnes dont la religion est le judaïsme.
 
- Les Israélites sont une ethnie familiale. Ce sont les personnes dont le père est un Israélite, lui-même ayant aussi un père Israélite, et ainsi de suite, par le père, jusqu'à leur ancêtre Jacob qui fut nommé ensuite Israël.
Cette ascendance par le père est comprise des exemples bibliques. Aucun exemple biblique n'indique qu'une personne est Israélite par sa mère.
Une personne est Israélite par son ascendance, exclusivement.
 
Juifs et Israélites sont donc deux groupes sociaux, deux ensembles distincts. Parce que :
La religion juive est différente de celle du Pentateuque (cette page internet expose quelques aspects).
Les Juifs considèrent l'ascendance par la mère, alors qu'une personne est Israélite par son père. Les deux groupes sociaux ne retiennent donc pas les mêmes personnes.
Le judaïsme a évincé des Israélites parce que leur mère n'est pas juive.
Le judaïsme a intégré des personnes converties au judaïsme, alors que ce ne sont pas des Israélites.
Ce dernier fait, l’intégration par la conversion, fait du judaïsme un groupe social, mais pas une ethnie familiale comme l’est l’ensemble des Israélites. (Pour rappel : une personne est Israélite par son ascendance exclusivement, ce qui en fait une ethnie familiale).

Pour aider la compréhension on peut imaginer un ensemble jaune, un autre bleu, et une intersection qui serait verte (le bleu et le jaune donnent du vert). L'intersection est la partie commune aux deux ensembles. Elle comprend donc les personnes Israélites (du fait de leurs ascendants par les pères) qui sont aussi de religion juive.

Dans la partie bleue se trouvent les Israélites qui ne sont pas Juifs. Dans la partie jaune se trouvent les Juifs qui ne sont pas Israélites. Dans la partie verte se trouvent les personnes qui sont des Israélites ET de religion juive.
Depuis des siècles, le judaïsme prétend que le bleu est jaune. En termes non imagés, le judaïsme prétend qu’un Israélite est un Juif, et vice-versa. Cette affirmation ne correspond pas à ce qui se trouve dans le Pentateuque et les autres écrits bibliques.
Le judaïsme a perverti l'existence de deux ensembles en amalgamant les termes et groupes sociaux Israélites et Juifs. Ce sont cependant deux groupes sociaux différents (cf. ce qui précède).
Après plusieurs siècles de judaïsme (21 siècles environ), il n’est plus possible de connaître la proportion des ensembles. Seul l’ensemble des Juifs peut être approximativement connu (la partie en jaune dans l’illustration). Mais, il est impossible de connaître la proportion de la partie bleue et de l’intersection (en vert dans l’illustration). Les proportions du schéma ci-dessus ne sont les bonnes. Dieu seul pourrait les connaître, de nos jours.
 
 
Depuis la destitution des כהנים Cohanim et de la prise du pouvoir par les Pharisiens, ancêtres du judaïsme, le peuple d'Israël n'a connu qu'exil, persécutions et tourments de toutes sortes.
Le judaïsme n'est pas la religion d'Israël, mais prétend l'être.
 
 
 
Différences entre israélisme et judaïsme
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme est une religion auto-établie. Elle n'a pas été instituée par un ou des prophètes. Elle obéit à des guides (rabbins) proclamés par elle-même.
L'existence de ces maîtres à penser et guides spirituels que sont les rabbins, ne correspond à aucun modèle, exemple ou enseignement de la Tora.
Les rabbins ont pris le pouvoir il y a environ 2000 ans. Depuis, ils jouent à la fois le rôle des כהנים Cohanim (Prêtres légitimes) et celui des prophètes. C'est illégitime au sens de la Tora, parce que cela ne correspond pas à ce qui fut institué par L'Éternel.
En l'absence de pensée prophétique, les rabbins auraient dû conserver, sans rien transformer selon leurs interprétations et décisions (toutes les générations de rabbins ont connu leurs "décisionnaires", ainsi appelés par le judaïsme).
Dans l'israélisme :
L'israélisme est la religion de la Tora, en français le Pentateuque. On peut y lire que l'Éternel, Dieu, s'exprime par ses prophètes. C'est l’Éternel qui ordonne et institue, non des hommes qui inventent et décident à leur gré ou celui de leur imagination.
En l'absence de pensée prophétique, l'israélisme s'efforce de conserver, et, pour cela, l'israélisme s'efforce de retrouver ce que le judaïsme n'a pas conservé, mais a déformé, a fait perdre, oublier, etc.
Par exemple, le mot גוי "goy" est traduit par "peuple" dans certaines traductions de la Bible. Il signifie plus précisément "ethnie". C'est le mot עם "âm" qui signifie "peuple". Quant au judaïsme, il a donné au mot גוי "goy" le sens de "non-juif", ce qui est une aberration. Car, Israël est appelé גוי קדוש "goy kadosh" "ethnie sainte" dans la Tora (Exode XIX 6).
Dans l'israélisme, la Tora est donc étudiée, réfléchie et raisonnée, mais jamais interprétée (interpréter=donner un autre sens. Lire la suite des différences entre judaïsme et israélisme). Ainsi, par exemple et entre autres modes de travail, le sens des mots, déformés par le judaïsme au fil des siècles, est aussi recherché pour être compris et redéfini. L'exemple du mot גוי "goy" fourni ci-dessus est un parmi d'autres, importants et indispensables pour la compréhension du Texte et la pratique.
C'est ainsi que l'israélisme s'efforce de se retrouver, par le raisonnement, non par l'interprétation ou la déraison.
 
Dans le judaïsme :
Les guides ou dirigeants sont appelés "rabbins", de l'hébreu רב "rav" signifiant "beaucoup". Pour avoir reçu l'enseignement des précédents rabbins, et avoir cumulé "beaucoup" de connaissances en cette religion, l'étudiant devient à son tour רב "rav" (en hébreu), "rabbin" (en français).
Pour en savoir plus sur le rabbinisme cliquez ici.
Dans l'israélisme :
La Tora et l'israélisme ne connaissent pas de rabbin. L'Éternel (Dieu) a confié son proche service cultuel à Aaron, frère de Moïse, puis aux descendants masculins d'Aaron (par lignée paternelle). Ces personnes sont nommées Cohanim (Cohen au singulier, Cohanim au pluriel).
 
Dans le judaïsme :
Tout homme né dans le judaïsme ou intégré par le judaïsme (conversion) peut devenir rabbin.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne connaît pas de rabbin. Les prophètes sont les guides spirituels d'Israël. Les Cohanim (descendants d'Aaron, cf. ci-dessus) peuvent parfois l'être aussi, lorsque, par exemple, il faut se prononcer sur un cas de justice difficile. Cependant la fonction première des Cohanim est le service du culte à l'Éternel.
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme et d'autres religions nées du rabbinisme prétendent qu'Adam et Eve sont les premiers humains, de qui serait née l'humanité entière.
Dans l'israélisme :
La Tora ne le prétend pas. L'israélisme ne le prétend pas, ne fait pas dire au texte biblique ce qu'il ne dit pas. La Genèse en chapitre I relate la création de l'Homme, puis, en chapitre II, un autre homme est ajouté à l'humanité déjà existante : c'est l'homme d'Eden communément appelé "Adam". Après Adam, sa compagne, communément appelée "Eve" est ajoutée à son tour à l'humanité déjà existante.
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme considère la judéité par rapport à la mère (une personne est juive si sa mère est juive, même si son père n'est pas juif).
Le problème se complique et prend de la gravité alors que le judaïsme prétend que ces personnes, "juives par la mère", et leurs descendants, sont des Israélites. Sur le même principe (judéité par la mère) des "certificats de judéité" font intégrer des personnes dites à tort "Israélites". L'état moderne d'Israël étant encore un état juif (pas encore israéliste) ces personnes dites "Israélites" à tort peuvent de ce fait être intégrées par l'état d'Israël grâce à de tels "certificats de judéité".
A l'inverse de la réalité biblique, le judaïsme ne reconnaît pas comme "Israélites" les personnes dont le père est Israélite et dont la mère ne l'est pas. Ces enfants sont dits "non-juifs" et "non-israélites" par le judaïsme, ce qui revient à évincer les Israélites du sein d'Israël.
C'est par de tels exemples que le judaïsme supplante l'israélisme.
Dans l'israélisme :
Une personne est israélite si son père est israélite, même si sa mère n'est pas israélite. L'israélisme ne connaît aucune règle d'appartenance par rapport à la mère. (Il en est ainsi pour la famille d'Israël, et ses descendants, comme pour toutes les autres familles du monde, et leurs descendants). Tous les cas bibliques, sans exception, indiquent que les Israélites, c'est à dire les membres de la famille d'Israël, le sont par la même règle d'appartenance par le père (une personne est Israélite si son père est Israélite, indépendamment de sa mère).
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme convertit et intègre en tant que Juif ou Juive toute personne qu'il veut admettre. Le problème se complique et prend de la gravité alors que le judaïsme prétend que ces personnes , "converties", et leurs descendants, sont des Israélites. Des "certificats de judéité" peuvent être délivrés et déclarer "israélites" à tort des personnes "converties". Ces personnes peuvent également être intégrées par l'état moderne d'Israël grâce à ces "certificats de judéité". C'est par de tels exemples que le judaïsme supplante l'israélisme.
Dans l'israélisme :
On est Israélite par sa naissance, exclusivement. Toute personne non-Israélite qui voudrait être israéliste (qui voudrait adopter la Foi d'Israël) le peut. Cependant, devenir israéliste ne peut rendre Israélite qui ne l'est pas puisqu'on est israélite par sa naissance (par filiation).
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme convertit (ou repousse) à son gré. Aux conversions admises, les autorités rabbiniques du judaïsme délivrent des "certificats de judéité". Un tel "certificat" peut servir à émigrer en Israël et acquérir la nationalité israélienne, par exemple. Pour le judaïsme, un convertit devient alors un Israélite. Son âme serait modifiée, selon le judaïsme.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne prétend pas explorer les âmes, mais le texte biblique. On y trouve qu'on est Israélite par son père, et par filiation exclusivement. On ne peut alors devenir Israélite par conversion, la filiation d'une personne étant immuable. (La conversion permet de devenir israéliste, mais pas israélite).
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme interprète les versets (interpréter : donner un autre sens).
Par exemple, le verset Exode, XXXV, 3, demande :
לא תבערו אש בכל משבתיכם ביום השבת
"n'embrasez pas de feu, en tous vos lieux de résidence, le jour du Shabatt"
Ce verset (un exemple entre autres) est interprété par le judaïsme dans le sens de :
"ne prononcez pas de condamnation à mort le jour du Shabatt".
Les deux sens sont retenus par le judaïsme, le sens littéral et le sens interprétatif (donné par un ou plusieurs rabbins).
Autre exemple, autre mode d'interprétation (il n'existe pas vraiment de méthode) :
Exode, XX, 7 :
זכור את יום השבת לקדשו
"souviens toi du jour du Shabatt pour le sanctifier"
Deutéronome, V, 11 :
שמור את יום השבת לקדשו
"garde le jour du Shabatt pour le sanctifier"
Ces deux passages sont presque identiques, à l'exception bien connue de זכור "souviens toi" dans l'un et שמור "garde" dans l'autre.
Le judaïsme a interprété ces versets, et en a déduit qu'il faut allumer deux petites flammes (bougies ou mèches à huile, etc.) à la veille du Shabatt, l'une pour זכור "souviens toi" et une seconde pour שמור "garde".
Il n'y a absolument aucun rapport entre ce qu'expriment les versets et ce que pratique le judaïsme, tout en prétendant le faire sur la base de ceux-ci.
Dans l'israélisme :
L'israélisme n'interprète pas, ne donne aucun autre sens au texte biblique. Seul le sens littéral est retenu. Les écrits existent pour contrecarrer les inventions. Les écrits le sont pour s'y référer, et éviter les dérives.
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme s'adonne à l'ésotérisme, à la mystique. Un exemple bien connu est celui de la "kabbale" ("cabale" ou encore "cabbale", dont un des ouvrages est le "Zohar").
Il s'agit d'une tradition orale purement rabbinique (sans autre fondement qu'une transmission orale de maîtres à disciples). Cette mystique aussi remplace les sens propres et littéraux de la Tora par d'autres, mystiques et/ou allégoriques, en prétendant connaître la composition des âmes, des cieux, en prétendant connaître les êtres célestes, leurs interconnections et actions (par des "séphirot") dans le monde réel. L'ésotérisme juif (ou rabbinique) prétend connaître les puissances divines et célestes, etc., etc., etc..
Le judaïsme justifie ces "connaissances" en les disant connues depuis Adam, selon une certaine version, depuis Abraham selon une autre, depuis Moïse selon une troisième. Elles auraient été transmises depuis de génération en génération.
En réalité, les sources et auteurs sont inconnus. La kabbale a connu un essor avec un livre important, le Zohar, écrit selon certains par Rabbi Shimon Bar Yohaï (premier siècle de l'ère commune). Selon d'autres il aurait été écrit par Moïse de Leon (kabbaliste d'Espagne) au treizième siècle de l'ère commune (entre les ans de 1270 à 1300). Une troisième version, intermédiaire, prétend que Moïse de Leon n'aurait fait que compiler d'anciens textes en araméen rapportant l'enseignement de Rabbi Shimon Bar Yohaï.
Araméen : langue étrangère à l'hébreu. C'est l'hébreu qui est La langue des israélites et de la Tora.
Pour d'autres encore, le "Séfer Yétsira", autre ouvrage de la Kabbale, remonterait au moyen-âge ou l'époque talmudique, entre 600 et 800 de l'ère commune.
Bien que les sources soient variées, d'époques diverses et d'auteurs inconnus, l'ésotérisme juif ou mystique juive a joué et joue encore un rôle important dans cette religion. De nombreuses décisions et prises de position sont basées sur des croyances mystiques. Elles ont eu et ont encore des répercussions sur la pratique des commandements de la Tora, et d'autres commandements selon le judaïsme.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne se livre à aucun ésotérisme, aucune mystique. De ses écrits de fondements (communs à l'ensemble des religions dites "judéo-chrétiennes") l'israélisme retient ce verset, דברים/Deutéronome XXIX 28 :
הנסתרת ליהוה אלהינו והנגלת לנו ולבנינו עד עולם לעשות את כל דברי התורה הזאת
"Les choses cachées (secrètes) sont à l'Éternel notre Dieu. Les choses révélées sont à nous et à nos enfants, tant que durera le monde, pour mettre en pratique toutes les paroles de Tora."
 
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme comporte des obligations inexistantes dans la Tora, telles que celle de se couvrir la tête, d'une "kipa" (kippa, kipah, kippah) ou d'un autre couvre-chef.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne comporte pas d'obligation inexistante dans la Tora, son texte de fondements.
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme comprend des cérémonies, qui sont des obligations aussi, inexistantes dans la Tora. Entre autres exemples : la "bar-mitsva" (admission d'un garçon, à l'âge de treize ans, dans l'âge adulte et la pratique du culte), et son équivalent, la "bat-mitsva" (à l'âge de douze ans) pour les filles. Cette admission est dite aussi "majorité religieuse".
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne comporte pas de cérémonie non demandée par la Tora.
Dans l'exemple pris, la "bat-mitsva" ou "bar-mitsva", aucune référence n'est trouvée dans la Tora concernant une telle cérémonie, ni ces âges (douze ans pour les filles, treize ans pour les garçons). Contrairement au judaïsme, l'âge de la "majorité", s'il doit être ainsi fixé, serait à l'âge de vingt ans, et non à douze ou treize ans (lire "La Bible Plus Justement" : on observe en verset Nombres XIV 29 que l'Éternel a sanctionné uniquement les personnes de plus de vingt ans).
Le culte est pratiqué depuis la naissance. Il n'y a pas d'âge pour commencer : adulte ou enfant, la pratique se fait autant que l'âge le permet.
 
Dans le judaïsme :
Outre des cérémonies (cf. ci-dessus) le judaïsme comprend des célébrations (qui sont des obligations aussi) non trouvées dans la Tora. Par exemple :
- De nombreux jeûnes (jeûne des premiers-nés, du 9 av, du 17 tamouz, de Guédalia, d'Esther, du 10 téveth). Or, la Tora ne demande aucun jeûne.
Le sujet du jeûne est développé dans une autre page. Pour l'étudier, cliquer ici.
- Une période de deuil ("omêr").
- Des fêtes à caractère religieux (hanoucca, pourim).
- Des réjouissances sans caractère religieux, mais religieusement célébrées pourtant (tou bichvat, tou béav, ...).
Quelques autres exemples de célébrations à caractère plus ou moins religieux ou "obligatoire" pour le judaïsme : lag baomer, yom ashoa, yom azicarone, yom yérouchalaïm, prière sur la lune (qui fait penser à une adoration païenne), sushan pourim, séoudat yitro (ou yitro), jour (prétendu) de la mort de Moïse, etc.
Hélas, la liste semble s'être allongée au fil des générations.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne comporte aucune célébration non demandée par la Tora, son texte de fondements.
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme croit en l'existence d'un personnage nommé "Satan". Le judaïsme croit aussi en d'autres "forces du mal" telles que celle appelée "yétser a ra" "mauvais penchant" (de l'homme) et celle appelée "aïne a ra" "mauvais œil" (en fait une superstition).
Dans l'israélisme :
Le nom propre "Satan" n'existe pas dans la Bible. Il a été créé à partir d'un verbe : לשטן "léssatane", "opposer", "s'opposer", "faire obstacle". Verbe et noms communs faits de la racine שטן sont bien présent dans la Bible, mais il n'y a de nom propre, et aucune source biblique ne connaît de personnage nommé "Satan", pas plus qu'une autre "force du mal". Pour l'israélisme, l'imagination et l'interprétation humaines ont créé le personnage, mythologique de Satan, prétendu dissident de Dieu et à l'origine du mal sur la terre. (Lire "la Bible plus justement", Genèse chapitre XXVI, verset 21 : "Satan : une invention humaine"). Concernant les superstitions, de telles croyances et/ou pratiques sont absurdes et incompatibles avec l'israélisme.
Le livre "La Bible Plus Justement" aborde ce sujet plus amplement (en commentaire de Genèse, XXVI, 21 : "Satan : une invention humaine").
 
Dans le judaïsme :
Le judaïsme croit au paradis et à l'enfer. En même temps qu'il promet un paradis céleste après la mort (pour qui le mérite), le judaïsme prétend aussi qu'une résurrection des morts aurait lieu lors de l'ère messianique attendue par le judaïsme. Avec l'ère messianique les morts reviendraient à la vie (pour une vie terrestre, non céleste) une vie peut-être éternelle (éternelle ou non, cela diffère selon les sources rabbiniques). Paradis céleste (voire éternel) et résurrection pour une vie terrestre (voire éternelle) sont pourtant des idées contradictoires, et leur opposition n'est pas une question de divergence entre sources rabbiniques. Le judaïsme dans son ensemble croit aux deux choses (paradis céleste et résurrection terrestre), et les enseignent. Dans une telle hypothèse, un homme de 80 ans (par exemple), dont le père serait mort âgé de 60 ans (par exemple), verrait son père ressusciter et avoir 20 ans de moins que lui (le père aurait 60 ans et son fils 80 ans). Les morts juifs de toutes les générations reviendraient à la vie, peut-être plus que la terre ne pourrait en porter, sans parler du chaos culturel, entre autres bouleversements et traumatismes, psychologiques, sociaux, etc. ...
Dans l'israélisme :
Pour l'israélisme aucune ère messianique ne peut se produire dans le judaïsme, puisque cette religion est éloignée de ses fondements. Il en est de même pour les autres religions issues du rabbinisme (soit l'ensemble des religions dites "judéo-chrétiennes"). L'israélisme ne croit ni au paradis ni à l'enfer. Aucune source biblique n'en fait mention. Il est difficile de dire laquelle des dites "trois grandes religions" a inventé ces lieux (inexistants), et a ainsi influencé les deux autres.
L'israélisme ne croit pas en une vie unique, bien différente et inégale pour tous les êtres humains, vivants et ayant vécu, dont l'aboutissement serait, malgré les différences et inégalités, l'enfer éternel ou le paradis éternel.
L'israélisme croit en la réincarnation, le retour à la vie terrestre. Il ne s'agit pas de résurrection comme prétendu par le judaïsme, mais de renaissance et nouvelle vie (lire ce qui suit).
 
Dans le judaïsme :
Bien qu'il parle peu de ce sujet, le judaïsme connaît la réincarnation sous le nom de "gilgoul anéshama" "réincarnation de l'âme", ou aussi "tikoun anéshama" "correction de l'âme", la "correction" étant le but de la réincarnation. Le judaïsme connaît ce processus de retour à la vie terrestre en même temps qu'il promet un paradis céleste, voire pour l'éternité, comme dans le christianisme. Mais, promettre un paradis céleste est différent de la réincarnation, retour à la vie terrestre. Ce sont deux idées différentes et opposées.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne croit qu'en la réincarnation. Nous sommes sur terre pour évoluer, de génération en génération, de renaissance en renaissance, de vie en vie, de réincarnation en réincarnation. Parmi les sources bibliques à citer se trouvent celles de la mort d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob-Israël, patriarches des Israélites. Il en est de même pour la mort d'Ismaël, patriarche des Ismaélites.
Genèse XXV 8 : "Abraham expira et mourut, ... et fut réuni à son peuple."
Genèse XXV 17 "(Ismaël) ... expira et mourut, et fut réuni à son peuple."
Genèse XXXV 29 "Isaac expira et mourut, et fut réuni à son peuple."
Genèse XLIX 29 "Il (Jacob) leur ordonna en disant : (lorsque) je serai réuni à mon peuple..."
Genèse XLIX 33 "Jacob ... expira et fut réuni à son peuple."
Les mauvaises traductions ont hélas altéré le sens de ויאסף אל עמיו "fut réuni à son peuple" pour le transformer en "rejoignit ses pères" ou "fut ajouté à ses pères", ce qui est faux. Ces mauvaises traductions ont aussi conforté la profonde erreur professée par les "grandes religions" à propos d'un "paradis" en lequel on retrouverait d'autres êtres aimés défunts.
Dans ces exemples bibliques le texte dit bien ויאסף אל עמיו "fut réuni à son peuple", termes par lesquels le cycle de la vie, de la mort, et de la renaissance est explicitement indiqué et presque évident. "Presque" est dit parce que d'autres enseignements sont venus occulter cette évidence, des enseignements encore trop ancrés dans les esprits. "Fut réuni à son peuple" signifie qu'après sa mort le personnage revint vivre une nouvelle vie d'homme, comme celle de tous les hommes, depuis le ventre de sa mère et jusqu'à sa mort suivante, et ainsi de suite. "Son peuple" signifie que sa renaissance s'est faite parmi le peuple dont il faisait partie, et pas dans un autre peuple, ce qui peut aussi être le cas.
C'est l'Éternel qui orchestre nos retours à la vie terrestre. Il en est vraisemblablement de même pour tous les êtres humains, voire pour tous les êtres vivants. Selon nos mérites, nos démérites, selon notre évolution et pour celle-ci, nous nous réincarnons, recommençons et poursuivons notre élévation, individuellement et collectivement.
S'il peut exister un "paradis", c'est celui que, sur terre, nous pouvons construire pour nos descendants et donc aussi pour nous-mêmes.
S'il peut exister un "enfer", c'est celui que, sur terre, nous pouvons causer, en empoisonnant nos existences, celle des autres, par ce que nous faisons de dévié, de mal.
Ce qui précède peut encore être étayé par des versets qui expriment une certaine "sanction". Le judaïsme la connaît aussi sous le nom de נפש כרת "néfèch carète". Ceci signifie être "retiré" ou "retranché" du sein de son peuple. Entre autres exemples :
Exode XII 19 : "Je retirerai cet être de la communauté d'Israël"
Exode XXX 33 : "...sera retiré de son peuple."
Exode XXXI 14 : "cet être sera retiré du sein de son peuple"
Lévitique VII 20 : "cet être sera retiré de son peuple"
Cette sanction ne peut être prononcée que par l’Éternel lui-même. Elle signifie qu'une personne du peuple d'Israël, après sa mort, peut ne pas être "réunie" à son peuple" si elle a commis des actes ayant mérité cette sanction (si elle a contrevenu aux commandements qui expriment cette sanction). Cette personne sera peut-être "réunie" à un autre peuple. Seul l'Éternel peut décider ce qui suivra.
Nous avons donc l'indication explicite et claire de pouvoir être "réuni" à son peuple. De même, la possibilité de ne pas l'être est aussi explicitement exprimée.
Enfin, pour étayer par une troisième voie, si besoin était, il est utile d'observer que toute idée ou notion de paradis céleste ou d'enfer est totalement absente du Pentateuque et du reste de la Bible (Bible juive, dont certains Textes sont admis par l'israélisme).
Le judaïsme, puis le christianisme, ont pour même origine le rabbinisme. C'est avec ce mouvement, le rabbinisme, ni institué par la Tora, ni reconnu par la Tora, que des promesses de paradis ont été propagées dans les populations (dans le peuple d'Israël, puis d'autres peuples). Parmi les Israélites, attiré par une foi rassurante, apaisante, le peuple s'y est converti sans même le comprendre ou identifier l'opposition à la Tora, mais au contraire en identifiant les rabbins comme de nouveaux guides spirituels en harmonie avec elle, bien qu'ils ne l'étaient pas. Le rabbinisme s'est ainsi présenté, a pris place, et supplanté la Foi d'Israël.
L'enfer serait une invention plus récente, faite ultérieurement pour maintenir le peuple dans une certaine crainte afin de le faire obéir.
Force est de constater ce faisceau de trois sources différentes (1/ les mentions explicites "réuni à son peuple", 2/ les mentions explicites "retranché de son peuple", 3/ l'absence de toute mention, idée ou allusion concernant un paradis céleste ou un enfer).
Ces trois sources sont bibliques (elle ne sortent pas de l'imagination d'un homme, d'un groupe, d'un mouvement ou d'une idéologie). Elles sont à la fois cohérentes (elles ne se contredisent ou ne s'opposent entre elles). Elles sont complémentaires, et convergentes. Toutes trois permettent de croire en la réincarnation comme décrit sommairement ci-dessus.
Nul ne pourrait en dire autant à propos d'un "paradis" ou d'un "enfer". Ce sont des mythes dont certains personnages ("Satan" souvent décrit comme mi-homme mi-animal) rappellent grandement les mythologies antiques.
 
 
 
Parmi les différences entre israélisme et judaïsme (voire entre israélisme et religions dites "judéo-chrétiennes" et "grandes religions") nous pouvons observer :

- des différences structurelles dans l'organisation des deux religions ("rabbins" dans le judaïsme, Cohanim dans l'israélisme, ...),

- des différences théologiques, dans les croyances (croyances en Satan dans le judaïsme, au paradis et l'enfer, "Juif" par la mère, ... / pas de croyance en Satan dans l'israélisme, ni au paradis et l'enfer mais en la réincarnation, on est Israélite par le père, ... ),

- des différences dans les pratiques (dans le judaïsme : fêtes, obligations, cérémonies, célébrations, etc.. non trouvées dans la Tora / l'israélisme n'en contient pas).

Ces différences (liste non exhaustive) font du judaïsme une religion trop éloignée de la Tora pour se dire fidèle à celle-ci.
C'est vraisemblablement la naissance du rabbinisme, puis du judaïsme, et son existence encore actuelle, qui sont à l'origine du retrait Divin.

Les Juifs vivent dans l'attente d'un messie, comme un "envoyé divin", qui les conforterait dans leur religion et marquerait le début d'une nouvelle ère.
Mais, aucun messie juif ne peut arriver, puisque cette religion n'est pas fidèle à l'Éternel et à ses commandements.
Aucune ère messianique ne pourrait naître du judaïsme ou en arriver.

L'israélisme aussi attend un messie (la page notions l'explique succinctement). Il aurait pour mission de réinstaurer la Foi d'Israël, refoulant le judaïsme du peuple d'Israël.

Sans se livrer au prosélytisme, l'israélisme invite les Juifs à en prendre conscience.
Toute personne, juive ou d'une autre religion, qui, d'elle-même, voudrait sincèrement être israéliste, est la bienvenue.

L'israélisme cherche à revenir à Dieu, à la Foi d'Israël, et s'efforce de la retrouver, la pratiquer, la faire ainsi revivre, épurée de ce que des siècles et générations de judaïsme ont ajouté, modifié, supprimé, oublié. Pour cela, il existe un texte de fondements : la Tora. Ce texte n'est toutefois pas la seule source de compréhension et de recherche. Toute autre source sérieuse, même non théologique (scientifique, archéologique, ...) est admise pour mieux retrouver, comprendre et pratiquer l'israélisme, la Foi d'Israël.
 
 

- Retour au sommaire -
- Vers le sommaire des études -
 
 
 
* * * * * * *
 
 
Quelques différences entre israélisme et karaïsme
 
Cet exposé est écrit selon des sources extérieures au karaïsme. Lors d'une tentative de prise de contact directe, la communauté karaïte contactée s'est montrée assez fermée et réticente à tout rapprochement sinon dans le stricte cadre de l'acceptation du karaïsme et ses conditions, ce qui ne se peut pour l'israélisme.
 
Autres orthographes parfois rencontrées : caraïsme, charaïsme, qaraïsme.
 
Qu'est-ce que le karaïsme ?
Le karaïsme est une branche du judaïsme.
Le nom de "karaïsme" provient de l'hébreu קראות (se prononce "karahout"). En hébreu, ce nom est composé de la racine du verbe לקרא (se prononce "likro") signifiant "lire".
En langue française, les "Karaïtes" sont les fidèles du karaïsme. En hébreu, ils sont nommés קראים (se prononce "karaïme").
Parce qu'ils s'attachent particulièrement aux écrits,
qu'ils "lisent", les Karaïtes portent ce nom, et aussi celui de
בני המקרא (se prononce "bnei amikra") signifiant littéralement "les enfants de la lecture". "Enfants" peut aussi prendre le sens de "descendants", ou encore, dans un sens plus large, celui de "fidèles".
Les écrits lus et appliqués par les Karaïtes sont les mêmes qui forment les écrits de fondements du judaïsme, soit la Bible juive hébraïque appelée en hébreu תנ״ך (se prononce "tanah", écrit parfois aussi "tanakh"). Les cinq premiers livres de cette Bible forment la תורה Tora, appelée Pentateuque en français.
En dehors de la Bible juive, les autres écrits du judaïsme rabbinique sont rejetés par le karaïsme (quelques exemples d'écrits juifs rabbiniques rejetés : le Talmud, le Midrash, la Mishna, le Choulkhane aroukh, le Zohar, la Kabbale, la Guémara, ... Liste non exhaustive).
Plus généralement, les exégèses rabbiniques mettent la Tora au second plan, ce qui est intolérable pour le karaïsme, qui s'insurge contre ce fait.
 
Le karaïsme s'attache aux écrits, et s'oppose à la "tradition" ou "loi orale" rabbinique. C'est, en résumé, la principale raison qui distingue cette branche du judaïsme.
Les autres branches sont rabbiniques et intègrent une "loi orale", dite aussi "Tora orale" par les branches rabbiniques.
Avec le rejet de la transmission orale rabbinique, se trouve, certes, le rejet des interprétations faites par les rabbins, mais aussi, et surtout, leur autorité hégémonique. En effet, le karaïsme intègre un principe fondamental : chacun peut avoir une compréhension personnelle des textes ou écrits de fondements.
De ce fait, le karaïsme a eu plus d'une variante, selon les lieux et les époques. Aujourd'hui encore, il peut exister des groupes karaïtes différents les uns des autres, pratiquant des rituels différents, des liturgies différentes. Selon certaines sources, l'exemple probablement le plus marquant ou extrême, sans toutefois être le plus répandu ou représentatif, serait celui de Karaïtes de Crimée (région péninsulaire de l'actuelle Ukraine). Au XIXème siècle (de l'ère chrétienne), cette branche karaïte se serait définie comme celle d'un peuple d'ethnie distincte du peuple juif, possédant sa propre langue et pratiquant sa propre religion issue des lois mosaïques ("lois mosaïques" signifie littéralement "lois de Moïse").
Par ailleurs, sans rapport avec le karaïsme, cette région du monde, dite "Europe centrale" ou "Europe de l'est", s'était déjà distinguée par l'apparition au XVIIIème siècle d'un autre mouvement juif : le hassidisme.

Remarques concernant la francophonie
Le terme de "karaïme" a été employé dans la francophonie pour tenter de distinguer certains fidèles du karaïsme d'Europe se disant d'ethnie, de religion et de langue différentes. Quant au terme "karaïte", il devait alors être employé au sujet des Karaïtes du Moyen-Orient.
En résumé, la francophonie a donc tenté d'employer "karaïme" pour les Karaïtes d'Europe (se disant non juifs et européens), et "karaïte" pour les Karaïtes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Malheureusement ce vocabulaire a semé le trouble et la confusion dans les esprits.
"Karaïme" est de l'hébreu. En hébreu "karaïme" est un pluriel et signifie "les lecteurs". Ce terme a donné "Karaïtes" en français. Reformulation  : les fidèles du karaïsme sont appelés "karaïme" en hébreu, ce qui a donné "karaïtes" en français.
Appeler "karaïmes" certains Karaïtes qui veulent se distinguer d'autres a donc semé le trouble et la confusion.
En hébreu cette distinction ou subtilité entre "karaïmes" et "karaïtes" est impossible. Le terme "karaïte" est propre à la francophonie. En hébreu, dire "karaïme" désigne tous les fidèles de la "mikra", soit tous les fidèles du karaïsme.

De nos jours, les principales branches karaïtes se trouveraient en Israël et aux États Unis d'Amérique. Un point commun les réunit toutes, c'est l'opposition au judaïsme rabbinique.
Il existerait aussi un karaïsme musulman, qui aurait intégré un dogme à la fois islamique et rabbinique. Ce serait le seul cas de "karaïsme rabbinique", et islamique.
Dans cette page web, c'est le karaïsme juif qui est le seul sujet.
 
 
Parce que, comme le karaïsme, l'israélisme s'appuie sur des écrits de fondements, l'israélisme a donc été pris pour du karaïsme ou une forme de karaïsme. Cependant, bien que partageant de mêmes écrits de fondements, israélisme et karaïsme ne sont pas la même religion.
 
Quelques différences entre israélisme et karaïsme
Dans le karaïsme :
Le karaïsme ne rejette pas la nécessité d'une exégèse ni celle d'une transmission orale, mais les exégèses et transmissions orales rabbiniques, qui sont reconnues en désaccord avec les écrits sur de trop nombreux points.
Le karaïsme accorde à chaque groupe ou à chacun le droit d'avoir une compréhension personnelle des écrits de fondements (écrits bibliques), et donc une application personnelle. Il ne faut pas y voir une apologie de la compréhension personnelle, ni une exhortation, mais plutôt une responsabilisation de chacun.
Cependant, les חכמים, se prononce "khakhamim" (il est impossible d'écrire fidèlement en caractères latins cette prononciation) karaïtes, furent et sont encore en réalité les homologues des rabbins, tant dans un rôle de dirigeants communautaires que dans celui d'exégètes. Les interprétations personnelles n'ont jamais réellement émergé, ce qui aurait certainement laissé une sorte d'anarchie au sens propre (absence de loi), puisque chacun aurait interprété différemment l'ensemble de plusieurs centaines de lois de la Tora.
Dans l'israélisme :
Les textes constituent un vaste ensemble à bien connaître ; des versets peuvent renvoyer à d'autres, voire à plusieurs autres ; les mots doivent être précisément définis ou redéfinis (parce que leur sens premier, biblique, a varié ou s'est perdu) ; etc. En bref, la complexité ne peut permettre une compréhension accessible à tous, et à tout moment, sur la base de la simple lecture d'un verset ou d'un passage. Chaque personne pourrait alors donner des interprétations différentes d'un même passage, et une même personne pourrait varier sa propre interprétation selon les moments de sa vie. On ne peut écarter non plus les interprétations complaisantes, pour servir bien des raisons, bien des prétextes ou intérêts. C'est alors un chaos, qui ne fédère pas, n'est pas pérenne, et, surtout, ne correspond pas à un principe écrit : la Tora est Une et pour tout le peuple.
Comme l'histoire du karaïsme l'a démontré, en accordant un "droit à la compréhension personnelle", il n'y a alors plus un seul karaïsme, mais des variantes, selon les lieux et les époques. Il n'y a alors plus une seule Tora, ce qui n'est pas admissible pour l'israélisme, parce que ce n'est pas conforme à la Tora. (Se référer à : Exode, XII, 49 ; Nombres, XV, 16 ; Nombres, XV, 29).
Pour la Tora, il ne faut se comporter chacun selon "ce qui est droit à ses yeux" (se référer au Deutéronome, XII, 8). Ainsi, pour l'israélisme, il ne peut y avoir diverses compréhensions ni interprétations. Le réel sens d'un texte, d'un verset ou d'un passage doit être recherché par qui est compétent, et ainsi appliqué. S'il faut réviser un sens qui semble erroné, c'est alors étudié selon le même principe (soit étudié par qui est compétent pour le faire). C'est ensuite corrigé s'il y a lieu, et appliqué par tous les fidèles israélistes.
Dans la Bible, quelques passages (Juges, XVII, 6 ; Juges, XXI, 25 ) déplorent les situations où chacun agit "selon ce qui est droit à ses yeux" ("à sa guise" en certaines traductions, ou encore "selon ce que bon lui semble"). L'israélisme tient compte aussi de ces références bibliques, au contraire du karaïsme qui intègre un droit fondamental à la "compréhension personnelle". Cette position du karaïsme est probablement une réaction à la prise de pouvoir par les rabbins et leur "lecture exclusive" (chaque pouvoir rabbinique selon sa branche, néanmoins). Une telle réaction peut se comprendre face à l'absolutisme rabbinique, mais la "compréhension personnelle" ne peut être une façon d'appréhender la Tora.
 
Dans le karaïsme :
Le karaïsme rejette ce que le judaïsme rabbinique appelle "la transmission orale" ou encore "la Tora orale". Entre autres arguments avancés par le karaïsme se trouvent les suivants :
1 - Il n'existe aucune référence incontestable à une Tora "orale" dans le texte écrit. Pour le karaïsme, la Tora est écrite et seulement écrite.

2 - Le karaïsme se réfère à un verset, Exode, XXIV, 12, qui mentionne : "la Tora et la mitsva que j'ai écrites" (c'est à dire, la Tora et l'ensemble des mitsvot que Dieu à écrites), ce qui exclut une transmission de la Tora par l'oral.

3 - La transmission rabbinique orale comprend sans cesse de nouveaux commentaires rabbiniques, lesquels se basent sur de précédents commentaires rabbiniques. De ce fait, la Tora écrite est comme "enfouie" sous des commentaires rabbiniques qui peuvent dévier, être erronés, etc. Chacun de ces commentateurs rabbiniques et leurs commentaires peuvent ainsi dérouter les suivants.

4 - Le karaïsme considère que la transmission rabbinique orale est contraire à la Tora (écrite) sur de nombreux points.
 
Dans l'israélisme
L'israélisme ne rejette pas toute transmission orale, et ce qui est rejeté de la transmission orale rabbinique ne l'est pas sans raison fondée, démontrée ou raisonnée, s'appuyant prioritairement sur les écrits de fondements, soit la Tora d'abord.
- Exemple de ce qui est admis de la transmission dite "orale" rabbinique :
La circoncision semble avoir été correctement transmise par le judaïsme, bien qu'aucun descriptif écrit ne soit connu. Sauf erreur, cette transmission se serait perpétuée et aurait été bien conservée. C'est probablement la pratique ininterrompue qui aurait permis cette conservation, et non une transmission "orale rabbinique". Toutefois, la circoncision ne semble pas avoir été altérée par une transmission orale déviante telle qu'en ce qui suit.
 
- Exemple de ce qui est rejeté de la transmission dite "orale" rabbinique :
Comme le karaïsme, l'israélisme constate aussi des oppositions entre transmission "orale rabbinique" et la Tora écrite. Par exemple, le judaïsme prétend qu'est Israélite qui est Juif, et aussi qu'est juive toute personne dont la mère est juive. Or, cette appartenance au peuple d'Israël par la mère ne se vérifie pas dans la Tora ni les autres écrits bibliques. Le judaïsme fait un amalgame en proclamant qu'est Israélite qui est Juif, et les écrits bibliques démontrent que l'appartenance au peuple d'Israël s'établit par le père, jamais par la mère. Seule la transmission rabbinique prétend qu'est Israélite qui est Juif, et qu'une personne est juive par sa mère.

L'israélisme admet que des connaissances nécessaires peuvent avoir été transmises de manière orale, et avoir été bien conservées, y compris par le judaïsme (toutes branches et mouvements confondus). En même temps, l'israélisme sait aussi que des dogmes, idéologie, etc. ont pu déformer les connaissances et transmissions orales, voire les écrits (lire ce qui précède : croyance et fondements, et "La Bible Plus Justement"), jusqu'à la Tora elle-même qui peut avoir subi des apports volontaires et involontaires (lire "La Bible Plus Justement").
L'israélisme recherche la vérité, admet tout ce qui apparaît valide et ne présente pas d'opposition avec la Tora écrite (tout en sachant qu'elle peut avoir souffert d'altérations). Toute information sérieuse ou valide est admissible, quelle que soit sa source, biblique, rabbinique, scientifique ou autre éventuellement.
 
Dans le karaïsme :
- Comme dans toutes les branches du judaïsme, le calendrier karaïte est "lunaire", c'est à dire basé sur les lunaisons, soit basé sur la rotation de Lune autour de la Terre.
- Pour le judaïsme rabbinique le calendrier est "luni-solaire", c'est à dire à la fois "lunaire" (cf. ci-dessus) et aussi "solaire", soit basé sur la rotation de la Terre autour du Soleil.
Le calendrier juif rabbinique est donc basé comme le karaïsme sur la rotation de la Lune autour de la Terre, et il tient compte aussi du cycle "solaire", soit la rotation de la Terre autour du Soleil.
Douze mois "lunaires" (douze révolutions de la Lune autour de la Terre) sont plus courts qu'une année "solaire" (une révolution de la Terre autour du Soleil). C'est pourquoi les Karaïtes intègrent parfois, selon les années, un treizième mois. Ce treizième mois est inséré après le douzième mois et avant le premier mois qui doit être au printemps. Le treizième mois, lorsqu'il y en a un, est inséré "au jugé", c'est à dire s'il est estimé qu'un treizième mois est nécessaire pour atteindre le printemps. Le mois du printemps est appelé אביב "aviv" par les Juifs karaïtes, ניסן Nissan par les Juifs rabbiniques. C'est l'observation des signes de la nature (floraison, germination céréalière, parfois naissances animales, …) qui est utilisée par le karaïsme, souvent par un seul guide spirituel engageant toute sa communauté.
Le judaïsme rabbinique emploie une autre méthode, qui a abandonné l'observation des lunaisons, et intégré un calendrier de mois de 29 ou 30 jours. Certaines années, connues d'avance (au contraire du karaïsme), incluent aussi un treizième mois pour la même raison que le calendrier karaïte : s'ajuster au cycle "solaire".
Les Juifs karaïtes emploient donc l'observation, alors que les Juifs rabbiniques ont adopté l'astronomie, arrêtant cependant la progression au calendrier luni-solaire. Ce dernier aurait été adopté il y a environ seize siècles. Il est attribué à הלל נשיאה Hillel second, selon certaines sources, et remonterait au quatrième siècle de l'ère chrétienne (en l'an 359 de l'ère chrétienne, selon les mêmes sources).
Dans l'israélisme :
L'israélisme n'est pas une branche du judaïsme, mais la religion d'Israël ("judaïsme" fait référence à la tribu de Juda, se reporter aux notions de base). Les choix faits par les branches juives pour leurs calendriers respectifs ne concernent qu'elles-mêmes.
A l'époque biblique la rotation de la Terre autour du Soleil n'était pas connue. C'est cependant ce cycle qui produit les saisons, et non la rotation de la Lune autour de la Terre. La Tora ne demande pas qu'un calendrier lunaire soit tenu. Certes, des sacrifices étaient demandés aux néoménies (renouvellements lunaires, appelés aussi nouvelles lunes), mais cela ne constitue pas un commandement à propos d'un calendrier lunaire, ni même une indication demandant un calendrier "lunaire".
La Tora demande qu'un calendrier "solaire" soit tenu. Plusieurs références insistent sur une saison : Exode, XIII, 4 ; XXIII, 15 ; XXXIV, 18 ; Deutéronome, XVI, 1. Ces références demandent et rappellent que חג המצות "Hag Amatsot" la Fête des Azymes doit se trouver dans le mois du printemps. Les saisons étant la conséquence de la rotation de la Terre autour du Soleil, c'est donc plutôt un calendrier "solaire" qui doit être tenu, et non "lunaire" tel que pratiqué par le judaïsme, karaïte et rabbinique. Le calendrier "luni-solaire" juif rabbinique se rapproche d'un calendrier "solaire", bien que le judaïsme soit resté attaché au calendrier "lunaire" sans avoir identifié que la Tora ne le demande pas.
A l'époque de la Tora, il était vraisemblablement impossible de tenir un calendrier "solaire", parce que les connaissances astronomiques étaient probablement encore insuffisantes pour l'établir. Cependant, ces connaissances avaient certainement compris que les lunaisons ne sont pas un bon moyen pour compter le temps et connaître sans erreur le mois du printemps d'année en année.
Grâce aux indications de la Tora, le livre "La Bible Plus Justement" démontre que les mois étaient tous de 30 jours (développé dans "La Bible Plus Justement", commentaires relatifs au déluge). Les mois n'étaient pas calqués sur un cycle lunaire. Il reste toutefois une inconnue : une année fait environ 365 jours (366 jours tous les quatre ans, dans le calendrier dit "grégorien" actuel). Or, douze mois de 30 jours font 30X12=360. Un manque égal à cinq ou six jours s'ajoutait alors chaque année. Comment était ajusté le calendrier ? Cette question reste encore entière.
Selon certaines sources (livre d’Énoch ou Hénoch et livre des Jubilés, qui font partie du canon de l’Église éthiopienne, mais qui sont apocryphes dans les autres canons), l'année aurait été composée de 364 jours, correspondant à des trimestres comptant deux mois de 30 jours et un mois de 31 jours (soit au total de l'année quatre mois de 31 jours, pour quatre trimestres, soit 4 trimestres de 91 jours, 4X91=364). Cependant, ces données ne se retrouvent pas dans la Tora.
Il est difficile de savoir à quel moment le calendrier lunaire a chassé le calendrier de 30 jours de la Tora. Il aurait été employé à l'époque du Sanhédrin (une institution non-israélite et inexistante dans la Tora, lire "La Bible Plus Justement"), puis conservé par les Karaïtes. C'est en effet la méthode du Sanhédrin qu'ils perpétuent encore de nos jours avec l'observation de la nature et l'insertion d'un treizième mois, rejetant aussi la suivante réforme de calendrier, faite par le judaïsme rabbinique.
Pour l'israélisme, ni le calendrier du Sanhédrin, ni celui du judaïsme karaïte, ni celui du judaïsme rabbinique n'est à appliquer ni à conserver, encore moins celui d'une Église quelle qu'elle soit.
Le calendrier juif rabbinique luni-solaire est encore néanmoins provisoirement employé, en attendant de trouver la réponse aux jours manquants à l'année (cf. ce qui précède), ou trouver une autre méthode compatible avec la Tora et le cycle solaire.
 
Dans le karaïsme :
Les fêtes juives rabbiniques, telles que Hanouka et Pourim, sont en principe rejetées en vertu d'un passage (Deutéronome, IV, 1-2) qui demande de ne rien ajouter ni retrancher aux lois, commandements, préceptes légués par Moïse (pour rappel : ces fêtes, citées en exemples, sont rabbiniques. Elles ne sont pas demandées par la Tora). Cependant, bien que rejetées en principe, certaines fêtes juives rabbiniques, telles que ces deux exemples, entre autres, sont en réalité parfois observées, célébrées ou fêtées par certains Karaïtes en vertu du principe qui permet à chacun d'avoir une compréhension personnelle des textes ou écrits de fondements. Il en est ainsi pour le livre d'Esther, qui fait partie de la Bible hébraïque et donne lieu à la fête de Pourim. Cette fête est parfois célébrée par certaines communautés karaïtes, bien qu'elle ne fasse pas partie des fêtes et célébrations demandées par la Tora. Les dates du karaïsme ne correspondent pas toujours à celles du judaïsme rabbinique, pour cause de calendrier différent (cf. ce qui précède), mais les célébrations sont bien réelles. Elles sont moins nombreuses dans l'exemple de la fête juive rabbinique de Hanouka, parce qu'elle n'a aucune existence dans la Bible hébraïque. Cependant, quelques Karaïtes la célèbrent à titre individuel.
Dans l'israélisme :
L'israélisme partage avec le karaïsme la même volonté de respecter le Deutéronome, chapitre IV, versets 1-2, soit ne rien ajouter ni retrancher aux lois, commandements, préceptes de la Tora, légués par Moïse, afin de les conserver tels que légués. Ajouter des fêtes et célébrations est en opposition avec ce passage. Ni Hanouka, ni Pourim ni une autre fête ou circonstance ne doit être célébrée religieusement. En le faisant, le karaïsme est face à une de ses contradictions, de même que face à un des aspects du problème posé par la libre interprétation individuelle.
L'israélisme ne célèbre aucune fête juive rabbinique en vertu du commandement cité précédemment (Deutéronome, IV, 1-2). Le faire sort un fidèle de l'israélisme, qui se rend alors fidèle du judaïsme ou d'une autre religion (selon ce qui est célébré).
 
- Retour au sommaire -



* * * * * * *
 
 
Quelques différences entre israélisme et judaïsme messianique
 
Qu'est-ce que le judaïsme messianique ?
Ce qui suit n'est pas exclusivement une position "officielle" du judaïsme messianique, mais aussi ce qui émane de certains Juifs messianiques, tel qu'ils vivent leur judaïsme messianique, le ressentent, l'expriment ou le pratiquent.
 
Contrairement à ce que fait croire son appellation, le judaïsme messianique n'est pas une branche juive, mais s'inscrit totalement dans le dogme et la théologie du christianisme (NB : ne pas confondre christianisme et catholicisme).
Judaïsme et christianisme se séparent sur une question et sa réponse : Jésus était-il messie ?
Pour le judaïsme, la réponse est non. Pour le christianisme la réponse est oui.
C'est cette différence essentielle qui sépare et distingue le judaïsme et le christianisme.
Cependant, au contraire du judaïsme, le judaïsme messianique pense que Jésus fut messie (d'où l'emploi du terme "messianique"). Ainsi, cette croyance en Jésus place le judaïsme messianique parmi les religions chrétiennes, contrairement à l'appellation "judaïsme" que le judaïsme messianique s'est choisie.
Cependant, en croyant Jésus messie, il ne peut s'agir de judaïsme, puisque par définition le judaïsme ne croit pas que Jésus fut messie.
Toutes les religions basées sur cette croyance fondamentale, qui déclare Jésus messie, font partie de la chrétienté (chrétienté : ensemble des religions chrétiennes). Ainsi, le judaïsme messianique fait partie de la chrétienté (fait partie des religions chrétiennes).
L'appellation "judaïsme" du judaïsme messianique ne correspond pas au judaïsme. Quant à l'adjonction "messianique" du judaïsme messianique, elle ne le distingue pas des autres religions chrétiennes, puisque celles-ci croient aussi que Jésus fut messie. Chacune d'elles pourraient donc employer "messianique" comme le fait le judaïsme messianique.
Reformulation et résumé : concernant l'appellation du judaïsme messianique, "judaïsme" ne se justifie pas (du fait de croire en Jésus), et préciser "messianique" n'a rien de différent des autres religions chrétiennes qui, elles aussi, déclarent Jésus "messie".
 
Le terme de "christianisme", vient de "christ", lui-même provenant du grec "khristos" qui est la traduction du mot hébreu משיח "mashiah" signifiant "oint".
L'hébreu "machiah" a donné en latin "messias", qui a donné en français "messie".
Les termes de "christ" et "messie" ont la même signification, l'un venant du grec, l'autre du latin, les deux provenant de l'hébreu משיח "mashiah" signifiant "oint".
L'onction dont il est question est celle des rois d'Israël. Car, les rois d'Israël étaient oints par un prophète (un porte-parole de Dieu). Cette onction les faisait rois.
 
Pour rappel : le judaïsme ne croit pas que Jésus ait été messie (roi). Quant au christianisme (en toutes ses branches), il veut voir en Jésus un règne différent des rois d'Israël. Pour le christianisme le règne de Jésus est spirituel. Le judaïsme messianique partage cette croyance, et la doctrine religieuse qui en découle.
La raison de l'appellation "judaïsme" du judaïsme messianique réside principalement dans les désaccords avec les autres branches chrétiennes, notamment la branche catholique. Le judaïsme messianique cherche à pratiquer une religion proche des origines du christianisme, proche des premiers Chrétiens, lorsque n'existaient pas encore les orientations et dogmes théologiques exprimés et pris plus tard par les différentes branches chrétiennes. Cependant, vouloir se rapprocher des premiers Chrétiens ne fait pas des Juifs messianiques des Juifs, mais simplement des Chrétiens.
 
Souvent, des Juifs messianiques ne se disent pas Chrétiens, et n'aiment pas que l'on les dise Chrétiens. Il ne s'agit pas d'une position "officielle", mais de ce qui émane de membres et de leurs façons de se définir eux-mêmes. Ce fait s'explique en partie par les désaccords avec les autres églises chrétiennes et leurs dogmes. Les Juifs messianiques ne les partageant pas, ils ne veulent être confondus avec les autres Chrétiens dont ils ne partagent pas les idées.
Une autre partie de l'explication se trouve encore dans un manque de définition du judaïsme messianique (lire ce qui suit), duquel découle un manque de clarté dans les esprits de membres, surtout concernant la différence qui définit le judaïsme et le christianisme. C'est pourquoi des Juifs messianiques peinent à se reconnaître et se dire Chrétiens, et admettre que l'on les dise Chrétiens.
 
Lieux de cultes, et terminologie.
Certains édifices ou lieux de cultes juifs messianiques sont appelés "synagogues". Or, ce terme semble inapproprié.
- Une synagogue, par définition, est un lieu de culte ou une assemblée religieuse de Juifs.
- Une église, par définition, est un lieu de culte ou une assemblée religieuse de Chrétiens.
Le judaïsme messianique étant une religion chrétienne, ses lieux de cultes, édifices, assemblées, etc. sont des églises selon la définition de ce terme.
Église est donc employé ici.
*
* *
Selon certaines sources, le judaïsme messianique serait né dans les années 1960-1970, en Amérique (USA). D'autres sources font remonter la naissance du judaïsme messianique quelques décennies plus tôt, entre les deux guerres mondiales (durant les années 1930).
Il est en fait difficile de situer ce commencement avec précision, parce que le judaïsme messianique compte plusieurs églises qui se trouvent encore dans une mouvance de séparation entre elles-mêmes, et surtout dans une mouvance de séparation des autres branches chrétiennes (d'où le manque de définition exposé ci-dessus, en fait un manque des définitions de chacune d'elles, un manque des différences entre elles-mêmes, et aussi des différences par rapport aux autres religions chrétiennes).
Pour ce sujet encore (manque de définitions), il ne peut s'agir d'une position "officielle" (qui, probablement, ne pourrait l'admettre ainsi) puisque des églises juives messianiques se démarquent encore des autres ou s'établissent encore.
Plus généralement, le mouvement "juif messianique" serait né de l'éclatement d'une branche protestante. Il aurait ensuite intégré ses membres par prosélytisme, facteur de propagation du christianisme dans le monde depuis l'époque des apôtres (disciples de Jésus).
 
Le judaïsme messianique compterait parmi ses membres des Juifs reconnus et acceptés par le judaïsme traditionnel, y compris les branches les plus rigoristes. Ces personnes seraient juives à part entière pour le judaïsme. En théorie le judaïsme ignore leur reconnaissance et adoration de Jésus. Si le judaïsme ne l'ignorait pas, cette adoration ferait de ces Juifs des apostats du judaïsme, soit des Chrétiens. Cependant, sans accorder d'importance à la théorie ou au principe, le judaïsme ne pose pas de question à ses adeptes sur leurs sincères convictions envers le judaïsme et celles envers Jésus. Le judaïsme se contente de ses propres connaissances orales et écrits juifs (כתובות "kétoubott" actes de mariage entre juifs, certificats de judéité, de naissance dans le judaïsme, de circoncision, etc. selon les pays et les communautés).
Cette double appartenance de certains, au judaïsme et au judaïsme messianique (christianisme), n'a pas d'existence admise ou confirmée. Les membres de ces deux religions font souvent valoir leur appartenance à l'une ou l'autre, selon ce qui convient à une situation ou une autre.
Logiquement et moralement, il n'est pas possible d'être juif tout en reconnaissant Jésus en tant que messie (cf. ce qui précède : là se séparent judaïsme et christianisme).
 
Dans les faits, les Juifs messianiques ont aussi des croyances et opinions individuelles, pas forcément en harmonie avec les décisions ou positions du judaïsme messianique.
Concernant le dogme "trinitaire" (résumé ci-dessous) :
Ce dogme n'est pas admis par le judaïsme messianique. Toutefois, certains Juifs messianiques pensent que Jésus est à la fois messie (roi) en même temps que fils de Dieu, mais aussi Dieu lui-même. A ces deux entités s'ajoutent aussi le "Saint Esprit", les trois se confondant en une seule entité, formant un ensemble qui serait la même entité.
Ce dogme est dit "trinitaire", parce qu'il intègre trois entités divines (trois dieux), d'où le nom de "trinité" parfois aussi appelée "Sainte trinité". Ce dogme est celui de l'église catholique romaine. En principe, les Juifs messianiques n'y ont pas foi, et le rejettent. Cependant, dans la réalité, des propos de Juifs messianiques révèlent parfois la présence de ce dogme. Le "Saint Esprit" est prononcé en hébreu, "rouah akodesh" רוח הקןדש. Jésus y est divinisé comme dans le dogme catholique.
De fait, les membres du judaïsme messianique sont assez partagés sur ce sujet. Une partie de l'explication se trouve dans le prosélytisme, qui a amené des Chrétiens "trinitaires" dans les rangs du judaïsme messianique. Ces Chrétiens trinitaires, imprégnés de leur culture première, sont très souvent dans l’incapacité de l'abandonner.
Jésus serait donc, pour certains Juifs messianiques :
- Messie (roi d'Israël), sauveur du monde, Dieu le père, Dieu le fils (ou fils de Dieu), Dieu lui-même, autant qu'il serait aussi le Saint esprit, chacune de ces entités serait la même entité, de même que l'ensemble des trois serait la même entité, soit Jésus.
Cependant, d'autres Juifs messianiques rejettent ces concepts. C'est ce rejet qui serait à l'origine de la séparation de l'église juive messianique. Ce rejet, surtout un rejet du catholicisme, est une des raisons pour lesquelles ces Chrétiens (non trinitaires) ont crée le judaïsme messianique.
Le judaïsme messianique compte donc parmi les croyances de ses membres plusieurs courants, parfois en opposition d'idées, entre membres ou avec celles du judaïsme messianique. Car, pour rappel, le concept "trinitaire" catholique n'est pas reconnu par le judaïsme messianique (mais, certains Juifs messianiques y accordent foi, cf. ce qui précède).
 
Parmi les caractéristiques du judaïsme messianique se trouvent :
- Un but didactique envers les Chrétiens (de toutes les religions chrétiennes), sur les origines juives de leur foi.
- La foi en Jésus, que le judaïsme messianique nomme souvent "Yeshoua" (nom en hébreu).
- Selon la croyance chrétienne, cette foi en Jésus donnerait accès à la Grâce de Dieu, au "Salut", soit un paradis éternel.
- Comme le font toutes les branches chrétiennes depuis plus de deux millénaires, le judaïsme messianique a une fervente ardeur au prosélytisme, tant pour convertir les Juifs au judaïsme messianique, que pour convertir aussi les Chrétiens des autres branches, et les croyants en d'autres religions. Le prosélytisme ne s'exprime pas toujours clairement ni explicitement, mais il n'est pas absent des pensées et intentions.
- Le judaïsme messianique combine la théologie chrétienne évangélique avec certaines pratiques religieuses juives. Cependant, toutes les pratiques du judaïsme ne sont pas retenues. Ainsi, par exemple, manger "cacher" n'est pas dans l'usage des Juifs messianiques. Ces derniers consomment du porc et d'autres animaux pourtant interdits par le Pentateuque, de même que par la religion juive. Jésus n'a pourtant probablement jamais consommé de porc ni d'autres animaux déclarés "impurs" dans le Pentateuque. De même, parmi les premiers Chrétiens du vivant de Jésus, très peu auraient pu concevoir ou accepter de consommer du porc et d'autres animaux interdits à la consommation. Cette contradiction se trouve pourtant dans le judaïsme messianique autant que dans les autres branches chrétiennes.
Autre exemple : le Shabatt n'est pas pratiqué comme dans le judaïsme.
Etc.
Plus globalement, le mode de vie religieuse des Juifs messianiques est plus proche de du modèle chrétien que du modèle juif.
 
Le judaïsme messianique utilise volontiers quelques termes et expressions en hébreu, propres à la culture juive. Ainsi, par exemple, des expressions telles que "mazal tov" (croyance en la "chance") ou "parnassa tova" (signification semblable : "bonne chance"), sont empruntés à la culture juive. (lire la page internet mazal tov à propos de ces expressions).
 
Le principal symbole retenu par le judaïsme messianique est l'étoile de David, le même symbole que celui du judaïsme. Ce choix (l'étoile de David), fait par le judaïsme messianique, a prêté à confusion et posé des problèmes. Ainsi, selon certaines sources, l'armée américaine aurait obligé les aumôniers juifs messianiques à ne plus porter d'étoile de David sur leur tenue militaire, mais une croix chrétienne comme les autres aumôniers chrétiens.
 
Certains Juifs messianiques s'adonnent aux fêtes et célébrations juives rabbiniques du judaïsme traditionnel, bien qu'elles ne figurent pas dans celles fixées par la Bible du judaïsme (par exemple : Hanouka et Pourim, qui ne sont pas demandées par la Bible, de même que d'autres célébrations, jeûnes, etc. du judaïsme traditionnel).
Il s'agit de positions et pratiques ne sont pas partagées par tous les Juifs messianiques, bien que ces célébrations soient pourtant organisées par les églises juives messianiques aux dates du calendrier juif rabbinique traditionnel (qui lui-même a été transformé au fil des siècles).
 
Les Juifs messianiques portent aussi des effets vestimentaires propres au judaïsme rabbinique traditionnel, tels que le talitt (talith, tallith, talite, etc. un vêtement appelé aussi "châle de prière", bien qu'il en existe aussi qui se porte comme un sous-vêtement). Ce vêtement juif est ainsi fait pour porter des "tsitsitts" (souvent appelés "franges" ou parfois aussi "tresses", il s'agit de l'application, selon le judaïsme des versets Nombres, XV, 38-41).
Ce degré de pratique n'est pas systématiquement suivi de tous les Juifs messianiques, de même qu'il ne l'est pas de tous les Juifs rabbiniques.
 
*
* *
D'une manière générale, le judaïsme messianique se montre semblable au judaïsme rabbinique traditionnel, tout en comportant des différences aussi divergentes et essentielles que la foi en Jésus et ce qui en découle.
Alimentation, respect du Shabatt, etc. sont vécus et pratiqués différemment dans le judaïsme messianique, voire non pratiqués du tout selon les individus et leur religion d'origine. C'est, par exemple, le cas de la circoncision. Les Juifs convertis au judaïsme messianique sont circoncis, dans d'autres cas la circoncision n'est pas forcément demandée ni pratiquée, pas plus que dans les autres religions chrétiennes). Des Juifs messianiques peuvent aussi être circoncis parce que cette pratique est très répandue en certains pays, notamment en Amérique du Nord (USA, Canada) où les enfants sont souvent circoncis dès la naissance (vers l'âge de trois jours) à la maternité et avant de quitter celle-ci. Cependant cette pratique n'est pas forcément rituelle ou religieuse, et elle ne concerne donc pas exclusivement les Juifs messianiques.
 
*
* *
Les différences de croyances et pratiques parmi les membres du judaïsme messianique sont non négligeables.
Certains sont "trinitaires" convaincus (s'affichant ainsi ou préférant ne pas le dire, voire le dissimuler), certains autres sont "unitaires", d'autres encore sont sans connaissance ou avis en la matière, certains viennent du judaïsme, du protestantisme, du pentecôtisme, d'autres religions chrétiennes, chacun avec un vaste ensemble culturel reçu dans la précédente religion, voire la double religion.
Ces différences font du judaïsme messianique un ensemble peu homogène qui n'apparaît pourtant pas ainsi.
En effet, dans la réalité des faits (fêtes, célébrations, etc.) les membres se connaissent et se rassemblent en tant que Juifs messianiques, sans forcément savoir quelles sont les convictions et pratiques des autres membres qui n'auraient pas les mêmes. Les divergences sont évitées. Si elles apparaissent, un cadre de l'église juive messianique concernée peut intervenir pour guider les Juifs messianiques vers ce qu'ils partagent et ce qui les rassemble. Ces cadres peuvent se déplacer d'un pays à un autre (souvent des USA vers un autre pays où le judaïsme messianique a essaimé).
 
 
 
 
Quelques différences entre israélisme et judaïsme messianique
Dans le judaïsme messianique :
Parmi les croyances et fondements, la foi en Jésus et les Évangiles sont des caractéristiques essentielles du judaïsme messianique. C'est ce qui fait du judaïsme messianique une religion chrétienne.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne partage pas la foi en Jésus, n'intègre pas les Évangiles dans ses écrits de fondements et sources bibliques.
L'israélisme n'est pas une religion chrétienne.
 
Dans le judaïsme messianique :
Le judaïsme messianique pense et déclare Jésus "messie" (roi d'Israël) comme toutes les religions chrétiennes.
De même que dans les autres religions chrétiennes, le retour de Jésus est attendu.
Dans l'israélisme :
L'israélisme ne partage pas cette pensée, ni cette déclaration et ces croyances. Pour l'israélisme Jésus n'a pas été messie (roi), et ne le sera pas davantage.
Pour l'israélisme Jésus a vécu puis il est mort, comme tout être humain. Il ne reviendra pas comme le pensent les religions chrétiennes dont fait partie le judaïsme messianique.
Jésus ne correspond pas non plus à la définition d'un prophète.
Pour l'israélisme, Jésus ne fut rien de plus ni de moins qu'un autre homme, un Juif de cette époque.
 
Dans le judaïsme messianique :
Le judaïsme messianique souligne et revendique une origine et une identité juives. Judaïsme et christianisme sont conservés tous les deux (à condition, en principe, de rester en accord avec l’Évangile).
Le judaïsme messianique pense que le judaïsme de l'époque de Jésus ou des premiers Chrétiens était et est toujours la véritable voie ou religion à suivre, à pratiquer, y compris de nos jours. Cette opinion et cette orientation du judaïsme messianique se sont construites sur la base de désaccords théologiques avec les autres branches chrétiennes.
Dans l'israélisme :
Pour l'israélisme, le judaïsme de l'époque de Jésus était une religion dérivée de celle d'Israël, si dérivée qu'elle n'était déjà plus telle qu'instituée par Moïse. Le judaïsme de nos jours est encore plus éloigné (cf. ce qui précède, différences entre israélisme et judaïsme).
Pour l'israélisme, ni le judaïsme de l'époque de Jésus, ni le judaïsme de nos jours, ne correspondent totalement à la loi mosaïque (loi de Moïse, telle que connue par le Pentateuque). Le christianisme de l'époque des premiers Chrétiens, de même que le christianisme d'aujourd'hui, dont le judaïsme messianique, sont des religions encore plus éloignées.
 
Dans le judaïsme messianique :
Dans le judaïsme messianique, d'importants commandements du Pentateuque ne sont pas pratiqués. Quelques exemples : les lois alimentaires ne sont pas observées, la circoncision n'est pas pratiquée, le Shabatt n'est pas respecté, etc.
Dans l'israélisme :
Au contraire du judaïsme messianique qui ne pratique plus certains commandements, l'israélisme cherche à bien comprendre et bien pratiquer les commandements.
A ce jour, le Pentateuque est l'unique source connue. Si une autre source sérieuse était découverte, elle serait étudiée avec le même discernement que le Pentateuque actuellement connu.
L'israélisme est la religion des Israélites. Le judaïsme a pris la place de l'israélisme. Le but de l'israélisme aujourd'hui est de retrouver et réhabiliter la véritable religion des Israélites.
L'israélisme est donc prioritairement tourné vers les Israélites. Tous les commandements sont donc à pratiquer. Toutefois, d'autres explications sont ici .
 
Dans le judaïsme messianique :
Certaines fêtes et célébrations purement rabbiniques (du judaïsme), qui n'existent pas dans le Pentateuque (Hanouka - Pourim - tou bichvat …) sont pratiquées par des Juifs messianiques. Des appellations erronées du judaïsme traditionnel ("rosh ashana" par exemple) sont reprises et employées par les Juifs messianiques.
Dans l'israélisme :
Les fêtes, appellations, célébrations, etc. juives et/ou rabbiniques qui n'ont pas de fondement dans la Tora (Pentateuque) mais relèvent d'interprétations ou inventions ne sont pas retenues ni employées ou pratiquées.
 
Dans le judaïsme messianique :
Le judaïsme messianique ou certains Juifs messianiques défient la personne de Jésus (en font un dieu, voire Dieu Lui-même). Ces concepts sont ceux adoptés par le christianisme plusieurs siècles après la mort de Jésus, à partir de l'époque d'Arius (prêtre et théologien chrétien libyen, 256-336 de l'ère chrétienne).
Après la thèse d'Arius, nommée "arianisme", le dogme trinitaire de l'église catholique romaine déifia davantage Jésus en le déclarant de même nature divine que Dieu, c'est à dire en déclarant que Jésus et Dieu ne font qu'un (déification d'un homme). Ce dogme est dit "trinitaire" parce qu'il intègre trois entités divines : Dieu le Père, Dieu le fils (Jésus déclaré "fils de Dieu") et le "Saint Esprit" qui serait une troisième entité divine. Toutes les trois se confondraient en une seule selon ce dogme chrétien catholique romain (c'est grâce à ce dogme "trinitaire" et cette "communion", réunion ou fusion selon ce dogme, que le christianisme trinitaire prétend faire partie des religions monothéistes (religions qui n'ont qu'un seul dieu).
Bien que tous les Juifs messianiques n'adhèrent pas au dogme de l'église catholique romaine, certains Juifs messianiques y ont foi. Dans les deux cas (Juifs messianiques trinitaires et non trinitaires) Jésus est déifé (considéré comme étant un dieu, Dieu selon les Chrétiens) et adoré par les Juifs messianiques.
Dans l'israélisme :
Pour l'israélisme la foi chrétienne (toutes églises confondues) est hérétique, blasphématoire. Jésus ne fut qu'un homme, qui a vécu, qui est mort, comme tous les hommes qui ont vécu et sont morts.


 
- Retour au sommaire -
* * * * * * *
 
 
 
Annexe I
Message adressé au groupe Elisrael (groupe d'Israélistes et sympathisants) lors de la création des termes israélisme, israéliste et israélique (21 juillet 2009).
 
 
Chers amis, shalom.
 
Comme vous le savez bien, depuis des années j'étudie avec rigueur et circonspection les textes bibliques. Depuis près d'un quart de siècle je m'emploie à retrouver la Foi d'Israël, et à l'appliquer dans la vie quotidienne moderne.
 
J'ai bien compris, quelques années après avoir commencé à étudier les textes, que le judaïsme est bien trop écarté de la véritable Foi d'Israël telle qu'elle est rapportée par la Tora (Pentateuque). J'ai donc entrepris, il y a plus de seize ans, mon propre travail écrit, dans le but d'expliciter le texte de la Tora comme aurait dû le faire sans s'égarer le judaïsme, qui prétend être la religion des Israélites et de l'état moderne d'Israël.
 
Voilà plus de dix ans que je suis en lutte ouverte pour faire admettre au judaïsme ses dérives, sans succès malheureusement, car on ne vient pas facilement à bout de l'obstination du public, ni de plus de deux mille ans de rabbinisme (le judaïsme est une religion rabbinique, entre autres).
Un des nombreux problèmes est celui de la confusion : cette religion qui s'appelle ou se fait appeler "judaïsme" supplante la véritable Foi d'Israël, se fond/confond en elle, se fait passer pour elle.
 
La véritable Foi d'Israël n'est même pas identifiable par un terme, ni en hébreu, ni dans les autres langues. C'est pourquoi il m'a fallu être si critique envers le judaïsme, non pour être seulement critique, mais pour mettre en évidence les écarts, les dérives, afin d'éveiller les consciences des fidèles et les ramener.
Cependant la confusion est trop grande.
Pour être plus clair, j'ai dû parler de rabbinisme, de religion rabbinique, de judaïsme rabbinique, et j'oublie peut-être d'autres formes expressives que j'ai dû employer. Cependant, on reste dans le judaïsme. Cette religion est trop faussée, et trop défendue par ses adeptes.
C'est pourquoi, à présent, l'évolution des choses a amené à penser qu'il est nécessaire de consommer le divorce. Le judaïsme n'est pas la Foi d'Israël. Le judaïsme est une autre religion.
Quelle fut alors mon raisonnement ? Je ne suis pas Juif. Que suis-je alors ? Comment me définir en un mot ? Là est le problème. Il n'en existe pas.
J'ai donc réfléchi, composé et défini trois nouveaux mots que j'apporte aujourd'hui à la francophonie. Ces mots sont :
Israéliste, israélique et israélisme.
Ces trois mots avec leurs définitions sont sur une nouvelle page web créée pour cet important évènement : - cliquez ici -
Ces mots et définitions, avec l'aide d'une autre page web "notions" vous apprendront probablement ce que vous ne savez pas encore, et vous surprendront peut-être. (Et j'espère que nul ne réagira trop vite, comme toujours, mais prendra le temps d'étudier l'ensemble, et de se rendre aux références citées).
 
Certains des trois nouveaux mots que j'apporte ont pu être employés auparavant dans un texte ou un autre, ici ou ailleurs dans le monde, mais ils l'ont été de manière anarchique, sans aucune définition. Certains (comme "israélisme") ont été utilisés pour parler de politique et de l'état moderne d'Israël. Mais, le passé n'a rien à voir avec les définitions que j'apporte aujourd'hui.
Il est important de préciser encore que ce ne sont pas des définitions sorties de mon imagination ou de mon point de vue, mais élaborées de ce qui se détache de l'étude biblique. Vingt quatre ans d'études précèdent ces définitions.
 
En plus, j'ai dû aussi redéfinir le mot "Israélite", qui existe bien dans les dictionnaires, mais mal défini. Ce qu'on lui a attribué ne correspond pas à la réalité biblique. Dans les dictionnaires, on retrouve encore et toujours la confusion. Israélite et confondu/mêlé avec Juif, employé en synonyme de Juif. En parcourant des dictionnaires et encyclopédies à propos de mots tels que Juif, Israélite, judaïsme, etc... j'ai été ébahi par les inexactitudes, parfois des plus farfelues. Ne vous fiez pas aux dictionnaires, ni aux encyclopédies en matière de théologie.
Pour la petite histoire qui accompagne ces trois nouveaux mots et quatre définitions, j'ai tenté de les faire figurer dans une encyclopédie contributive en ligne. Il n'en existe pas beaucoup. L'une d'entre elles a pour principe d'être ouverte à tout internaute. Mon étude y aurait été saccagée dans l'heure, je me suis donc abstenu. Une autre garantit au contributeur que nul ne modifiera son apport. Dans celle-ci, j'ai tenté d'y faire figurer mes trois nouveaux mots et définitions. Trente-sept heures environ après avoir mis ma contribution au profit du public, le "modérateur" me formulait ses objections (je suppose au nom d'une équipe, car il employait le pluriel). En si peu de temps, douze heures travaillées (aux horaires de bureau) tout au plus, mon étude et les deux mille ans d'histoire ont été jugés, et rejetés.
Je n'ai vu dans les objections du "modérateur" qu'ignorance, néanmoins assortie d'un air supérieur, dominateur, professoral. Une ignorance assortie de dédain, d'irrespect, d'arrogance, et j'oublie d'autres perceptions que j'ai ressenties.
Malheureusement, ces attitudes je les connais bien. J'ai dû les subir plus d'une fois.
Depuis Galilée rien n'a changé. On ne me jetterait peut-être plus en prison pour hérésie, ou pire encore, mais mon étude n'est pas mieux passée de nos jours, pas plus que n'est passée la clairvoyance de Galilée devant ses juges.
Je ne me prends pas pour Galilée, toutefois, tels que je les ai définis, je n'en doute pas, ces trois nouveaux mots, quatre nouvelles définitions, entreront un jour, prochain ou non, dans toutes les langues et dans tous les dictionnaires du monde.
 
Je ne me disais plus Juif depuis longtemps, depuis des années. A présent je peux me dire Israéliste, et j'espère que beaucoup me rejoindront dans cette Foi et l'usage de ce mot.
L'ensemble de mes pages web sera peu à peu revu afin d'inclure cette existence.
 
Bonne étude,
avec mon cordial shalom,
Hervé Taïeb 
 
 

- Retour au sommaire -
- Vers le sommaire des études -
 
 

Correspondance avec un internaute
 
Un courriel (e-mail) singulier par ce qu'il exprime, de même que par le nombre et l'ampleur des sujets abordés, a été retenu pour figurer dans cette page. Il a permis d'éclairer sur certaines parties de la Bible qui ont été mal comprises ou incomplètement. Il a aussi permis de répondre à des questions que plusieurs personnes se posent.
Ci-dessous, le courriel, lui-même suivi des réponses apportées. Elles ont été amplement développées afin de répondre à la personne qui a écrit, et aussi afin d'éclairer le plus grand nombre de personnes.
 
*
* *
Début du courriel reçu
Bonsoir Mr Taïeb,
 
J'ai lu avec intérêt votre site internet et vos explications dans LBPJ. Vous êtes arrivé à des conclusions qui sautent aux yeux si on décide de ne pas se les fermer. Oui judaïsme et Bible n'ont pas grand chose en commun! C'est un fait évident! Cependant, je reste convaincu que le judaïsme pris comme il faut, est la seule solution pour poursuivre le projet biblique. N'oubliez pas que toutes les sectes des sadducéens se sont éteintes justement parce qu'elles voulaient coûte que coûte rester collées au sens littéral, ce qui fut impossible une fois le temple détruit. Les Karaïtes sont morts parce qu'ils furent contraints d'interpréter...Et je peux vous assurer que si vous réussissez un jour à créer un réel mouvement, vous serez obligé d'interpréter aussi le texte...il n'y a pas le choix...le texte n'est pas évident de lui même...(D'ailleurs au passage j'ai écrit moi aussi un commentaire personnel sur toute la Thora, beaucoup de commentaires coïncident avec les vôtres, mais sur certains points, comme sur votre lecture de "vayéassef el amav" je suis en total désaccord, car le texte là bas ne parle ni de paradis, ni de réincarnation, mais des "annales des morts" si l'on peut s'exprimer ainsi, croyance populaire dans le monde antique, dont les Hébreux ont hérité).
 
Pour en revenir au judaïsme rabbinique, c'est le seul mouvement (hormis le christianisme, qui n'a clairement plus rien à voir avec Israël) qui a su rebondir, et créer une nouvelle religion certes, mais qui vit malgré tout! Car il vaut mieux être vivant dans l'à peu près que mort dans l'exactitude. Car ouvrez les yeux svp: Croyez vous vraiment que vous réussirez à créer un vrai mouvement autour de vous? Qui vous rejoindra? Des intellectuels perdus ou des anti rabbins? Et combien seront-ils? 20?30? Franchement...
 
Je vous le répète: sur l'idée je suis à 10000% d'accord avec vous, mais cela ne sert à rien de se battre....avez vous déjà lu les livres des Massortis tels que Louis Jacobs ou Abraham Heschel? Vous croyez qu'ils n'ont pas remarqué que le sens littéral dans le talmud était bafoué dans 99% des cas? Vous croyez qu'ils ne maîtrisaient pas la critique biblique mieux que vous et moi? Vous prenez les sages du Talmud uniquement pour des attardés qui aiment bien interpréter? C'est vrai qu'on pourrait le croire quand on lit certains traités (et je vous assure que je me pose la question pour certains "sages" du Talmud encore maintenant, tant leur bêtise m'effraie parfois)...Mais sans eux, vous serez encore là à appliquer à la lettre la loi du talion, à couper la main à la femme qui vient défendre son mari lors d'une rixe..Heureusement que les sages ont réformé tout ça...
Je vous l'accorde, les rabbins ont ajouté un paquet de conneries, mais cela n'empêche que si la Bible existe encore avec toutes ses bases ce n'est QUE grâce aux pharisiens...
 
Et puis, qui a décidé des textes saints de la bible, de sa canonisation en 24 livres que vous acceptez? Eh oui, ce sont ces chers pharisiens...On ne peut pas y échapper à ces barbus, même si, croyez moi, ils me sortent par les trous du nez plus que quiconque sur terre!
 
En conclusion, tout ça pour vous dire que je suis un pur israéliste dans le coeur, vraiment un pur de pur, mais je resterai un juif dans mon mode de vie (avec ma façon de faire la Halakha, car comme je l'ai lu sur votre site, évidemment que je ne vais pas m'emmerder à faire 2 jours de fêtes alors que c'est une pure invention qui n'a plus de fondement aujourd'hui...)...On ne peut pas balayer 2000ans d'histoire comme ça, quand on connaît la richesse intellectuelle qu'a produit ce judaïsme (oubliez les mystiques, gardez 2, 3 noms tels que Maïmonide, Maharal, Leibowitz) et qu'il semble correspondre exactement aux prophéties de Ki Tavo, ce qui n'est arrivé à personne d'autre sur terre..
 
Bref, je ne pense pas que vous changeriez d'avis après ce mail, mais au moins vous verrez que le judaïsme ne pullulent pas que d'attardés mentaux qui croient durs comme fer en leur rabbins...parlez avec les Massortis, les Strasbourgeois orthodoxes vous verrez que sur les idées, vous n'êtes pas du tout différent d'eux, mais qu'ils ont fait le choix de ne pas vivre seuls, car seul, toute notre belle idéologie mourra avec nous...et c'est dommage!
 
Je vous souhaite bonne continuation.
 
Mxxxxxx Bxxxxx
(Mai 2014)
Fin du courriel reçu 
*
* *
Réponses apportées
Cher Monsieur, shalom,
 
Je tiens d'abord à vous remercier d'avoir pris le temps et la peine de m'écrire, ce qui souligne votre intérêt pour l'israélisme.
 
Je pensais vous répondre par la même voie, par e-mail (courriel), mais, à la réflexion, la pluralité des sujets que vous avez abordés, intéressants pour d'autres fidèles et internautes, m'ont amené à développer davantage mes réponses, et à les faire figurer aussi sur mon site (afin que notre échange soit profitable au plus grand nombre). Depuis longtemps j'avais l'intention d'écrire sur des sujets comme la "loi du talion", sans en prendre le temps. Votre correspondance m'a amené à le faire.
 
De la globalité de cette correspondance, j'ai du mal à comprendre ce qui s'en détache sans oppositions d'idées. En effet, vous dites être, je vous cite  :
"pur israéliste dans le cœur, vraiment un pur de pur".
En résumé, vous avez conscience de l'importante dérive du judaïsme, mais vous préconisez de suivre le judaïsme.
En m'écrivant, vous saviez que je ne changerai pas d'avis après votre e-mail (vous l'avez écrit), et, en effet, je ne vois aucune raison de changer d'avis ou d'orientation.
Alors, qu'attendez-vous de moi ?
Quels sont vos buts non contradictoires ?
Bien sûr, j'ai compris la teneur de ce que vous m'avez écrit, les idées que vous souhaitez faire passer. Mais, que de paradoxes dans vos propos ! C'est ce qui a été le plus frappant à leur lecture, qui a été profondément désolante aussi.
 
Malheureusement, j'ai observé que vous n'avez pas parlé pas de Dieu. Que lui plairait-il ? Que l'on suive sa Tora, ses commandements, comme il les a exprimés ? Ou que l'on se prostitue (terme employé par la Tora) à d'autres cultes et inventions, en l'occurrence ceux du judaïsme, et selon ses branches ?
Entre obéir à Dieu et obéir à des inventions humaines (celles du judaïsme), à qui croyez-vous que je veuille obéir ? Pour moi, la réponse est claire : à Dieu et à Dieu seul, évidemment.
A qui les Israélites et Israélistes devraient-ils obéir ? A Dieu et à Dieu seul, évidemment.
Vous citez les Massoratim (Massorètes), mais ils n'ont rien de mieux ou de plus juste que les autres "sages" talmudiques. La Massore ou "tradition", n'est rien d'autre que la transmission des connaissances et pratiques populaires, déviées, inventées, etc. les mêmes que dans le judaïsme en général. Vous vous lamentez sur la perte de ces "richesses". Ce ne sont pas des richesses, mais des pauvretés, des bassesses, des inventions de peu d'élévation à peine plus intéressantes que celles d'un enfant qui fabule. Mais, elles sont la cause des maux du peuple d'Israël, et des autres peuples par répercussion. C'est alors immensément plus grave.
 
Bien avant le rabbinisme (apparu il y a 2100 ans environ), corruption, détournements des textes, inventions et dérives ont certainement causé le retrait divin. Ce retrait se serait produit avant même la destruction du Temple de Salomon (il y a 2600 ans environ). Cette destruction en est la conséquence. La situation n'a fait qu'empirer depuis. C'est ainsi que rabbins et judaïsme ont pu apparaître, et exister jusqu'à nos jours.
Malheureusement, vous dites n'envisager l'avenir que dans le judaïsme.
Si le judaïsme et les rabbins suivaient une juste religion (conforme à la Tora), s'ils étaient de justes guides pour le peuple d'Israël, le retrait divin ne serait plus.
Ce retrait qui perdure exprime clairement la désapprobation divine. Il signifie clairement qu'il ne faut pas les suivre.
 
Ce que j'attends de personnes comme vous, capables de comprendre, disposant d'assez de culture, culture biblique d'abord, mais aussi de culture générale, ce n'est pas de suivre ceux qui, comme vous dites, vous "sortent par les trous de nez", mais au contraire d'avoir la clairvoyance et le cran de ne plus les suivre, parce que eux ne suivent pas la Tora, mais ont inventé une religion parallèle à elle, qu'ils prétendent être celle d'Israël.
Ce que j'aimerais de personnes comme vous, qui ne sont ni nombreuses ni si rares, c'est d'avoir le courage de dire la vérité, tout ce qui mérite d'être su, l'exprimer autant que possible, le propager et ainsi le faire savoir à qui l'ignore. Si davantage de personnes avaient ce courage, le fameux effet "boule de neige" serait décuplé, exponentiel.
Le savoir que vous avez acquis devrait au contraire vous indigner contre le judaïsme et vous conduire à l'abandonner, de même que d'autres comme vous devraient s'indigner et retourner à la véritable Foi d'Israël.
Je regrette que parmi nos contemporains, en général, de très nombreuses personnes n'aient plus de moralité, de rectitude, ni volonté, ni courage, ni idée, ni idéal. Il n'y a même plus de recherche de Dieu, ou une pensée pour Dieu. Leurs vies et leur comportements répondent le plus souvent à du conformisme social, du mimétisme. Ils peuvent aussi poursuivre des intérêts matériels et mesquins, par vanité, orgueil ou prétention. Etc. Ces buts sont devenus leurs idéaux.
De tels comportements et motivations se retrouvent aussi dans les communautés juives dites "religieuses". Car, si quelques Juifs agissent pour leur idéal judaïque et d'autres idéaux qu'ils y ont amalgamés (par exemple le sionisme, et selon les idées de leur branche juive), ces quelques-uns ne représentent qu'une minorité. D'autres n'ont aucun idéal sinon se fondre dans un moule, une communauté en laquelle ils pratiqueront ses codes sociaux, en laquelle ils "réussiront" leur vie du mieux qu'ils peuvent, "réussir" s'entendant selon leurs motivations, sommairement listées ci-dessus. Mais, est-ce "réussir sa vie" que d'appliquer stupidement des codes sociaux qui ne correspondent pas à leur principal texte de fondement, la Tora ? Est-ce bien remplir sa vie ? Cela perpétue depuis des siècles les causes des difficultés d'Israël, "difficultés" pour ne pas dire "tourments".
Parmi les Juifs "religieux" et leurs institutions, il y a aussi des dirigeants (pas forcément des rabbins) qui poursuivent et trouvent une position sociale, parfois bien confortable, matériellement aisée. C'est leur unique but. Dieu, ils s'en moquent. Ils soutiendront toujours le contraire, parce qu'ils ne voient pas toujours clair en eux-mêmes. Ils peuvent croire en leurs propres mensonges, ceux qu'ils servent à leur communauté comme à eux-mêmes. Mais, leur réelle et unique motivation peut être la position sociale, pour profiter d'un système établi et ce qu'il rapporte en termes de sécurité d'emploi, de rémunération, de position sociale respectée, avec un certain pouvoir, etc.
Certains rabbins sont parfois leurs propres "boss", parallèlement aux institutions officielles. Ainsi, vous pouvez voir, par exemple, le rabbin Machin, le rav (rabbin) Bidule ou le rabbi (rabbin) Truc, tenir des conférences, organiser des soirées festives, des dîners, afin de lever des fonds. Ces fonds serviront en partie à des œuvres de vitrine, une autre partie financera leur propre existence. C'est aussi vrai pour des organismes, associations, etc. Le maintien de ce "business", que j'appelle du "relig' business" (mercantilisation de la religion) est leur gagne-pain à tous, et même plus qu'un gagne-pain.
L'influence ou l'exemple des prédicateurs américains, loin d'être des pauvres, y serait-elle pour quelque chose ? Peut-être bien.
L'exemple des prédicateurs me fait préciser que le "relig' business" n'est pas propre au judaïsme. On peut voir du "relig' business" dans toutes les religions, et sur tous les continents (l'Afrique en est aussi friande).
Revenant au judaïsme, s'il s'agissait de Tora, de la religion d'Israël, de la part de personnes sincères aux buts compréhensibles, honorables, je pourrais le comprendre, même les soutenir. Mais, …
Heureusement, tous les rabbins et tous les dirigeants ne sont pas ainsi. Il est important de le souligner. Parmi eux comme parmi les Juifs en général, il y a aussi des personnes sincères, dans une vaste et profonde erreur, mais sincères envers Dieu, convaincues de bien le servir.
Cependant, il s'agit toujours, même dans le meilleur des cas, de judaïsme, une religion qui prétend être celle d'Israël, qui prend sa place sans l'être.
 
De personnes comme vous, j'attends mieux que cette foule en laquelle vous préconisez de vous fondre.
Au contraire de maintenir le judaïsme sur le piédestal auquel il n'a pas droit, et vous à ses pieds, je voudrais que des personnes comme vous s'élèvent pour faire savoir cette vérité, suffisamment pour que le judaïsme devienne un passé, une leçon d'histoire dans celle du peuple de Yachar-El, appelé de nos jours Israël (lire mon livre LBPJ, en fin de partie "les changements dans la seconde édition", et sur mon site, la page "notions", partie 19).
 
Je regrette encore que la politique ait chassé Dieu. Bien des personnes se sont tournées vers elle, souvent pour de mêmes buts et raisons (selon le cas et l'implication  : conformisme, mimétisme, position sociale, pouvoir, etc. …), des buts et raisons qui peuvent aussi les conduire à des débats passionnés.
Dans la population, au risque de surprendre, je vois souvent une sorte de désœuvrement qui a conduit à s'intéresser à la politique, faute de meilleur idéal.
Je vois aussi que beaucoup cherchent à prendre la meilleure place, en tentant avec un groupe politique de s'imposer aux autres moins nombreux, les contraindre et les soumettre. C'est le principe démocratique : la loi du nombre. Mais, le nombre n'est pas une garantie de justesse.
Au risque de choquer, je vois que la démocratie peut aussi être l'étouffement et la soumission d'une minorité par une majorité.
Surtout, qu'on ne me traite pas de philosophe, ni d'intellectuel.
Dans le domaine politique, c'est du côté des dirigeants que se trouvent des personnes en recherche de pouvoir, voulant aussi une position sociale, des richesses matérielles, ou encore s'imposer autant que possible à de plus bas dans l'échelle sociale, souvent sans le reconnaître, même pas pour elles-mêmes.
Certes, vous m'avez écrit à propos de religion, non de politique. Mais, les deux domaines se mêlent dans l'état moderne d'Israël, qui, je le rappelle, est un état juif. C'est la religion d'état, et il y existe des partis politiques "religieux" juifs. Politique ou pas, quoi que vous vouliez faire en Israël, vous devez vous soumettre aux autorités juives. Elles régissent chacun et tout le monde, depuis la naissance jusqu'à la mort, en passant par le mariage, les enfants qui naissent, l'éventuel divorce, etc. Si elles n'avaient pas d'opposants à l'intérieur même de l'état d'Israël, certains rabbins et leurs adeptes se conduiraient sans nul doute comme des talibans.
Ils vous "sortent par les trous de nez" (selon vos mots), et je vous comprends. Mais, vous voulez encore vous soumettre à eux, à ça.
 
En résumé, vous ne pouvez voir l'avenir d'Israël autrement que dans le judaïsme, mais mon opinion est à l'opposé : je ne peux voir l'avenir d'Israël dans le judaïsme. Je vois dans le judaïsme des causes de ses maux.
Ceci ne signifie pas que je souhaite un état laïque, comme certains en réclament. Je pense qu'à présent l'israélisme doit revenir et reprendre sa place, remplacer le judaïsme.
 
Certains de vos arguments et sujets demandent encore à être redressés.
- Vous parlez de sectes sadducéennes. Mais, les Sadducéens n'étaient pas une secte.
Les Esséniens, les Pharisiens (qui donnèrent le judaïsme), comptaient parmi les sectes. Ces deux sont les plus connues, et elles se sont influencées mutuellement (par exemple, les Esséniens pratiquaient l'immersion purificatoire, ce qui se retrouve dans le judaïsme, né du pharisaïsme, et l'immersion se retrouve aussi dans le baptême chrétien). Les religions qui en sont nées sont des sectes, parce qu'elles ne correspondent pas à la Tora. Elle n'a jamais institué leurs guides spirituels, les רבנים "rabanim" "rabbins", ni leurs dérivés et descendants dans les religions chrétiennes. La Tora n'a jamais institué ces religions.
Les צדוקים "tsédokim", en français les "Sadducéens", n'étaient pas une secte, mais les détenteurs légitimes du pouvoir religieux, au sens de la Tora. Ils étaient כהנים Cohanim (pluriel de Cohen). Ceci ne signifie pas qu'ils furent irréprochables, et ce dernier aspect explique aussi leur perte d'autorité.
(cf. : histoire du judaïsme )
 
- Vous pensez que les Sadducéens se sont "éteints" (il y a environ 2000 ans) pour être restés trop attachés au strict sens écrit de la Tora. Ce n'est pas le cas. Reprenons l'histoire telle que la Bible la rapporte  :
Après la mort de Josué (encore impossible à dater précisément, ce serait il y a 3100 à 3300 ans), le peuple ne s'est plus conduit selon la Tora (se référer par exemple, et entre autres, au livre des Juges, chapitre II, versets 7 et suivants). La Bible, rapporte souvent des faits d'impiété et de corruption, surtout perpétrés par certains Prêtres et rois (parmi de nombreux exemples : Samuel 1, chapitre II, versets 12 et suivants).
Mais, le peuple d'Israël ne s'est pas ressaisi, n'est pas revenu à Dieu, malgré les rappels des prophètes. En conséquence, Dieu s'est retiré. Ce retrait s'est fait à l'époque du Temple de Salomon, entraînant sa destruction et la déportation d'une partie de la population à Babylone (il y a environ 2600 ans).
Le Temple a été matériellement reconstruit (livre d'Ezra, appelé aussi Esdras le scribe), mais le retrait divin a perduré. La reconstruction n'a été que matérielle, c'est à dire sans ce que le judaïsme appelle la שכנה "shékhina", "la présence divine". Car, malgré cette reconstruction, la pensée prophétique n'est pas revenue. La compilation de Bible admise par le judaïsme ne le dit pas, mais elle aboutit à cette même conclusion en s'arrêtant à cette époque (celle d'Ezra, Malachie), parce qu'aucun autre événement ultérieur pourrait indiquer la fin du retrait divin. Ce retrait perdure de nos jours encore, depuis la destruction du Temple de Salomon, il y a 2600 ans environ.
Environ six siècles plus tard, à l'époque de l'occupation romaine (il y a 2000 ans, environ), les Prêtres (Sadducéens) avaient adopté le mode de vie romain. Les Prêtres habitaient de somptueuses résidences décorées selon la culture romaine. L'archéologie à récemment permis de le découvrir.
Vers la même époque, d'autres courants religieux se faisaient entendre, inventés et prônés par de nouveaux guides, les rabbins. Aujourd'hui encore, ces guides spirituels et religieux conduisent le peuple. Ils sont "autoproclamés" parce que la Tora ne les a jamais institués. Ils firent naître des sectes (cf. ce qui précède, dont le pharisaïsme qui devint le judaïsme). Puis, une nouvelle branche en sortit donnant le christianisme (qui se divisa encore en d'autres branches). Ces deux nouvelles religions, judaïsme et christianisme, prônaient des artifices attirants, tels une vie éternelle dans un paradis, des retrouvailles entre êtres défunts, etc. Ces promesses n'ont aucun fondement biblique.
L'apparition de nouvelles sectes et courants, devenus des religions jusqu'à nos jours, a remplacé la fidèle perpétuation de la Tora et la fidèle transmission de son enseignement.
C'est de ces faits, et vers cette époque, que les Sadducéens ont perdu peu à peu la direction du peuple d'Israël, en même temps que le long exil du peuple d'Israël a commencé, qui dure encore, depuis près de deux millénaires (en stoppant le calcul en 1948 de l'ère chrétienne, soit l'année de la reconnaissance officielle de l'état moderne d'Israël).
Les Sadducéens ne sont pas éteints à cause d'une lecture trop scripturale. Ils ont disparu parce que le peuple s'est tourné vers de nouveaux guides spirituels, les rabbins, comme il se laissait attirer par l'idolâtrie auparavant. Les rabbins et rabbinats (ou Pharisiens) ont pu prendre le pouvoir parce qu'ils étaient soutenus par la population. Stupide au point d'être idolâtre, elle s'est laissée berner par ces imposteurs de l'époque. Le peuple a cru en ses rabbins comme il a cru en ses idoles.
Les rabbinats successifs, le judaïsme, se sont présentés et se présentent encore comme "garants de la Tora". Mais, ils ne l'ont jamais été. La Tora n'a jamais attribué ce rôle, ni aucun autre rôle, à un "rabbin". La Tora ne connaît pas de "rabbin". Les rabbinats, le judaïsme, n'ont pas conservé la Tora, mais ont profondément déformé, altéré son enseignement. Mon site et mes écrits sont là pour le démontrer et le faire savoir. Vous avez su les lire, et le comprendre. Je vous en félicite et je vous en remercie.
Pour rappel, à cette même époque naissait aussi le christianisme. Ce sont de tels mouvements populaires et ce qui peut être appelé des "conversions", au judaïsme et au christianisme, qui ont produit la disparition des Sadducéens.
 
- Vous m'avez écrit encore, je cite  : "Les Karaïtes sont morts".
Ils ne sont pas morts. Ils existent et sont bien vivants. Ils sont minoritaires parmi les branches du judaïsme, mais ils existent toujours, notamment en Israël et aux USA.
 
- Vous pensez que les Karaïtes auraient été contraints d'interpréter, tôt ou tard, et qu'un jour je serais aussi contraint d'interpréter.
Pour tout lecteur de notre échange : interpréter signifie donner un autre sens au texte biblique, un autre sens que celui littéral écrit.
Très souvent, voire toujours, les interprétations n'ont aucun fondement, aucune correspondance dans le texte. Interpréter donne des sens et explications imaginés, inventés, et surtout invérifiables. Par exemple, le sens littéral du verset Exode, XXXV, 3, est :
"N'allumez pas de feu, en tous vos lieux de résidence, le jour du Shabatt".
Le sens rabbinique interprétatif est :
"Ne prononcez pas de condamnation à mort le jour du Shabatt".
L'interprétation rabbinique n'a aucun rapport avec le texte. Toutes les interprétations sont possibles avec ce procédé, toutes et leurs contraires. Dans cet exemple, le judaïsme rabbinique retient deux interdits : l'un pour le sens littéral, l'autre pour le sens interprété.
Ce n'est qu'un exemple parmi de nombreux autres. Comme les Karaïtes et les Sadducéens, je pense aussi que c'est ainsi que le judaïsme s'est égaré, et égare aujourd'hui encore ses adeptes.
Comme vous le savez certainement, un des sujets de désaccord profond entre le judaïsme rabbinique et le judaïsme karaïte porte précisément sur le fait que les Karaïtes n'interprètent pas. Ils ont une lecture purement scripturale, littérale, d'où leur nom (קראים "karaïm" en hébreu vient de לקרא "likro", "lire").
Le judaïsme rabbinique reproche aux Karaïtes cette lecture scripturale, et les Juifs Karaïtes reprochent au judaïsme rabbinique ses nombreuses et profondes interprétations, causes de dérives monumentales.
A ma connaissance, depuis la séparation "officielle" entre Karaïsme et judaïsme rabbinique (vers le huitième siècle de l'ère chrétienne, selon les historiens des religions), les Karaïtes n'ont jamais eu à interpréter, soit depuis treize siècles au moins.
Me concernant, je n'ai jamais rien interprété. Je sais quelles sont les répercussions néfastes de cette démarche. Je compte bien continuer ainsi, sans interpréter.
Ne pas interpréter n'empêche pas de raisonner. C'est ce que je fais. Je prends les écrits et leurs données tels qu'ils sont. Je raisonne à partir de ces bases, mais je n'interprète jamais. Bien des réponses aux cas actuels peuvent être trouvées, sans interprétation (par exemple, mes commentaires concernant le respect du Shabatt et des fêtes ).
L'interprétation, c'est le poison. C'est ainsi que de multiples cultes et religions (idolâtres) ont été inventés de par le monde, depuis que l'Homme est capable d'en inventer. La Tora est là pour que nous ne nous livrions pas aux inventions. Elle est écrite parce que les écrits restent, pendant que l'imagination invente sans cesse.
 
- Parmi les points les plus importants de votre correspondance  :
Selon vous, le texte de la Tora ne parle ni de paradis ni de réincarnation, mais d'annales des morts, et ce serait une croyance populaire antique.
Si la Tora n'était qu'une compilation de croyances populaires, elle n'aurait aucun intérêt à mes yeux. Je rappelle une des mises en évidence écrite dans mon livre (La Bible Plus Justement, "LBPJ")  :
"La Tora énumère l'apparition de la vie dans le même ordre que celui déterminé, des siècles plus tard, par les biologistes et autres scientifiques".
La Tora a un caractère transcendant, sans quoi elle rapporterait sur ce sujet de grossières sottises qui ne correspondraient pas aux conclusions scientifiques.
La Tora n'enseigne pas des croyances populaires. Les croyances populaires, à cette époque et dans cette région du monde, devaient probablement croire en une vie dans un "au-delà" mystérieux, un "autre monde" dont nul n'est jamais revenu, ainsi que le croyaient les Égyptiens. Ils n'étaient pas les seuls. De telles croyances et tels cultes sont connus depuis la préhistoire, comprenant des rites et offrandes funéraires. L'idée ou concept du "paradis" n'est rien de plus que la résurgence de ces croyances des plus anciennes.
Enfin, penser que la Tora nous enseignerait une croyance populaire tirée des nombreux cultes idolâtres antiques (les "annales des morts", selon vous), revient à penser que la Tora nous enseignerait l'idolâtrie. C'est inconcevable.
Cependant, je sais que le texte de la Tora dont nous disposons n'est pas l'original. Je l'ai écrit sur nombre de mes pages web :
"L'étude n'est pas finalisée. Elle ne le pourrait sans les manuscrits originaux légués par Moïse, voire d'autres complétant les siens. L'humanité ne dispose aujourd'hui que de copies ou versions toutes plus ou moins susceptibles d'erreurs."
Un des originaux était vraisemblablement déposé auprès de l'Arche d'Alliance ou conservé non loin d'elle (Deutéronome, XXXI, 9). Mais, nul ne sait où se trouve l'Arche, et on ne sait si ces manuscrits ont survécu au temps.
C'est pourquoi, je l'écris souvent, j'étudie les textes avec circonspection. Je tente de distinguer ce qui a pu être mal rapporté, mal réécrit, voire volontairement corrompu.
 
Loi du talion
- Vous pensez qu'une application littérale, et sans discernement, ferait appliquer la "loi du talion" (œil pour œil, dent pour dent, etc.) et vous citez aussi un autre cas très précis (Deutéronome, XXV, 11-12, cas d'une rixe entre hommes, et l'intervention de l'épouse de l'un d'eux).
Ce cas de rixe entre hommes, que vous citez, n'est pas dans le cadre d'une "loi du talion". Il est traité plus loin, ci-dessous, et l'explication suit aussi.
A ma connaissance, ce genre de peine (ce cas de rixe et d'autres qui ressembleraient à une "loi du talion") n'a jamais été appliqué, ni depuis les Pharisiens et les rabbins, à qui vous imputez la sagesse de ne plus l'avoir appliqué, ni avant eux. Bien avant les Pharisiens, il y avait la Foi d'Israël. Elle n'a pas été instituée et conduite par de cruels sauvages déficients mentaux.
Les Pharisiens ne sont pas nés ou tombés du ciel un beau jour, plus intelligents, plus sages et plus civilisés que ceux qui les ont précédés. Est-ce que leurs prédécesseurs n'auraient rien transmis aux Pharisiens ?
Les Pharisiens n'ont pas été soufflés sur terre par un trait de sarbacane, depuis un vaisseau extra-terrestre venu d'une civilisation plus avancée. Ils ont ont reçu l'influence et l'héritage de ceux qui les ont précédés. Malheureusement, on ne peut nier les transformations qui sont nées du pharisaïsme, et qui ont conduit au judaïsme.
Les Pharisiens ont été un courant à une époque, une étape dans le cours d'une histoire qui a donné le judaïsme. Cette religion (le judaïsme) a transformé la Foi d'Israël, l'a peu à peu déformée, l'a mal comprise, l'a réformée, etc. Vous l'avez bien constaté et compris, comme moi, comme les Karaïtes aussi, et d'autres encore.
Nous ne sommes pas des tous des abrutis. Si nous sommes parvenus, sans nous connaître ni nous concerter, à la même conclusion, c'est parce qu'elle est valide, réelle.
Quelle que soit la sagesse que vous imputiez au pharisaïsme, ce qu'il fut a aussi été transformé de génération en génération par le judaïsme. De nos jours encore, il m'arrive parfois d'entendre une "nouveauté", une nouvelle "loi" ou une nouvelle pratique jamais entendue auparavant (et sans aucun fondement dans la Tora).
 
Concernant ces lois dites "du talion" (car il n'y en a pas qu'une), trois cas existent dans le Pentateuque  :
 
- 1 - Les versets de l'Exode, XXI, 23-25, ont souvent été mal compris et mal traduits. Ils ne demandent pas d'infliger à autrui la perte d'un œil, d'une dent, etc.
Observez le verbe employé en verset 23. C'est le verbe לתת "latète" "donner". Il est différent du verbe לעשת "lahassote" "faire" (faire la même chose à un coupable) qui est employé ailleurs (en Lévitique, XXIV, 19, qui ressemble aussi à une "loi du talion"). Est-il possible de "donner" un œil en remplacement d'un œil etc. ?
Avec ce verbe "donner", la Tora demande en réalité d'indemniser autrui pour le préjudice subi, par un paiement en argent ou en nature, à proportion du préjudice. Un tel vocabulaire n'existait pas, mais il s'agit sans nul doute de cela. De nos jours, c'est ce qui se pratique.
 
- 2 - Les versets du Lévitique, XXIV, 17-22 sont les seuls qui pourraient être assimilés à une dite "loi du talion" (du latin "talio" signifiant "identique", "pareil").
Mais, ces versets encadrent un cas très précis. Il ne s'agit pas de couper la main d'un voleur (exemple de disproportion qui n'est plus dans le cadre du "talio", "pareil", et qui n'existe pas dans la Tora). Ces verset sont énoncés pour qui aurait causé volontairement une infirmité à son prochain. Il s'agit d'un odieux acte intentionnel. C'est ce cas et seulement ce cas que visent ces versets.
J'ai en mémoire le cas réel d'une patineuse artistique américaine des années 1990. Sur fond de compétitions et de rivalité avec une autre patineuse, elle fut victime d'une agression ayant pour but de lui briser les genoux. Elle reçut des coups portés avec une barre métallique (heureusement, ses blessures furent moins graves). Si ses genoux avaient été brisés, le reste de sa vie l'aurait été aussi. Elle l'aurait peut-être passée en fauteuil roulant. Les personnes handicapées peuvent aussi mourir prématurément du fait de leur handicap. Lorsque le lien peut être établi entre l'agression, le handicap et la mort prématurée du fait du handicap, certains états, de nos jours, peuvent alors procéder à un nouveau jugement, pour homicide cette fois, même si l'agression n'avait pas pour but de tuer.
Dans le cas pris en exemple, il n'y a pas eu d'homicide. Mais, l'agresseur aurait pu réaliser son intention et causer l'infirmité voulue. C'est un exemple d'acte odieux que visent ces versets. Ils concernent une infirmité ou mutilation faite intentionnellement à autrui.
Le but de ces versets est vraisemblablement dissuasif d'abord (encore une fois : à ma connaissance, ils n'ont jamais été appliqués).
Il est peut-être possible d'y voir aussi un but d'éveil de conscience, en faisant comprendre au coupable le mal qu'il a infligé à son prochain. Ces deux raisons possibles (dissuasion, éveil de conscience) peuvent aussi s'ajouter à une troisième, une sanction, afin de ne pas laisser impuni un acte aussi abject.
 
- 3 - Les versets du Deutéronome, XIX, 16-21, (faire subir à un faux témoin ce qu'il aurait fait subir par son faux témoignage) présentent aussi un énoncé se rapprochant d'une "loi du talion" (en verset 21). Dans ce cas aussi, il est nécessaire de mettre en évidence le caractère intentionnel du faux témoignage. Un témoignage erroné (sincère tout en étant dans l'erreur) n'est pas dans le cadre de ce qui est énoncé (le texte parle de mensonge, soit quelqu'un qui ne dit pas la vérité qu'il connaît. Or, un témoin dans l'erreur dit une "vérité", il dit ce qu'il croit vrai, ce n'est pas un menteur).
C'est le mensonge et ses conséquences qui délimitent le cadre défini. La sanction prévue n'est pas forcément physique. Si le faux témoin a fait perdre de l'argent ou une possession (un animal de ferme, de trait, etc.), il paiera en argent ou par ses possessions, à proportion de ce qu'il a causé ou allait causer.
 
Ces trois cas sont donc à distinguer, et demandent à être bien compris (ce qui n'a pas été le cas auparavant). Car, ils n'énoncent pas tous le même cadre, la même situation, et ils ne demandent pas forcément une sanction physique (œil pour œil, dent pour dent, etc.), mais parfois un dédommagement (c'est selon le cas).
Tenant compte de la mauvaise compréhension qui a régné, un problème important devient évident. C'est celui de la compétence du ou des juges qui auraient à se prononcer devant de tels cas. Heureusement, les Pharisiens et leurs descendants (le judaïsme selon ses branches, puis le christianisme selon ses branches) ne se sont pas aventurés à prononcer un tel jugement et le faire appliquer. Les nombreuses et profondes distorsions qu'ils ont apportées à la Foi d'Israël démontrent qu'ils auraient jugé de façon arbitraire, "au feeling" (c'est à dire selon un sentiment indicible, inexplicable, indéfinissable), "au pif" comme le dit une expression populaire.
En général, et outre ces cas très délicats, c'est ainsi, "au pif", que certains rabbins de nos jours autorisent telle ou telle chose alors que d'autres rabbins l'interdisent. Chacun se pilote "à vue de nez" (selon son intuition, approximativement), et ainsi, compétent ou non, à tort ou à raison, chacun entraîne ses adeptes dans des décisions parfois inqualifiables. Le judaïsme le demande ainsi. En effet, en règle générale, le judaïsme demande de suivre "son rabbin", celui de sa ville, celui de sa communauté. Si l'un dit "vert", un autre peut dire "rouge". Je prends un exemple concret : certains rabbins autorisent le lactose industriel (dans la composition d'un chocolat, par exemple), d'autres rabbins l'interdisent. Certains rabbins acceptent la glycérine dans les dentifrices, bains de bouche, etc., d'autres rabbins l'interdisent. Idem pour la cigarette électronique : pour certains rabbins la vapeur ne contient pas de glycérine (donc, cigarette autorisée), pour d'autres rabbins elle en contient et elle est avalée dans la salive (donc, cigarette interdite). (Ces exemples sont tirés du judaïsme dit "consistorial" ou "orthodoxe", pas du judaïsme dit "libéral". Et il y a aussi les branches ultra orthodoxes, et les "hassidim", sans oublier que les ashkénazes peuvent avoir des rituels et règles plus ou moins différentes des séfarades, et parmi ces deux dernières branches, certains rabbins ont leurs propres commissions de "cacheroute", pour le vin, la viande, etc.).
C'est un constat, c'est ainsi, c'est la pluralité et la division (à l'intérieur même du monde juif). Des décisions et orientations sont prises "au jugé" de chacun, "au pif", alors que la Tora est une et devrait l'être pour tout Israël.
Ceci ne signifie pas que je prends les rabbins pour des attardés (idée souvent présente dans vos propos). Mais, on ne peut nier ces contradictions qui existent par manque de méthode, par approximation, par manque de précision, de cohésion, à cause aussi des égos de certains, et d'autres facteurs encore.
Alors, imaginez ma frayeur si les rabbins d'hier, et surtout ceux d'aujourd'hui, devaient juger et se prononcer sur des cas aussi graves que ceux qui relèveraient (selon eux) d'une "loi du talion", et, à fortiori, si une seule personne devait se prononcer comme c'est le cas avec des commissions de "cacheroute" "individuelles", distinctes des autres commissions.
Si leurs décisions étaient rendues avec compétence et à raison", cela ne poserait pas de problème. Mais, je doute fort que les Pharisiens et leurs héritiers aient été dans ce schéma. Je vois leurs dirigeants (Pharisiens) comme une association de personnes opportunistes qu'un pouvoir commun, des intérêts communs, ont coalisées, soudées entre-elles par la raison que vous avez exprimée  : "il vaut mieux exister et être fort avec ceux qui semblent être les plus forts, plutôt que s'en distinguer et s'isoler".
Il en est de même de nos jours : des institutions établies, existantes, avec des structures, des financements et de nombreux adeptes, sont préférées à ce qui est en construction, trop faible pour être rejoint, présente peu d'intérêt, ou qui n'existe pas encore.
Ce n'est pas ainsi que l'on obéit à Dieu, et ce n'est pas ainsi que doit être guidé le peuple d'Israël. Ce dernier, le peuple, a sa part de responsabilité par son manque d'instruction toraïque (ou toranique : relatif à la Tora). Le peuple s'est laissé allé à ce manque de connaissance du חומש Pentateuque, faisant aveuglément confiance aux guides pharisiens, puis juifs. Le peuple a aussi sa part de responsabilité pour les avoir sans cesse défendus durant tant de siècles, les maintenant ainsi en leur position.
 
Revenant aux versets ressemblant à une "loi du talion", pour mieux comprendre de telles lois (dites "du talion"), il faut transporter sa pensée à l'époque antique :
Avant de telles lois, dans le peuple d'Israël et d'autres peuples, il pouvait arriver que les personnes se vengent ou se "rendent justice, elles-mêmes". Ainsi, qui avait eu une dent cassée lors d'une rixe pouvait se venger (seul, ou avec sa famille) à disproportion. Par exemple : en rouant de coups qui avait causé une dent cassée, voire jusqu'à tuer cette personne. La loi du plus fort était alors la seule.
Des lois comme celles dites "du talion" apportèrent donc à la fois un cadre et un principe juridique qui n'existaient pas encore, en posant aussi des limites :
"On ne tue pas pour une dent cassée", "on ne va pas au delà d'une dent cassée pour une dent cassée".
Ce principe se résume en quelques mots : "pas de disproportion", ce qui encadre et limite ce qui ne l'était pas avant l'énoncé de ces règles.
Selon une traduction douteuse et répandue du Lévitique, XIX, 18, la Tora demanderait de ne pas "se venger". Le judaïsme ou certains "commentateurs" (du passé et de nos jours) voient en ce verset, ou d'autres similaires, une sorte d'élévation vers le pardon, vers l'abandon de la faute. C'est encore du domaine interprétatif. Cette compréhension, cette interprétation, signifieraient alors l'abandon de toutes les fautes et en tous les cas, soit l'impunité totale, ce qui laisse la porte ouverte à tous les crimes, encourage même à continuer ainsi, à recommencer. Ceci ne se peut (car, ainsi pardonné, un criminel resterait donc impuni) et ne correspond pas à ce qui est trouvé ailleurs dans la Tora.
Ma lecture et ma compréhension sont différentes des ces interprétations. Le sens de ce verset ne serait peut-être pas "ne te venge pas". Car, "ne te venge pas" se dirait לא תנקם "lo ténakèm". Or le verset est écrit לא תקם "lo tikom". Peut-être manque t-il une lettre. S'il n'en manque pas, le sens pourrait être "ne dresse pas d'embûche (ou piège) à ton prochain". Il ne s'agirait pas de menace physique. Car; compte tenu des versets qui précèdent, du contexte des idées, ce serait dans un cadre social. Le sens serait peut-être, par exemple : "ne fais rien en vue de l'escroquer", "pas de piège, pas d'arnaque" ("et tu l'aimeras ainsi comme toi-même", suite du verset). En résumé  : "ne le piège pas, comme tu n'aimerais pas être piégé".
Le sens pourrait signifier encore "ne te dresse pas contre ton prochain" ("et tu l'aimeras ainsi comme toi-même", suite du verset). Ce sens pourrait également être celui de la suite לא תטר "lo titor". Elle pourrait signifier "ne lui dresse pas d'obstacle, ne l'empêche pas dans ses réalisations" ("et tu l'aimeras ainsi comme toi-même").
Ces sens sont possibles, mais demandent encore à être étudiés pour précision et confirmation.
En résumé, le sens de "ne te venge pas" et surtout l'interprétation qui a été donnée (élévation vers le pardon) sont incertains, voire douteux.
Cependant, même si ce verset signifie "ne te venge pas", l'étude d'ensemble permet de retenir (avec moins de doutes grâce à ma lecture sans interprétation) que les versets concernant la justice nous fournissent deux autres principes juridiques, fondamentaux et très novateurs pour l'époque. Ils sont à l'origine de ce qui se pratique de nos jours et dans le monde :
1/ On ne se "venge" pas, on ne se rend pas justice soi-même. Car, :
2/ Elle doit être rendue par des personnes compétentes, des juges et des magistrats, en application d'un commandement (Deutéronome, XVI, 18).
En certains cas, voire tous, la justice doit même être rendue par une assemblée, et non par un seul juge. Le verset Nombres, XXXV, 12 l'indique explicitement dans le cas d'un homicide. Volontaire ou non, il doit être jugé par une assemblée (une personne ne peut juger seule).
 
Parmi les plus anciennes traces archéologiques énonçant une "loi du talion", l'une d'elles aurait environ 3700 ans (elle serait donc antérieure à l'époque de Moïse, qui se situerait il y a 3100 à 3300 ans). Cette trace archéologique provient de la civilisation babylonienne ("code d'Amourabi"). Mais, il existe des différences notables entre la Tora et ce code babylonien, pris pour comparaison. Par exemple, dans ce code, si une maison s'effondre et tue un fils de la famille des habitants, un fils du constructeur ou de l'entrepreneur des travaux doit être tué. La Tora l'interdit (Deutéronome, XXIV, 16) :
"Les pères ne doivent pas mourir à la place des enfants, et les enfants ne doivent pas mourir à la place des pères. Un homme mourra pour son propre crime"
("crime", "péché", "manquement" ou "faute grave", la traduction est difficile).
Avec la connaissance des lois du talion qui s'exerçaient alentours (le code d'Amourabi dans cet exemple), la raison probable de cet interdit du Deutéronome est alors mieux appréhendée, comprise. Ce verset prend alors une autre dimension.
Dans le même exemple (l'effondrement d'une habitation et la mort d'un fils), que l'effondrement soit accidentel (involontaire), ou qu'il soit intentionnel (volontaire, prévu pour tuer une famille ou quelqu'un), dans les deux cas le code d'Amourabi demanderait la mort d'un fils du constructeur (l'entrepreneur des travaux). C'est ce qui fait le "talio", soit "l'identique" : un fils est mort dans une famille, un fils du constructeur doit mourir.
Pour la Tora, en cas de mort accidentelle, le constructeur ne doit pas être mis à mort, et certainement pas son fils. Le constructeur doit se rendre dans une "ville refuge" (Nombres, chap. XXXV) où il sera jugé par une assemblée (une seule personne ne peut rendre jugement). En cette ville, une fois le cas jugé et la mort reconnue accidentelle, le constructeur y sera assigné à résidence : il ne pourra quitter ce lieu (il y sera entièrement libre, mais dans les limites de cette ville).
NB : de nos jours il pourrait être emprisonné pour négligence et/ou homicide involontaire. La Tora n'énonce nulle part de peine d'emprisonnement.
Dans cet exemple, la différence entre la Tora et d'autres lois (dites "du talion") porte donc sur la culpabilité. Cette différence est extrêmement importante.
Les "lois du talion"' (le code d'Amourabi en l'occurrence) s'en préoccupent peu : accident ou intention ne sont sont pas distingués, et un innocent, le fils, serait tué, alors que le constructeur resterait en vie même s'il est coupable d'avoir tué intentionnellement.
Dans la Tora, pour qu'une peine de mort soit prononcée, il faudrait démontrer, prouver, que le constructeur a volontairement provoqué l'effondrement afin de faire périr une personne ou plusieurs. Il faudrait aussi qu'une ou plusieurs personnes en soient mortes. Aucune peine de mort ne pourrait être prononcée s'il n'y a pas eu de mort, même si l'effondrement était intentionnel (non accidentel).
En résumé : pour la Tora, seuls les coupables doivent être poursuivis et punis, pas les innocents. Cet important principe de justice, un principe fondamental, est à la base de la justice exercée de nos jours dans de nombreux états du monde.
 
En conclusion, il ne faut confondre en une seule toutes les lois qui ressemblent à une "loi du talion". C'est pourtant ce que vous avez fait, en amalgamant aussi un autre cas, pourtant différent d'une "loi du talion" : "couper la main d'une femme qui aurait saisi un homme par ses testicules" (Deutéronome, XXV, 11, "parties honteuses" en certaines traductions. Il s'agirait des testicules). Ce verset étant un autre sujet, en dehors d'une loi sur le principe du "talio", "pareil", il est donc traité à part, ci-dessous.
 
- Jusqu'à présent, j'ai pris ce commandement comme s'il émanait de Dieu, comme s'il était vraiment un commandement. Mais, vous venez certainement de le comprendre, j'ai depuis longtemps un doute sur ce verset, un doute basé sur plusieurs points. Votre correspondance m'a donné l'occasion d'en écrire une partie.
1/ Vous aurez remarqué que, souvent, le texte biblique s'exprime en disant par exemple : "L’Éternel parla à Moïse en ces termes : …". Puis, ces mots sont suivis d'instructions ou de commandements. Or, dans le cas du Deutéronome, nous ne trouvons pas toujours, pour de nombreux commandements exprimés, la trace de cette origine divine. Lorsque un commandement du Deutéronome se retrouve ailleurs dans le Pentateuque, alors il peut être ainsi "validé". Par exemple (entre autres), l'interdiction de consommer du sang se trouve en Lévitique, III, 17, et rappelée en Deutéronome, XII, 16. Mais, dans le cas de ce commandement particulier (Deutéronome, XXV, 11-12, "couper la main"), il n'est retrouvé nulle part ailleurs, et son origine divine n'est pas trouvée non plus.
2/ En ce verset מבשיו "mévouchaïv" a été compris et traduit par "ses parties honteuses", mais ce sens ne peut être confirmé. Car, en supprimant le possessif, nous obtiendrions מבשים "mévachim", un pluriel qui ne pourrait se rapporter qu'aux testicules. Mais, la Tora s'exprime différemment et plus clairement en utilisant בשר "bassar" pour l'appareil génital (masculin ou féminin), et אבנים "avanim" pour les testicules (Exode, I, 16). Elle ne parle jamais de "parties honteuses" en dehors de ce verset, qui ne dit pas clairement quelles sont ces parties "honteuses" (du contexte du verset il s'agirait des testicules, mais sans ce contexte il pourrait s'agir des fesses, des seins, des testicules, voire tout autre chose. Or, pour rappel, la Tora s'exprime plus clairement, et sans parler de "honte").
L'expression de ce verset interpelle donc un lecteur avisé.
Avant de poursuivre, une conclusion s'impose déjà : parce que nous ne pouvons comprendre avec certitude, et compte tenu du point 1/ qui précède (doute sur l'origine divine), l'ensemble de ces deux points est déjà suffisant pour que ce commandement ne puisse être appliqué.
Éclectique, j'ai retenu ce principe du judaïsme (tout n'est pas "à jeter" dans le judaïsme) : dans le doute, on s'abstient. C'est certainement ce qu'il faut faire devant un cas aussi grave.
3/ Le mot וקצתה "vékatsota" du verset 12 a été traduit par "tu (lui) couperas" (la main). Mais, "couper" se dirait par le verbe לקצר "liktsor", ce qui donnerait וקצרת "vékatsarta". Or, dans le mot employé par le verset je lis la racine du mot קץ "kèts" soit "un terme", "une fin", et non קצר "kétsèr", la racine du verbe "couper", "raccourcir".
Le verset demanderait donc de "mettre fin", "mettre un terme" à un tel comportement, et non de "couper la main".
4/ Le verset ne parle pas de יד "yad" "main", mais de כפה "sa paume". "Couper sa paume" ne semble pas être une expression, une compréhension, un sens et une traduction plausibles.
5/ Le verbe employé est écrit avec un ה "hé" à la fin (verset 12, וקצתה ), ce qui ne se justifie pas. La bonne orthographe serait וקצת "vékatsota" sans lettre ה "hé" à la fin.
6/ L'expression לא תחוס עינך diversement traduite par "n'aie point de pitié", "ne laisse point ton regard s'attendrir", "que ton œil soit sans pitié", etc. n'est trouvée nulle part ailleurs dans la Tora, mais seulement dans le Deutéronome.
7/ Enfin, outre les aspects expressif et orthographique, ce commandement est étrange en sachant que la Tora interdit la mutilation d'un animal (la castration des animaux est interdite, Lévitique, XXII, 24 => ni bœufs, ni chapons, ni hongres, etc.). Comment la Tora pourrait-elle alors demander la mutilation d'un être humain ?
Le seul cas éventuellement possible serait celui d'une femme qui aurait saisi les testicules d'un homme au point de lui avoir volontairement causé une infirmité. C'est ainsi que j'ai traité ce commandement jusqu'ici. Mais, les nombreux doutes qui l'entourent (cf. ce qui précède) ne permettent pas de l'appliquer.
Vous l'avez certainement compris, en dehors des Pharisiens et du judaïsme, tous les autres ne sont pas des abrutis.
Vous l'avez bien exprimé, les Pharisiens étaient approximatifs. La précision est préférable, elle est même indispensable devant de tels versets et cas.
Les Pharisiens seraient selon vous à l'origine de la compilation des textes bibliques. Je pense qu'ils pourraient être à l'origine de ce verset (mais pas de la compilation de la Bible). Ce verset pourrait avoir été très mal rapporté, très mal réécrit. Pire encore, il pourrait aussi s'agir d'une totale pollution ou corruption volontaire apportée au texte. Les raisons qui précèdent étayent cette opinion (elle n'est pas arbitraire de ma part).
 
- Vous m'avez écrit aussi :
"Il vaut mieux être vivant dans l'à peu près que mort dans l'exactitude".
Le judaïsme est peut-être existant dans son "à peu près", mais il est mort depuis des siècles par sa stérilité et son vide de Dieu.
Dieu n'est pas avec le judaïsme. Je l'ai souvent écrit : si les rabbins étaient de justes guides, Israël ne serait plus en exil, une pensée prophétique reprendrait, un Temple serait reconstruit, et reviendrait aussi ce que le judaïsme appelle la שכנה "shékhina" (présence divine). Or, deux mille ans de pharisaïsme et de judaïsme n'ont apporté à Israël qu'exil, persécutions et tourments, jusqu'à notre époque.
 
- Approximation plutôt qu'exactitude est une préférence qui se détache dans votre correspondance. Je ne partage pas cette opinion.
Un cuisinier peut se permettre de travailler dans l'approximation, bien que beaucoup d'entre eux préfèrent l'exactitude, la pesée au gramme près, afin de réussir leurs recettes et que les plats aient toujours le même goût (sans variations).
Les pâtissiers, les confiseurs, les chocolatiers, et d'autres métiers, ne peuvent se passer d'exactitude, au gramme près, au degré près, sinon, le sucre caramélise, ou se cristallise, etc.
Un comptable travaille au centime près.
Un gestionnaire, un contrôleur de gestion, travaillent en milliers.
Le budget d'un état peut s'établir en millions, voire en milliards. Les centimes seraient dans ce cas ridicules et ingérables.
Un salaire est établi au centime près.
Si vous étiez fiscalisé avec un impôt arrondi au millier supérieur, vous en sentiriez davantage la douleur, l'injustice.
Si vous étiez fiscalisé sans règle mais par approximation, "au pif", "à la tête du contribuable", vous seriez scandalisé.
Etc.
En bref, je me résume : chaque chose doit avoir sa place, et une place doit être faite à chaque chose. En conclusion :
L'approximation ne doit être employée lorsqu'il faut être précis,
et la précision ne doit être employée lorsqu'il faut être approximatif.
 
- Vous m'avez écrit également :
"Si la bible existe encore avec toutes ses bases ce n'est QUE grâce aux pharisiens..."
Elle aurait pu exister aussi avec les Sadducéens écartés par les Pharisiens. Elle serait peut-être moins polluée (cf. ce qui précède, et mes écrits en général).
 
- Vous me l'avez rappelé aussi : j'accepte la compilation de Bible qui nous est parvenue. Mais, je dois ajouter que je l'accepte faute d'une autre source. Car, comment faire autrement lorsqu'il n'y a rien d'autre  ?
Cependant, encore une fois, je lis l'ensemble et chaque détail avec prudence, en tentant de distinguer ce qui a pu être mal rapporté, jusqu'à volontairement corrompu (je n'écarte pas cette hypothèse). J'y travaille souvent en comparant les versets les uns aux autres. Ce n'est pas ma seule méthode. Dans ma page présentant l'israélisme, j'ai émis quelques doutes à propos de l'histoire de Samson telle qu'elle nous est rapportée par cette Bible. L'histoire de Samson n'est pas le seul exemple. Un autre, que je n'avais pas eu le temps d'écrire jusqu'ici, se trouve en livre des Juges, III, 17. Ce verset nous parle d'un homme "très gros" en employant le mot בריא (se prononce "bari"). Or, ce mot signifie "santé", "bonne santé", mais pas "gros". Il a été traduit par "gros" pour correspondre au récit (et il y correspond bien, je ne parle pas d'un problème de traduction). Dans certains pays, en Afrique du Nord par exemple, le mot "santé" est employé pour dire "gros". Il s'agit d'une ancienne croyance populaire qui amalgame encore dans le langage d'aujourd'hui "gros" et "santé", en pensant que les "gros" ont "bonne santé" ou qu'il faut être "gros" pour être en "bonne santé", ce qui est faux. Or, ce verset m'interpelle en employant "santé" pour "gros". Car, la Tora ne le ferait pas. Elle emploierait שמן (se prononce "shamène") pour "gros" (exemple en Deutéronome, XXXII, 15), et non בריא "bari" "bonne santé" comme c'est le cas. La Tora n'amalgame pas "santé" et "gros" comme le font les croyances populaires. Ce détail est pour moi un indice. Il signifie que ce passage ne serait pas d'inspiration divine comme la Tora, mais un récit rapporté par une simple personne de la population. Cette personne aurait laissé sans le vouloir, et sans le savoir, cet indice sur lequel historiens, universitaires, chercheurs etc. seraient passés sans le saisir, par méconnaissance des cultures et croyances.
En résumé : j'accepte donc la Bible telle qu'elle est connue, parce je n'ai pas d'autre choix. Mais, comme pour ces exemples, je tente d'y voir plus clair en sachant qu'une part est d'inspiration divine, et une autre ne l'est pas. Je sais que la Bible peut être profondément altérée par endroits, et des parties peuvent manquer.
 
- Concernant le choix et la compilation des textes formant la Bible, l'ensemble le plus connu est celui dit du "codex d'Alep" (un "codex" est un livre formé de feuillets, de pages, ce qui le différencie d'un assemblage roulé). Il aurait été écrit vers l'an 920 de l'ère chrétienne. Ceci ne signifie pas que le choix et la compilation des écrits ont été faits à cette époque. Ils auraient été faits à plusieurs périodes, depuis la Grande Assemblée (ou Grand Synode), soit depuis le cinquième siècle avant l'ère chrétienne (selon les sources, cette approximation peut se trouver entre 530 et 410 avant l'ère chrétienne). Cette époque est antérieure à celle des Pharisiens. Ces derniers n'auraient été qu'un maillon de la chaîne de la "massorète", c'est à dire "la tradition", qu'il faut comprendre par "transmission orale".
NB : Le judaïsme ramène sans cesse à la "transmission orale" en se prétendant être son seul conservateur. Le judaïsme prétend aussi que nul ne peut appréhender la Tora sans cette transmission dont il serait l'unique détenteur et garant (reformulation : nul ne pourrait appréhender la Tora sans avoir été instruit par un rabbin, soit par le judaïsme). C'est ainsi que le judaïsme referme sans cesse ce cercle vicieux. Dans ce cercle se trouvent toutes les personnes qui acceptent cet "enseignement" et que le judaïsme a donc intégrées. A l'extérieur de ce cercle se trouvent toutes les autres personnes, comme "interdites", "exclues" par le judaïsme. Nous sommes donc tous des abrutis, ignorants et égarés, pour le judaïsme, incapables d'appréhender et comprendre la Tora en dehors du judaïsme et ses "connaissances" d'une "transmission orale".
Le "codex d'Alep" est vraisemblablement un choix de textes auquel le judaïsme a participé, au moins en partie. Le choix aurait été fait selon ses bases religieuses et selon la "transmission orale" parvenue au judaïsme par ses prédécesseurs (pharisiens et autres courants moins connus).
En dehors des textes retenus par le judaïsme et ses prédécesseurs, il en existe d'autres, tels que le ספר היובלים "livre des Jubilés". Cet exemple n'est pas dans la Bible judaïque, mais il présente certainement un intérêt quelconque (concernant cet exemple, je n'ai pas encore eu la possibilité d'y travailler).
 
Enfin, dans votre courriel, revient souvent l'idée que je prendrais les Juifs, leurs "sages", pour des attardés. Je ne sais pas ce qui vous aurait fait penser cela dans mes écrits. Nul ne m'a jamais fait une telle remarque. Je dois donc préciser que je ne prends personne pour un "attardé". Le judaïsme a développé des techniques élaborées (guématrie, "ètt bèsh" etc. dont je parle dans mon livre) qui démontrent bien les capacités de ceux qui les ont inventées, de même que les capacités de ceux qui les emploient encore. Malheureusement, le judaïsme s'est ainsi égaré, éloigné de la Tora, avec ces techniques, approches, etc. C'est un autre sujet.
Il y a parmi les Juifs, comme chez tout le monde, des intellectuels, des ignorants, des instruits, des sincères envers Dieu (bien que dans l'erreur du judaïsme), des hypocrites envers Dieu, des ceci, des "pas ceci", des cela, des "pas cela", etc. comme dans toutes les religions.
Je ne prends pas les Juifs, ni les rabbins, ni leurs auteurs, pour des attardés, en règle générale, mais je peux réviser ma position pour un individu si besoin est, qu'il soit juif ou non.
Vous m'avez adressé cette remarque, ou reproche, tout en prenant vous-même les dirigeants juifs (passés ou présents) pour des "attardés". Je vous cite ci-dessous  :
 
- "C'est vrai qu'on pourrait le croire quand on lit certains traités (et je vous assure que je me pose la question pour certains "sages" du Talmud encore maintenant, tant leur bêtise m'effraie parfois)"
 
- "Je vous l'accorde, les rabbins ont ajouté un paquet de conneries"
Fin de citations
 
C'est même un énorme et effroyable "paquet de conneries" qu'ils ont ajouté, sans parler de leurs "successeurs" dérivés d'eux, le christianisme et ses dérivés. C'est l'ensemble des dites "grandes religions" qui est atteint.
Pour moi, ces "sages" n'ont rien de sage. Ce sont de dangereux inventeurs, comme tous ceux qui ont inventé des religions, croyances et cultes, dans le monde et de tous temps. Ces "sages" ont égaré les Israélites, et les égarent encore.
Malgré ces opinions que vous m'avez écrites (et que je peux partager) vous souhaitez néanmoins continuer dans le judaïsme ? Jusqu'après votre mort vous le subiriez, pour vos propres obsèques, physiquement, par le rituel funéraire du judaïsme. Vous le subiriez encore plus tard, lorsque pour votre mémoire on viendra dire et lire "un paquet de conneries" sur votre tombe, pour votre âme, selon le judaïsme.
Et vos descendants ? Eux-aussi devraient-ils subir le judaïsme, et l'ignorance de la réalité ? Ou vivraient-ils dans l'hypocrisie d'une foi en l'israélisme mais en étant "officiellement" adeptes du judaïsme ?
Et Dieu ? Avez-vous pensé à Dieu ? Lui plaît-il ou lui déplaît-il que l'on nage dans toutes les "conneries" du judaïsme, et que celles-ci prétendent le représenter, parler en son nom, diriger son peuple. Je pense que cela lui déplaît profondément. Je ne peux penser que les interprétations, les inventions, etc. dites en son nom pourraient lui plaire.
 
Je n'allongerai pas davantage mes réponses à votre courriel.
Pour moi, le judaïsme, et même l'ensemble des religions "judéo-chrétiennes" et tous leurs dérivés, sont bons pour les musées, l'histoire des religions, l'histoire de l'humanité en général. Voir s'effondrer et mourir ces religions pour que renaisse et vive la Tora, la véritable Foi d'Israël, serait pour moi une joie. J'espère le vivre, ne serait-ce qu'un peu.
Selon vous l'avenir serait plutôt médiocre pour l'israélisme, qui ne serait suivi que par quelques intellectuels, à peine quelques dizaines de personnes. A ce jour, compte tenu des visites sur mon site, des questions et réactions de soutien qui me parviennent, je ne sais pas moi-même si le nombre des israélistes et sympathisants se compte en dizaines ou en centaines. Mais, ce n'est pas le nombre qui compte. S'il comptait, alors le judaïsme serait bien faible au regard des autres "grandes religions". Ce n'est pas ainsi, par le nombre, que se considère la question. Israël n'a pas été choisi ainsi, par le nombre. Deutéronome, VII, 7 :
"Ce n'est pas pour votre nombre, parmi tous les peuples, que l’Éternel vous a désirés et choisis, car vous êtes le moindre des peuples."
S'il devait n'y avoir qu'un seul israéliste, je serai celui la.
Actuellement, il n'y a qu'un peu d'israélisme rétabli dans quelques esprits. Mais, l'israélisme se propage peu à peu, s'installe et revit, bien que les "adhérents officiels" soient ceux d'une autre religion, comme vous entendez l'être.
On ne vient pas facilement, ni rapidement, à bout de vingt siècles d'égarements, eux-mêmes partis en plusieurs ramifications. Et, aller trop vite ne serait pas assimilable par le public.
A ce jour (juillet 2014), le moment n'est pas encore venu de donner à l'israélisme une existence "officielle", "enregistrée", "sur des papiers", dans un pays ou un autre, et ce n'est pas mon premier objectif. Car, ce n'est pas une "existence officielle" que Dieu observera, mais la réalité de nos actes, selon s'ils vont vers lui ou s'ils dévient vers des inventions et croyances débiles.
Encore une fois, dans ce que vous m'avez écrit, vous n'avez pas parlé de Dieu. Peut-être qu'à un certain point (que j'ignore) le nombre ou l'importance du retour vers Dieu, la Tora, l'israélisme, déclencherait le retour manifeste de Dieu ainsi qu'écrit en Zacharie, I, 3 : "Revenez vers moi, et je reviendrai vers vous".
 
Je vous remercie encore, et sincèrement, pour votre intérêt envers l'israélisme.
Hervé Taïeb
(Juillet 2014)
Fin des réponses apportées 
 

 




/